Abattre à la ferme pour limiter le stress des animaux

Créé le : 21/07/2016
Bernard et Christine Leroy Berger militent pour un abattage à la ferme

Suite à la diffusion des vidéos de L214 faisant état de maltraitances et de graves dysfonctionnements dans plusieurs abattoirs du sud de la France, Sans Transition a enquêté pour savoir s'il est possible de changer durablement les pratiques d'abattage. Certains éleveurs militent pour un abattage à la ferme pour diminuer le stress des bêtes. C'est le cas de Bernard Leroy-Berger qui élève avec sa femme, Christine, des chèvres et des chevreaux, près de Malaucène, dans le Vaucluse. Retrouver notre dossier « Abattage : peut on faire autrement ? », dans le n°1 de Sans Transition. 

 

Vous faites du fromage mais aussi un peu de viande de chevreau. Que vous ont inspiré les images récemment diffusées par l'association L214 faisant état de maltraitances dans certains abattoirs ?

Nous sommes très sensibles à la condition des animaux. Les chevreaux, nous les élevons du début jusqu'à la fin et nous les accompagnons à l'abattoir. C'est toujours choquant de voir des images comme ça. C'est pourquoi nous militons pour que l'abattage puisse se faire à la ferme. Avec d'autres éleveurs, nous suivons de près le travail du collectif, « Quand l'abattoir vient à la ferme », qui réfléchit à cette possibilité de faire l’abattage sur place pour éviter le stress des animaux.

Stress qui est en partie dû au transport des bêtes ?

Oui. Nous avons travaillé avec au moins cinq abattoirs depuis que nous faisons ce métier. Plusieurs ont fermé, notamment pour des raisons de mises aux normes. Il faut aller de plus en plus loin. Il se posait aussi le problème de l'organisation des établissements. Dans certains, c'était l'usine, des camions venaient de toute la France et au final nous n'avions aucune certitude que le produit qu'on nous remettait en bout de chaîne était le nôtre.

Vous allez désormais à l'abattoir de Tarascon. Ce problème de traçabilité se pose-t-il encore ?

Non. Ça se passe plutôt bien. On voit les animaux jusqu'au bout, c'est transparent. Mais nous tenons à les amener nous-mêmes à l’abattoir. Le problème principal reste le transport : il faut environ une heure de route pour rejoindre l'établissement. C'est long pour les animaux.

 

Plus d'infos :

Sur la page Facebook du collectif "Quand l'abattoir vient à la ferme"

 

 

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