écologie

PESTICIDES - Joël Labbé, sénateur du Morbihan : « Il faut sanctionner les commerces qui enfreignent la loi »

Créé le : 12/07/2017
Joël Labbé sénateur écologiste du Morbihan - Crédit : DR

Une récente enquête de l'association Consommation Logement Cadre de Vie indique que 44% des enseignes qui vendent des pesticides aux particuliers ne respectent pas la réglementation. Trois questions à Joël Labbé, sénateur écologiste du Morbihan, auteur de la loi destinée à encadrer l'utilisation des produits phytosanitaires, entrée en vigueur le 1er janvier 2017. 

Pourquoi certains commerces signalés dans l'enquête de la CLCV ne respectent-ils pas la loi ?

Parce que les pesticides chimiques, pour être vendus aux particuliers, doivent être placés sous vitrines. Ils doivent aussi être présentés au client par l'intermédiaire d'un vendeur qui a reçu une formation spécifique de conseil. Il faut rectifier le tir ! Les textes doivent être appliqués. Les choses seront plus simples à partir du 1er janvier 2019 car tous les pesticides chimiques seront interdits à la vente à cette date. Il convient néanmoins de sanctionner les enseignes qui enfreignent la réglementation actuelle. L'idée de Macron et d'En Marche c'est de donner aux entreprises un « droit à l'erreur ». Je propose de passer d'abord par un avertissement avec une mise en demeure d'un mois. Et, le cas échéant, d'adopter des amendes lourdes.

Faites-vous confiance au gouvernement pour faire exécuter la loi, en 2019 ?

La vente sera de fait interdite par la loi. Ce sera plus simple de faire appliquer les règles. Ce qui est en jeu, c'est la santé humaine, la qualité de l'eau et la biodiversité.

Quelles sont les alternatives disponibles aux pesticides chimiques ?

D'abord, il est possible de désherber mécaniquement avec du matériel spécifiquement conçu pour cela. Ensuite, les particuliers et surtout les communes peuvent laisser 15 cm de terre en pied de façade des immeubles, là où poussent habituellement les « mauvaises herbes ». Cela peut inciter les citoyens à se réapproprier l'espace public en y plantant des fleurs, par exemple.

Par ailleurs, il existe une liste de 800 préparations dites « naturelles peu préoccupantes », comme le purin d'orties ou le paillage par exemple. Celles-ci permettent de repousser les insectes indésirables et les parasites et de nourrir les plantes. Ces réponses sont déjà mises en œuvre par les maraîchers bio qui produisent fruits et légumes sans pesticides. Il suffit de les appliquer aux potagers et jardins domestiques.

 

Plus d'infos :

www.clcv.org/actualites/pesticides-vendus-en-magasins-44-des-enseignes-en-infraction.html

 

Des candidats interpellés sur la transition écologique

Créé le : 19/12/2016

Par Laure Salamon

Sollicités sur la transition écologique, plusieurs candidats à la primaire de la gauche ou à la présidentielle ont répondu jeudi dernier. Sans Transition ! a classé leurs prestations.

 

À l’occasion de la sortie du livre L’Âge de la transition : en route vers la reconversion écologique, le Collège d’études mondiales de la Fondation de la Maison des Sciences de l’homme et l’Institut Veblen organisaient, avec la Fondation de l’Écologie politique, l’Université Paris Dauphine et les éditions Les Petits Matins, une rencontre jeudi 15 décembre au Pavillon de l’Arsenal à Paris. But de l’opération : interpeler les candidats ou leurs représentants à la présidentielle 2017 ou à la primaire socialiste sur les enjeux écologiques et démocratiques. Les candidats devaient expliquer ce qu’ils souhaitent mettre en œuvre pour la transition écologique. Un exercice peu évident pour ces politiques puisque la forme adoptée était celle des speed-speaking.Chacun disposait d'un temps de parole très court, seulement huit minutes. Puis ils étaient relancés pendant sept minutes par Dominique Méda, économiste de l’université de Paris-Dauphine, Dominique Bourg, philosophe, et Aurore Lalucq, économiste et co-directrice de l’Institut Veblen, think tank pour des réformes économiques en lien avec l’écologie. L’exercice, loin des formes des discours politiques habituels, exigeait de la concision et imposait donc d’aller à l’essentiel. Bilan.

Les bons élèves de cet exercice :

Yannick Jadot, candidat EELV :Yannick Jadot a démontré – sans entrer dans les détails – que la transition énergétique passait par une réappropriation de cette question par les citoyens à l’échelle locale et qu’elle était au cœur d’une reconstruction démocratique. Il a ajouté que ce qu’il défendait sur l’énergie s’appliquait aussi à l’alimentation. Relancé sur le moyen de financer la sortie du nucléaire, il s’est énervé sur la question car, pour lui, ce qui coûte cher c’est de continuer à investir dans cette filière. Il a d’ailleurs dénoncé la destruction de 15000 emplois dans des PME engagées dans le photovoltaïque dont personne n’a parlé car ces petites entreprises ne sont pas représentées par des syndicats. Il a reconnu qu’il fallait absolument anticiper sur les reconversions d’emplois, sur les transports… Après un discours virulent, le candidat d’EELV a été très applaudi par le public.

Benoît Hamon, candidat à la primaire socialiste : très à l’aise dans l’exercice, le député des Yvelines a rappelé qu’il ne croyait plus au modèle de développement économique qui vise la croissance. « On a bien vu que ça ne marchait pas. » Il a partagé quatre convictions : repenser notre rapport au travail en intégrant de nouveaux indicateurs humains, instaurer un modèle économique moins inégalitaire (réduction du temps de travail) ainsi qu'un revenu universel sur la base d’un RSA revalorisé, notamment pour les jeunes. Enfin, concernant la transition écologique, il a défendu une sortie du nucléaire financée par la taxe carbone et remplacée par des unités de production autonome à l’échelle locale. Pour lui, la transition écologique est forcément liée au social.

Martine Billard (qui représentait Jean-Luc Mélenchon, en déplacement aux Antilles) : elle a présenté les points du programme de Jean-Luc Mélenchon, dont certains étaient déjà inscrits dans son programme de 2012 : protectionnisme solidaire, planification écologique, inscription dans la Constitution de la règle verte (c’est-à-dire ne pas lancer des projets qui prennent plus à la nature que ce qu'elle peut offrir ou reconstituer). Et de donner l’exemple de Notre-Dame-des-Landes qui ne pourrait être initié dans un tel contexte. Elle a proposé aussi la sortie des énergies carbone et du nucléaire, en s’appuyant sur le scénario de NégaWatt, financé par les 41 milliards du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et de faire de Fessenheim un site pilote de démantèlement.

Moyens ou mauvais élèves de cet exercice :

Vincent Peillon, candidat à la primaire socialiste : visiblement pris au dépourvu, l’ancien ministre de l’Éducation a préféré présenter le bilan de François Hollande sur cette question écologique, défendant que des choses avaient été faites. Il a rappelé ses engagements au sein de France Nature Environnement et a gentiment meublé les huit minutes. Relancé sur ses propositions concrètes, il a répondu qu’il les présenterait dans son programme début janvier. Il a conclu par : « La République, je la veux démocratique, sociale, laïque et écologique ». Mais on ne saura pas comment concrètement.

Serge Grouard, représentant de François Fillon et Les Républicains : seul homme de droite dans cet océan de gauche, il n’avait pas la tâche facile. Il a passé ses huit minutes à rappeler l’urgence climatique. Ce qui n’était pas la meilleure stratégie face à un parterre de militants écologistes déjà convaincus. Interrogé par Dominique Méda et Aurore Lalucq sur comment François Fillon comptait travailler la transition écologique, il a fini par dire qu’il était d’accord avec les autres sur l’importance d’économiser les énergies et de développer les énergies renouvelables, sauf sur le nucléaire. Il a aussi rappelé que François Fillon souhaitait faire des économies notamment pour épargner la dette.

Arnaud Montebourg, candidat à la primaire socialiste : il a rappelé que l’écologie ne peut se faire sans les citoyens, sans un prix carbone, sans un changement de système financier. Il veut reprendre une proposition de Nicolas Hulot, notamment sur les investissements, et a souligné la pertinence de plusieurs propositions de Yannick Jadot.

Jean-Luc Benhamias, candidat à la primaire socialiste : il a commencé par rappeler son enthousiasme pour la lutte écologiste. Il a dénoncé la puissance du lobbying nucléaire en France et les deux morts dans les manifestations écologiques. Il a souligné l’intérêt de l’économie circulaire maisn’est pas allé au bout des huit minutes, n’ayant pas de propositions concrètes à présenter.

Gérard Filoche, candidat non validé à la primaire socialiste : il n’a pas parlé d’écologie, il n’a fait que dénoncer le système financier dans lequel nous vivons, expliquant que si on laissait Total ou Volkswagen se comporter comme ils le font, c’était inutile de parler d’écologie ou de transition.

 

Plus d'infos :

L’Âge de la transition : en route vers la reconversion écologique, sous la direction de Dominique Bourg, Alain Kaufmann et Dominique Méda, Éditions Les Petits Matins/Institut Veblen, 2016, 239 p., 23€.

 

Tags: 

Automnales de Thau et Éco-Dialogues du Vigan : en novembre, échangeons autour de l'écologie

Créé le : 08/11/2016

Conférences, débats, projections : en ce beau mois de novembre, les Automnales de Thau (34) et les Eco-Dialogues du Vigan (30) vous proposent une programmation riche en rencontres et en découvertes autour de l'écologie et des transitions.

  • Organisé par le Festival de jazz de Thau, en pointe sur les questions de développement durable, les Automnales de Thau se déroulent du 11 au 25 novembre. Au programme : économie sociale, économie (notamment avec Guillaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives Economiques) et biodiversité. Interview d'Agnès Gerbe, assistante de communication et de production du Festival de Thau. Le programme ici. 

  • Co-organisé par la mairie du Vigan, les Éco-Dialogues ont lieu les 17, 18 et 19 novembre dans la cité cévenole. Thème de cette édition : « Médias, environnement, et nous ? ». Interview de Clémence Boisson, élue de la municipalité du Vigan, en charge des affaires sociales et des Éco-Dialogues.  Le programme ici

Tags: 

Denis Cheissoux : « Ce siècle sera écologique et environnemental ou ne sera pas »

Créé le : 07/11/2016
Denis Cheissoux à remis les prix du salon de l'écologie, à Montpellier, le 4 novembre dernier

Rencontré à l'occasion du Salon de l'Ecologie, à Montpellier, le 4 novembre dernier, l'animateur de "CO² mon amour", revient sur sa vision des enjeux environnementaux. Enjeux qui, pour lui, doivent toucher toutes les « alvéoles » de la société. Interview sonore.  

 

Tags: 

Salon de l'écologie 2016 : l’événement « phare de la filière » biodiversité

Créé le : 31/10/2016
DR

Colloques, revue de l'innovation du secteur de la gestion de la biodiversité mais aussi rendez-vous grand-public : la 8ème édition du salon de l'écologie aura lieu du 2 au 5 novembre, à Montpellier. Rencontre avec Olivier Thaler, maître de conférence en écologie à l'université de Montpellier, qui organise l’événement avec ses étudiants. 

Pourquoi dédier un festival à l'écologie professionnelle ?

Le salon est né en 2008. Il s'agissait de proposer aux étudiants en Master d'ingénierie en écologie et gestion de la biodiversité d’organiser un événement dans le but d’acquérir des compétences opérationnelles en matière de management de projet. Le tout dans un contexte où, depuis le début des années 2000, s'est développée une écologie professionnelle appliquée. Ce qu'on appelle la « croissance verte » a entraîné la création de nouveaux métiers, dans les secteurs des déchets, des transports ou encore des énergies. Ce mouvement a généré la création de plusieurs milliers d'emplois dans la biodiversité. Nous sommes devenus en quelques années le salon phare de la filière.

Quels seront les temps-forts du salon ?

Le salon se déroule sur trois jours. Chaque journée est dédiée à un type de public. La première, le jeudi 3 novembre , est vraiment consacrée aux professionnels de l'écologie au sens strict. « Ecolotech », un congrès scientifique passera en revue les principales innovations techniques du secteur. A 14h, nous décernerons un « trophée de l'innovation ». Le ou les gagnants remporteront 25 000 euros.

Le vendredi 4 novembre, le public convié sont plutôt des étudiants et des lycéens. La journée est intitulée « Ecolo-job ». Il s'agit de se renseigner sur les formations et les métiers de l'écologie professionnelle. Une cinquantaine de structures seront là pour présenter leurs activités. Dans ce cadre, sera organisée la remise du « Prix de l'environnement », en partenariat avec la Banque populaire du Sud, et animée par le présentateur Denis Cheissoux. Le prix récompensera les meilleures réalisations environnementales des associations.

La troisième journée, samedi, sera plus grand public. Elle se déroulera au Zoo du Lunaret. Nous proposerons des animations artistiques et culturelles basées sur la biodiversité. Il s'agit de rappeler que la biodiversité c'est sympa et dynamique et que celle-ci est loin d'être foutue ! Ce sera un vrai rendez-vous nature pour montrer combien on peut s'amuser avec la nature.

Il y a t-il une nouveauté cette année ?

Le salon est désormais officiellement parrainé par l'université. Ce qui est très important pour nous car avant, l'événement était essentiellement perçu comme étant une manifestation étudiante. Cela nous donne une légitimité supplémentaire. Rappelons que le salon, c'est 5000 à 6000 visiteurs et plusieurs centaines de professionnels présents. Nos objectifs futurs seront que l'agence nationale de la biodiversité, qui doit s'installer à Montpellier, devienne partenaire du salon. Mais aussi que la nouvelle grande région Occitanie s'associe à notre démarche. Il s'agit de passer d'un événement étudiant à un événement institutionnel.  

Plus d'infos :

www.salon-ecologie.com

Tags: 

Inauguration d’une centrale villageoise photovoltaïque à Rosans (05)

Créé le : 03/10/2016
Crédit : pixabay

Une centrale villageoise photovoltaïque sera inaugurée à Rosans, dans les Hautes-Alpes, le 8 octobre prochain. L'aboutissement de deux ans de travail pour la centaines d'actionnaires-citoyens ayant pris part au projet. 

A l’occasion de l’événement national « Le Jour de la Nuit », le 8 octobre, le village de Rosans inaugurera sa centrale villageoise photovoltaïque. Huit toits de bâtiments communaux sont loués par la SAS RosanSoleil, créée pour gérer l’installation et la gestion des panneaux solaires. L'ensemble doit permettre une production annuelle ainsi de 74 000 kWh, soit la consommation annuelle d’à peu près une quinzaine de famille en France, d’après planetoscope.com.

Plus d'infos: 

www.rosans.fr

www.centralesvillageoises.fr

www.jourdelanuit.fr

www.blog.rosansoleil.fr

www.planetoscope.com

Rennes, capitale 2016 de la biodiversité

Créé le : 26/09/2016
Le quartier de la Courrouze, réalisé sur friche militaire, a particulièrement retenu l'attention des organisateurs du concours - Crédit : DR

La capitale de la région Bretagne est aussi celle de la biodiversité. Un titre que Rennes a reçu la semaine dernière de la part de Plante & Cité, organisme national d'études et d'expérimentations spécialisé dans les espaces verts. La ville était en lice avec 72 autres collectivités candidates. 

"Sols et biodiversité"

La thématique de l'édition 2016 du concours était « Sol & biodiversité ». Plusieurs actions et démarches rennaises ont retenus l'attention du jury. Notamment l'aménagement du quartier de la Courrouze, réalisé sur une friche militaire qui « en préservant au maximum les sols, la végétation en place et le fonctionnement hydrologique du site, est un exemple de reconstruction de la ville sur elle-même utilisant et optimisant les fonctions écosystémiques », indiquent les organisateurs. Organisateurs qui ont aussi été séduit par la volonté de la ville de «  recréer une zone naturelle d’expansion des crues en cœur de ville dense ». La création d'un Conseil local de la biodiversité – organisme associant collectivités, institutions et association - a aussi joué en la faveur de la métropole bretonne.  

Plus d'infos :

www.capitale-biodiversite.fr

 

Jean-Louis Etienne : engagé dans l'aventure

Créé le : 26/09/2016
Jean-Louis Etienne, explorateur-écologiste, donnera une conférence, le 11 octobre prochain, à Brest. Un événement organisé par Harmonie mutuelle et Sans Transition ! Crédits : FD/LRMP

Sans Transition !, Harmonie Mutuelle et l'Université de Bretagne Occidentale ont l'honneur de recevoir, Jean-Louis Etienne, le 11 octobre prochain, à Brest, pour une conférence exceptionnelle. Au programme : l'engagement personnel et le réchauffement climatique. Voici notre portrait de cet aventurier "persévérant". 

Médecin, spécialiste en nutrition et biologie du sport, cet ancien directeur de l’Institut Océanographique a participé à de nombreuses expéditions en Himalaya, au Groenland, en Patagonie... En 1986, il est le premier homme à atteindre le pôle Nord en solitaire. Rencontre avec ce grand explorateur qui, à 69 ans, tente toujours de « rallumer l'espoir ».

Sa voix est rassurante, sa présence réconfortante. Mais lors de ses conférences, Jean-Louis Etienne n'hésite pas à interpeller la foule, pour inciter à l'engagement en faveur de la préservation de la planète. Mais aussi à l'engagement citoyen, pour changer la donne, en impulsant des initiatives positives. Son credo fait écho à sa propre expérience, par « le dépassement de soi ». Comme l'illustre le titre de son dernier ouvrage : « Persévérer », paru aux éditions Broché en 2015.

Jean-Louis Etienne n'a de cesse de rappeler ce qui se déroule sur le cercle polaire. « L'Antarctique est en train de changer de couleur, rapporte-t-il. Avant, son océan était recouvert par la glace durant la grande majorité du temps et il se teintait de blanc. Désormais, la neige arrive plus tard, repart plus tôt. Par conséquent, la banquise se réduit », détaille ce scientifique aguerri. Et Jean-Louis Etienne d'ajouter : « Sur les pôles, on assiste à une accélération du réchauffement climatique, avec une hausse moyenne qui a atteint jusqu’à 4°C en 60 ans ! ». C’est le fameux phénomène d’emballement climatique, scénario du pire à éviter à l'échelle planétaire.

Objectif Polarpode

Tourneur-fraiseur de formation, le parcours de Jean-Louis Etienne incarne cette détermination, tel le jour où il décide de devenir médecin. Il réussira alors à lever les obstacles pour y parvenir. Avant de changer de voie quelques années plus tard, pour participer à des expéditions hors-du-commun, en ballon, en chien de traîneau, en bateau... Dernier projet en date, Polarpode, vaisseau flottant de 125 mètres de hauteur, capable de dériver durant des mois à la même latitude que le Cap Horn. « Cette plate-forme de 720 tonnes est dimensionnée pour affronter les plus grosses vagues de cette zone méconnue du globe », explique Jean-louis Etienne. Une aventure de plus pour celui qui a réalisé en 1990 la plus longue traversée de l'Antarctique en traîneau à chiens, l'une des expéditions qui le rendra célèbre dans le monde entier.

Expédition parentale

Durant ses nombreuses expéditions il se retrouve souvent seul dans un environnement qui appelle l'introspection. Il raconte que l'un des moments les plus intenses de ses expéditions polaires fut lorsque la chaleur de son corps a permis à son baladeur de fonctionner malgré le froid, pour lui permettre d'écouter de la musique classique. « Une telle émotion m'a chamboulé, c'était une indescriptible intensité après des semaines de silence, j'ai pu alors reprendre contact avec le monde », exprime-t-il. Dernière grande émotion en date ? Devenir le père de deux jeunes enfants, Eliot et Ulysse, âgés respectivement de 12 et 14 ans. Voilà notamment ce qu'il aimerait leur transmettre. « Les enfants ont réussi à perturber ma routine, renchérit-il. Grâce à eux, je me rends compte qu'il ne faut pas oublier de donner. » Des générations futures qui, peut-être, inverseront les pôles du changement climatique en cours...

A lire :

Persévérer, Jean-Louis Etienne, Editions Paulsen, 2015, 215p. 22 euros

 

 

Deux jours pour parler du patrimoine naturel

Créé le : 14/09/2016
La LPO fait découvrir le "bénévolat nature" dans le cadre des journées du patrimoine - Crédits photos: Pixabay

La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) vous accueille pour des activités dans toute le France lors des Journées Européennes du Patrimoine, les 17 et 18 septembre 2016. Invité par la Fondation Nicolas Hulot, la LPO souhaite ainsi pendant ces deux jours faire découvrir le « bénévolat nature » lié au thème « Patrimoine et citoyenneté » de cette édition. 

Les 17 et 18 septembre 2016 aura lieu la 33ème édition des Journées européennes du patrimoine. Cette année, l’accent sera mis sur le thème « Patrimoine et citoyenneté ». Tout en faisant découvrir les richesses culturelles et naturelles de la France au travers de nombreuses animations, la LPO donne la possibilité à chacun et chacune de s’impliquer à son niveau.

Organisées par le ministère de la Culture, les journées du patrimoine se déroulent chaque année depuis 1984, le troisième week-end de septembre. Forte de 42.000 adhérents et 5000 bénévoles, la LPO participe activement à ces journées.

« J’agis pour mon patrimoine naturel »

Cette année, la Fondation Nicolas Hulot a proposé à la LPO et à d’autres acteurs tels que Réserves naturelles de France (RNF) ou l’Union nationale des centres d’initiatives pour l’environnement (UNCPIE) de s’associer à l’opération « j’agis pour mon patrimoine naturel ». Cette action invite le grand public à découvrir son patrimoine naturel et à devenir acteur de sa protection. Comment ? En participant aux nombreuses animations proposées partout en France (visites libres ou guidées, conférences, ateliers, expositions…)

Le but étant d’aller vers une plus grande reconnaissance du « bénévolat nature » et du rôle primordial que les associations jouent dans la préservation du patrimoine naturel territorial.

« Patrimoine et citoyenneté »

Être citoyen c’est aussi une affaire d’engagement dans tous les domaines y compris celui de l’environnement et de la protection de la biodiversité. La nature fait entièrement partie de notre patrimoine, il ne tient qu’à nous de veiller à son futur. Pour ce faire, la LPO vous invite à découvrir et mieux comprendre notre patrimoine naturel pour savoir comment le protéger et le préserver :

Quelques animations proposé par la LPO :

La LPO Ile-de-France propose de vous faire découvrir les oiseaux des jardins et de vous initier aux sciences participatives au travers d’expositions et d’animations ouvertes aux plus grands et aux plus petits.

Rendez-vous de 10h à 17h au CESE (Conseil Economique Social et Environnemental) 9 place d’Iéna, Paris 16

Partez à la découverte du patrimoine naturel du parc des Monts d’Or à Albigny avec la LPO Rhône. Animée par Christian Naessens, tourneur sur bois et passionné des arbres, cette sortie sera bercée d’anecdotes, de devinettes et des récits de légendes.

Rendez-vous à Albigny sur Saône à partir de 10h.

La LPO Maison du Fier vous invite à observer et comprendre les enjeux naturels sur l’île de Ré à travers une exposition ludique et pédagogique.

Rendez-vous route du vieux port au Portes en Ré.

La LPO Anjou propose une sortie nature d’observation pour en savoir plus sur la richesse du patrimoine naturel local.

Rendez-vous place de la mairie à 14h à Puy Notre Dame.

La LPO vous guidera dans la réserve naturelle du Marais d’Yves (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes) pour découvrir la vie des oiseaux présents dans les marais. Rendez-vous à la Ferme de la belle espérance à Yves à 15h.

Et bien d’autres animations vous sont proposées sur le site des Journées européennes du patrimoine

 

Plus d'infos: 

En savoir plus sur les journées du patrimoine et les animations

Les journées du patrimoine avec la Fondation Nicolas Hulot

Pour trouver toutes les animations proches de chez vous

www.reserves-naturelles.org

www.cpie.fr

www.ile-de-france.lpo.fr

www.lpo-rhone.fr

www.lpo-anjou.org

www.lpoaquitaine.org

Pollution lumineuse : un café pour en discuter

Créé le : 13/09/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Samueles

Le 13 septembre, l’Agence Locale de l’Energie de Montpellier (34) organise dans ses locaux un Café Climat gratuit autour de la pollution lumineuse nocturne. 

D’après l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes, en saison estivale, près de 150 insectes meurent par nuit sur chaque lampe. Par ailleurs, l’éclairage nocturne consomme près de 12% de l’électricité française, d’après l’Agence Locale de l’Energie de Montpellier qui organise ainsi son 42ème Café Climat sur ce problème de la pollution lumineuse nocturne. Cet rencontre prendra place dans leurs locaux le mardi 13 septembre 2016 de 18h à 20h. Guy Herbreteau, correspondant de l’ANPCEN, ou de Samuel Puygrenier, de l’ADEME Occitanie, feront partie des nombreux intervenants de la soirée. Ils traiteront ainsi des problèmes que cette pollution entraîne sur la biodiversité, sur la consommation lumineuse mais aussi sur la santé humaine. 

 

 


Mardi 13 septembre 2016 de 18h30 à 20h

A l’Agence Locale de l’Energie

2, place Paul Bec – 34000 Montpellier

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Pour plus d’informations : contact@ale-montpellier.org.


Plus d'infos:

www.anpcen.fr

www.anpcen.fr/docs/20130810134255_diqrsp_doc89.pdf

www.ale-montpellier.org

www.midi-pyrenees.ademe.fr

 

Pages

Partager

S'abonner à écologie