écologie

Marseille : un congrès national pour le bâtiment durable

Créé le : 09/09/2016
La Boiserie, à Mazan (84), salle de spectacle construite en bois du Ventoux et isolation paille. Crédit : FD

Du 14 au 16 septembre 2016, à la Villa Méditerranée à Marseille, se tient le 5ème congrès national du bâtiment durable. Rencontre avec Daniel Faure, organisateur de l'édition 2016 avec le réseau Inter-Clusters, et ancien directeur d’EnvirobatBDM, rassemblement de professionnels de la construction. 

Pourquoi avoir organisé un congrès national à Marseille ?

Il ne s’agit pas de la première édition du congrès en région. Chaque année, nous organisons la congrès dans un lieu différent. Il peut faire très chaud dans la région de Marseille. Il était alors normal pour nous de parler de l’adaptation climatique des bâtiments. L’idée est d’arriver à construire en PACA des bâtiments confortables sans dépenser d’énergie. Il faut prendre ce congrès comme une formation à très haut niveau pour les professionnels et à très bas prix (180€ par jour) grâce à l’aide de l’Ademe et de la région PACA

Quels sont les événements importants lors de ces trois jours de congrès ? 

Sur 3 jours, nous avons plus de 50 événements. Cette année, il y a près de 400 personnes qui se sont inscrites. Emmanuelle COSSE, Ministre du Logement et de l'Habitat Durable, et la région se déplacent à notre congrès. Les politiques ont compris qu’ils fallaient s’appuyer sur les professionnels qui veulent vraiment changer quelque chose. Nous travaillons déjà avec le gouvernement. Maintenant, les professionnels sont beaucoup plus écoutés depuis quelques mois déjà. L’état recommence à reconnaître notre travail. Le changement climatique est une urgence. C’est pour cela que chaque présentation est issue de l’expérience et non de la théorie. Ce sont des bâtiments déjà construits, sur lesquels on a eu des retours sur leur confort et leur fiabilité. Il s’agit de pratiquer un urbanisme plus vert.

Le congrès porte sur les différences de température, mais n’y-a-t-il pas d’autres problèmatiques ou thèmes à aborder ?

Pendant toute l’année, nous organisons entre 20 et 30 manifestations sur d’autres thèmes que la température, dans toute la France. Mais là, on a voulu toucher du doigt un sujet très préoccupant : comment réaliser des bâtiments confortables et économiques. Les professionnels ont pris du retard. A une époque, on construisait selon le territoire. Après, on a plus pensé au confort et à la technologie. Maintenant, on pense une meilleure construction selon l'imbrication de plusieurs facteurs : le climat, le territoire, l’architecture et en dernier lieu, la technologie. Le bâtiment sera plus efficace selon la prise en compte de la position du soleil et des changements de température de la région. Mais aussi s’il est fiable au niveau de sa construction. La technologie passe en dernier, car il faut d’abord qu’une fenêtre soit bien orientée et bien posée avant d'envisager de la fermer électroniquement.

Plus d’infos :

www.envirobat-med.net

www.reseaubeep.fr

www.congresbatimentdurable.com

www.interclusters.fr

www.ademe.fr

www.regionpaca.fr

www.gouvernement.fr/ministre/emmanuelle-cosse

Pétition contre l’abattage des platanes dans le Canal du Midi

Créé le : 08/09/2016
Canal du midi (crédits photos: CC0 Public Domain Pixaba)

Déjà plus de 16 000 signatures pour la pétition de Guy Tourade qui s’adresse directement à Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, et au Directeur Général des Voies Navigables de France, Marc Papinutti. La pétition dénonce l’abattage massif des platanes du Canal du Midi, atteints du champignon le Chancre Coloré, et propose des solutions et des traitements naturels pour ces arbres. 

L'arrêt de l'abattage et la mise en place d'un traitement 100% naturel qui a fait ses preuves concernant les platanes du Canal du Midi.

Depuis le lancement de cette pétition, Guy Tourade, l’auteur, ne cesse de remuer les services concernés afin de se faire entendre.

En effet, comme plus de 16 000 personnes, Guy Tourade dénonce l’abattage massif de ces platanes en pleine santé ! Il propose et étudie depuis, des solutions permettant d’éviter cette catastrophe environnementale. Il entre plusieurs fois en contact avec M. Papinutti, Directeur Général des Voies Navigables de France, ainsi que Mme Ségolène Royal sans succès. Loin d’être découragé, M.Tourade a dès la semaine dernière relancé Mme Royal sur le sujet. Il a également demandé à chacun de ces signataires de transmettre cette lettre type auprès de la ministre de l’Environnement. Après plusieurs recherches, il demande aujourd’hui la possibilité d’effectuer sur quelques platanes des essais gratuits permettant certainement de sauver ces platanes. D’autres actions sont en cours de préparation sur le sujet.

Pour se faire entendre, Guy Tourade a besoin de vous et de votre soutien ! Nous vous invitons donc à prendre contact avec cet auteur de pétition engagé depuis près de 3 ans.

 

Plus d’informations sur :

www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/arr-abattage-mise-place-traitement-100/18397

31ème édition de la Foire Régionale Biologique BioZone à Mûr-De-Bretagne !

Créé le : 07/09/2016
Crédits photos: Foire Biozone

La 31ème Foire Régionale Biologique Biozone ouvre ses portes à Mûr-de-Bretagne (22), le 10 et 11 septembre. Organisé par l'Association Produire et Consommer Biologique, l’événement, de 10h à 19h, présente de nombreux exposants bio mais aussi de nombreuses activités pour toute la famille. 

Potager, ornemental, aromatique, médicinal, médiéval, urbain, partagé ouvrier, pédagogique… Les déclinaisons sont tellement importantes que de nouvelles formes d’animation sont imaginées : ateliers pratiques, rencontres avec des jardiniers insolites, découvertes de pratiques écologiques et naturelles… pour présenter le jardin sous toutes ses boutures !

Voici quelques moments à retenir : des conférences de jardiniers de renom comme Denis Pépin et Luc Bienvenu ; des films poétiques comme « Le Potager de mon grand-père » de Martin Esposito, ou « Vivre en ce jardin » de Serge Steyer ; des ateliers sur la vie du sol, les semences, les conserves, le compostage ; des démonstrations de dynamisation et de greffage ; sans oublier les ateliers manuels pour petits et grands … et un spectacle humoristique où Ciboulette rencontre Monsanto (Dimanche à 11h).

Un zoom spécial pour les collectivités avec une table-ronde sur la mise en place de projets de sensibilisation auprès des enfants dans les écoles : créer un jardin pédagogique et introduire du bio dans les cantines, le samedi 10 septembre, à 14h. 

La foire BioZone reste un événement régional majeur où plus de 215 exposants de Bretagne et de toute la France, choisis avec soin par l’équipe des bénévoles associatifs, viennent représenter leurs produits et leurs activités ; pour le plaisir de vos papilles et de vos méninges.

 

Informations pratiques

Samedi 10 et dimanche 11 septembre, Mûr-de-Bretagne, de 10h à 19h.

Entrée : 4 € ; réduit : 2€ ; gratuit pour les moins de 15 ans.

Tel : 02 96 74 75 65 ; contact@foire-biozone.org ; www.foire-biozone.org. 

Jacques Fleurentin : « Retournons à une médecine plus écologique, plus naturelle»

Créé le : 06/09/2016
Jacques Fleurentin milite pour "un retour à une médecine plus écologique"

Nous avons rencontré Jacques Fleurentin, ethno-pharmacologue, au festival Sciences et Fictions du Roussillon. Il nous parle du retour à la médecine traditionnelle et de la phytothérapie, pour éviter le recours à certains médicaments prescrits par les médecins. Interview sonore, réalisée par Julien Dézecot, ci-dessous. 

 

 

 

Plus d'informations sur :

www.pharmacie-fleurentin.fr

 

La tomate en foire !

Créé le : 02/09/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain LoggaWiggler

Depuis 10 ans, la tomate a son propre festival à Clapiers (34), en partenariat avec la ville de Montpellier et de l’association Marchés Paysans de l’Hérault. Le dimanche 4 septembre 2016 de 9h à 17h, différentes activités vous seront ainsi proposées gratuitement au parc municipal Claude Leenhardt

Vous pourrez y retrouver entre autres de nombreuses activités liées au domaine de la tomate mais aussi de l’écologie. De 10h à 17h, prendra place une exposition de près de 250 variétés de tomates par des spécialistes de la tomate parmi lesquelles des variétés anciennes et biologiques. Par ailleurs, il y aura aussi des sculptures collectives et durables de tomates géantes en papiers et bouchons : “ Habillez le roi et la reine de la tomate ” proposé par Clipit et Art en Mouvement (apporter ses papiers et bouchons à recycler). De 10h à 12h, une dégustation gratuite ouverte à tous les visiteurs du Festival, d’une spécialité culinaire à base de tomate confectionnée par les enfants des centres de loisirs de la Ville de Clapiers. A 15h, aura lieu un concours de recettes de ketchup : réalisez et apportez votre propre ketchup et tentez de remporter un panier assorti de tomates !

« L’association Marchés Paysans de l’Hérault, Montpellier Méditerranée Métropole et la Ville de Clapiers organisent, en partenariat avec la Région Occitanie et Sud de France, les 10 ans du Festival de la Tomate. C’est l’occasion de découvrir près de 250 variétés et de partir à la recherche des spécialités à base de tomate.  ... Mais promouvoir les produits du terroir et aider les producteurs locaux ne sont pas seulement des facteurs de développement économique, ce sont aussi des éléments culturels, le reflet d’un certain art de vivre que notre Métropole revendique et continue de défendre, » déclare Philippe Saurel, président de Montpellier Méditerranée Métropole, maire de la Ville de Montpellier.

Améliorer la traçabilité

L’association Marchés Paysans de l’Hérault propose aux exposants du marché un étiquetage à trois couleurs qui sert à définir les circuits courts sur les produits, à assurer une transparence totale sur l’origine de production. Le principe est simple, l’étiquette colorée identifie trois cas de figure : VERT, c’est de la vente directe, ORANGE, le vendeur est seul intermédiaire (circuit court), VIOLET, le produit est issu du commerce, le vendeur garantit l’origine du produit. Soyez donc attentifs à la couleur des étiquettes qui seront présentes sur les étals participants à l’expérience !

Le Festival de la Tomate, un écofestival !

Des gobelets Ecocup consignés sont mis à la disposition du public à la buvette. L’organisation s’inscrit dans un cadre de réduction des emballages et de mise en place d’une opération de recyclage et de tri sélectif, sous l’égide de Montpellier Méditerranée Métropole. Les messagers du tri sont ainsi présents pour vous présenter les différentes formules de compostage et répondre à vos questions.

 

Plus d’infos :

www.montpellier3m.fr/vivre-tourisme-traditions-festivité-et-terroir/festival-de-la-tomate

Ville de Clapiers :

Tél. 04 67 55 80 60

www.ville-clapiers.fr

Association des Marchés Paysans de l’Hérault :

Tél. 06 38 02 79 19

www.marchepaysan34.org

Journées d’été et rentrée politique pour Europe Ecologie les Verts

Créé le : 30/08/2016
De gauche à droite : Michel Forget, secrétaire régional de Bretagne, David Cormand, secrétaire national d’EELV, Marine Tondelier, membre du bureau exécutif déléguée aux Journées d’été. Crédits photos: Stéphanie - Sans Transition

Les 30e journées d’été d’Europe Ecologie Les Verts se sont déroulées du 25 au 27 août dernier, à Lorient, sur fond de primaires. Le maître mot de ces Journées d’été : réinventer le parti !

Europe Ecologie les Verts a fait sa rentrée politique à la faveur de ses 30e Journées d’été, qui se sont déroulées du jeudi 25 août au samedi 27 août, à Lorient (Morbihan). Au programme de cette édition : six conférences plénières et 70 ateliers pour ressouder les liens après les tensions des douze derniers mois marqués par les dissensions et de multiples départs, et pour préparer le marathon électoral de 2017 (présidentielle, législatives, sénatoriales). Avec un maitre-mot : réinventer le parti !

« Nous ne voulons plus être seulement des lanceurs d’alerte. Nous n’avons jamais eu autant besoin d’écologie qu’aujourd’hui et l’appétence des citoyens est bien réelle. Notre responsabilité est de devenir majoritaire dans les propositions et les solutions », a expliqué David Cormand, le nouveau secrétaire national d’un parti qui refuse de se résigner au remake du match de 2012 (PS, LR, FN).

C’est plus particulièrement sur fond de primaire que se sont tenues ces 30e Journées d’été. Huit candidats sont déjà déclarés, dont quatre « cadres » : Karima Delli, Cécile Duflot, Michèle Rivasi et Yannick Jadot. Cécile Duflot et Yannick Jadot ayant déjà obtenu les parrainages nécessaires. « Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 août, pour un vote qui se déroulera fin octobre, début novembre », a précisé Julien Bayou, porte-parole d'EELV.

Agriculture, droits humains et accueil des migrants, Loi Travail, croissance, terrorisme, Brexit… les différents échanges et débats de ces Journées d’été sont amenés à booster, dans un esprit participatif, le projet qui sera défendu par EELV dans les mois à venir.

Réinventer le parti, c’est aussi « outiller les militants pour qu’ils puissent coécrire le programme présidentiel », a indiqué Marine Tondelier, membre du bureau exécutif déléguée aux Journées d’été, en annonçant le lancement d’une plateforme participative. Toutes les propositions évoquées lors de ces trois jours y seront mises en ligne. Cette plateforme sera également ouverte à tous les réseaux, collectifs, associations, partenaires…

 

Plus d’infos :

www1.eelv.fr

www.jde.eelv.fr

Stéphanie Biju

J’ai testé pour vous … 90 jours, une application écologique ?

Créé le : 22/08/2016
Screenshot de l'application 90 jours, Laignel Amandine.

Lancé le 10 septembre 2015, 90 jours, application mobile gratuite et française, donne des astuces écologiques pour changer ses habitudes. 

 

90 jours avant l’ouverture de la COP 21, Elliot Lepers sort cette application gratuite et « coup de pouce pour commencer à questionner son mode de vie, à douter de nos automatismes et réussir à trouver l’écologie qui nous ressemble », comme il le précise dans la présentation de l’application. Connu pour avoir créé Amazon Killer, application pour rechercher des livres à proximité de chez nous, Lepers présente 90 jours comme une série de défi.

L’écologie, un défi du quotidien ?

Chaque défi est une manière ludique d’apprendre certains gestes et astuces pour protéger sa planète. Ainsi, l’application vous propose d’acheter une bouteille de vinaigre blanc pour réaliser vos tâches ménagères, de poser un autocollant stop-pub sur votre boîte aux lettres ou d’uriner pendant votre douche pour ne pas gâcher d’eau. L’utilisateur se prend au jeu, surtout qu’il peut défier ses amis ou sa famille via les réseaux sociaux. Chaque défi est accompagné d’une explication de notre action et de son impact sur l’environnement. Par mails, l’application envoie des sites internet pour aider l’utilisateur à trouver certains produits biologiques ou des recettes culinaires, lorsque l’on doit se passer de viande pendant une semaine, par exemple.

Les habitudes de tous les jours

De plus, l’application nous permet de savoir, en théorie, combien de C0² et de litre d’eau nous avons pu éviter la consommation. Si le défi nous semble trop difficile, un « panic button » nous permet de contacter directement le créateur de l’application pour nous aider dans notre quête. Comme dans n’importe quelle application, il s’agit alors à tout à chacun de réaliser ces gestes du quotidien et d’économiser réellement ces litres d’eau et ces kilogrammes de C0² car l’application seule ne fera pas de nous de parfaits écolos.  

Plus d'infos:

www.90jours.org

www.play.google.com/store/apps/details.QuatreVingtDixJours

 

NDDL : les militants se préparent à défendre la ZAD

Créé le : 19/08/2016
Opposant à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - FD/LMDP

Le Oui l'a emporté avec 55% des voix lors de la consultation sur l’aéroport Notre-Dame-des-Landes (NDDL), le 26 juin dernier. Manuel Valls déclare que les travaux débuteront à l’automne. Pour autant, les opposants au projet ne sont pas prêts à abandonner la lutte. Trois questions à Dominique Fresneau, coprésident de l’association citoyenne intercommunale des populations concernées par l’aéroport de NDDL (ACIPA). Retrouvez notre dossier « Aéroport : des coûts dans l’aile », consacré aux coûts économiques, environnementaux et sociaux des aéroports, dans le n°1 de Sans Transition.

Comment réagissez-vous aux résultats de la consultation du 26 juin sur le maintien du projet d’aéroport?

Nous contestons cette consultation depuis le départ. La question était erronée : on parle de transfert d’aéroport alors qu’il est prévu de conserver l’aéroport actuel (l’aéroport Nantes Atlantique). François Hollande a choisi d’organiser une pseudo-consultation à l’échelle du département. Alors que le projet concerne les deux régions qui le financent, voir tout le pays. Si la consultation avait été à ces échelles le résultat aurait été négatif. Nous continuons donc notre lutte. Autant que possible sur le terrain, avec les agriculteurs et avec la ZAD.

Suite aux déclarations de Manuel Valls pensez-vous que les travaux vont effectivement débuter dans quelques mois ?

Nous prenons cette menace au sérieux mais en même temps ça fait plus d’un an qu’ils nous promettent de venir en automne. François Hollande a aussi dit qu’il n’y aurait pas de construction tant que tous les recours ne seraient pas rendus. Mais cette menace reste réelle. Notre but est de continuer à faire parler de nous et d’augmenter le nombre de militants pour défendre cette zone. La ZAD fait tout pour se prémunir d’une attaque et continuer à construire un avenir sans aéroport. Nous préparons un grand rassemblement sur place le 8 octobre pour dire à tout le monde de se tenir prêts à s’engager pour défendre Notre-Dame-des-Landes. Face à cette menace nous faisons la même réponse que pendant l’hiver 2012-2013 : s’ils viennent on essayera de résister et on viendra réoccuper le terrain.

Est-ce que vous pensez que les recours peuvent encore retourner la situation ?

Il y a le recours au niveau de l’Europe qui a mis la France en demeure de répondre aux impacts environnementaux des infrastructures en Loire-Atlantique. La réponse sera fournie par le futur Schéma de cohérence territoriale (SCOT) qui est en cours de réalisation. Mais ils doivent proposer de réelles mesures de compensation : pour 1 ha de zone humide détruite il faut créer 1 ha de zone humide dans le même bassin versant. Les promoteurs proposent 1 ha de compensation pour 8 ha détruits, soi-disant parce qu’ils mettraient en place une zone humide « exceptionnelle ». Le recours de la loi sur l’eau rendu le 17 juillet 2015 nous a été défavorable mais nous pouvons encore faire appel de cette décision. Il y a un certain nombre de recours que nous n’avons pas encore déposé, notamment au niveau du permis de construire. On peut aussi faire appel au Conseil d’État. On va jouer cette carte des recours en espérant qu’il y aura un juge assez courageux pour statuer en notre faveur.

Plus d'infos :

www.acipa-ndl.fr

« Les Français disent NON à l’aéroport NDDL »

Créé le : 23/06/2016

Interrogée par OpinionWay à la demande de France Nature Environnement, une majorité de Français (60%) se déclarent défavorables à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Dans le détail, « toutes tranches d’âges confondues, 29% sont tout à fait opposés alors que seulement 11% y sont tout à fait favorables ». FNE a ainsi souhaité poser à l’ensemble des Français la question à laquelle devront répondre les habitants du département de Loire-Atlantique dimanche prochain. Tribune à France Nature Environnement. 

« Si nous avons posé la question à l’échelle nationale, c’est parce que nous nous apprêtons à détruire une partie de notre patrimoine naturel commun et les services gratuits qu’il nous rend. C’est aussi parce que ce projet implique des investissements publics. Enfin, rappelons que l’engagement de la France à la cop21 pour lutter contre le réchauffement climatique n’est pas compatible avec une priorité donnée au transport aérien.

Un mauvais outil pour dépasser les postures

Quoi qu’il en soit, si le référendum, qui est en fait une simple consultation, consiste à opposer une population à une autre, il ne peut pas être le bon outil de sortie de crise. Seule une remise à plat du projet, associant toutes les parties, pourra permettre de construire un réel projet de territoire qui satisfera aux besoins régionaux (limitation du bruit aéroportuaire, préservation de la zone humide et des activités agricoles…). Ce projet de territoire permettrait de dépasser les postures et les clivages.

Priorité à des investissements d’avenir

Si 60% des Français sont convaincus qu’il ne faut pas construire cet aéroport, c’est sans doute parce qu’ils ont compris que c’était un projet nuisible parce qu’il va coûter très cher, parce qu’il va détruire un patrimoine exceptionnel et parce qu’une alternative reposant sur la modernisation de l’aéroport de Nantes Atlantique existe. A travers ce sondage, les Français expriment le besoin de voir l’Etat mettre la priorité sur les transports du quotidien pour mieux répondre aux préoccupations « ordinaires » : plus de gares, plus de trains, plus de tramways, plus de bus (propres), plus de circulation douce. Voilà ce à quoi semblent aspirer les Français du 21^e siècle plutôt que d’offrir à d’hypothétiques voyageurs américains la possibilité d’éviter un passage par Paris.

Denez L’Hostis, président de FNE : « Ce sondage témoigne du bon sens des Français qui ont compris qu’un aéroport conçu il y a 50 ans pour accueillir le concorde puisse ne pas répondre aux besoins contemporains d’une France qui doit se tourner vers une mobilité durable, décarbonée, la moins polluante possible et répondant à nos besoins quotidiens en matière de déplacement (majoritairement le déplacement domicile-travail). Il est plus que temps que la France remette à plat l’ensemble de sa politique de transport et de mobilité en faisant enfin la part belle aux transports en commun et aux transports fluviaux et maritimes. »

Plus d’infos :

www.civicrm.fne.asso.fr

www.fne.asso.fr 

Nuit de l'agro-écologie, 3 questions à Nathalie Horn : « La solution est une agriculture saine et propre »

Créé le : 21/06/2016

La nuit de l’agro-écologie se tiendra dans toutes les régions de France le 23 juin. Les citoyens peuvent venir à la rencontre d’agriculteurs engagés, afin de découvrir les pratiques agro-écologiques. Un rassemblement initié par Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. SanCtum méditerranée participe à cet événement à Junas, dans le Gard (30). Cette ferme expérimentale de 5 hectares présente un réseau de producteurs/transformateurs de matières premières végétales. Une agriculture propre et biologique qui prône la biodiversité. Nathalie Horn en est la présidente. Afin de soutenir et réconcilier l’agriculture avec l’environnement, elle organise la Nuit de l’agro-écologie à Junas. Explications. 

Dans un monde où agriculture et environnement ne vont pas toujours de pair, pourquoi avez-vous décidé de participer et d’organiser la nuit de l’agro-écologie à Junas ?

Nous fonctionnons depuis des années avec une agriculture propre et de nouvelles variétés de graines. L’environnement est notre priorité. Des possibilités formidables existent pour pallier aux engrais chimiques. Ainsi, quelques plantes oubliées ont besoin connues et intégrées dans les itinéraires culturaux. Pour la nuit de l’agro-écologie, des éleveurs, le GIEE du Lazac, un viticulteur ou encore une formatrice en bio seront présents. Nous travaillons tous ensemble pour le respect de la nature et de l’animal. L’objectif est de sensibiliser chaque individu à l’environnement. Ainsi, des dégustations, une démonstration de presse à huile avec distillation, et des échanges sont prévus. Nous créons des gammes de produits en leur apportant de la valeur. Obtenir une alimentation locale, afin d’avoir les moyens de changer les choses. L’objectif est de faire connaître les atouts de l’agro-écologie face aux attentes et interrogations de la société.   

 

Comment vous inscrivez-vous dans une démarche d’agro-écologie ?

Pour parvenir à la valorisation de nos produits, nous transformons des plantes et des graines en huile. Ce sont les éléments de première transformation. Nous obtenons également de l’engrais vert, et fabriquons de la farine sans gluten ou du savon. Ce sont les produits de deuxième transformation. Ainsi, nous cultivons la cameline. Cette plante produit une huile très riche en oméga 3 et s’insère dans des associations de cultures. Elle importe l’azote à la surface de la terre. La cameline remplace les engrais, et ce que les pétroliers nous inoculent. Des solutions existent, mais le monde n’est pas prêt à abandonner la poule aux œufs d’or. Pourtant, l’agro-écologie n’inclut pas une perte de rendement. Il faut se diriger vers une agriculture saine, propre et plus diversifiée pour l’environnement.

 

Que souhaitez-vous apporter et démontrer aux gens présents avec le débat ?

Nous voulons mettre en avant la notion de qualité et de pureté des produits. Chaque individu doit avoir conscience de ce qu’il met dans son estomac et comprendre l’enjeu de l’agriculture sur l’environnement. Les hommes demeurent déconnectés de la nature. Pourtant, ils sont de plus en plus sensibles à l’agro-écologie. Nous incitons le retour aux valeurs fondamentales qui ont disparues. Ainsi, nous sensibilisons notre société à l’importance de la terre. Les jeunes agriculteurs sont les enfants du productivisme : produire vite afin que ça rapporte. Nous les invitons à réfléchir à une meilleure valorisation des matières premières. Nous travaillons de la semence, jusqu’au produit fini. Nous transformons et distribuons. Changer le paysage est notre objectif. Nous faisons un travail de longue durée dans l'intérêt général.

Plus d’infos :

www.nuitagroecologie.fr/Je-decouvre-la-nuit-de-l-agro

www.sanctummediterranee.com/fr-FR/

Caroline Sénécal

Pages

Partager

S'abonner à écologie