écologie

Journées d’été et rentrée politique pour Europe Ecologie les Verts

Créé le : 30/08/2016
De gauche à droite : Michel Forget, secrétaire régional de Bretagne, David Cormand, secrétaire national d’EELV, Marine Tondelier, membre du bureau exécutif déléguée aux Journées d’été. Crédits photos: Stéphanie - Sans Transition

Les 30e journées d’été d’Europe Ecologie Les Verts se sont déroulées du 25 au 27 août dernier, à Lorient, sur fond de primaires. Le maître mot de ces Journées d’été : réinventer le parti !

Europe Ecologie les Verts a fait sa rentrée politique à la faveur de ses 30e Journées d’été, qui se sont déroulées du jeudi 25 août au samedi 27 août, à Lorient (Morbihan). Au programme de cette édition : six conférences plénières et 70 ateliers pour ressouder les liens après les tensions des douze derniers mois marqués par les dissensions et de multiples départs, et pour préparer le marathon électoral de 2017 (présidentielle, législatives, sénatoriales). Avec un maitre-mot : réinventer le parti !

« Nous ne voulons plus être seulement des lanceurs d’alerte. Nous n’avons jamais eu autant besoin d’écologie qu’aujourd’hui et l’appétence des citoyens est bien réelle. Notre responsabilité est de devenir majoritaire dans les propositions et les solutions », a expliqué David Cormand, le nouveau secrétaire national d’un parti qui refuse de se résigner au remake du match de 2012 (PS, LR, FN).

C’est plus particulièrement sur fond de primaire que se sont tenues ces 30e Journées d’été. Huit candidats sont déjà déclarés, dont quatre « cadres » : Karima Delli, Cécile Duflot, Michèle Rivasi et Yannick Jadot. Cécile Duflot et Yannick Jadot ayant déjà obtenu les parrainages nécessaires. « Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 août, pour un vote qui se déroulera fin octobre, début novembre », a précisé Julien Bayou, porte-parole d'EELV.

Agriculture, droits humains et accueil des migrants, Loi Travail, croissance, terrorisme, Brexit… les différents échanges et débats de ces Journées d’été sont amenés à booster, dans un esprit participatif, le projet qui sera défendu par EELV dans les mois à venir.

Réinventer le parti, c’est aussi « outiller les militants pour qu’ils puissent coécrire le programme présidentiel », a indiqué Marine Tondelier, membre du bureau exécutif déléguée aux Journées d’été, en annonçant le lancement d’une plateforme participative. Toutes les propositions évoquées lors de ces trois jours y seront mises en ligne. Cette plateforme sera également ouverte à tous les réseaux, collectifs, associations, partenaires…

 

Plus d’infos :

www1.eelv.fr

www.jde.eelv.fr

Stéphanie Biju

J’ai testé pour vous … 90 jours, une application écologique ?

Créé le : 22/08/2016
Screenshot de l'application 90 jours, Laignel Amandine.

Lancé le 10 septembre 2015, 90 jours, application mobile gratuite et française, donne des astuces écologiques pour changer ses habitudes. 

 

90 jours avant l’ouverture de la COP 21, Elliot Lepers sort cette application gratuite et « coup de pouce pour commencer à questionner son mode de vie, à douter de nos automatismes et réussir à trouver l’écologie qui nous ressemble », comme il le précise dans la présentation de l’application. Connu pour avoir créé Amazon Killer, application pour rechercher des livres à proximité de chez nous, Lepers présente 90 jours comme une série de défi.

L’écologie, un défi du quotidien ?

Chaque défi est une manière ludique d’apprendre certains gestes et astuces pour protéger sa planète. Ainsi, l’application vous propose d’acheter une bouteille de vinaigre blanc pour réaliser vos tâches ménagères, de poser un autocollant stop-pub sur votre boîte aux lettres ou d’uriner pendant votre douche pour ne pas gâcher d’eau. L’utilisateur se prend au jeu, surtout qu’il peut défier ses amis ou sa famille via les réseaux sociaux. Chaque défi est accompagné d’une explication de notre action et de son impact sur l’environnement. Par mails, l’application envoie des sites internet pour aider l’utilisateur à trouver certains produits biologiques ou des recettes culinaires, lorsque l’on doit se passer de viande pendant une semaine, par exemple.

Les habitudes de tous les jours

De plus, l’application nous permet de savoir, en théorie, combien de C0² et de litre d’eau nous avons pu éviter la consommation. Si le défi nous semble trop difficile, un « panic button » nous permet de contacter directement le créateur de l’application pour nous aider dans notre quête. Comme dans n’importe quelle application, il s’agit alors à tout à chacun de réaliser ces gestes du quotidien et d’économiser réellement ces litres d’eau et ces kilogrammes de C0² car l’application seule ne fera pas de nous de parfaits écolos.  

Plus d'infos:

www.90jours.org

www.play.google.com/store/apps/details.QuatreVingtDixJours

 

NDDL : les militants se préparent à défendre la ZAD

Créé le : 19/08/2016
Opposant à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - FD/LMDP

Le Oui l'a emporté avec 55% des voix lors de la consultation sur l’aéroport Notre-Dame-des-Landes (NDDL), le 26 juin dernier. Manuel Valls déclare que les travaux débuteront à l’automne. Pour autant, les opposants au projet ne sont pas prêts à abandonner la lutte. Trois questions à Dominique Fresneau, coprésident de l’association citoyenne intercommunale des populations concernées par l’aéroport de NDDL (ACIPA). Retrouvez notre dossier « Aéroport : des coûts dans l’aile », consacré aux coûts économiques, environnementaux et sociaux des aéroports, dans le n°1 de Sans Transition.

Comment réagissez-vous aux résultats de la consultation du 26 juin sur le maintien du projet d’aéroport?

Nous contestons cette consultation depuis le départ. La question était erronée : on parle de transfert d’aéroport alors qu’il est prévu de conserver l’aéroport actuel (l’aéroport Nantes Atlantique). François Hollande a choisi d’organiser une pseudo-consultation à l’échelle du département. Alors que le projet concerne les deux régions qui le financent, voir tout le pays. Si la consultation avait été à ces échelles le résultat aurait été négatif. Nous continuons donc notre lutte. Autant que possible sur le terrain, avec les agriculteurs et avec la ZAD.

Suite aux déclarations de Manuel Valls pensez-vous que les travaux vont effectivement débuter dans quelques mois ?

Nous prenons cette menace au sérieux mais en même temps ça fait plus d’un an qu’ils nous promettent de venir en automne. François Hollande a aussi dit qu’il n’y aurait pas de construction tant que tous les recours ne seraient pas rendus. Mais cette menace reste réelle. Notre but est de continuer à faire parler de nous et d’augmenter le nombre de militants pour défendre cette zone. La ZAD fait tout pour se prémunir d’une attaque et continuer à construire un avenir sans aéroport. Nous préparons un grand rassemblement sur place le 8 octobre pour dire à tout le monde de se tenir prêts à s’engager pour défendre Notre-Dame-des-Landes. Face à cette menace nous faisons la même réponse que pendant l’hiver 2012-2013 : s’ils viennent on essayera de résister et on viendra réoccuper le terrain.

Est-ce que vous pensez que les recours peuvent encore retourner la situation ?

Il y a le recours au niveau de l’Europe qui a mis la France en demeure de répondre aux impacts environnementaux des infrastructures en Loire-Atlantique. La réponse sera fournie par le futur Schéma de cohérence territoriale (SCOT) qui est en cours de réalisation. Mais ils doivent proposer de réelles mesures de compensation : pour 1 ha de zone humide détruite il faut créer 1 ha de zone humide dans le même bassin versant. Les promoteurs proposent 1 ha de compensation pour 8 ha détruits, soi-disant parce qu’ils mettraient en place une zone humide « exceptionnelle ». Le recours de la loi sur l’eau rendu le 17 juillet 2015 nous a été défavorable mais nous pouvons encore faire appel de cette décision. Il y a un certain nombre de recours que nous n’avons pas encore déposé, notamment au niveau du permis de construire. On peut aussi faire appel au Conseil d’État. On va jouer cette carte des recours en espérant qu’il y aura un juge assez courageux pour statuer en notre faveur.

Plus d'infos :

www.acipa-ndl.fr

« Les Français disent NON à l’aéroport NDDL »

Créé le : 23/06/2016

Interrogée par OpinionWay à la demande de France Nature Environnement, une majorité de Français (60%) se déclarent défavorables à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Dans le détail, « toutes tranches d’âges confondues, 29% sont tout à fait opposés alors que seulement 11% y sont tout à fait favorables ». FNE a ainsi souhaité poser à l’ensemble des Français la question à laquelle devront répondre les habitants du département de Loire-Atlantique dimanche prochain. Tribune à France Nature Environnement. 

« Si nous avons posé la question à l’échelle nationale, c’est parce que nous nous apprêtons à détruire une partie de notre patrimoine naturel commun et les services gratuits qu’il nous rend. C’est aussi parce que ce projet implique des investissements publics. Enfin, rappelons que l’engagement de la France à la cop21 pour lutter contre le réchauffement climatique n’est pas compatible avec une priorité donnée au transport aérien.

Un mauvais outil pour dépasser les postures

Quoi qu’il en soit, si le référendum, qui est en fait une simple consultation, consiste à opposer une population à une autre, il ne peut pas être le bon outil de sortie de crise. Seule une remise à plat du projet, associant toutes les parties, pourra permettre de construire un réel projet de territoire qui satisfera aux besoins régionaux (limitation du bruit aéroportuaire, préservation de la zone humide et des activités agricoles…). Ce projet de territoire permettrait de dépasser les postures et les clivages.

Priorité à des investissements d’avenir

Si 60% des Français sont convaincus qu’il ne faut pas construire cet aéroport, c’est sans doute parce qu’ils ont compris que c’était un projet nuisible parce qu’il va coûter très cher, parce qu’il va détruire un patrimoine exceptionnel et parce qu’une alternative reposant sur la modernisation de l’aéroport de Nantes Atlantique existe. A travers ce sondage, les Français expriment le besoin de voir l’Etat mettre la priorité sur les transports du quotidien pour mieux répondre aux préoccupations « ordinaires » : plus de gares, plus de trains, plus de tramways, plus de bus (propres), plus de circulation douce. Voilà ce à quoi semblent aspirer les Français du 21^e siècle plutôt que d’offrir à d’hypothétiques voyageurs américains la possibilité d’éviter un passage par Paris.

Denez L’Hostis, président de FNE : « Ce sondage témoigne du bon sens des Français qui ont compris qu’un aéroport conçu il y a 50 ans pour accueillir le concorde puisse ne pas répondre aux besoins contemporains d’une France qui doit se tourner vers une mobilité durable, décarbonée, la moins polluante possible et répondant à nos besoins quotidiens en matière de déplacement (majoritairement le déplacement domicile-travail). Il est plus que temps que la France remette à plat l’ensemble de sa politique de transport et de mobilité en faisant enfin la part belle aux transports en commun et aux transports fluviaux et maritimes. »

Plus d’infos :

www.civicrm.fne.asso.fr

www.fne.asso.fr 

Nuit de l'agro-écologie, 3 questions à Nathalie Horn : « La solution est une agriculture saine et propre »

Créé le : 21/06/2016

La nuit de l’agro-écologie se tiendra dans toutes les régions de France le 23 juin. Les citoyens peuvent venir à la rencontre d’agriculteurs engagés, afin de découvrir les pratiques agro-écologiques. Un rassemblement initié par Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. SanCtum méditerranée participe à cet événement à Junas, dans le Gard (30). Cette ferme expérimentale de 5 hectares présente un réseau de producteurs/transformateurs de matières premières végétales. Une agriculture propre et biologique qui prône la biodiversité. Nathalie Horn en est la présidente. Afin de soutenir et réconcilier l’agriculture avec l’environnement, elle organise la Nuit de l’agro-écologie à Junas. Explications. 

Dans un monde où agriculture et environnement ne vont pas toujours de pair, pourquoi avez-vous décidé de participer et d’organiser la nuit de l’agro-écologie à Junas ?

Nous fonctionnons depuis des années avec une agriculture propre et de nouvelles variétés de graines. L’environnement est notre priorité. Des possibilités formidables existent pour pallier aux engrais chimiques. Ainsi, quelques plantes oubliées ont besoin connues et intégrées dans les itinéraires culturaux. Pour la nuit de l’agro-écologie, des éleveurs, le GIEE du Lazac, un viticulteur ou encore une formatrice en bio seront présents. Nous travaillons tous ensemble pour le respect de la nature et de l’animal. L’objectif est de sensibiliser chaque individu à l’environnement. Ainsi, des dégustations, une démonstration de presse à huile avec distillation, et des échanges sont prévus. Nous créons des gammes de produits en leur apportant de la valeur. Obtenir une alimentation locale, afin d’avoir les moyens de changer les choses. L’objectif est de faire connaître les atouts de l’agro-écologie face aux attentes et interrogations de la société.   

 

Comment vous inscrivez-vous dans une démarche d’agro-écologie ?

Pour parvenir à la valorisation de nos produits, nous transformons des plantes et des graines en huile. Ce sont les éléments de première transformation. Nous obtenons également de l’engrais vert, et fabriquons de la farine sans gluten ou du savon. Ce sont les produits de deuxième transformation. Ainsi, nous cultivons la cameline. Cette plante produit une huile très riche en oméga 3 et s’insère dans des associations de cultures. Elle importe l’azote à la surface de la terre. La cameline remplace les engrais, et ce que les pétroliers nous inoculent. Des solutions existent, mais le monde n’est pas prêt à abandonner la poule aux œufs d’or. Pourtant, l’agro-écologie n’inclut pas une perte de rendement. Il faut se diriger vers une agriculture saine, propre et plus diversifiée pour l’environnement.

 

Que souhaitez-vous apporter et démontrer aux gens présents avec le débat ?

Nous voulons mettre en avant la notion de qualité et de pureté des produits. Chaque individu doit avoir conscience de ce qu’il met dans son estomac et comprendre l’enjeu de l’agriculture sur l’environnement. Les hommes demeurent déconnectés de la nature. Pourtant, ils sont de plus en plus sensibles à l’agro-écologie. Nous incitons le retour aux valeurs fondamentales qui ont disparues. Ainsi, nous sensibilisons notre société à l’importance de la terre. Les jeunes agriculteurs sont les enfants du productivisme : produire vite afin que ça rapporte. Nous les invitons à réfléchir à une meilleure valorisation des matières premières. Nous travaillons de la semence, jusqu’au produit fini. Nous transformons et distribuons. Changer le paysage est notre objectif. Nous faisons un travail de longue durée dans l'intérêt général.

Plus d’infos :

www.nuitagroecologie.fr/Je-decouvre-la-nuit-de-l-agro

www.sanctummediterranee.com/fr-FR/

Caroline Sénécal

La fin du glyphosate ?

Créé le : 07/06/2016
© Pixabay

La Commission européenne proposait aujourd’hui aux Etats membres une prolongation de l’autorisation du glyphosate pour une période de 12 à 18 mois. Aucune majorité qualifiée n’a été obtenue. Ce laps de temps supplémentaire devait permettre à l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) de remettre un avis scientifique. La France s’était engagée à voter contre le glyphosate et s’est finalement abstenue. Pour foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer, ce feuilleton à rebondissements doit cesser. La parole à ses trois acteurs qui considèrent que l’autorisation du glyphosate ne doit pas être renouvelée puisqu’il est considéré comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

« Le doute s’est enfin immiscé parmi les Etats membres qui ne sont pas parvenus aujourd’hui à une majorité qualifiée sur la prolongation du glyphosate en Europe, même pour quelques mois. Pour foodwatch, la Ligue contre le cancer et Générations Futures : « C’est un bon signe. Mais contenu des menaces pour la santé,  il ne s’agit plus de tergiverser. Il faut protéger la santé des citoyens et appliquer strictement le principe de précaution inscrit dans nos textes européens et donc ne pas renouveler l’autorisation ». Les trois organisations s’inquiètent de l’abstention de la France alors même que Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, s’était récemment engagée à voter « non ». Sept Etats membres se seraient abstenus aujourd’hui : la France, l’Allemagne, l’Italie, la Grèce, le Luxembourg, l’Autriche et le Portugal. Malte serait le seul pays à s’y être clairement opposé, tandis que tous les autres auraient voté favorablement. Le Commissaire européen, visé par une pétition des trois organisations qui a déjà rassemblé près de 155.000 signatures, devrait communiquer sur les prochaines étapes du processus dès demain. En l’absence de décision claire de la part des Etats membres, c’est vraisemblablement un comité d’appel présidé par la Commission qui tranchera d’ici le 20 juin. Alors que les lobbies de l’industrie chimique se lamentent de la politisation du débat, la Commission joue la montre en se réfugiant derrière un avis de l’ECHA. Pour foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer, l’exécutif européen devrait tirer les conclusions de cette impossibilité de parvenir à une majorité qualifiée. Rappelons que l’autorisation du glyphosate, principale substance active déclarée du Roundup de Monsanto, expire le 30 juin prochain. Le glyphosate est le pesticide le plus vendu au monde. »

 

 « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures »

Le 17 juin prochain, se tiendra la conférence « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures » lors des rencontres Bio en Provence, à Manosque. Cet événement est co-organisé par Provence Durable magazine. Le Dr Denis Lairon, chercheur à l'Inserm, sera également présent pour la Table Ronde : " Que mangent nos enfants ? ". En partenariat avec Aval Bio PACA, association qui fédère les entreprises d’agricultures biologiques, la conférence sera animée par François Veillerette. Il est le porte-parole de l’association Générations Futures et ancien président de Greenpeace France.

 

Plus d’infos :

www.generations-futures.fr/

http://bit.ly/1QJ8ALg

http://bit.ly/1WDPb5u

Fêtons la nature !

Créé le : 09/05/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Pezibear

C'est la fête de la nature,partout en France, du 18 au 22 mai 2016. Pour sa 10ème édition, l'événement met à l'honneur les "Passionnés par nature", celles et ceux qui oeuvrent au quotidien pour les milieux naturels. 

Au programme lors de cette édition  : plus de 5000 animations gratuites, ouvertes à tous, pour se laisser surprendre par les millieux naturels près de chez soi. Chaque année, l'événement rassemble près de 800 000 participants sur tout le territoire français dans les villes, à la campagne comme dans les secteurs protégés.   Découvertes exceptionnelles d'espaces habituellement fermés au public, jeux de piste, chasses au trésor, visites de réserves naturelles, randonnées, pique-niques nature sotn autant d'activités proposées par les organisateurs. 

De quoi découvrir ou redécouvrir des richesses naturelles extraordinaires, souvent insoupçonnées et renouer avec notre environnement ! Pour apprendre, comprendre ou tout simplement jouer et s’émerveiller.

Le thèmede  cette  année ? « Passionnés par nature ». Pour son 10ème anniversaire, la Fête de la Nature met à l’honneur les hommes et les femmes qui œuvrent pour la nature au quotidien. L’occasion pour le public de découvrir le quotidien des acteurs de la nature, des métiers méconnus et pourquoi pas faire naître des vocations !

Découvrez le programme ! Celui-ci sera régulièrement mis à jour avec les dernières manifestations proposées. 

 

Plus d'infos: 

www.fetedelanature.com/recherche-de-manifestation

 

Ce que Sans Transition vous conseille pour la Fête de la Nature :

PACA :

En Provence-Côte d’Azur, à Sérignan-du-Comtat, le Naturoptère ouvre ces portes pour deux jours. Exceptionnellement pour la Fête de la Nature, le samedi 21 et le dimanche 22 mai, ce musée des plantes et des insectes sera ouvert gratuitement pour toute la famille. Des animations sont prévues pour l’occasion.

Plus d’informations sur :

www.naturoptere.fr/accueil-1-0-0

www.fetedelanature.com/espace-acteurs/le-naturoptare/le-naturoptere-ouvert-gratuitement

 

Occitanie :

Dans la nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées se trouve la 5ème édition du Festival Rebrousse-Poil. A Montlaur, dans l’Aude, du 20 au 22 mai, de nombreuses animations sont prévues : randonnées, conférence et projections sont au rendez-vous pour fêter la nature qui « nous fait du bien ».

Plus d’informations sur :

www.rebroussepoil.jimdo.com

www.fetedelanature.com/espace-acteurs/nture-et-humour/la-nature-nous-fait-du-bien

 

Bretagne :

« Fêtons notre biodiverCité » à Brest le samedi 21 et le dimanche 22 mai. Toute la ville organise pour l’occasion plusieurs activités pour toute la famille, comme par exemple au Conservatoire botanique national de Brest.  

Plus d’informations sur :

www.fetedelanature.com/espace-acteurs/brest-ma-c-tropole/fetons-notre-biodivercite

 

INTERVIEW SONORE - Pierre Rabhi : « Le temps heureux se trouve dans la simplicité »

Créé le : 03/05/2016
Une image nommée Pierre Rabhi (credits photos: MC)

Pierre Rabhi est un agriculteur bio et essayiste français. Il est le fondateur du mouvement Colibris. Il soutient notamment le développement de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement et qui préservent les ressources naturelles :l'agro écologie ou encore l'agriculture biodynamique, par exemple. Pierre Rabhi s'est engagé pour une société plus respectueuse des humains et de la Terre. Sollicité pour de nombreuses conférences à travers le monde, il a également publié plus d'une quinzaine d'ouvrages, tel que Pierre Rabhi, semeur d'espoirs. Julien Dézecot, directeur de publication de Sans Transition !, a fait sa rencontre. Interview sonore.

 

Plus d'informations sur: 

www.colibris-lemouvement.org  et  /www.pierrerabhi.org/

 

Ouverture du deuxième parc éolien citoyen français en Loire Atlantique

Créé le : 02/05/2016
Montage de l'éolienne en  novembre 2015. Crédits Photos : Isac-Watts

Le deuxième parc éolien citoyen de France sera inauguré, samedi 7 mai, à Séverac, en Loire Atlantique. Un projet économique, solidaire et écologique porté par des citoyens et élus du territoire. 

Ça tourne ! Le deuxième parc citoyen français a ouvert ses portes, à Sévérac, en région Pays de la Loire, samedi 7 mai. Quatre éoliennes ont été mises en fonctionnement. L’occasion de remercier partenaires, riverains, bénévoles et clubs d’investisseurs pour la concrétisation de ce projet. David Laurent, directeur de l’association Eoliennes en pays de Vilaine, propose une table ronde concernant l’investissement dans les énergies renouvelables citoyennes. L’objectif est d’appréhender cette démarche et les changements qu’elle engendre en faveur de la société et des citoyens.

Les éoliennes ont le vent en poupe

Lancé en 2003, ce projet de parc éolien citoyen est une réelle création coopérative et écologique. Au fil des années, l’association EPV, la SARL Site à Watts en 2009 et la SAS Isaac-Watts en 2012, ont été créées pour la gestion et l’exploitation du parc éolien. Ce dernier a tout de suite suscité l’intérêt de la population locale, ce qui s’est traduit en 2014 par la participation de 38 clubs d'investisseurs.  Le parc éolien citoyen est devenu réalité. Il est piloté par des élus de la région, des professionnels de l’énergie et des citoyens locaux.

« Il est la démonstration de la capacité des citoyens à accompagner le financement de la transition énergétique dans le cadre d'un projet à leur échelle. Une initiative qui n'est pas isolée, » explique Claudette Lacombe, présidente d'Isac-Watts.

Au total, près de 600 personnes ont pris part à cette idée. Deux autres parcs sont ou vont être construits sur le territoire breton à Béganne, dans le Morbihan, et à Avessac, Loire-Atlantique. 

Le parc citoyen de Sévérac en quelques chiffres :

Nombre d’éoliennes

4

Hauteur d’une éolienne

140 m en bout de pale

Poids d’une éolienne

Environ 300 tonnes

Puissance nominale du parc

8,2 Mégawatts (2,05 MW/éolienne)

Production estimée

18 000 Mégawattheures par an, soit la

consommation électrique d’un canton de 3500 habitants

Investissement total

11 millions d’euros (20% par l’investissement d’acteurs et de citoyens locaux + 80% par un emprunt)

Durée de vie du parc

25 ans

Plus d’informations sur :

www.eolien-citoyen.fr

www.isacwatts.wordpress.com

Climat : « Pour peser, la France doit être exemplaire… »

Créé le : 28/04/2016
Photographie de Benoît Hartmann en novembre 2015 lors de la COP 21

Au lendemain de cette nouvelle conférence environnementale qui s'est achevée mardi, près de 5 mois après la Cop 21, quel bilan de l'action française contre le changement climatique ? Entretien avec Benoît Hartmann, porte-parole du réseau France Nature environnement, fédération qui regroupe près de 3000 associations environnementales dans l'Hexagone.

Quel bilan tirez-vous de l'action française en matière de lutte contre le changement climatique, 5 mois après l'accord de Paris ?

J'ai retenu de cette conférence un grand élan climatique tant national qu'international, visant à faire de la France un leader pour la lutte contre le changement climatique. Et la signature récente par les chefs d’États de l'Accord de Paris, avant sa ratification par chaque pays, montre l'ampleur de cette dynamique historique. En outre, quelques bonnes nouvelles ont été affirmées dans cette grande messe de l'écologie, comme par exemple un véritable plan pluriannuel de l'énergie, qui intégrerait tant les énergies renouvelables que la programmation du nucléaire. Et donc la fermeture potentielles de centrales nucléaires, en parallèle d'un développement des renouvelables, comme envisagé dans le cadre de la loi de Transition énergétique. Autre point positif : la France continue en ce moment de soutenir un prix du carbone élevé et affirme une position allante sur les positions climatiques. Mais dans le même temps, paradoxalement, on oublie qu'il faudrait faire d'abord faire des économies d'énergies. Car la France en consomme bien trop… Ce sujet passe au second plan des discussions. Pour la Cop 21 comme pour chaque conférence environnementale, nous avons eu l'impression que le Président de la République avait intégré les enjeux climatiques mais que les actes ont du mal à suivre.

Car regardons les faits post-COP21 : le budget de l'Ecologie n'a fait que baisser depuis le début de la mandature, la taxe carbone prônée par Nicolas Hulot n'a pas été réalisée, les économies d'énergie restent peu effectives comparé à nos voisins européens. Or si l'on considère que l'écologie est un investissement, alors il convient d'y mettre les moyens. Pour l'instant, nous avons l'impression que c'est toujours un coût qu'il convient de réduire. 

Néanmoins, le succès de la COP21 n'a-t-il pas permis d'impulser une nouvelle dynamique ?

L'ambition affichée est très bonne mais la France ne pèse que 3 % des émissions mondiales. Le seul moyen de faire la différence c'est d'accompagner le mouvement à l'échelle européenne… Pour peser dans les négociations, la France doit être exemplaire… Elle ne l'est pa en faisant l'aéroport de Notre-Dame-Des-Lande ou en poursuivant la défiscalisation sur les hydrocarbures utilisés par les transporteurs... De plus, le retard français s'accumule sur les économies d'énergie dans l'habitat, dans les transports en commun, les renouvelables... Le climat fut pourtant le sujet de l’année 2015, avec la COP 21 à Paris en décembre dernier. Ce fut un succès diplomatique incontestable. Mais la France est-elle réellement exemplaire ? La loi de transition énergétique, promise lors de la première Conférence environnementale (2012), a fixé de bons objectifs. Mais sa mise en œuvre s’avère laborieuse, notamment sur le volet nucléaire. Les décrets d’application de son volet « rénovation des bâtiments », pourtant le plus ambitieux, se révèlent également décevants, faute d’avoir fixé le niveau de performance de rénovation à atteindre. L'Etat a récemment recapitaliser d'EDF, suite aux aléas d'Areva. Mais il n'est pas en mesure de trouver des fonds pour mettre en placeun grand plan en faveur des énergies renouvelables… Bien au contraire. L'investissement d'EDFdans ce domaine reste epsilon comparé à celui lié au nucléaire. Et le futur coût du démantèlement des centrales risque de grever encore un peu plus ce budget. Malgré ce contexte, tous les opérateurs ont encore une d'énormes économies d'énergie à mettre en œuvre, à la fois dans les renouvelables, le bâtiment ou dans les transports. C'est un véritable levier d'espoir. Car cette politique passéiste de l'offre a bel et bien ses limites, à l'heure où les autres pays européens baissent significativement leur consommation… Dernier point, non des moindres : la production d'électricité en continu nous contraint de disposer d'une énergie abondante le jour, revendu peu cher à nos voisins, mais d'en manquer aux heures de pointe. En conséquence, nous achetons de l'électricité à prix d'or à nos voisins qui investissent dans le stockage d'énergie que nous produisons... 

Quant à l'avancée du traité de Paris, lors de la Cop21, êtes-vous optimiste pour la ratification par les États de cet accord ?

198 pays ont participé. Jamais une COP n'a réuni autant de pays. Certes, la ratification pays par pays va prendre du temps. Mais je pense que d'ici la fin de l'année, tout au plus, la majorité l'aura signé. Si c'était le cas, jamais un accord n'aurait été si vite signé. Souvenez-vous de celui de Nagoya, sur la biodiversité, qui a mis 10 ans à être ratifié. Pour que ce texte soit validé, 55 pays représentant 55 % des émissions globales doivent le signer.  Mais ce qui nous inquiète, c'est que la France se retrouve en queue de peloton. Au niveau mondial, c'est bien l'UE qui négocie et non la France. L'Europe reste malgré tout exemplaire. Allemagne, Espagne, pays du Nord sont déjà bien en avance. Et cette nouvelle conférence environnementale risque malheureusement de ne pas changer la donne. On attend que l'ambition se transforme en actes, notamment dans le prochain budget, pour une écologie d'investissements à venir ! 

 


A lire : 

S'engager pour un monde meilleur, 10 propositions à votre portée. Publié en avril dernier chez Flammarion, ce livre a été rédigé par le journaliste Frederic Denhez suite à ses échanges avec les bénévoles et salariés de France Nature Environnement. L'ouvrage comprend une préface de Jean Jouzel, glaciologue et prix Nobel de la Paix et une postface de Denez L'Hostis, président de France Nature Environnement. 12€, dont 2.40€ reversés à France Nature Environnement lors des achats en ligne. 


 

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