Maïs toxique dans le port de Brest : des organisations demandent l'ouverture d'une enquête

Créé le : 17/01/2017
Vue du port de Brest, où est sont bloquées 25 000 tonnes de maïs depuis la mi-décembre - FD

25 000 tonnes de maïs restent bloquées dans le port de Brest. Stockée depuis la mi-décembre dans des silos, la marchandise appartenant à la coopérative Nutréa-Triskalia a été immobilisée pour cause de toxicité. En effet, les céréales provenant de Roumanie sont traités à la phosphine, un biocide dangereux pour la santé et, à ce titre, interdit d'utilisation en France. 

Détruire la marchandise

Les pouvoirs publics avaient été alertés en décembre par des salariés de Nutréa-Triskalia et des dockers du port de Brest. Une dizaine d'organisations (dont le Comité de soutien aux salariés de Triskalia victimes des pesticides et Europe Ecologie les Verts) demandent « la destruction immédiate et sous contrôle des 25 500 tonnes de maïs traitées à la phosphine, sans oublier les 59 tonnes déjà livrées à l’entreprise Nutréa-Triskalia de Plouisy dans les Côtes-d’Armor » (source : communiqué du Comité de soutien aux salariés de Triskalia victimes des pesticides – 16 janvier 2016).

L'ouverture d'une enquête demandée

Ces mêmes organisations demandent l'ouverture d'une enquête portant notamment sur « Le respect de la réglementation concernant l’utilisation de certains fumigants en France, et particulièrement de l’utilisation de la phosphine », « le respect de la législation sociale concernant la sécurité des personnels affectés à la manutention, au traitement et au transport de la cargaison », « la traçabilité des céréales transportés » ou encore « la transparence des contrôles effectués par les services de l’État, ». Enfin, les organisations « s’étonnent du silence de la Région qui assume la responsabilité de la gestion des ports et n’a pas été en capacité d’imposer un cahier des charges qui permette de protéger les travailleurs et les populations, contre la dangerosité de produits comme la phosphine ».

Tags: 

Partager