transition

[Événement] – Environnement, social : l'entreprise face à ses missions

Créé le : 11/05/2018
"Transitions développement durable ! L'entreprise face à ses nouvelles missions ?" aura lieu le 31 mai prochain, à l'université de la Sorbonne - Pixabay

Et si la loi PACTE (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) était l'occasion de renforcer la capacité des entreprises à proposer des solutions dans le cadre de la transition ? La fondation FACE-Les entreprises contre l'exclusion en est convaincue. À partir de ce constat, elle a décidé d'organiser un événement exceptionnel, le 31 mai prochain, à l'université Panthéon Sorbonne. Intitulée Transitions développement durable ! L'entreprise face à ses nouvelles missions ?, la manifestation proposera 3 heures de rencontres, de débats et d'échanges entre citoyen.ne.s et représentants du monde économique et des pouvoirs publics autour des responsabilités sociales et environnementales de l'entreprise. 

Les transitions, mission de l'entrepreprise 

Le projet de loi PACTE, dont la présentation en Conseil des ministres est prévue pour le 23 mai, sera au cœur de cette rencontre. Les organisateurs (Convergences, la Fondation FACE - les entreprises contre l’exclusion, Paris 1 Panthéon Sorbonne et la Fondation des transitions), en appellent,

« au gouvernement et à tous les parlementaires pour donner toute ambition à cette loi. Nous affirmons que l’entreprise à mission existe déjà dans l’économie sociale et solidaire comme dans l’économie traditionnelle. Mais c’est encore trop expérimental. Nous sommes convaincus que cette Loi PACTE est l’opportunité d’un réel changement d’échelle. »

Sans Transition ! fait partie des médias partenaires de «Transitions Développement durable ? L’entreprise face à ses nouvelles missions », dont vous retrouverez le riche programme ci-dessous. Inscription obligatoire

Yannick Jadot, député européen EELV : "Sans Mobilisation citoyenne, les écologistes n'arriveront pas à leurs fins"

Créé le : 27/10/2016
Crédit : FD / LMDP

Sans Transition s'est entretenu avec Yannick Jadot dans le cadre d'une rencontre organisée par Attac Marseille, mardi, pour la semaine de la transition citoyenne. L'occasion de parler du Tafta et de Notre-Dame-des-Landes avec le député européen du Grand-Ouest (Bretagne-Pays-de-Loire-Poitou-Charentes). Mais aussi de la primaire d'Europe Ecologie les Verts à laquelle il se porte candidat. 

Pourquoi rendre visite à Attac lors de la semaine de la transition ?

Nous affrontons aujourd'hui une telle urgence écologique, sociale, démocratique qu'il nous faut arriver à travailler ensemble. Je sais, au travers du combat que je mène contre le Tafta, que si nous avions pas la mobilisation des mouvements citoyens, des villes et des régions qui se sont déclarées "hors-Tafta", nous ne serions pas arrivés à faire bouger le parlement européen. Autre exemple : nous avons obtenu l'interdiction du chalutage en eau profonde. Or s'il n'y avait pas eu la mobilisation de l'ONG Bloom, une pétition rassemblant 900 000 signatures et l’engagement des réseaux militants-citoyens, nous n'aurions pas gagné. Sans mobilisation citoyenne, les écologistes n'arriveront pas à leurs fins. Dans un même temps, en tant qu'élus, nos votes sont parfois la traduction politique et réglementaire de ces combats citoyens.

Le président Hollande a récemment déclaré vouloir faire sortir la France des négociations du Tafta. Avez-vous l'espoir que le projet soit enterré ?

Le projet et la négociation sont très enlisés parce que du côté européen, nous assistons à une mobilisation pour la défense de l'environnement, des services publics, des droits sociaux, de la santé, de l'agriculture ou encore de la protection des données personnelles. Et, de leur côté, les américains ne veulent pas lâcher leurs marchés publics qui favorisent intelligemment les PME et un certain nombre de secteurs économiques.

En revanche, je regrette profondément que le gouvernement soutienne le Ceta - projet d'accord de libre-échange avec le Canada. C'est en fait un autre Tafta qui va remettre en cause notre capacité à nous protéger. Mais aussi mettre à mal notre ce que l'on souhaite pour nos systèmes de santé, l'environnement, l'agriculture ou, tout simplement, pour notre démocratie.

Vous êtes élu du Grand-ouest (Bretagne-Pays-de-Loire-Poitou-Charentes). Vous connaissez bien le sujet de Notre-Dame-Des landes. Les résultats de la consultation de l'été dernier ont donné le "oui" gagnant. Est-ce que vous pensez que la mobilisation contre le projet peut continuer dans ce contexte ?

La mobilisation va continuer. Nous avons toujours dit que la consultation locale était biaisée et servait un objectif : obtenir un "oui". Nous menons toujours le combat sur place. Il faut encore expliquer que le bon-sens nous impose de ne pas faire cet aéroport, de conserver la biodiversité ainsi que les terres agricoles. Il faut ne pas favoriser de manière imbécile le transport aérien. Et puis, je tiens à souligner que la France reste mise en demeure par l'Union européenne car elle ne respecte pas les règles environnementales et les règles relatives aux projets. Donc, aujourd'hui, lorsque le gouvernement veut poser la première pierre de Notre-Dame-des-Landes, il est dans l'illégalité.

Vous vous présentez à la primaire d'Europe Ecologie les Verts. Qu'est-ce que la "transition" signifie pour le candidat que vous êtes ?

Pour moi, candidat, la transition c'est au fond donner le pouvoir aux citoyens. Il y a aujourd'hui partout, sur les territoires, des actions extraordinaires qui sont menées dans les domaines de l'alimentation, de l'agriculture, des transports, de l'école, des quartiers ou encore dans le secteur culturel. Mais, malheureusement, nous avons des dirigeants politiques qui passent leur temps à défendre le vieux monde. La transition, au fond, c'est le sens de ma candidature. C'est faire en sorte que la politique laisse la place aux citoyens qui font du bien à la société. Mais la transition c'est aussi permettre à la politique de contraindre les intérêts économiques néfastes pour la société.  

Nicolas Hulot : "Mettre le doigt là où ça fait mal ..."

Créé le : 08/10/2016

En cette semaine historique pour le climat où plus de 70 pays, ont ratifié les accords de la COP 21. Radio Laser et Sans Transition ! accueillent sur le salon Ille et Bio un défenseur du climat les plus célèbres, Nicolas Hulot. 

De nombreux sujets sont abordés autour de la COP21, de la transition, de la Présidentielle et même de Nicolas Sarkozy "Il est climato-sceptique, ce n'est pas grave il changera d'avis dans 8 jours".!  Avec Julien Dezécot, directeur de la publication du magazine Sans Transition ! et Frédéric Vanpoulle, administrateur du salon Ille et Bio. 

Pour accéder au podcast de l 'émission : c' est ici !

 

[INTERVIEWS] - Attac : 20 ans de lutte pour un autre monde

Créé le : 08/10/2018
Annick Coupé, secrétaire générale d'Attac, à Montpellier, le 27 septembre dernier - FD

Attac a 20 ans. Un anniversaire que célèbre l’organisation altermondialiste, dans le cadre de conférences-débats et de manifestations culturelles, un peu partout en France. Notamment à Marseille, au théâtre Toursky, le 29 septembre dernier, et à Montpellier, au café associatif la Carmagnole, le 27 septembre. Rencontre avec l'économiste Dominique Plihon, porte-parole d'Attac, et avec Annick Coupé, secrétaire générale d'Attac, connue notamment pour son engagement syndical.

Dominique Plihon : « Sans le mouvement social, il n'y aura pas de transition »

Dominique Plihon est économiste. Il est porte-parole d'Attac depuis 2013. Il revient avec nous sur les principaux combats d'Attac, association d'éducation populaire qui se bat pour une « autre mondialisation ».

 

 

Annick Coupé : « Les mots de ce qui est Attac »

Annick Coupé est secrétaire générale d'Attac France. Nous l'avons rencontrée à l'occasion d'une conférence-débat organisée le 27 septembre dernier, dans le cadre des célébrations des 20 ans d'Attac. Elles nous a notamment présenté L'abécédaire engagé, un livre qui vient de paraître aux éditions Les Liens qui Libèrent. Et qui revient mot après mot sur 20 années de mobilisations, d'« altermondialisme » à « zapatisme ».

 

 

À lire : L'abécédaire engagé, D'altermondialisme à zapatisme, Attac, 160p., 20 euros

 

LES SURVOLTÉS D’AUBAIS (30) RECHERCHENT DES FINANCEMENTS POUR PASSER À L’ÉNERGIE SOLAIRE CITOYENNE

Créé le : 25/07/2017
L'association des Survoltés d'Aubais et Enercoop Languedoc-Roussillon. Crédits photo : Les survoltés d'Aubais.

Née du groupe Territoire en Transition Vidourle Vaunage, lui-même fondé à la suite d’une lutte anti gaz de schiste en 2011, l’association Les Survoltés d’Aubais (30) se lance dans le photovoltaïque. Un projet financé sans aucun emprunt bancaire puisqu’il fait appel à la générosité citoyenne. À ce propos, une erreur s’est glissée dans le dossier « Le solaire, enfin sur les rails ? » de notre dernier numéro, puisque nous y indiquions que la campagne de financement était bouclée, ce qui n'est pas le cas ... En effet, celle-ci a été lancée il y a cinq mois et se prolonge jusqu’en mars 2018. Christian Mercier, co-président de l’association Les Survoltés d’Aubais, nous explique la démarche de ce collectif qui ne manque pas d'énergie (renouvelable).

Vous avez décidé d’entrer dans l’ère de l’énergie solaire. Quel est votre projet ?

Nous voulons monter un parc photovoltaïque à la place de l’ancienne décharge publique du village. C’est un lieu symbolique, car on y accumulait des déchets pendant des années, rendant ce coin impropre à toute utilisation. Ces 4000 m² de terrain, dont 1800 m² de capteurs, nous permettront de produire l’énergie nécessaire pour alimenter 170 foyers du village, hors consommation liée au chauffage électrique. Il s'agit de  satisfaire les besoins domestiques (eau chaude, éclairage, informatique) d’un foyer uniquement, et non ses besoins annexes (climatisation, chauffage). Le projet pourra également approvisionner la zone artisanale qui se situe à proximité, ce qui limitera les coûts de transport. Mais la grande particularité de notre initiative est que nous ne faisons pas appel aux banques pour le financer. Il sera entièrement réaliser grâce aux fonds citoyens, associations et entreprises du secteur des énergies renouvelables. Nous estimons son coût total à 330 000€. Le fournisseur d'énergie renouvelable Enercoop, la structure de financement citoyen d'équipements d'énergie renouvelable Énergie partagée et investissement, ainsi que le constructeur photovoltaïque Luxel, en charge du projet d’Aubais, nous soutiennent déjà. Notre projet, élu « pilote » du développement d’énergies renouvelables citoyennes en 2014, a reçu 100 000€ de subventions régionales. Aujourd’hui, c’est une certitude : le parc pourra voir le jour. Mais nous avons encore besoin de collecter 60 000 € citoyens. La construction débutera en mars 2018, et sera opérationnelle au mois d’avril.

Maquette du parc photovoltaïque d'Aubais sur l'ancienne décharge publique. Crédits : Les survoltés d'Aubais

Qu’est ce qui a motivé votre projet de parc photovoltaïque ?

Nous avions envie de monter un projet de production d’énergie renouvelable. Ici sur le territoire, il existe déjà des projets d’installation collective, qui ont été réalisés depuis plusieurs années. La population d’Aubais voulait rendre palpable cette démarche de transition énergétique. À travers cet exemple concret de production d’énergie renouvelable, nous voulons montrer la voie aux citoyens pour qu’ils ne laissent pas leur énergie aux mains de gros industriels. Cela prouve que nous ne sommes pas obligés d’attendre que l’État mette en place des mesures de transition pour agir. L’éolien n’était pas envisageable car nous ne sommes pas dans une zone géographique qui y est favorable. La méthanisation est une opération très lourde sur le plan organisationnel, et difficile à mettre en œuvre pour un groupe citoyen comme le nôtre. Le photovoltaïque est beaucoup plus à notre portée. C’est un cheminement assez court qui se prévoit sur environ 5 ans alors que l’éolien ou l’hydraulique prennent facilement le double ou le triple de temps. Cela reste tout néanmoins des perspectives que nous gardons en tête pour l’avenir.

Quelles sont vos ambitions à long terme ?

Nous allons pouvoir tirer quelques bénéfices de cette production énergétique solaire. Nous ne cherchons pas une rentabilité, mais juste un revenu suffisant pour la survie de notre groupe. Cela permettra de rembourser les investisseurs. La logique est la suivante : la structure SAS (Société par Actions Simplifiée), le Watt Citoyen, va construire et exploiter le parc. Ensuite, elle va vendre à Enercoop l’énergie qu’elle produit. Une fois cet « argent » généré, elle se rémunère et nous verse les droits de conception et de développement. Voilà comment nous allons être en capacité de financer d’autres projets. L’idée est de populariser ce mouvement en initiant les personnes aux économies d’énergie. Mais nous avons d'autres perspectives. Nous avons prévu d’aider une association à monter un groupe d’achat alimentaire. Nous avons aussi l’envie de créer un local associatif collectif à Aubais pour que les associations aient une meilleure visibilité et crédibilité. Un de nos autres objectifs est de maintenir nos opérations d’éducation à l’environnement dans les écoles aux alentours d’Aubais. De l’initiation et de la prévention, c’est ce que nous aimerions faire. Continuer les actions que nous avons déjà en place comme projeter des films pour attirer l’attention sur la transition. Enfin, les idées, ce n’est pas ce qui nous manque !

Plus d’infos :
L'association Les Survoltés d'Aubais
L'association Territoire en Transition Vidourle Vaunage
La ville d'Aubais
La société coopérative Enercoop
L'association Energie Partagée et Investissement
La société Luxel

ANNE-MARIE ROBIC, Société Protection Paysages et Esthétique de France : « LE PROJET DE PARC ÉOLIEN DANS LA FORET DE LANOUÉE (56) EST UN DÉSASTRE »

Créé le : 20/07/2017
Anne-Marie Robic, déléguée à la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France). Crédits photos : Sites et Monuments (SPPEF)

16 éoliennes de 186 mètres de haut érigées sur 331 hectares. Voici le plan prévu par la société canadienne Boralex sur la partie sud-est de la forêt de Lanouée (56), deuxième massif forestier breton. Des riverains (l'association Vent de Forêt) ainsi que des défenseurs de la biodiversité et des paysages (l'association Bretagne Vivante) mènent une lutte sans relâche depuis plusieurs années à l’encontre de ce projet. À l’image de Anne-Marie Robic, déléguée du Morbihan pour la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France) que nous avons interviewé.

Un engagement non sans résultat puisque le 11 juillet dernier, le tribunal administratif de Rennes a officiellement annulé ce projet de parc éolien industriel. Ce dernier avaitr été lancé en 2007 avec l’achat de parcelles par la société française Louis Dreyfus. Le chantier a ensuite été cédé à l'entreprise Boralex, en 2016. Depuis, plus d’une dizaine de socles éoliens ont été construits.

Pourquoi vous opposez-vous au projet de parc éolien au cœur de la forêt de Lanouée ?

Ce projet éolien a été initié au nom du développement durable. Mais c'est un désastre. On parle de machines de 186 mètres de haut, tout de même. Il a donc fallu créer des chemins pour les déplacer en abattant des quantités folles d’arbres. On était dans une ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, ndlr) en raison de sa richesse écologique. C’était un réservoir de biodiversité qui abritait 60 espèces protégées ! Et ces travaux ont un impact direct sur la vie animale du territoire. Toutes les grenouilles ont été décimées. Quand les camions sont arrivés, les oiseaux ont foutu le camp. Il y avait 16 espèces de chiroptères (chauves-souris, ndlr) dont 5 qui étaient inscrites à la Directive Européenne « Habitat-Faune-Flore ». C’est une richesse faunistique exceptionnelle. Mais avec les vibrations dans le sol causées par les machines, tous les animaux de terre se sont enfuis. C’est triste à voir. À terme, la forêt finira peut-être en désert animalier.

 

Sur 16 éoliennes, environ 13 socles ont déjà été installés. Comment se fait-il que les permis soient annulés alors que les travaux sont sérieusement engagés ?

C’est en partie la faute des constructeurs. Une fois que les permis de construire ont été délivrés en février 2014, on a immédiatement déposé des recours. Non pas un, mais six (autorisation d’exploitation, dérogation aux espèces protégées, défrichement, …). Tant que l’affaire n’est pas exemptée de tout recours, ils ont pris un gros risque en commençant les travaux. Un risque qui s’élève à 64 millions d’euros ! Sachant que le tribunal administratif de Rennes reconnaît que la nature, les sites et les paysages naturels sont d’intérêt public, Boralex n’aurait jamais dû y toucher. Il est vrai que l’affaire a un peu traîné … Du coup, quand la constitution des socles a commencée en 2017, on a lancé un référé. Ce jugement en urgence a validé la suppression des travaux. Par la suite, Boralex a annoncé sa volonté de faire appel. On part pour une bataille juridique qui peut encore durer trois ou quatre ans. Un long combat au bout duquel on demandera la remise en état du site avec reboisement et destruction des socles. Le juge a retenu plusieurs arguments en notre faveur dans chaque recours ! Donc on est très confiants sur la suite des opérations.

Pourquoi s’opposer à l’éolien alors que nous savons que la transition énergétique est aujourd’hui nécessaire ?

Je sais qu’on a encore du mal avec cette vision là. Et pourtant, ce n’est pas avec des engins d’une telle puissance que l’on va résoudre les problèmes qui ont été causés par l’industrialisation, les énergies fossiles, et autres. On ne résout pas des dégâts provoqués par des machines, par d’autres machines. C’est avec des moyens à échelle humaine que le problème va pouvoir être traité. Pas avec ces instruments éoliens géants ! L’éolien représente uniquement 4% de notre consommation énergétique totale. Ce n’est donc pas une énergie rentable. Je n’ai pas de recette miracle à apporter, je ne suis pas compétente à ce niveau-là. Mais je défends les paysages et je connais la loi qui les protège. Tout ce qui m’importe est la sauvegarde de notre biodiversité. Moi qui ai 66 ans, je ne verrai plus jamais la forêt comme elle l’a été. C’est un bouleversement.

Plus d’infos :
La SPEEF
L'association Vent de forêt
L'association Bretagne Vivante
La société Boralex
La société Louis Dreyfus

Semaine européenne du développement durable : les événements près de chez vous

Créé le : 29/05/2017

Santé et bien-être, consommation responsable, architecture et urbanisme ou encore énergies renouvelables. Du 30 mai au 5 juin, la semaine européenne du développement durable vous propose de découvrir concrètement des initiatives de transition sur les territoires.

En Bretagne

Une dizaine d'événements sont recensés dans la région pour cette édition 2017. Découvrez un parc installé sur une ancienne casse automobile dépolluée, à Saint-Guinoux (35), aménagé avec des retraités et des enfants. Une exposition autour du détournement d'objets recyclables à Lannilis (29) ou encore une conférence gesticulée autour de la consommation d'eau, organisée à Lorient, le 31 mai par l'association Eau et rivières de Bretagne. Tout le programme ICI.

En Provence-Alpes-Côte d'Azur

Découvrez une exposition de photos prises par les agents du Parc national des Écrins à La Chapelle-en-Valgaudémar (05), assistez à la Fête de la Galinette, foire de produits bio et locaux à Avignon, le 3 juin, ou participez à la Tournée du compost à Aubagne et apprenez à faire votre engrais naturel. Tout le programme ICI.

En Occitanie

Une conférence consacrée aux animaux génétiquement modifiés sera animée à Pibrac (31), le 2 juin, par Alain Ducos, professeur à l'École Nationale Vétérinaire de Toulouse, et un « marché de connaissances » sera organisé autour de l'énergie, à Lunel (34), le 1er juin. Toujours le 1er juin, une rencontre aura lieu sur le thème de la protection des abeilles, à Saint-Quentin-la Poterie, dans le Gard. Retrouvez ICI l'ensemble du programme en région.  

Le 24 septembre 2016, la vague citoyenne déferle!

Créé le : 21/09/2016

Par le Collectif pour une transition citoyenne

Ce samedi prochain, la 3ème édition de la Journée de la Transition donne la part belle aux initiatives citoyennes porteuses de solutions partout en France ! A nous de faire le premier pas pour dessiner une société plus juste, écologique et humaine. Une journée ou plutôt des Journées, réparties sur tout le territoire et regroupant des mouvements citoyens engagés dans la transition écologique et sociale de notre société.

 

Faire le premier pas vers la transition

Le constat est simple : de nombreux citoyennes et de citoyens sont conscients de la nécessité de changer leur mode de vie, leurs habitudes alimentaires, leurs manières de consommer… Beaucoup hésitent ou ne savent pas comment faire le premier pas et changer leurs habitudes.

La Journée de la Transition est là pour leur montrer que les solutions existent, près de chez eux et qu’il est facile d’agir à son échelle.

Véritable moment de partage et de convivialité, ces Journées permettent d’identifier les acteurs de la transition localement et de découvrir les formidables opportunités qu’ils offrent dans tous les domaines : alimentation en produits sains et locaux, énergies renouvelables, sens de l’argent, récupération et réparation… Plus de 300 événements sont d’ores et déjà prévus en France !    

N’hésitez pas à rejoindre une journée proche de chez vous, pour échanger, découvrir des initiatives locales et pourquoi pas faire un pas vers d’autres alternatives citoyennes comme par exemple le Pacte de la transition!

Quelques exemples pour vous donner envie :

• Forum des Alternatives : Santé – Alimentation – Energie – Education…, organisé par le Collectif pour une transition citoyenne Semnoz du 24 au 25/09 à Poisy (74)

• Festival des Utopies concrètes, organisé par le FUC, Vergers Urbains, Attac, Energie Partagée, Villes et Territoires en Transition, … le 24/09 à Paris (75)

• Forum ouvert : trouver du sens à l’investissement citoyen organisé par Alternatiba Mulhouse, Sud Alsace Transition le 24/09 à Mulhouse (68)

• Semaine de la transition : Repair Café – Ecole Montessori…, organisé par le Collectif Carcassonnais pour une transition citoyenne du 17 au 24/09 à Carcassonne (11)

Aidez-nous à faire connaître la Journée, en partageant le tout nouveau site journeetransition.orget en relayant l’actualité de la Journée de la Transition via la page Facebook du Collectif pour une Transition Citoyenne.

Enfin, si vous souhaitez rejoindre le mouvement, il n’est pas trop tard pour associer votre évènement à la Journée de la Transition (inscriptions ici). Surtout, pas de complexe ! Peu importe la taille de l’évènement, chaque initiative sera un pas de plus sur le chemin de la Transition.

 
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Louis Rousseau, Attac Marseille : "chacun peut s'inscrire dans des alternatives"

Créé le : 21/09/2016
Crédits : Attac

Le commerce équitable avec Artisan du monde, les énergies renouvelables avec Enercoop et la banque éthique avec la Nef : dans le cadre de la semaine de la Transition citoyenne, Attac Marseille présentait, mardi soir, des alternatives concrètes dans lesquelles chacun peut s'engager. Rencontre avec Louis Rousseau, représentant de l'association dans la cité phocéenne.  

Artisans du monde, La Nef, Enercoop : Pourquoi avoir choisi de présenter ces "alternatives" à vos adhérents et au grand-public ?

Nous voulions faire connaitre des alternatives possibles qui existent, en lien avec le slogan du collectif national pour la transition : "la transition, je peux faire le premier pas". Il s'agit de montrer que chacun peut s'inscrire dans des pratiques et dans des projets qui permettent de changer de modèle économique, social et environnemental. Ces alternatives s'appliquent souvent à une petite échelle mais elles préfigurent ce que nous pourrions construire dans un cadre plus vaste.

Les transitions, cela passe par consommer différemment, changer de fournisseur d'électricité ou encore de banque ?

Absolument. Attac se positionne contre la marchandisation du monde et contre le monde de la finance. Nous militons pour que la société devienne la plus solidaire possible et pour que les citoyen-nes se réapproprient leur façon de consommer et d'échanger. Enercoop, La Nef, Artisans du monde : ces trois exemples montrent que l'on peut faire autrement.

Ces alternatives Renvoient d'ailleurs au "Petit manuel de la transition" que vient de republier Attac dans une éditions actualisée ?

Oui. Le livre présente des solutions concrètes et qui permettent de s'opposer à cette société menée par la finance. Une société contre laquelle Attac lutte au travers de ses différentes actions. Nous invitons d'ailleurs les citoyen-nes à venir assister aux soirées-débats ou aux apéros que nous organisons régulièrement à Marseille pour échanger et parler de tout cela à bâtons rompus !

 

Plus d'infos :

www.local.attac.org/13/marseille/

A lire : Petit manuel de la transition (nouvelle édition augmentée), Attac, Les Liens qui Libèrent, 2016, 100 p. 7,50 euros

Macha Meril : « La transition, une nouvelle aventure »

Créé le : 23/06/2016

A Marseille, nous avons rencontré Macha Meril, artiste aux moyens d'expression diversifiée, pour parler des luttes des femmes et des problématiques de transition. Son livre, L'Arithmétique de la Chair, est paru en mars 2016.

Retrouvez son interview sur le Soundcloud du magazine.

 

Plus d'infos :

http://livre.fnac.com/a9324856/Macha-Meril-Arithmetique-de-la-chair

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