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[CHRONIQUE LITTÉRAIRE] « L’agroécologie peut nous sauver »

Créé le : 19/07/2020
Crédit : Pixabay

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Depuis des décennies, nous nous sommes éloigné.e.s de la nature, nous l'avons détruite par une agriculture intensive et dénaturée à l'aide de process industriels. Et si, une nouvelle version de notre alimentation était possible? Dans cette Chronique littéraire, Sans Transition ! vous propose de découvrir l'agroécologie, cette agriculture qui peut nous sauver, d'apprendre à manger en pleine conscience et à se ressourcer auprès des arbres. Bonne lecture ! 

Investir plus pour économiser dans le futur

Parce que l'urgence est indiscutable devant la catastrophe climatique, l'économiste et spécialiste du climat Alain Granjean, président de la fondation Nicolas Hulot, appelle à libérer le financement de la transition écologique en France, sans attendre que l'Europe s'organise après les élections. La règle budgétaire actuelle limite le déficit public qui comprend à la fois les investissements et les frais de fonctionnement. Or, il faudrait accroître les investissements publics pour aider les dépenses privées, notamment celles des ménages, par exemple pour réduire la dépense énergétique liée aux logements à rénover et isoler. Il s'agirait alors d’interpréter cette règle européenne en tenant compte des circonstances exceptionnelles de notre situation écologique en expliquant cette stratégie : investir davantage pour économiser l'énergie dans le futur.

 Agir sans attendre. Notre plan pour le climat, Alain Grandjean, Kevin Puisieux et Marion Cohen, préface de Nicolas Hulot, Les liens qui libèrent, mai 2019, 112 pages, 10 euros

 

La conscience de manger

Quelle que soit notre relation avec l'alimentation, Manger mieux en pleine conscience nous ouvre des portes. Car la surproduction de denrées, la surconsommation et les nouvelles normes corporelles imposées par la société ont biaisé notre rapport à la nourriture. Nous sommes à la fois perdus et sans cesse en prise à la culpabilité : manger trop, manger mal, trop vite. Dans ce contexte, cet ouvrage nous encourage à faire un état des lieux de notre comportement face à la nourriture afin d'en prendre conscience et d'accepter ses failles pour ensuite les désamorcer. Et apprendre ainsi une chose fondamentale : reconnaître les vrais signaux de la faim, du rassasiement et de la satiété, qui ne sont pas simplement physiques mais un imbroglio d'émotions, de pensées et de projections. Grâce à des outils et des exercices très concrets, comme manger lentement en un minimum de 20 minutes et en silence, on peut parvenir à s'alimenter exactement selon nos besoins sans restriction aucune. Cet ouvrage nous pousse à retrouver une alimentation en conscience pour substituer au contrôle l’écoute de son corps. Et faire de chacun de nos repas un véritable moment de bonheur et de plaisir.

 Manger mieux en pleine conscience, Yael Bloch et Amande Ceballos, Editions La plage, 2019, 95 pages, 9,95 euros

 

Rien ne se perd, tout se transforme

Ce guide est une véritable boîte à outils qui déborde de bons plans, conseils, recettes, témoignages, adresses, etc. pour changer son mode de consommation en achetant le moins possible de produits neufs. Les nouvelles façons de consommer s'inspirent de méthodes qui ont toujours existé et qui sont remises au goût du jour : réparation, transformation, reconditionnement, partage, don, échange, location, achat d'occasion... Les chapitres abordent les plus importants postes de dépense du quotidien : habillement, électroménager, high-tech, mobilier et décoration, soin des enfants, loisirs. On comprend aussi qu'on peut se passer de bien d'objets et d'habitudes inutiles ! Alors, prêts pour le défi ? Rien de plus simple avec ce guide. En plus, on apprend pleins d'astuces, on fait des économies, on s'allège et on est écologiquement plus cohérent.

 Mon défi Rien de neuf, Emmanuelle Vibert, Rue de l'échiquier, mai 2019, 224 pages, 18 euros

 

On veut des tartes (et autres tourtes !)

Le tout dernier livre de recettes de Cléa séduit à plusieurs titres. D'abord sur la forme, par son grand format et sa belle qualité. Il est aussi très bien organisé : à chaque légume et fruit classé par ordre alphabétique correspondent 3 ou 4 recettes, parfois davantage, illustrées par une alléchante photo. Son second atout est de proposer 200 tartes, tourtes, quiches et autres tatins, uniquement végétariennes. Les cuisinières en herbe y trouveront leur bonheur car les recettes proposées sont simples, originales et rapides à exécuter. L'auteure y ajoute cependant sa touche : remplacer la farine blanche par de la farine bise, de sarrasin ou de riz pour les personnes mangeant sans gluten... pour un nouvel élan ! Et pour les plus aguerries, ce livre permet de se renouveler en revisitant les grands classiques, en jouant sur les formes, les textures, les cuissons. Cléa redore également le blason de certains légumes souvent boudés en cuisine. La tarte fine au fenouil rôti, châtaignes et citrons, en est un exemple parmi tant d'autres. Enfin, elle met l'accent sur un thème d'actualité: la saisonnalité des fruits et des légumes. A vos fourneaux!

 Tartes fines, Grosses tourtes, Belles tatins, 200 tartes végétariennes, Cléa, Editions La plage, 2019, 251 pages, 24,95 euros

 

L'agroécologie, une révolution vitale

Ingénieur agronome et spécialiste de l'agroécologie, Marc Dufumier a découvert cette pratique à Madagascar alors qu'il avait 22 ans (il en a aujourd'hui 73). Ce sont des femmes analphabètes qui l'initient alors à cette agriculture paysanne respectueuse de l'homme et de l'environnement. Dans une série d'entretiens avec le journaliste Olivier Le Naire, il explique très clairement comment l'agroécologie peut lutter de façon concrète contre la faim dans le monde, le dérèglement climatique, le gaspillage alimentaire, la malbouffe, les maladies qui en découlent, la perte de sens et de lien social... Car selon lui, tous ces problèmes sont liés et sont aussi la conséquence de la privatisation des semences, de l'utilisation des pesticides et des dérives des lobbys industriels. Leur solution est donc une réalité possible, à notre portée.

 L'agroécologie peut nous sauver, Marc Dufumier, Actes Sud / Colibris, coll. Domaine du possible, mai 2019, 160 pages, 15 euros

 

Quand la nature nous fait du bien

La science prouve comment et pourquoi la nature nous fait du bien, physiquement et moralement. Se mettre au vert renforce notre système immunitaire et nous rééquilibre : nous requinque quand nous sommes fatigués et calme notre stress. Mais nos vies trépidantes et bruyantes nous éloignent des bienfaits d'un jardin ou d'une balade dans les bois. Ce guide s'appuie sur les études scientifiques, s'inspire de techniques de relaxation et propose 52 pistes ludiques et poétiques pour se reconnecter en profondeur avec la nature. Il devient simple de se ressourcer, en toute saison, parfois en quelques minutes, même en ville ou au travail, que l'on soit seul ou à plusieurs, avec des enfants... De nombreuses attitudes peuvent faire du bien, comme simplement s'asseoir sous un arbre, cultiver des fleurs en pots, contempler des photos de nature...

 Se ressourcer toute l'année avec les arbres, Marie Martinez, Prat Prisma, mai 2019, 224 pages, 15,95 euros

[CHRONIQUE LITTÉRAIRE] « Il est où le bonheur ? »

Créé le : 18/07/2020
Crédit: Pixabay

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Dans chaque magazine, Sans transition! chronique les dernières sorties des libraires, sur les sujets qui animent notre rédaction. Nous vous proposons de vous questionner sur le bonheur avec François Ruffin, de partir à l'(éco-)aventure aux côtés de Julien Moreau pour enfin voir la beauté du monde avec François Sarano. Bonne lecture ! 

Le bonheur en rouge et vert de François Ruffin

Fondateur du journal Fakir et député de la Somme, François Ruffin appelle à un Front populaire écologique, rouge et vert, pour sauver la planète et l'avenir de nos enfants. C'est à eux qu'il s'adresse en priorité dans cet essai malgré tout optimiste. L'inégalité économique correspond à une inégalité écologique : nous sommes tous sur la même planète mais pas tous sur le même bateau — et certains s'accaparent les canots de sauvetage. Sa solution est la reprise en main de la démocratie par un débordement populaire et pacifiste motivé par l'espérance. Les mouvements alternatifs des Gilets jaunes et de Nuit debout sont déjà une expression de ce désir d'autre chose. Mais surtout de grandes lois, avec des choix macroéconomiques, doivent faire avancer vers la transition. La réponse à sa question ? Le bonheur est dans le lien, avant les biens.

Il est où, le bonheur ? François Ruffin, Les Liens qui Libèrent, novembre 2019, 192 pages, 14 euros

Voir la beauté du monde 

François Sarano est docteur en océanographie et plongeur professionnel, conseiller scientifique du commandant Cousteau ou, plus récemment, de Jacques Perrin. Depuis des années, avec son épouse, il étudie les cachalots au large de l'île Maurice. Il répond aux questions de Coralie Schaub, journaliste spécialisée dans l'environnement, raconte ses expériences et son engagement, confie ses réflexions personnelles. Pour lui, savoir communiquer avec les animaux — et la vie sauvage — permettrait de mieux communiquer entre humains car cela part de la même démarche d'aller à la rencontre de l'autre. Plongeons avec eux à la découverte du monde marin, encore inconnu et lieu de rencontres bouleversantes mais aussi de dégradations. Alors, comment agir ? Une conversation très accessible et passionnante.

 Réconcilier les hommes et la vie sauvage, Coralie Schaub, préface de Pierre Rhabi, Actes Sud, collection Domaine du possible, janvier 2020, 218 pages, 20 euros

 

La réponse de la bergère

Stéphanie Maubé habitait Paris et travaillait dans l'audiovisuel, jusqu'à ce qu'elle rencontre un éleveur dans le Cotentin et décide, elle aussi, de garder ses moutons. Yves Deloison nous raconte la vie de la jeune femme et ses questionnements dans un style très vivant. « J'étais une Parisienne anémiée, névrosée de la bouffe, qui un jour a découvert de nouvelles perspectives, un métier noble, épanouissant physiquement et moralement », affirme-t-elle. Dans la beauté des paysages qui l'entourent et avec ses bêtes, elle a trouvé un sens à sa vie, qui n'a rien d'un conte de fée : le chemin est semé d'embûches. Elle est désormais une bergère engagée, une guerrière des temps modernes : « Je veux faire de l'activisme en faveur des valeurs paysannes, du commerce collaboratif, des jardins partagés, de l'éducation à la bonne bouffe et inciter les citoyens à modérer leurs comportements en matière de consommation ». Belle cause !

 Il était une bergère, Yves Deloison et Stéphanie Maubé, Le Rouergue, février 2020, 254 pages, 18,80 euros

 

Se réapproprier son alimentation

François Rouillay est chercheur et conférencier en agriculture urbaine. Initiateur du mouvement participatif des Incroyables Comestibles, il a également cofondé l’Université francophone de l’autonomie alimentaire. Sabine Becker est ingénieure-urbaniste et a longtemps été en charge du développement et de l’aménagement des territoires. Leur guide pratique s'adresse aux habitants des villes et des campagnes, ainsi qu'aux élus locaux. Il propose une feuille de route de 21 actions concrètes et faciles à appliquer pour apprendre, s'organiser et réussir à prendre soin de soi, des autres et de la Terre : végétaliser la ville en paysages nourriciers, planter des pépinières citoyennes et des potagers pédagogiques, régénérer les sols, animer des ateliers de cuisine et de conservation des aliments, instaurer des circuits courts… Un programme complet.

 En route pour l’autonomie alimentaire, François Rouillay et Sabine Becker, Terre vivante, février 2020, 224 pages, 23 euros

 

Le vivant à la source

Philippe Labre est un biologiste de terrain et vétérinaire conseil en santé naturelle en élevage et en agriculture biologique. De ses 35 ans d'expérience, il propose de mieux connaître, comprendre et respecter les conditions et les processus les plus essentiels de la vie en général, et de la santé des animaux et des humains. Les fondamentaux du monde vivant nous exhortent à vivre en interaction et en harmonie avec notre milieu. Ces lois de la biologie ne sont pas négociables. Face au déni de l'industrialisation, l'auteur rappelle que nous ne pouvons pas nous passer de la nature et des plantes et qu'il est grand temps d'en prendre de la graine : respecter la nature et collaborer avec elle, ou disparaître. Le règne végétal crée la vie et peut restaurer les équilibres perturbés.

 Les pieds sur Terre. Retrouver le bon sens ou disparaître, Philippe Labre, préface de Pierre Rabhi, éditions Femenvet, octobre 2019, 288 pages, 24 euros

 

L'essentiel sur l'alimentation

Marc Dufumier, agronome, répond de façon scientifique, mais simple et claire, à 50 questions le plus souvent posées sur l'alimentation, l'agriculture et l'écologie. « Mon engagement est celui d’un agronome, d’un scientifique qui ne croit en rien d’autre qu’aux analyses étayées et aux faits établis, et à la nécessité́ de diffuser ce savoir », affirme-t-il. « Si je défends l’agroécologie, c’est en tant que scientifique : la nocivité́ sur notre santé et sur l’environnement de l’agriculture chemisée et mécanisée est aujourd’hui avérée et nous avons à ce jour le savoir et les techniques pour développer une agriculture paysanne capable de nourrir correctement l’humanité́ tout en respectant la planète. » Une mise au point limpide.

De la terre à l’assiette. 50 questions essentielles sur l'agriculture et l'alimentation, Marc Dufumier, Allary éditions, février 2020, 240 pages, 18,90 euros

 

L'art de vivre ensemble

Après un premier Manifeste convivialiste paru en 2013, le second esquisse les contours d'un possible autre monde, d'un monde post-néolibéral (une alternative au néolibéralisme), plus humain, dans lequel l'énorme majorité pourrait se reconnaître. Le convivialisme, philosophie de l'art de mieux vivre ensemble, appelle à s'opposer sans se massacrer, à prendre soin de la nature et des humains. Cette réédition enrichie est le résultat d'un travail d'échanges entre 276 intellectuels, écrivains, artistes, activistes de 33 pays engagés dans des actions collectives et soucieux du bien commun. Son but est de rassembler clairement des idées simples et justes sur les enjeux actuels de façon à générer une mutation radicale. Et, dans un premier temps, de permettre à chacun d'apporter sa pierre à l'édifice, puis aux lecteurs de participer au débat.

Second manifeste convivialiste. Pour un monde post-néolibéral, collectif Actes Sud, février 2020, 144 pages, 9,80 euros

 

Le refus de parvenir

Après dix ans d'engagement et de responsabilités politiques, Corinne Morel Darleux se tourne désormais vers des mouvements d'action plus radicale et concrète, dans la désobéissance civique, notamment pour changer la vie au quotidien et lutter contre la disparition du vivant. Agir aujourd'hui est essentiel pour prévoir et construire la suite du déclin de demain. Dans cet essai philosophique et littéraire, elle s'inspire de nombreux écrivains, tels que Mona Chollet, Françoise Héritier, Romain Gary, Stig Dagerman, et surtout du navigateur Bernard Moitessier qui, sur le point de gagner le tour du monde en solitaire, prend la tangente et renonce à la compétition. Comme l'auteure le définit elle-même, il s'agit d'« un livre d'intuitions qui donnent à penser tout en laissant des espaces de liberté et de fiction. » Inspirant.

 Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce. Réflexions sur l'effondrement, Corinne Morel Darleux, Libertalia, juin 2019, 104 pages, 10 euros

 

Repenser la ville à l'écoute des enfants

Spécialiste de la psychologie et de l'éducation des enfants, l'Italien Francesco Tonucci a expérimenté à Fano en 1991 son projet révolutionnaire de ville agréable qui place les enfants d'abord. Le but est de transformer les villes pour créer des rues et des cadres de vie urbains vraiment adaptés aux intérêts et jeux des enfants, selon leur point de vue, et de façon à leur faire explorer leur environnement, avec ses bonnes surprises et ses risques, en toute autonomie. Dans ce livre « boîte à outils », l'auteur fait le bilan de cette initiative pionnière, ses intentions, ses propositions, ses solutions... Des entretiens avec d'autres spécialistes et un texte de Lewis Mumford étayent son propos. Cette expérience a déjà inspiré de nombreux projets dans le monde. Un petit pas pour les enfants, un grand pas pour tous !

 La ville des enfants. Pour une [r]évolution urbaine, Francesco Tonucci, Parenthèses, collection Eupalinos, septembre 2019, 240 pages, 18 euros

 

Quand les algues sentent le souffre

Yves-Marie Le Lay, fondateur et président de l'association Sauvegarde du Trégor et co-président de Haltes aux marées vertes lutte au quotidien contre la prolifération des algues vertes et leurs émanations d'hydrogène de soufre. Il a saisi plusieurs fois les tribunaux français et européens et a reçu en 2017 le « prix orange » de l’environnement de l’Union des associations pour la défense du littoral. Les algues sont reconnues toxiques depuis 2009 et présentent un réel danger pour la santé : plusieurs personnes ont perdu la vie. Mais rien ne change. Yves-Marie Le Lay dénonce le déni collectif des responsabilités, la collusion entre pouvoir économique et politique : pour lutter efficacement contre cette pollution il faudrait revoir les pratiques agricoles dont les excédents de nitrates nourrissent ces algues toxiques.

 Algues vertes, un scandale d'état. Nitrates et gaz toxiques, 50 ans de déni, Yves-Marie Le Lay, Libre et Solidaire, 270 pages, 16,90 euros

 

Face au catastrophisme, des démocraties à réinventer

Maître de conférences en science politique au Muséum national d’Histoire naturelle, chercheur au Centre d’écologie et des sciences de la conservation, membre de l’Institut Momentum, Luc Semal rapproche la pensée écologiste et la science politique depuis les années 1960. Face à l'effondrement et à la peur qu'il génère, l'auteur préfère parler de « processus catastrophique, à potentiel apocalyptique, pouvant connaître des phases d’emballements et d’effondrements ». Il s'appuie sur de nombreux exemples d’initiatives et de parcours militants et voit le catastrophisme comme une occasion pour la démocratie de se réinventer, des partages à organiser, une justice à restaurer, malgré des privilégiés qui refusent de changer. Une analyse néanmoins confiante et lucide sur la complexité de la crise écologique.

 Face à l’effondrement. Militer à l'ombre des catastrophes, Luc Semal, PUF, collection L'écologie en question, mars 2019, 368 pages, 22 euros

 

L'éco-aventure d'un tour de France

Militant écologiste, Julien Moreau s'est lancé en 2018 le défi du plus long triathlon au monde avec plus de 6 000 km à travers la France : en vélo de Paris à Marseille ; à la nage de Marseille à Monaco et à pied de Monaco jusqu'au siège de la Fondation de Nicolas Hulot. Le but de cet éco-aventurier ? Sensibiliser, voire éduquer, les Français, les politiques et surtout les jeunes dans les écoles pour une écologie citoyenne engagée. Le récit passionnant et détaillé de cette épopée, avec album photos à l'appui, commence comme un thriller noir, une mésaventure qui aurait pu très mal se finir, après l'ascension risquée du Stok Kangri et 1 000 km en VTT au pays de Gandhi. Inspiré par Mike Horn ou Sylvain Tesson, le Breton de 30 ans s'engage déjà dans de nouveaux projets en catamaran : à suivre !

 L'éco-aventurier. Mon tour de France au service de l'environnement, Julien Moreau, préface de Nicolas Hulot, Hugo Doc, novembre 2019, 320 pages, 18 euros

 

[ AGROÉCOLOGIE & SEMENCES PAYSANNES ] La parole aux acteurs engagés

Créé le : 09/12/2019
Photo : Sans transition !

Le 18 octobre dernier, le magazine Sans transition !, ainsi que Biobreizh et Kaol Kozh, les coopératives de fruits et légumes bio, recevaient à Rennes, Marc Dufumier, pour une conférence dédiée à l'agroécologie et aux semences paysannes. La soirée s'est poursuivie autour d'une table ronde avec les acteurs locaux. Nous avons souhaité donner la parole à nos partenaires engagés, sans qui l'événement n'aurait pas pu avoir lieu.

Jean-Luc Poder est le fondateur et directeur de la société Poder :
Cyriaque Crosnier-Mangeat est le président d'Agrosemens :
Fabrice Rault est le directeur du site grand ouest de Pronatura Bretagne :
Et découvrez le replay de la table ronde grâce à notre partenaire Tébéo !

[ L'AGROÉCOLOGIE PEUT NOUS SAUVER ! ] Entretien avec Marc Dufumier

Créé le : 29/11/2019

Marc Dufumier est ingénieur agronome, docteur en géographie et professeur honoraire d’agriculture comparée à AgroParisTech, est aussi président de Commerce équitable France. Il a réalisé de nombreuses missions d’appui à la conception et à la mise en œuvre de projets de développement agricole dans les pays du Sud et plaide aujourd’hui pour une agriculture paysanne inspirée de l’agroécologie. Nous avons eu la chance de le rencontrer à Rennes lors de la conférence gratuite organisée par Sans transition ! magazine, Biobreizh et Kaol Kozh.

Pour Marc Dufumier, l’agriculture doit tenir compte du fonctionnement de l’écosystème dans sa globalité. Son dernier ouvrage, L’agroécologie peut nous sauver, vient de paraître chez Actes Sud.

Entretien.

Et découvrez le replay de la table ronde grâce à notre partenaire Tébéo !

[ MAZAN ] Succès pour la conférence des Bourguignon !

Créé le : 15/03/2019

La salle de la Boiserie de Mazan (84) était comble mardi 12 mars, au soir. Le public ne s'était pas déplacé pour voir le dernier chanteur à succès, mais pour entendre parler de vers de terre et de racines. En effet, la commune du Vaucluse recevait les « médecins des sols », Claude et Lydia Bourguignon, à l'invitation du magazine Sans Transition ! Provence. 

Un engouement prouvant que cette thématique mobilise et intéresse vivement les citoyen-ne-s. Les Bourguignon, couple de microbiologistes, ont fondé le LAMS (Laboratoire Analyses Microbiologiques Sols), basé à Marey-sur-Tille (Côte d'Or). Ils se sont fait connaître pour leurs diagnostiques qu'ils posent sur l'état des sols et les solutions qu'ils proposent pour les « soigner ». Une activité par l’intermédiaire de laquelle ils ont parcouru le monde, récoltant une impressionnante banque d'échantillons de sols.

Rappeler les « lois du sol »

Durant la soirée de mardi dernier, tous deux ont rappelé les méfaits de l'agriculture productiviste qui, à force d'utilisation de pesticides de synthèse et d'engrais chimiques, ont « violé les lois du sol ».

Dans un passionnant exposé à deux voix, ils ont notamment insisté sur l'importance de favoriser la vie des sols, qui permet de les fertiliser naturellement, mais aussi de les drainer. Champignons, insectes, acariens et autre vers apparaissent alors comme des alliés précieux des paysans plutôt que comme des parasites qu'il faut éliminer.

Des éléments que vous retrouverez en condensé dans l'interview vidéo suivante.

 

La deuxième partie de la soirée a donnée la parole à des acteurs locaux de l'agriculture ou du jardinage durable, mais aussi au scientifique Bernard Seguin. Chacun a pu interroger les Bourguignon sur des thèmes qui leur tiennent à cœur : liens entre sols et réchauffement climatique, alternatives aux pesticides de synthèse...

Retrouvez ci-dessous les interviews sonores de ces différents intervenants ainsi que des entretiens avec Dominique Robin (Atmo Sud) Stéphane Hardouin (France Nature Environnement Paca , Atmo Sud) et Élisabeth Hansberger (Eovi-Mcd Mutuelle).

Blaise Leclerc : quid de l'interdiction des pesticides pour le jardinage ?

 

 

Bernard Seguin : quel stockage du carbone dans les sols ?

 

 

Julien Bourreli : comment réformer la Politique agricole commune (PAC) ?

 

 

Quelles adaptations de la viticulture méditerranéenne aux changements climatiques ?

 

 

La parole à quelques partenaires de la soirée 

Elisabeth Hansberger : santé des sols et santé humaine 

 

 

Dominique Robin (Atmo Sud) et Richard Hardouin (FNE Paca & Atmo Sud) : rendre de la matière organique au sol en évitant les brûlages

 

AGROLOGIE - Dégradation des sols : un phénomène « réversible »

Créé le : 12/03/2019
Claude et Lydia Bourguignon au Chili en 2017 - Crédit photo : LAMS

par Julien Dezécot

Lydia et Claude Bourguignon, spécialistes mondiaux des sols, seront à la boiserie de Mazan (Vaucluse), le 12 mars prochain, pour une conférence, à 19h, organisée par Sans transition !. A cette occasion, nous republions un entretien, paru dans le numéro 4 de Sans transition ! Bretagne, avec les fondateurs du laboratoire d’analyses microbiologiques des sols (LAMS).

Dans quel état sont les terres agricoles de l’Hexagone ?

Les sols agricoles sont relativement endommagés. Les techniques culturales actuelles ne sont pas adaptées aux sols, dans la mesure où elles ont fait disparaître en 50 ans la moitié de la teneur en matière organique des sols. Conséquence : le sol a perdu sa fertilité. Et les agriculteurs sont condamnés à utiliser des fertilisants pour atteindre d’importants rendements. Paradoxalement, alors que le potentiel génétique des céréales devrait permettre des rendements en blé avoisinant les 150 quintaux par hectare, nous ne dépassons que rarement les 80 quintaux aujourd’hui. Des chercheurs néo-zélandais ont montré que la cause résultait bel et bien de la baisse de fertilité du sol.

Comment évoluent les rendements en céréales ?

Ils s’effondrent dans tous les pays. En raison notamment de la déforestation, d’une trop forte irrigation, voire d’une salinisation des sols… Et la conséquence directe de la dégradation des terres arables, ce sont ces baisses de rendements avec, comme corollaire, le risque de malnutrition, de carences, voire de famines dans certaines contrées. En France, on grignote également de plus en plus les terres agricoles de qualité, on bétonne également ! Quant aux terres cultivées, la qualité et les rendements se dégradent eux-aussi.

Comment en est-on arrivé là ?

C’est d’abord l’arrivée massive, après la guerre, des engrais, pour augmenter les rendements. Cette utilisation importante des intrants a signé le début de la dégradation des sols. La spécialisation des cultures, les monocultures, en sont les causes majeures, ainsi que les engrais qui ont favorisé la perte de la matière organique et la minéralisation des sols. Ces engrais ont puisé dans le sol comme dans un garde-manger. Et comme les paysans n’ont pas toujours remis cette matière organique (car les bêtes ont souvent été déplacées hors des champs…), cela implique une chute drastique des rendements. De plus, on a utilisé des engins de plus en plus lourds. Ces derniers, en tassant les sols, ont diminué leur porosité, c’est-à-dire l’entrée de l’air dans les sols, autre facteur de dégradation. Puis on a utilisé les herbicides, l’irrigation à grande échelle, tout cela concourt à la dégradation des sols !

Infos événement.

De l’agroécologie pour sauver le plateau de Valensole

Créé le : 21/12/2018
Crédit photo : Perrine Puyberthier

Par Hélène Saveuse

Derrière la carte postale du plateau de Valensole se cache une autre réalité : les plants de lavandins se meurent à cause d’une maladie véhiculée par un parasite, les sols fatiguent et les masses d’eau souterraine se dégradent. Des acteurs locaux se sont rassemblés autour du projet Regain, afin de mener à des « pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement ».

Sur la table en formica de sa cuisine, Jacky Piatti, agriculteur et lavandiculteur installé à Puimoisson (Alpes-de-Haute-Provence), et Perrine Puyberthier, animatrice du projet Regain pour le Parc naturel régional du Verdon, font le point sur la saison passée.

« Quel taux de dépérissement des lavandins (*) en 2017 ? Quelle technique pour contrecarrer la prolifération de la bactérie tueuse de lavandin, le phytoplasme du Stolbur ? », s’interrogent-ils. Les deux partenaires dessinent et planifient une expérimentation de couverts végétaux dans les champs de lavandins. Ils évaluent les progrès, les risques et surveillent les rendements. Dans quelques jours, ils présenteront aux agriculteurs inclus dans le dispositif Regain les résultats de leurs expérimentations sur les parcelles de Jacky. « Le projet Regain existe pour que la ruralité reste dynamique sur ce territoire. Nous essayons de trouver le bon équilibre entre viabilité économique, valeurs environnementales et sociales », explique Perrine Puyberthier.

 

Jusqu’à 50 % des lavandins contaminés

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Vandana Shiva à Marseille : du théâtre au jardin

Créé le : 16/03/2018
JD / LMDP

Par Eric Dehorter

Vandana Shiva était à Marseille, pour une conférence exceptionnelle organisée par Sant Transition !, au théâtre Toursky, le 21 février dernier. Le lendemain matin, elle se rendait dans des jardins collectifs des Quartiers Nord en compagnie de l'équipe de tournage de PrioriTerre, programme diffusé sur France 3 Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Récit par Eric Dehorter, journaliste de l'émission...

 

A Suzanne

 

Elle est là souriante, dans le salon de l'hôtel, à 8h30 du matin, enveloppée dans un grand duffle-coat bleu marine, qui recouvre son sari. Vandana aurait certainement préféré rester au lit à ne rien faire, c'est son activité préférée quand elle ne parcours pas le monde pour porter le message de l'agriculture paysanne qui doit se débarrasser de l'agrochimie. Mais son agenda lui laisse rarement ce loisir.

Hier elle a été acclamée au Théâtre Toursky dans une salle enthousiaste mais elle est presque rentrée à minuit. Et ce matin, elle sera accompagnée par une équipe de tournage de télévision pour le magazine PrioriTerre de France 3.

En plus, c'est probablement un des jours les plus froids de l'année à Marseille avec un vent qui ne donne absolument pas l'envie de faire des visites.

Mais elle attend avec bienveillance de rencontrer ces marseillais qui animent des jardins collectifs et partagés dans les quartiers nord de Marseille avant de repartir pour une autre conférence, à Montpellier cette fois.

Première rencontre avec Lucile et le collectif Chiendent, un jardin situé dans le quartier des Borels au domaine de l'Annonciade. A l’origine c’est Ambroise, fils de la propriétaire des lieux qui doit accueillir Vandana. Il a prévenu sa maman toute heureuse de la venue de Vandana à l’Annonciade. Suzanne est hospitalisée et doit revenir l’après-midi même finir ses jours dans la maison.

Comme si la visite de Vandana était déjà un hommage, on prévient Ambroise que Suzanne a choisi ce moment pour partir. Emotion dans le groupe, il doit partir pour l’hôpital, il reviendra plus tard. Lucile prend la relève

Au départ c'est Suzanne, la propriétaire des lieux où s’est montée autour d’elle une coopérative d'habitants, qui a accepté d'ouvrir son jardin aux habitants sans terre en mal de jardinage, à côté d'un morceau réservé aux résidents (même si ça se mélange parfois avec bonheur). On s'inspire des techniques de la permaculture, de l'agroécologie et même de l'agroforesterie puis qu'il y a un petit bois en devenir de forêt nourricière dans le terrain.

Vandana Shiva découvre des choux kale qui poussent en plein Marseille - JD / LMDP

Des graines 'Vandana Shiva » dans les Quartiers Nord

Les amandiers sont en fleurs, Vandana en profite pour évoquer l'amande de Californie qui domine le marché avec les trois quart de la production mondiale, au prix d'une industrialisation qui consomme 10% de l'eau de la Californie, importe des tas de ruches au moment de la pollinisation, pour un produit aux piètres qualités gustatives et nutritives. N'achetez pas d'amandes de Californie, vivent les bonnes amandes !

Elle découvre la blette rouge: "quelle merveille de dessin et de conception cette feuille !" Déguste une feuille de chou Kale de Florence: vous savez il y a deux choses qui ont conquises le monde ces derniers temps grâce à leur qualités nutritives: Le chou Kale et le curcuma d'Inde pour ses propriétés notamment anticancéreuses.

Le collectif Chiendent lui explique qu'ils travaillent sur les semences paysannes et regardent ce qui est le mieux adapté au terroir. Ils viennent deux fois par mois et utilisent la plupart du temps les légumes produits sur place pour des repas festifs de solidarité ou de soutien à des causes qui leur tient à coeur.

Par exemple, ils soutiennent le collectif migrants 13 "Al manba" (la source-sous entendu des solutions-en soudanais), ou l'association "Graines et Cinéma" qui apporte des graines paysannes dans des territoires en conflit du moyen orient comme la Syrie et reviennent ensuite avec des images de la vie là bas.

C'est ce qui explique que certains végétaux sont laissés monter en graine dans le jardin. On trouve d'ailleurs dans la réserve, des graines étiquetées "Vandana Shiva". Ce sont des graines sélectionnées au départ par l'association de Vandana, qui ont transitées par le collectif Longo Mai et qui se retrouve à l'Annonciade. Vandana retrouve ainsi au coeur des quartiers nord de Marseille un sachet de graines avec son nom dessus !

"Au fait, vous connaissez l'histoire du nom de mon association? Navdania, les neuf graines ?

Un jour j'étais dans une zone très reculée du Kerala en Inde et je découvre un champ avec neuf cultures! Neuf cultures, mais c'est génial, c'est comme ça que l'on doit provoquer des synergies entre les plantes pour renforcer leur système immunitaire et entre autre se passer des pesticides ! C'est super! "

Sur le côté, un paysan regarde intrigué son enthousiasme et utilise un nom de sa langue locale: "Evidemment! Navdania, les neufs graines: il y a neuf planètes dans notre système, alors je plante neuf cultures dans mon champ, ainsi je me préoccupe aussi bien du cosmos que de la diversité alimentaire nécessaire à la bonne nutrition de mon corps ! Navdania, neuf récoltes !

 

Devant cette démonstration pleine de bon sens et d'universalité, j'ai décidé d'appeler mon mouvement Navdania ! "

Vandana Shiva émerveillé par la beauté d'une feuille de blette rouge - JD / LMDP

Apprendre à « faire pousser de la nourriture »

Mais il est déjà l'heure de passer au jardin suivant, le jardin des Aures. Ici c'est Nidal qui lui explique que le site appartient à la paroisse protestante. On y accueille à la fois des cours de français pour étrangers, du soutien informatique ou des distributions des Restos du Coeur. On y trouve également une école à pédagogie alternative, « Bricabracs », type Freinet/ Korczak/ Freire/ Ecole du 3e type, et accessible à toutes les familles avec des cotisations très faibles. L'équilibre financier est difficile à atteindre et l'école, qui se présente plutôt comme un lieu d’espaces éducatifs, est toujours en recherche de soutiens financiers, les chiendents ont déjà prévu un repas de soutien pour la cause.

Justement les enfants sont comme chaque semaine en train de jardiner, de même que d'autres habitants du quartier qui ont eu vent de la visite de Vandana!

Les enfants sont en train d'établir une "lasagne", avec Lilian le jardinier, une technique de culture multicouches empruntée à la permaculture, alternant bois, compost, déchets végétaux frais et déchets de cuisine dans laquelle les plantes seront installées pour que les racines soient à l’aise avec beaucoup de matière organique.

" Vous savez, leur dit Vandana, ce que vous apprenez là, c'est probablement le cours le plus important, savoir faire pousser sa nourriture. Mais il ne faut pas simplement l'apprendre, plus tard il faudra le faire ! " On lui montre un poulailler. Au bout d'un moment Vandana interpelle Nidal.

" Vous savez, vous devriez faire une banque de graines ici, vous êtes bien installés pour ça. Partout il faut sélectionner les graines paysannes qui s'adaptent le mieux au terroir. Ça prend du temps mais au final on a des plantes qui ont beaucoup plus de qualité nutritives que les hybrides produites par les semenciers et qu'on ne peut pas reproduire.

Ici vous pouvez produire vos propres graines et les conserver, je vous mettrai en relation avec mes correspondants européens si vous voulez. Vous savez que nous faisons des formations pour apprendre aux gens à cultiver, conserver, sélectionner les meilleures semences paysannes pour leur terroir. C'est absolument le travail qu'il faut faire.

Les industriels veulent faire croire qu'ils peuvent produire une graine universelle qui peut aller partout mais en fait ils veulent surtout breveter le vivant et en avoir le monopole pour que ça leur rapporte de l'argent. Les petits paysans en Inde qui reproduisent les graines qu'ils ont sélectionnées depuis longtemps, ça ne leur rapporte rien !

Vous devez avoir des variétés adaptées à chez vous ! "

JD / LMDP

C'est déjà l'heure de déjeuner rapidement sur place. Un repas végétarien a été préparé, l'heure tourne, on échange les coordonnées avant le départ de la dame.

Ambroise est de retour, il s’excuse pour l’émotion qui le submerge, il parle de l’Inde et de la relation que sa maman entretenait avec cette culture sans y être jamais allée. Attentive, Vandana lui explique que sa maman a juste changée d’état mais qu’elle est toujours là et que ce qu’elle a semé grandit.

Au jardin des Aures on est content, à deux pas de la cité Kalisté où le collectif anime un autre jardin, eux qui ne voient jamais les édiles de la ville venir à leur rencontre ont reçu la représentante de l'agroécologie d'un des plus grands pays du monde, et malgré son emploi du temps contraint, elle s'est arrêtée pour y semer une nouvelle petite graine !

 


Retrouvez Vandana Shiva dans l'émission Prioriterre, sur France 3 Provence-Alpes-Côte-d'Azur, les samedis 24 et 31 mars après le journal de 19h en Provence-Alpes et les dimanches 25 mars et 1er avril, après le journal de 19h, en Côte d'Azur.


Gérard Grec, membre du collectif "Chiendent" présente les activités de cette association de "jardiniers militants" à Marseille.

 

LIONEL ASTRUC : « On ne peut pas réserver la transition écologique à des classes privilégiées »

Créé le : 08/03/2018
Lionel Astruc, à Marseille, en février 2018 - JD/LMDP

Lionel Astruc est journaliste et auteur. Ses sujets de prédilection ? L'écologie et la solidarité, qu'il juge indissociables. Nous l'avons rencontré à l'occasion des conférences de Vandana Shiva organisées par Sans Transition ! fin février à Marseille, Montpellier et Rennes. En mai 2017, il animait une série d’entretiens entre l'altermondialiste indienne et Nicolas Hulot, aboutissant à la publication récente de l'ouvrage Le Cercle vertueux chez Actes Sud. Maison d'édition avec laquelle Lionel Astruc prépare actuellement un projet de « ferme université » agroécologique, près d'Arles. Il nous en dit plus...

TOP DÉPART DU TOUR DE FRANCE DE L'AGROÉCOLOGIE

Créé le : 16/06/2017

Le « Fermes d’Avenir Tour » a été lancé à 19h hier soir, jeudi 15 juin 2017. L’association Fermes d’Avenir, qui met en place des dispositifs en faveur d’un modèle de développement agricole, organise ce premier Tour de France dédié à l’agroécologie et la permaculture.

Du 15 juin au 17 septembre, l’équipe sillonnera la France en marquant des haltes de trois jours dans chaque localité visitée. Ces trente étapes sont l’occasion de mettre en avant chaque terroir. Sérieuses ou plus ludiques, les activités proposées ont pour ambition d’éveiller les consciences sur la pertinence de développer l'agroécologie. A cette occasion, une monnaie alternative est créée : le FAT Coin. Il permet de traduire l'euro en « coin » et offre des réductions sur les achats effectués dans le village du tour auprès de producteurs locaux. Conférences, formations, musique, soirées festives, mais aussi projections de documentaires en exclusivité, ce festival mobile et éco-responsable s'engage pour rendre la transition accessible à tous.

La carte interactive suivante vous permettra de découvrir chaque étape programmée aux quatre coins de l’hexagone.

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