ESS

[AÉSIO] : APPEL À PROJETS « LES DÉFIS » DÉVELOPPEMENT DURABLE

Créé le : 22/10/2020

Par la Cress paca

Entreprises de l’ESS, vous portez dans votre territoire des actions et des initiatives dans le cadre du développement durable tout en favorisant le vivre mieux ensemble ? Répondez à l’appel à projets Les Défis lancé par AÉSIO jusqu’au 14 novembre 2020.

DÉTAILS ET CONTEXTE DE L’APPEL À PROJETS

Aésio, mutuelle d’envergure nationale, lance un grand appel à projets « Les Défis », pour récompenser les actions et initiatives culturelles, sportives, environnementales, sociétales, utilisant le développement durable pour répondre aux besoins des générations actuelles en favorisant « le vivre mieux ensemble ».

Aésio, qui tire de son ADN son dialogue continu, son engagement, sa proximité, son écoute auprès de ses parties prenantes, met en œuvre une démarche de co-construction, pour créer de la valeur dans les territoires. Aussi, Aésio inscrit ses « Défis » dans un concours national qui se déclinera en région afin de permettre à l’ensemble des acteurs locaux de valoriser leurs projets.

CALENDRIER

La date de clôture de dépôt des dossiers est fixée au samedi 14 novembre 2020 à minuit (date d’envoi du courriel faisant foi et accusé de réception par Eovi-Mcd Mutuelle Groupe AÉSIO reçu).  

QUI PEUT RÉPONDRE ?

Ce concours est ouvert aux associations, aux coopératives, aux écoles de formations, aux entreprises, adhérentes ou non adhérentes, en lien avec le développement durable, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse.
Sont éligibles les structures qui mettent en place des actions, des initiatives culturelles, sportives, environnementales, sociétales, utilisant le développement durable comme levier pour favoriser « le vivre mieux, vivre ensemble » en répondant aux besoins des générations actuelles.

POURQUOI PARTICIPER ?

Tentez de remporter un prix de 1000 à 3000 € afin de vous aider à financer le projet qui vous tient à cœur.

CONTACT & CANDIDATURE

Demandez votre dossier de candidature à Catherine SAFFER d’EOVI MCD pour faire partie des lauréats en PACA-Corse.
 

>>Pour candidater, cliquez ici 

[CRESS AURA] : Candidatez au prix de l'ESS !

Créé le : 08/10/2020

Par la Cress AURA

Candidatez aux Prix de l'ESS ! Enregistrez votre candidature jusqu'au 14 octobre.

Qui peut concourir ?

Les Prix de l’ESS s’adressent aux personnes morales relevant de l’ESS (associations, coopératives, mutuelles, fondations, sociétés commerciales de l’ESS ou agréées ESUS) qui ont plus de deux ans d’activité. Elles peuvent concourir dans l’une des deux catégories suivantes : Transition écologique ou Utilité sociale.


Les Prix régionaux
  • Dotation de 1 000 € + accompagnement possible de la CRESS AuRA et de ses partenaires.
  • Remise du prix en AuRA pendant le Mois de l'ESS, le 25 novembre 2020.
    .
Les Prix nationaux
  • Chaque jury régional nomme 2 structures (une dans chaque catégorie) pour participer aux Prix nationaux.
  • Dotation de 5 000 € + une vidéo de promotion pour les structures lauréates dans chaque catégorie.
  • Remise des prix nationaux pendant la 1ère quinzaine de décembre 2020 dans les locaux des lauréat.e.s.

À vous de jouer !

Pour avoir toutes les informations, une seule référence : le site des Prix de l'ESS 2020

[ ESS ] Le réseau des entreprises coopératives en AURA solidaire et résilient face à la crise

Créé le : 14/05/2020

Alors que la crise sanitaire impacte fortement l'activité économique des entreprises coopératives d'Auvergne-Rhône-Alpes, les valeurs qui fondent le réseau des Scop et des Scic (solidarité, pérennité, force du collectif...) résonnent avec encore davantage de force et de sens aujourd'hui. Plusieurs solutions inédites ont été rapidement mises en place et détaillées un communiqué de presse publié par le réseau.

Le PPES, un financement simple et rapide pour soutenir la trésorerie des coopératives

En réponse immédiate à la crise, le Mouvement coopératif, via sa holding financière Socoden, a mis en place un Prêt participatif d'entraide et solidaire (PPES). Ce financement simple et rapide a pour but de soutenir la trésorerie des coopératives le temps de la mise en place des reports de charges fiscales, sociales et bancaires, du chômage partiel et du prêt garanti par l'Etat. Déjà 2 millions d'euros ont été débloqués depuis le 13 mars, permettant à près de 90 entreprises de bénéficier d'un prêt moyen de 23 000 euros, accordé sous 48h et versé sous 7 jours.

Au fil des ans, la holding Socoden est devenue un véritable outil de solidarité, alimenté par les cotisations des Scop et des Scic du Mouvement. Aujourd'hui, après 50 ans d'existence, plus de 3 000 entreprises ont été financées, sous forme de prêts participatifs simples ou bonifiés. Un panel d'outils complémentaires nationaux et régionaux vient compléter ces aides, pour financer du haut de bilan notamment.
 

Un accompagnement renforcé avec une équipe sur le pont


En complément de ces mesures financières, l'Union régionale a renforcé ses équipes dédiées au suivi des coopératives, en augmentant ses effectifs de 42 %. Ainsi, 95 % des adhérents ont pu être contactés dès les quinze premiers jours du confinement. Des outils innovants ont été mis à la disposition des dirigeant·e·s, pour rompre leur isolement et leur apporter des solutions concrètes et rapides [...]

> Lire le communiqué de presse en intégralité.

[ ESS ] La coopération au service des territoires !

Créé le : 25/11/2019

A l’occasion de la matinale dédiée aux sociétés coopératives d’intérêt collectif (Scic), organisée à Nice par l’Union régionale des sociétés coopératives (Urscop Paca-Corse) le 10 octobre dernier, ce modèle entrepreneurial a pu être mis en exergue au regard de sa valeur ajoutée : « un outil de développement des territoires et de transition écologique ». La parole à 2 entrepreneures italiennes - venues de Ligurie - et une chercheuse de l’université de Gênes, venues pour partager leur expériences dans le cadre du projet Me.Co. Un projet financé par le fonds européen de développement régional. Me.Co. est un projet transfrontalier impliquant 8 partenaires dont 3 français, telle l’Union régionale des sociétés coopératives Paca- Corse.

« Impluser un tourisme durable »

Paola Ferrari, salariée de la coopérative Brigi, basée à Mendatica :

« Nous sommes une coopérative de territoire, qui oeuvre dans le tourisme durable autour de Mendatica en Ligurie. Un parc aventures, de la randonnée, un refuge, des activités pour les enfants…, sont autant de champs explorés par notre entreprise. Nous participons au développement local en recrutant des personnes d’autres territoires (14 salariés), qui ensuite vont participer elles aussi à la renaissance d’activités économiques et sociales locales en milieu rural.»

Plus d’infos : Brigi sur Facebook

« Un projet festif d'innovation sociale »

Federica Scibetta, cofondatrice de la coopérative Il Cesto à Gênes :

« Notre coopérative propose d’abord un projet social. Nous offrons des services aux familles, aux mineurs, aux adolescents, aux sans-abris et aux migrants. Il Cesto travaille dans le centre historique de Gênes et organise des échanges festifs avec ces personnes. Les éducateurs avec lesquels nous travaillons participent à l’amélioration du vivre-ensemble en proposant un projet culturel, dans ce quartier qui était historiquement diffi cile et aux mains de la mafia italienne et qui a profondément changé

Plus d’infos : www.ilcesto.org

« Favoriser l'emploi local »

Cécile Sillig, chercheuse à l’université de Gênes, cheffe de file du projet Me.Co :

« Me.Co -‰Mentoring et communauté‰- est un projet transfrontalier franco-italien proposé par le programme Interreg Maritime, fi nancé par le fonds européen de développement régional. L’objectif du projet est de favoriser l’emploi local, en soutenant la création et le développement des coopératives de territoire en Italie, ainsi que les formes de coopératives
similaires que sont les Scic en France

Plus d’infos :
interreg-maritime.eu/fr/web/meco/projet
Et la page facebook : facebook.com/MeCoProject

« Relier l’alimentation durable à l’aménagement du territoire  »

Jean-Louis Millo, élu à la municipalité de Châteauneuf-Grasse

« Nous avons créé une association sur la commune de Châteauneuf  qui a pour objectif de faire revenir  les agriculteurs au cœur de la ville. Pour cela, un point de vente en circuit court a vu le jour et garantit aux agriculteurs la venue régulière de consommateurs. La municipalité s’est opposée à l’urbanisation des terres et a acquis 200 hectares de terrains agricoles. Notre ambition est d’inciter les propriétaires à confier leurs terrains à des agriculteurs qui travaillent en circuit court

Plus d'infos : www.ville-chateauneuf.fr

« Des vacances accessibles à tous  »

Roland Bedin, coordinateur du CLAJ Jeunesse camping :
« CLAJ Jeunesse camping est une association d’éducation populaire qui gère 5 centres de vacances en Région sud Provence Alpes-Côte d’Azur et un en Corse. Son objectif est d’ouvrir la Côte d’Azur aux gens modestes. Depuis sa création, 35000 à 40 000 nuitées ont été enregistrées. L’association est une entreprise sociale. Les bénéficiaires payent une pension très modeste. Mais aujourd’hui, les contraintes administratives ne sont plus les mêmes et il est de plus en plus difficile de boucler notre budget. Les Scic, sont un moyen parmi d’autres, de redynamiser un tourisme jeune et populaire.»

Plus d'infos : www.clajsud.com

 

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Article présent dans les magazines: 

[ECONOMIE] : Comment redonner du sens à l’ESS ?

Créé le : 21/11/2019
Menuiserie Baron © CG Scop – Stéphanie Tëtu / La Company.

Photo : Menuiserie Baron © CG Scop – Stéphanie Tëtu / La Company.

Par Guillaume Bernard

À l’occasion du mois de novembre, décrété mois de l’Économie sociale et solidaire, Sans transition !a souhaité faire le point sur le sens de cette appellation et (ré)interroger ce qu'elle implique, tandis qu'elle se transforme et s'ouvre désormais aux sociétés commerciales. Alors l'ESS, gage de véritables valeurs ou simple étendard porté par certaines structures ?

Alors que se développent de véritables start-up de l’ESS lorgnant, par exemple, sur les marchés juteux du bio et du « local », et quand l’objet social de l’entreprise est plus valorisé que sa structure juridique (scop, mutuelle, association…), ne risque-t-on pas de perdre ce qui faisait la spécificité de l'Économie Sociale et Solidaire ? À l’occasion du mois de l’ESS, Sans transition ! s’est penché sur la question.

Gratin d’endives à la truite fumée, tourte au poulet et à la poire, le tout certifié bio et pour 10 à 20 minutes de préparation. Ni besoin de réfléchir à la recette ni même d’aller faire ses courses. Le nouveau concept innovant de l'entreprise Rutabago est à mi-chemin entre l'amap et la livraison de plats préparés à domicile : c’est le « panier prêt à cuisiner ». Fondée en 2016 par trois ingénieurs, l’entreprise, basée dans le 18e arrondissement parisien, livre ses paniers directement chez vous et ce partout en France. Si ses résultats sont pour l’instant modestes, ils ne devraient pas tarder à exploser. « Nous livrons actuellement 240 000 repas par an. Courant 2020, nous allons atteindre le million...

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[ FINANCE SOLIDAIRE ] Créer des paradis locaux

Créé le : 08/11/2019
crédit : Pixabay

Dans le cadre de la Semaine de la finance solidaire organisée par Finansol, la coopérative de financement Initiatives pour une économie solidaire (IES) organisait jeudi 7 novembre une table ronde à Montpellier sur le thème « Créons des paradis locaux par la finance solidaire ».

Différents acteurs de cet écosystème – Terre de liens, Énergie partagée, la Nef, Habitat et humanisme – étaient réunis pour présenter la finance solidaire à des citoyens curieux : son fonctionnement, le devenir de l’épargne, sa stabilité ou encore l’intérêt pour les citoyens.

À cette occasion, Carine Blanc, directrice opérationnelle salariée d’IES, nous explique comment la finance solidaire peut modifier le monde de la finance, en créant une économie éthique tournée vers la justice sociale et environnementale.

 

[MOIS DE L’ESS] Deuxième conférence régionale en Occitanie

Créé le : 06/11/2019

La deuxième conférence régionale de l’économie sociale et solidaire (ESS) en Occitanie s’est tenue ce mardi 5 novembre à l’espace Capdeville à Montpellier.

Rendues obligatoires au moins tous les deux ans par la loi ESS, les conférences régionales sont l’occasion pour les différents acteurs du secteur de se réunir pour faire le bilan et réfléchir à une stratégie commune pour l’avenir de l’ESS en région. Un rendez-vous phare, car comme le rappelle André Ducournau, président de la Cress Occitanie, l’ESS représente 17 800 entreprises et 213 000 salariés en région Occitanie, soit 13 % de l’emploi.

Trois ans après la réforme territoriale qui redéfinissait les régions, l’ESS doit s’appuyer sur les territoires et leur diversité comme le rappelle Marie Meunier-Polge, conseillère régionale : « Les dispositifs ont été améliorés pour être au plus près de chaque territoire. Toutes les structures ESS bénéficient désormais des mêmes dispositifs que l’économie classique. » Malgré leurs bons résultats, certains dispositifs d’accompagnement sont pourtant actuellement méconnus.

Accroitre la visibilité auprès des professionnels et des jeunes

Sans parler du manque de visibilité de l’ESS auprès des accompagnateurs à la création d’entreprise, qui présentent pourtant une réelle appétence pour cette économie. Céline Combe, directrice de Réalis, la pépinière d’entreprises dédiées à l’ESS, témoigne : « Nous préparons un plan d’action qui permettra de détecter et mieux accompagner les entreprises qui pourraient s’inscrire dans l’ESS. »

Enfin, la région fait face à un réel enjeu de renouvellement générationnel. La moyenne d’âge de ces métiers, majoritairement du secteur sanitaire et médico-social, y est en effet plus élevée que dans le reste de l’économie. Pour le président de la Cress Occitanie, il y a une réelle nécessité de sensibiliser les jeunes à l’ESS, dès le collège : « Nous voulons développer l’alternance, l’apprentissage et les stages pour faire découvrir ce secteur économique porteur de valeurs, notamment dans l’environnement. » Le secteur semble avoir de beaux jours devant lui.

Retrouvez dans le prochain numéro de Sans Transition !, à paraitre mi-novembre durant le mois de l'ESS, notre dossier consacré à l'avenir de cette économie : Redorer le blason de l'ESS

[ MOIS DE L'ESS ] La sélection des incontournables

Créé le : 04/11/2019

Sans transition ! s’engage en faveur de l’innovation et la transition dans les territoires.

Voici notre sélection des événements incontournables au programme de ce mois de novembre, dédié à l'économie sociale et solidaire, en partenariat avec les CRESS en région.

 

Auvergne Rhône-Alpes

- 05 novembre : Soirée des Trophées de l'ESS

> Lyon

- 07 novembre : Les Rencontres du Possible : L'entrepreneuriat social, un levier du développement rural ?

> Simandre sur Suran (01)

- 29 novembre : conférence avec Julien Dossier, dans le cadre du Festival Quai du départ

> Lyon

Occitanie

- 05 novembre : table ronde " Les lobbies et l'environnement "

> Faculté des sciences de Montpellier

- Jusqu'au 07 novembre : salon de l'écologie

> Faculté des sciences de Montpellier

- 22 et 23 novembre : Forum Régional de l’Économie Sociale et Solidaire

> Toulouse
 

Paca

- 05 novembre : #JeunESS40 : rencontres, réseautage et engagements dans l'ESS

> Marseille

- 12 novembre : " Jardiner la terre ! ", conférence de Gilles Clément

> La Boiserie de Mazan

- 29 novembre : Les rencontres de l'ESS

> Avignon

- 30 novembre : " L'agrologie peut nous sauver ", conférence de Marc Dufumier

> Vaison-la-Romaine

 

Bretagne


- Bio Golfe fête ses 30 ans ! Palais des arts de Vannes (56)

> 07 novembre : conférence avec Jérémie Pichon de la " Famille Zéro Déchet "

> 15 novembre : conférence avec François Veillerette, porte-porale de Générations Futures.

- 14 novembre : rencontre des acteurs de l'ESS
> Logonna-Daoulas (29)

 

> Plus d'infos

[MOIS DE L'ESS] À quoi ressemblera l'ESS de demain ?

Créé le : 04/11/2019

En ce mois de novembre, la douzième édition du mois de l’Économie sociale et solidaire sera l’opportunité pour de nombreuses structures engagées de faire rayonner cette économie à travers des évènements destinés au grand public ou aux professionnels.

À cette occasion, André Ducournau, président de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire Occitanie, revient sur la transformation en cours du monde de l’ESS, et les voies de transition de cette économie responsable. Une problématique à retrouver également dans le prochain numéro de Sans Transition !

 

[OCCITANIE] - Marie Meunier-Polge, élue régionale à l'ESS : « Si l’Économie sociale et solidaire peut rendre d’économie plus vertueuse, tant mieux ! »

Créé le : 28/06/2018

Marie Meunier-Polge est conseillère régionale d'Occitanie déléguée à l'Economie sociale et solidaire (ESS). Elle exposait  les nouveaux objectifs de la région en matière d’Economie sociale et solidaire, au Pôle d'entrepreneuriat social montpelliérain, Réalis, le 27 juin dernier. Sans Transition lui a posé quelques questions. Notamment à propos des dernière évolutions du secteur et de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui pourraient diminuer les différences entre les entreprises «classiques » et celles de l'ESS...

Qu’est-il ressorti de cette rencontre au pôle entrepreneuriat social REALIS à Montpellier ?

Il s’agissait de présenter le plan de l’Economie sociale et solidaire de la région pour les trois ans à venir. La principale nouveauté de  ce plan est la création d’un fonds dédié à l’ESS pour soutenir les entreprises qui souhaiteraient s'inscrire dans ce champs ou qui auraient besoin d'un appui financier. Le dispositif « Pass Occitanie », qui a pour objectif de soutenir le développement des petites entreprises de moins de 40 000 euros, donne une réponse rapide aux sociétés dans l’urgence pour financer un projet. On poursuit surtout ce que nous avons déjà mis en place , et on approfondit les dispositifs dans le cadre de la grande région d’Occitanie qui compte désormais 13 départements.

Quels enjeux découlent de la fusion de Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées en matière d'ESS ?

Les politiques de l’Occitanie Est et Ouest n’étaient pas les mêmes. Dans l’ex Languedoc-Roussillon, nous étions déjà positionnés fortement dans l’innovation sociale :  la région a été la première à mettre l’Economie sociale et solidaire dans son schéma de développement économique dès 2005. Petit à petit, on a poussé les entreprises conventionnelles à revoir leurs modèles. Il s’agit donc surtout d’uniformiser les dispositifs en place dans l’une et l’autre anciennes régions, avec l’aide des têtes de réseaux qui connaissent mieux les besoins spécifiques des territoires et entreprises.

L'Occitanie est-elle une région particulièrement dynamique en matière d'ESS ?

Cette économie d’innovation sociale représente 12,6 % de l’économie globale de la région, ce qui est très important ! Et cette dynamique est perceptible à tous les niveaux. Mon rêve serait que le rectorat permette à toutes les étudiants en terminale ES d’avoir au moins un jour dédié à l’Economie sociale et solidaire, durant l'année scolaire. Il faut partir du principe que le temps où une entreprise s’implantait  dans la région  et créait 4000 emplois est révolu. La ressource doit désormais venir de notre territoire.

Actuellement, il y a un débat autour du projet de loi Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises, dite loi « Pacte ». Certains acteurs craignent que  l'intégration d'objets sociaux ou environnementaux dans les statuts des sociétés gomme les différences entre entrepreneuriat classique et ESS...

Pour l'instant nous sommes dans une économie capitaliste ou l’actionnariat est fort. Si l’économie conventionnelle et les entreprises classiques s’emparent des problématiques sociales, environnementales , tant mieux ! On ne dépouillera personne. Ça n’empêchera pas ’Economie sociale solidaire de continuer son cheminement personnel et de défendre ces valeurs-là.  Et si l'Économie sociale et solidaire peut rendre d’économie plus vertueuse, tant mieux !

Que pensez-vous de l’action du gouvernement en matière d'ESS alors que le secrétariat d'Etat dédié à ce secteur a été supprimé ?

On a un Haut-Commissaire à l’Economie sociale et solidaire, Mr Christophe Itier, mais je regrette la disparition du Secrétariat d’État. De plus, la loi Hamon de 2014 avait donné un vrai coup d’accélérateur à ce secteur. Cette loi est notre ciment et on s’appuie énormément dessus. Désormais ce n’est plus vraiment le même marquage politique. Mais je crois que si les choses bougent, c’est parce que les acteurs de la société les font bouger.

 

 

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