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[DOSSIER] Amish, anti-progrès, rabat-joie : l’ère de l’écolobashing

Créé le : 25/11/2020
Crédit photo : pixabay. Légende : Des paysans Amish labourant un champ. Emmanuel Macron a raillé les opposants à la 5G en les
comparant à cette communauté qui refuse la modernité.
 
Par Catherine Stern
 
Alors que l’écologie gagne du terrain en politique, comme l’ont montré les dernières élections municipales, les opposants, jusqu’au président de la République, s’adonnent parfois au dénigrement et à la caricature. Les écolos seraient des rabat-joie, des anti-progrès prêts à retourner à l’âge de pierre. Sans transition ! s’est penché sur ces clichés.  
 
 

Le Tour de France et les sapins de Noël sont associés à des moments festifs populaires et s’en prendre à ces symboles peut faire un mauvais buzz. C’est ce qu’ont découvert à leurs dépens Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux qui avait souhaité mettre fin au traditionnel sapin de Noël géant sur la plus grande place de la ville1, et Gregory Doucet, le maire de Lyon, qui avait qualifié le Tour de France de sexiste et polluant. « La France d’après, celle des écologistes puritains, doit faire table rase de tous ces vieux éléments de culture populaire qui ont fait l’identité d’avant », n’hésite pas à écrire le très libéral Éric Verhaeghe dans un pamphlet sur Figarovox. La droite, voire l’extrême-droite, s’en sont donné à cœur joie. « Toute la fachosphère s’est mise en branle pour critiquer Pierre Hurmic qui contrevenait à cette tradition du sapin de Noël », signale Vincent Béal, maître de conférences en sciences politiques à l’université de Strasbourg.

Taper sur les écolos devenus dangereux

L’occasion était trop belle pour ne pas taper sur des écolos que le succès aux dernières élections...

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« Réunification » et «différenciation » abordées par le Conseil régional de Bretagne

Créé le : 20/02/2018
Le château des ducs de Bretagne, à Nantes. - Crédit : F.Delotte

Statut de la langue bretonne, davantage d'autonomie en matière économique... Après la Corse, le débat sur la « différenciation » territoriale touche la Bretagne. 

Emmanuel Macron s'est dit « favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Consitution », à Bastia, le 13 février dernier. Une déclaration qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd !

Droit à l'autonomie fiscale

Le président du Conseil régional, Loïg Chesnais-Girard a réagi le lendemain dans un communiqué :

« Le discours du Président de la République en Corse est une opportunité pour faire valoir nos convictions et nos propositions. J’en retiens des ouvertures sur le droit à la différenciation et l’autonomie fiscale qui correspondent à des souhaits déjà exprimés pour la Bretagne. La Bretagne a toujours œuvré pour que les régions soient reconnues, que la capacité à agir soit renforcée et que notre région puisse expérimenter de nouvelles compétences au service de ses territoires et de ses habitants. »

Un pas vers la « réunification »

Dès le 15 février, les élus du Conseil régional étaient amenés à plancher sur un groupe de travail portant sur la « différenciation » de la Bretagne.

L'occasion, notamment, de remettre sur la table la question de la « réunification » de Nantes et de la Loire-Atlantique avec l'actuelle région Bretagne. Le groupe d'opposition Droite, centre et régionalistes a proposé un amendement pour demander d'allouer 500 000 euros à des actions allant dans le sens de cette réunification.

 

L'amendement a été rejeté par la majorité. Mais le président du Conseil régional a proposé de financer une « mission commune » avec la région Pays-de-la-Loire.

« Je veux bien vous missionner pour aller négocier avec les Pays-de-la-Loire. Nous, on apporte 500.000 €, et eux aussi. Allons-y, avançons, et on se retrouve à la prochaine session ! », a indiqué Loïg Chesnais-Girard à la conseillère régionale d'opposition, Isabelle Le Bal.

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