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[TRIBUNE] : Sortir de la crise et engager la transition écologique

Créé le : 11/05/2020
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Par l'association NegaWatt

Face à la crise majeure que nous traversons, de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer une véritable prise en compte des enjeux sociétaux et environnementaux dans les mesures qui seront prises pour en sortir.

Depuis près de 20 ans, les experts de l'Association négaWatt réfléchissent à un avenir plus soutenable pour la France et aux moyens d'y parvenir.

Le scénario négaWatt dessine ainsi un chemin possible pour une transition énergétique et écologique. La trajectoire qu'il propose est une voie vers plus de résilience, porteuse d'une meilleure protection de l'environnement et de notre cadre de vie, mais aussi de justice sociale et de création d'emplois.

L'Association négaWatt se mobilise ainsi pour soutenir ces changements qu'il est de plus en plus urgent de mettre en œuvre. Après avoir publié une tribune sur Alternatives économiques, elle vient de signer, aux côtés de plus de 70 autres organisations, un appel commun à la reconstruction que nous vous invitons ci-dessous à signer et à relayer.

Appel commun à la reconstruction

Pandémies, dérèglement climatique, inégalités sociales… Notre société est vulnérable, et nous en avons plus que jamais conscience. Face à la crise actuelle, des mesures de relance vont être prises par les décideurs. Mais avons-nous vraiment envie de relancer ce système qui ne tourne pas rond ?

L'Association négaWatt s'est associée au lancement d'un grand Appel citoyen pour interpeller les décideurs et leur demander une  reconstruction réellement écologique, sociale et sanitaire.

Je soutiens l'appel : https://www.appel-commun-reconstruction.org/

 

[ LE TEMPS EST VENU ] L’appel de Nicolas Hulot

Créé le : 07/05/2020

L'ancien ministre de l'écologie Nicolas Hulot a rédigé mercredi une tribune. Son but : sortir de cette crise par le haut et préparer la société au monde qui vient, en multipliant les solidarités et en mettant fin à certains principes de l'économie de marché au niveau français et européen. Il énonce 100 principes "pour créer un élan collectif".

Les principes :

1. Le temps est venu, ensemble, de poser les premières pierres d’un nouveau monde.

2. Le temps est venu de transcender la peur en espoir.

3. Le temps est venu pour une nouvelle façon de penser.

4. Le temps est venu de la lucidité.

5. Le temps est venu de dresser un horizon commun.

6. Le temps est venu de ne plus sacrifier le futur au présent.

7. Le temps est venu de résister à la fatalité.

8. Le temps est venu de ne plus laisser l’avenir décider à notre place.

9. Le temps est venu de ne plus se mentir.

10. Le temps est venu de réanimer notre humanité.

11. Le temps est venu de la résilience.

12. Le temps est venu de prendre soin et de réparer la planète.

13. Le temps est venu de traiter les racines des crises.

14. Le temps est venu d’appréhender l’ensemble des crises écologiques, climatiques, sociales, économiques et sanitaires comme une seule et même crise : une crise de l’excès.

15. Le temps est venu d’entendre la jeunesse et d’apprendre des anciens.

16. Le temps est venu de créer du lien.

17. Le temps est venu de miser sur l’entraide.

18. Le temps est venu d’applaudir la vie.

19. Le temps est venu d’honorer la beauté du monde.

20. Le temps est venu de se rappeler que la vie ne tient qu’à un fil. 

21. Le temps est venu de nous réconcilier avec la nature.

22. Le temps est venu de respecter la diversité et l’intégrité du vivant.

23. Le temps est venu de laisser de l’espace au monde sauvage.

24. Le temps est venu de traiter les animaux en respectant leurs intérêts propres.

25. Le temps est venu de reconnaître l’humanité plurielle.

26. Le temps est venu d’écouter les peuples premiers.

27. Le temps est venu de cultiver la différence.

28. Le temps est venu d’acter notre communauté de destin avec la famille humaine et tous les êtres vivants. 

29. Le temps est venu de reconnaître notre vulnérabilité.

30. Le temps et venu d’apprendre de nos erreurs.

31. Le temps est venu de l’inventaire de nos faiblesses et de nos vertus. 

32. Le temps est venu de nous concilier avec les limites planétaires.

33. Le temps est venu de changer de paradigme. 

34. Le temps est venu d’opérer la mue d’un système périmé.

35. Le temps est venu de redéfinir les fins et les moyens.

36. Le temps est venu de redonner du sens au progrès.

37. Le temps est venu de l’indulgence et de l’exigence. 

38. Le temps est venu de s’émanciper des dogmes.

39. Le temps est venu de l’intelligence collective. 

40. Le temps est venu d’une mondialisation qui partage, qui coopère et qui donne aux plus faibles.

41. Le temps est venu de préférer le juste échange au libre-échange.

42. Le temps est venu de globaliser ce qui est vertueux et de dé globaliser ce qui est néfaste.

43. Le temps est venu de définir, préserver et protéger les biens communs. 

44. Le temps est venu de la solidarité universelle.

45. Le temps est venu de la transparence et de la responsabilité.

46. Le temps est venu d‘une économie qui préserve et redistribue à chacun.

47. Le temps est venu de mettre un terme à la dérégulation à la spéculation et à l’évasion fiscale.

48. Le temps est venu d’effacer la dette des pays pauvres.

49. Le temps est venu de s’émanciper des politiques partisanes. 

50. Le temps est venu de s’extraire des idéologies stériles.

51. Le temps est venu des démocraties inclusives.

52. Le temps est venu de s’inspirer des citoyens.

53. Le temps est venu d’appliquer le principe de précaution.

54. Le temps est venu de graver dans le droit les principes d’une politique écologique, sociale et civilisationnelle. 

55. Le temps est venu de faire mentir le déterminisme social.

56. Le temps est venu de combler les inégalités de destin.

57. Le temps est venu de l’égalité absolue entre les femmes et les hommes.

58. Le temps est venu de tendre la main aux humbles et aux invisibles.

59. Le temps est venu d’exprimer plus qu’une juste gratitude à celles et ceux, souvent étrangers, qui dans nos pays hier et aujourd’hui exécutent des tâches ingrates. 

60. Le temps est venu de valoriser prioritairement les métiers qui permettent la vie.

61. Le temps est venu du travail qui épanouit.

62. Le temps est venu de l’avènement de l’économie sociale et solidaire.

63. Le temps est venu d’exonérer les services publics de la loi du rendement.

64. Le temps est venu de relocaliser des pans entiers de l’économie.

65. Le temps est venu de la cohérence et de réorienter nos activités et nos investissements vers l’utile et non le nuisible.

66. Le temps est venu d’éduquer nos enfants à l’être, au civisme, au vivre ensemble et de leur apprendre à habiter la terre.

67. Le temps est venu de nous fixer des limites dans ce qui blesse et aucune dans ce qui soigne.

68. Le temps est venu de la sobriété.

69. Le temps est venu d’apprendre à vivre plus simplement.

70. Le temps est venu de nous réapproprier le bonheur.

71. Le temps est venu de nous libérer de nos addictions consuméristes.

72. Le temps est venu de ralentir.

73. Le temps est venu de voyager près de chez nous.

74. Le temps est venu de nous défaire de nos conditionnements mentaux individuels et collectifs.

75. Le temps est venu de faire naître des désirs simples.

76. Le temps est venu de distinguer l’essentiel du superflu. 

77. Le temps est venu d’arbitrer dans les possibles.

78. Le temps est venu de renoncer à ce qui compromet l’avenir. 

79. Le temps est venu de la créativité et de l’impact positif.

80. Le temps est venu de lier notre je au nous.

81. Le temps est venu de croire en l’autre.

82. Le temps est venu de revisiter nos préjugés. 

83. Le temps est venu du discernement.

84. Le temps est devenu d’admettre la complexité.

85. Le temps est venu de synchroniser science et conscience.

86. Le temps est venu de l’unité.

87. Le temps est venu de l’humilité.

88. Le temps est venu de la bienveillance.

89. Le temps est venu de l’empathie.

90. Le temps est venu de la dignité pour tous.

91. Le temps est venu de déclarer que le racisme est la pire des pollutions mentales. 

92. Le temps est venu de la modestie et de l’audace.

93. Le temps est venu de combler le vide entre nos mots et nos actes et d’agir en grand.

94. Le temps est venu où chacun doit faire sa part et être l’artisan du monde de demain.

95. Le temps est venu de l’engagement. 

96. Le temps est venu de croire qu’un autre monde est possible.

97. Le temps est venu d’un élan effréné pour ouvrir de nouvelles voies.

98. Le temps est venu sur cette matrice de choisir, encourager et accompagner nos dirigeants ou représentants.

99. Le temps est venu pour chacun de faire vivre ce manifeste.

100. Le temps est venu de créer un lobby des consciences.

Celles et ceux qui se reconnaissent en ces phrases sont invités à les partager sur les réseaux sociaux ou à se les réapproprier en créant leur propre phrase « #LeTempsEstVenu ».

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[BORIS CYRULNIK] : « redonner du sens à la vie »

Créé le : 03/05/2020

Le neuro-psychiatre Boris Cyrulnik a fait connaître en France le concept de résilience (renaître de sa souffrance). Un concept plus que d'actualité en cette période de crise, avec la pandémie de Covid-19. Avant de retrouver le psychiatre sur notre site pour une conversation avec Sans transition! le 15 mai prochain, nous republions cet entretien réalisé il y a trois ans, autour de la notion de « bien-être ».

Burn out, suicide, souffrance… Pourquoi de plus en plus de gens souffrent tant au travail ?

L’homme souffre d’abord psychologiquement au travail, bien que la souffrance physique se manifeste toujours dans certains métiers, notamment par la sédentarité que provoquent les machines. Par manque d’activité physique notamment dans leur travail, de nombreuses personnes sont touchées par le diabète, les maladies cardio-vasculaires la malbouffe et autres troubles de la sédentarisation. Avec Internet : d’aucuns peuvent même aller jusqu’à passer entièrement leur vie du fauteuil au lit… A contrario, quand j’étais gamin, le travail se caractérisait d’abord par une souffrance physique. Les paysans se levaient à l’aube, mangeaient à peine à midi. J’ai le souvenir de mon père croquant un quignon de pain au déjeuner. Les paysans et mineurs travaillaient à l’époque jusqu’à 15h par jour. Le labeur prenait alors la forme d’une souffrance avant tout physique. Désormais, la souffrance est provoquée par nos progrès technologiques. Nous faisons passer les machines avant les hommes. Certes, l’homme a fait de gros progrès technologiques, mais au prix d’une altération majeure des relations humaines au quotidien. Nous pouvons dire que ces relations humaines sont pour l’heure « déritualisées ».

Qu’appelez-vous la « déritualisation » sociale et en quoi ce phénomène nuit-il aux humains dans leur quotidien ?

Au travail, on se dit de moins en moins « bonjour », voire uniquement par l’intermédiaire d’écrans. Parallèlement, les entraides tendent à disparaître au quotidien. Lorsque j’étais étudiant en médecine, les jeunes étaient plus solidaires. Maintenant les étudiants cachent leurs cours car le copain est devenu un concurrent… C’est le sprint social, la compétition au détriment de la coopération, qui désolidarise les familles. Prenons l’exemple des agriculteurs, un métier dans lequel la solidarité a toujours eu une grande place. Aujourd’hui, les nouveaux paysans sont devenus des entrepreneurs de haut vol, des chimistes, des mécaniciens. Mais ils sont de plus en plus seuls sur leur tracteur. Le lien social disparaît. C’est d’ailleurs bien souvent pour cela qu’ils font face à d’importants risques psychosociaux, dont les suicides…

En quoi ces générations passées que vous évoquez tissaient-elles davantage de lien social ?

Jadis, malgré l’épuisement physique, il y avait bien souvent davantage de convivialité (à l’instar des fêtes de village), associée à une véritable culture populaire. Des cars ramassaient les ouvriers d’Aubervilliers pour faire la fête, voir des opéras, du sport… J’habite à la Seyne-sur-Mer dans le Var et tous les week-ends les italiens et les polonais jouaient de la musique ensemble. C’était un délice relationnel malgré l’épuisement physique. Un vecteur de bien-être. Tout cela a disparu. Lors des fêtes d’entreprise, les gens n’éprouvent plus cette authenticité. Ces soirées sont elles-mêmes de grands spectacles commerciaux. Et la fête de la musique devient également un raout commercial, un boucan. Il faut du temps, pour transformer les rituels…

Comment en est-on arrivé à cette perte de repères et de liens ?

Pour comprendre, nous devons remonter le temps jusqu’à nos origines. Avec Homo Sapiens, notre espérance de vie était brève. Jusqu’au XIXe siècle et la révolution industrielle, l’espérance de vie des femmes avoisinait 36 ans. Au Congo, c’est 40 ans actuellement. Il y avait jadis la famine, le froid, et déjà la pollution des grandes villes avec la révolution industrielle. Les risques écologiques étaient déjà grands. Jusqu’en 1950, il fallait triompher de la nature, c’était notre ennemi. Triompher du tétanos, de la polio… Pour vivre mieux. Depuis 1960, la culture est devenue notre ennemie car la culture a modifié la nature, au risque de nous faire perdre la tête. C’est nous qui intoxiquons l’eau, l’air… c’est nous les humains qui avons dégradé l’environnement. Nous influons même notre climat planétaire : la sécheresse est en train de se développer à grande vitesse. Or sans eau notre espérance de vie est courte. Face à cet environnement chamboulé, beaucoup de repères ont été perdus. Résultat : la migration devient urgente à cause des catastrophes humaines et politiques. 60 millions de migrants arpentent la planète. On en attend 200 millions les prochaines années. Jusqu’à maintenant, les migrants participaient à la richesse d’un pays d’accueil or si 200 millions de gens sont obligés de partir de chez eux, il va y avoir un énorme bouleversement culturel. Je fais le pari que ça va être l’enjeu majeur des années à venir…

Dans ce contexte « déritualisé », peut-on vraiment envisager un état de bien-être collectif durable ?

Le bien-être est le résultat d’un rythme, d’une alternance entre la fatigue physique et le repos physique. Entre l’effort intellectuel et la décontraction intellectuelle. Si l’on perd ce rythme, alors on arrive à des situations difficiles, où les risques psychosociaux (RPS) deviennent prégnants. Où l’humain décroche. Ainsi, notre société invite au décrochage. Paradoxalement, alors que nous n’avons jamais été autant en bonne santé, on observe pourtant beaucoup de mal-être au quotidien. Pour envisager un bien-être collectif, nous devons remettre du sens dans le travail, dans nos vies. Pour retrouver le goût de l’effort et l’intensité qui précède le bien-être. Aujourd’hui on accumule, on consomme dans l’urgence. Cette consommation dans l’urgence n’a malheureusement plus aucun sens. Seule la drogue permet de jouir sans y mettre du sens.

Pourquoi certains ont-ils perdu le sens de la vie ?

Pour parler de sens, parlons de signification et de direction. Jusqu’ici, le rêve était de triompher de la nature, désormais seule une minorité rêve d’aventure sociale. Une majorité n’a plus accès au rêve. Pour nos grands-parents, ce sens leur était imposé. À présent, c’est à nous de le recréer. Or on ne peut créer du sens que par la réflexion. Mais tout le monde n’en est pas capable, alors que tout le monde était capable de participer au travail à la mine… On retrouve cette minorité clivée, qui court le monde. Et une majorité de largués pour lesquels la vie n’a plus aucun sens. Ces derniers n’arrivent pas à créer le sens nécessaire.

 

Sans transition ! convie Boris Cyrulnik pour une conversation citoyenne exceptionnelle ! Nous lançons avec lui un nouveau format en ligne : Le Web sonne.

> Rendez-vous en ligne le vendredi 15 mai à 17h30 !

> Inscriptions

[ CONFINEMENT ] Sans transition ! prend soin de vous

Créé le : 20/03/2020

Pour rendre cette situation de confinement moins oppressante, Sans transition! vous propose un peu de lecture ! Nous vous avons concocté une sélection d'articles en libre accès. Bonne lecture !

L'équipe a choisi des articles relevant de thèmes adaptés à ce contexte si particulier. Vous trouverez de quoi vous informer, vous creuser les méninges et surtout, de quoi vous faire du bien !

 

> GILLES CLÉMENT :  " Nous appartenons à la Nature et nous en dépendons ! ".

Pour ce jardinier paysagiste et philosophe, il faut cesser de concevoir la nature comme une altérité, et accepter d’en faire intimement partie. Notre avenir en dépend ! Entretien.

> ÉCOLOGIE : Un revenu universel pour sortir du productivisme ?

Produire moins permettrait de réduire la production de CO2. Mais comment faire pour que la baisse de la production n’appauvrisse pas davantage les plus pauvres ? À cette question certains répondent : « revenu universel ».

> LA SÉLÉCTION DE NOS LIBRAIRES : Renaissance écologique, 24 chantiers pour le monde de demain de Julien Dossier

Interloqués ou révoltés, pragmatiques ou rêveurs, lanceurs d’alerte, poètes ou romanciers, des auteurs, sélectionnés par des libraires qui diffusent Sans transition !, manient la plume et l’encre pour dire leurs convictions en termes d’écologie et d’humanisme.

> LOW TECH : Des technologies de transition

Les low-tech — technologies simples, solides et sobres en énergie — proposent de répondre à une multitude de nos besoins de base, tout en réduisant nos impacts environnementaux.

> LA RUÉE VERS L'ORGE : La Berlue, apporter sa bière à l'édifice

Située à Gaillac dans le Tarn, la microbrasserie la Berlue tente de se faire une place dans la région, tout en conciliant son artisanat avec le choix d’une économie circulaire et le respect de l’environnement.

> SANTÉ & HUILES ESSENTIELLES : Comment faire les bons choix ?

Leur succès commercial qui cache parfois un manque d’informations et de conseils sur des produits vendus librement.

> EDGAR MORIN : " Tout ce qui peut faire régresser le pouvoir économique doit être mis en œuvre ! "

Cet ancien résistant, témoin du Front populaire, reste habité par la lutte pour les progrès sociaux et écologiques. Du haut de ses 97 ans, il demeure un observateur averti de la vie politique. Rencontre.

> CARBURANTS : Quelles alternatives aux carburants fossiles ?

Agrocarburant, bioGNV, hydrogène... Des alternatives à l’essence et au gazole existent déjà. Mais la faiblesse des réseaux de production et de distribution les cantonne encore à des flottes captives, pour les entreprises et les collectivités.

> ROB HOPKINS : " Exorter le pouvoir de l'imagination ! "

Enseignant en permaculture puis initiateur du mouvement des Villes en transition, il rappelle le puissant pouvoir de l’imagination, indispensable pour créer des villes en transition. Il donne ici des clés et des exemples pour un futur positif et joyeux qui reste à construire.

 

[ ÉNERGIES RENOUVELABLES ] Rencontres avec des professionnels de l'énergie au forum Energaïa 2019

Créé le : 12/03/2020

Energaïa est un forum dédié aux énergies renouvelables. Sans transition ! y était en tant que partenaire de l'événement et a rencontré des professionnels.

Entretien avec Laure Verhaeghe, Co-fondatrice et directrice de Lendosphère :

Antoine Garcier, directeur général Energie d'ici :

Laurent Bonhomme, co-fondateur et président Arkolia Energies :

Michel Peyron, directeur régional de l'ADEME en Occitanie :

Severine Pasquinet, directrice adjointe Région Sud EDF Renouvelables :

Alain Marcom, fondateur de la Scop Inventerre et président d'Envirobat Occitanie :

Amaury Pachurka, co-fondateur, président et CEO de Beoga :

 Amanda Baudry, responsable de la communication chez RES France :

[MUNICIPALES] : À Saint-Martin d’Uriage, des citoyens préparent la transition

Créé le : 11/03/2020
@Marie Lyan : Collectif saint martin d'Uriage

Le collectif SMU 2020 a organisé une série de plusieurs réunions, au cours des dernières semaines, sur des thématiques telles que la mobilité, l’habitat, ou la participation citoyenne. Crédit photo : Marie Lyan

Par Marie Lyan

Sur l’ensemble de l’hexagone, des collectifs de citoyens s’engagent sur les pas de Rob Hopkins pour conduire leur ville ou leur territoire vers la transition. À l’approche des municipales, certains font le choix de peser de l’extérieur des arcanes de la politique, comme vigies du respect des engagements en faveur de la transition. D’autres s’engagent en présentant leur propre liste. D’une manière ou d’une autre, les défenseurs des villes en transition entendent bien peser sur les débats

Ils sont issus de différents univers, mais tous habitent la commune. Novices en politique, ils se sont retrouvés à la suite d’un appel, lancé par la municipalité sortante, pour porter des mesures en lien avec le Pacte pour la Transition. Une partie d’entre eux ont choisi de s’engager sur une liste, tandis que l’autre moitié continuera de se réunir sous la forme d’un collectif citoyen indépendant.

 Impulser un mouvement pour la transition sociale, écologique et démocratique. Telle était l’ambition du Pacte pour la transition, rédigé par une cinquantaine d'organisations à l’automne dernier, et repris par des élus sortants de Saint-Martin d’Uriage (38). Dans cette commune de 5512 âmes, qui compte près de 20 hameaux, nichés sur le flanc du massif de Belledonne, l’heure semble à l’accélération d’une prise de conscience environnementale et citoyenne.

Car si le maire sortant, Gérald Giraud, était déjà familier des enjeux écologiques en tant qu’ancien chercheur de Météo France et président de l’Ageden*, celui-ci a souhaité faire un pas supplémentaire lors de son appel pour les municipales de 2020.

Car contrairement à d’autres communes, où des listes citoyennes ont émergé du réseau associatif, Saint-Martin d’Uriage a fait la démarche en sens inverse. « L’objectif était de construire une équipe renouvelée et rajeunie afin de préparer l’avenir, tout en redonnant du sens à l’action municipale. Nous souhaitions aussi nous appuyer sur des notions de démocratie participative et de transition écologique», indique Gérald Giraud, qui se dit attentif aux initiatives engagées, à quelques kilomètres de là, par l’élu EELV de Grenoble, Eric Piolle. À ses côtés, l’une de ses adjointes, Cécile Conry, a joué le rôle de cheville ouvrière pour rassembler les citoyens : « Dans le précédent mandat, il existait déjà cette volonté. Mais nous n’avions pas trouvé les dispositifs pour faire participer davantage les citoyens », ajoute-t-elle. C’est désormais chose faite avec ce nouveau collectif, nommé selon les initiales de la commune (SMU 2020), qui rassemble désormais une quarantaine de citoyens (chercheurs, enseignants, aides-soignants, infirmiers, mère de familles, etc).

Parmi eux, Pauline Joppe, une citoyenne déjà engagée dans la création d’un SEL (système d’échange local sur la commune) ainsi que d’un club de découverte à l’environnement destiné aux enfants. Ou encore, des membres du Rucher collectif, tels que Ludovic Mermillod-Blondin et Brigitte Bouret, sympathisante du Mouvement des Coquelicots. « Il semble plus facile de créer ce type de collectif à l’échelle d’une petite commune, où les gens se connaissent », résume Brigitte Bouret. Avec, un engagement non plus basé sur une doctrine politique, mais sur l’ambition d’évoquer les transitions à venir.

Une logique participative

Depuis l’automne dernier, le collectif a planché sur des thématiques telles que la mobilité, l’habitat, ou la participation citoyenne. Il a été accompagné par des intervenants comme la chercheuse au laboratoire Pacte de l’Université Grenoble Alpes, Kirsten Koop, ou la rédactrice en chef de la revue Les quatre saisons, éditée par Terre Vivante, Marie Arnould. Le collectif s’est aussi inspiré d’initiatives d’autres communes comme la ville de Saillans (Drôme), qui a construit son propre schéma de gouvernance en 2015.

 «Le pacte pour la transition sert de colonne vertébrale à notre réflexion, avec la volonté de former tout le monde à la transition, qu’il s’agisse des élus, des agents municipaux ou des citoyens », explique Arnaud Callec, ingénieur écologue et futur candidat sur la liste.

Au fil des réunions, le collectif est parvenu à une centaine de propositions, qui seront ensuite classées, triées et reprises au sein d’une future liste de candidature. Avec, au programme, l’engagement de rendre des terres à l’agriculture, d’augmenter la part du bio dans la cuisine centrale ou encore de doper la participation citoyenne à travers des budgets participatifs et conseils citoyens.

« Nous nous sommes aperçus que nous avions déjà mis en place, à travers ce mandat, une vingtaine de mesures, parfois au niveau 1, 2 ou 3. Mais l’un de nos points faibles était les questions de démocratie participative, qu’il demeurait difficile d’insuffler », analyse le maire sortant.

Vers l’émergence d’un collectif indépendant

Très vite, l’ambition de monter deux entités séparées a émergé : d’un côté, une liste candidate aux élections, et de l’autre, un collectif qui aurait la mission de demeurer indépendant.

« Le collectif va bientôt être déconnecté de la liste afin qu’il vive sa propre vie et devienne une force de propositions », annonce Arnaud Callec. Avec, du côté de la liste qui a été officialisée mi-février, des citoyens désireux d’aller plus loin et qui devraient même devenir majoritaires : car sur les 29 places à pourvoir, seuls 8 élus sortants devraient se positionner. Arnaud Callec est l’un des nouveaux entrants : « j’étais partant pour accompagner l’essor du collectif puis, peu à peu, ma réflexion a mûri. Je me suis dit qu’il y avait matière à m’impliquer davantage ». Même ambition pour Didier Bouvard, professeur d’université. « J’ai été régulièrement impliqué jusqu’ici à travers l’école de musique ou l’association des parents d’élèves et j’étais tenté d’aller plus loin». Lorsqu’on le questionne sur son engagement en faveur de la transition, il n’hésite pas à se décrire comme « le citoyen moyen, qui prend progressivement conscience des problématiques qui se posent et qui essaie d’adapter ses comportements ». Avec l’idée de « voir comment, à l’échelle d’une petite commune, il est possible non pas de sauver la planète, mais de mettre des choses en œuvre ».

Un constat où Brigitte Bouret le rejoint : « Saint-Martin d’Uriage pèse finalement peu sur le bilan carbone global, mais c’est en changeant l’état d’esprit dans les communes que nous pourrons agir. Le Pacte pour la Transition pourrait avoir un effet boule de neige ».

Didier Bouvard est également conscient des limites : « La commune peut impulser et faire du lobbying, même si en pratique, certains enjeux comme la mobilité seront dépendants de la communauté de communes ». Une intercommunalité où Saint-Martin d’Uriage ne disposera que de 3 élus sur 43... Ainsi, les membres du collectif SMU 2020 regardent d’ores et déjà vers l’extérieur afin de partager leur vision avec d’autres collectifs de leur bassin. Avec un objectif : peser, ensemble, lors de la constitution de la future intercommunalité.

*Association pour une Gestion Durable de l'ENergie

Plus d’infos

https://www.collectifsmu2020.fr/

https://www.pacte-transition.org/

[ MAKE FRANCE IMAGINATIVE AGAIN ! ] Le film de la tournée française de Rob Hopkins

Créé le : 05/09/2019

La transition est un formidable vecteur de progrès et de solidarité. Preuve fut faite en avril 2019, lors de la venue en France de Rob Hopkins. Cet événement fut organisé par l’association Souleù / la Vallée du Gapeau en transition, le magazine Sans transition ! et Actes Sud, qui ont souhaité avec ce film présenté aujourd’hui, retracer cette aventure humaine. « Make France imaginative again ! ».

Nous vivons indubitablement dans une époque charnière où les enjeux tant climatiques que sociaux sont considérables. Les études sur le climat, l’action des mouvements de la jeunesse et de désobéissance civile éveillent toujours plus de consciences dans le monde.
L’association La Vallée du Gapeau en transition, ainsi que la revue Sans transition !, tous deux des acteurs engagés, ont souhaité donner un écho à ces préoccupations. Quoi de plus engageant qu’une rencontre avec Rob Hopkins ? L’idée d’organiser un  tour de France de la transition semblait être la meilleure réponse à apporter, afin de proposer des alternatives sur les territoires.
L’initiateur du mouvement mondial des villes en transition a donc répondu à notre invitation. Du 14 au 19 avril 2019, dans plusieurs régions françaises, plus de 4 000 personnes sont venues l’écouter et dialoguer avec lui.
Parce que ce tour de France de la transition n’est que l’amorce d’une volonté commune d’œuvrer sans cesse en faveur des transitions, nous avons souhaité le matérialiser sous la forme d’un documentaire. Un film qui retrace cette semaine fantastique, qui témoigne du formidable engouement qu’a suscité cet événement et qui met à l’honneur tous les acteurs engagés sans qui ce projet n’aurait pas pu voir le jour (collectifs, associations, bénévoles, partenaires financiers). Et si les rênes de notre avenir n’appartenaient qu’à notre seule imagination collective ?

Visionnez le film :

Rob Hopkins reviendra en France le 28 septembre à Hanvec (29), à l’occasion de la grande conférence sur l’environnement organisée par le Conseil départemental du Finistère, ainsi qu’en début 2020 pour une nouvelle tournée exceptionnelle ! Plus d’infos à venir.

> Consulter le communiqué de presse :

 

[INTERVIEWS] - Attac : 20 ans de lutte pour un autre monde

Créé le : 08/10/2018
Annick Coupé, secrétaire générale d'Attac, à Montpellier, le 27 septembre dernier - FD

Attac a 20 ans. Un anniversaire que célèbre l’organisation altermondialiste, dans le cadre de conférences-débats et de manifestations culturelles, un peu partout en France. Notamment à Marseille, au théâtre Toursky, le 29 septembre dernier, et à Montpellier, au café associatif la Carmagnole, le 27 septembre. Rencontre avec l'économiste Dominique Plihon, porte-parole d'Attac, et avec Annick Coupé, secrétaire générale d'Attac, connue notamment pour son engagement syndical.

Dominique Plihon : « Sans le mouvement social, il n'y aura pas de transition »

Dominique Plihon est économiste. Il est porte-parole d'Attac depuis 2013. Il revient avec nous sur les principaux combats d'Attac, association d'éducation populaire qui se bat pour une « autre mondialisation ».

 

 

Annick Coupé : « Les mots de ce qui est Attac »

Annick Coupé est secrétaire générale d'Attac France. Nous l'avons rencontrée à l'occasion d'une conférence-débat organisée le 27 septembre dernier, dans le cadre des célébrations des 20 ans d'Attac. Elles nous a notamment présenté L'abécédaire engagé, un livre qui vient de paraître aux éditions Les Liens qui Libèrent. Et qui revient mot après mot sur 20 années de mobilisations, d'« altermondialisme » à « zapatisme ».

 

 

À lire : L'abécédaire engagé, D'altermondialisme à zapatisme, Attac, 160p., 20 euros

 

[Événement] – Environnement, social : l'entreprise face à ses missions

Créé le : 11/05/2018
"Transitions développement durable ! L'entreprise face à ses nouvelles missions ?" aura lieu le 31 mai prochain, à l'université de la Sorbonne - Pixabay

Et si la loi PACTE (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) était l'occasion de renforcer la capacité des entreprises à proposer des solutions dans le cadre de la transition ? La fondation FACE-Les entreprises contre l'exclusion en est convaincue. À partir de ce constat, elle a décidé d'organiser un événement exceptionnel, le 31 mai prochain, à l'université Panthéon Sorbonne. Intitulée Transitions développement durable ! L'entreprise face à ses nouvelles missions ?, la manifestation proposera 3 heures de rencontres, de débats et d'échanges entre citoyen.ne.s et représentants du monde économique et des pouvoirs publics autour des responsabilités sociales et environnementales de l'entreprise. 

Les transitions, mission de l'entrepreprise 

Le projet de loi PACTE, dont la présentation en Conseil des ministres est prévue pour le 23 mai, sera au cœur de cette rencontre. Les organisateurs (Convergences, la Fondation FACE - les entreprises contre l’exclusion, Paris 1 Panthéon Sorbonne et la Fondation des transitions), en appellent,

« au gouvernement et à tous les parlementaires pour donner toute ambition à cette loi. Nous affirmons que l’entreprise à mission existe déjà dans l’économie sociale et solidaire comme dans l’économie traditionnelle. Mais c’est encore trop expérimental. Nous sommes convaincus que cette Loi PACTE est l’opportunité d’un réel changement d’échelle. »

Sans Transition ! fait partie des médias partenaires de «Transitions Développement durable ? L’entreprise face à ses nouvelles missions », dont vous retrouverez le riche programme ci-dessous. Inscription obligatoire

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