Pesticides

[ PESTICIDES ] La FNE soutien les maires du 04 et 05 dans la démarche de protection de leurs concitoyens

Créé le : 13/09/2019

Alors que le gouvernement a lancé lundi 9 septembre une consultation portée conjointement par les ministères de la Santé, de l’Agriculture et de la Transition écologique sur le projet de décret visant à respecter une distance minimale entre les cultures traitées aux pesticides et les habitations, France Nature Environnement en Paca, salue l’engagement des Maires de Revest-des-Brousses, d’Aubenas-les-Alpes (04) et de Puy-saint-André (05) qui ont signé des arrêtés municipaux encadrant strictement l’épandage de pesticides sur leurs communes.

Protéger les riverains des expositions directes aux pesticides : une nécessité

La consommation des pesticides en France est en hausse : + 12,4% en 10 ans. Les effets nocifs des pesticides sur la santé des agriculteurs et des riverains sont connus. Pourtant, seuls quelques espaces (écoles, hôpitaux, zones de captage) bénéficient aujourd’hui de mesures protectrices face aux épandages. Cela va à contre-courant des études scientifiques, du principe de précaution et des attentes de la société.

Face à l’inertie de l’Etat, en témoignent les projets de décret et d’arrêté qui prévoient une distance minimale d’épandage de 5 à 10 mètres entre les zones traitées et les habitations, la mobilisation des élus locaux est indispensable. Nous saluons donc l’engagement des maires qui portent la voix de leurs concitoyens et assument publiquement de prendre des arrêtés illégaux pour préserver la santé et l’environnement.

Pour Martine Vallon, Présidente de France Nature Environnement Alpes de Haute-Provence « L’arrêt des pesticides de synthèse est une nécessité, mais l’interdiction pure et simple n’est pas suffisante. Seul un changement des pratiques agricoles permettra de protéger les citoyens de ces produits nocifs. L’ensemble des acteurs – agriculteurs, riverains, chercheurs, élus locaux, associations, syndicats – doit travailler de concert pour construire des solutions à la hauteur de l’enjeu sanitaire et environnemental ».

France Nature Environnement se mobilise 

Parce que la population appelle à vivre #LoinDesPesticides, la FNE souhaite interpeller les membres du gouvernement qui ont le devoir d’assurer cette protection en créant des zones de non traitement (ZNT) pour les riverains, à l’instar de ce qui  est déjà mis en œuvre pour les cours d’eau (pétition à signer).

FNE Provence-Alpes-Côte d’Azur portera ce discours lors de la Commission Régionale de l'Agro-écologie, qui se tiendra le 19 septembre à la Préfecture de région à Marseille en présence de M. le Préfet Pierre-Étienne BISCH, chargé d'une mission de coordination interministérielle du plan de réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires et de sortie du glyphosate.

Le Conseil d’État a jugé que l'absence de mesure de protection des riverains contre la pulvérisation des pesticides était illégale. Si le gouvernement ne répond pas aux attentes des citoyens, la FNE attend continuer à faire pression sur celui-ci.

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[ Arrêté pesticides de Langouët ] Le tribunal administratif suspend l’arrêté du maire

Créé le : 27/08/2019
Photo : Abujoy / wikimedia commons

Le tribunal administratif de Rennes a décidé ce jour de suspendre l’arrêté contre les pesticides du maire de Langouët au motif que ce dernier ne serait pas compétent pour prendre un tel arrêté et dans l’attente du jugement sur le fond.

Générations Futures déplore cette décision dans un communiqué et en appelle à la responsabilité de tous les édiles de France, relayant ainsi le cri d'alarme lancé par Daniel Cueff il y a quelques jours.

Voilà plus de 3 mois que Daniel Cueff, maire de Langouët en Ille-et-Vilaine, a décidé de prendre un arrêté municipal interdisant l’utilisation de pesticides près des habitations ou locaux professionnels. Convoqué devant le tribunal administratif de Rennes le 22 août, l'édile a bénéficié d'un large soutien de la part de particuliers, d'associations et d'ONG venus l'applaudir à la sortie de l'audience. Le tribunal vient de rendre son jugement et suspend la décision du maire.

« Générations Futures déplore cette décision du tribunal de suspendre l’arrêté et maintient tout son soutien à Daniel Cueff qui a décidé de faire appel de cette décision. Alors même que dernièrement, dans une vidéo, Emmanuel Macron reconnaissait les conséquences sur la santé publique des pesticides et qu’il annonçait sa volonté d’aller vers un encadrement des zones d’épandage, notre association ne peut que regretter ce jugement qui va à l’encontre de cet objectif et va laisser la population de Langouët sans protection face aux pesticides. » déclare François Veillerette, directeur de Générations Futures.

« Nous invitons tous les maires de France à prendre des arrêtés similaires. Pour amplifier ce mouvement, notre association va d’ailleurs lancer prochainement un outil permettant aux internautes d’interpeller directement leurs édiles sur ce sujet. D’ici le prochain congrès des maires de France qui se tiendra fin novembre, nous espérons que des centaines d’autres maires auront rejoint Daniel Cueff et la vingtaine d’élus ayant déjà pris de tels arrêtés. Nous profiterons de ce congrès des maires pour présenter au Sénat le 21 novembre en présence de certains de ces maires courageux, et avec le soutien du sénateur Joël Labbé, l’état des lieux de la situation. Par ailleurs, nous appelons tous les candidat.es aux municipales de 2020 à s’engager d’ores et déjà, devant les électeurs, à prendre des arrêtés similaires à celui de Daniel Cueff en cas d’élections. Les électeurs pourront ainsi choisir en connaissance de cause leur future équipe municipale. »

Le prochain rassemblement de soutien à Daniel Cueff aura lieu le dimanche 08 septembre à 15h00, aux Halles Martenot à Rennes.

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> 96% des français soutiennent l'idée d'interdire les pesticides à moins de 150 mètres des habitations

[ PESTICIDES ] 96% de personnes soutiennent l’idée d’interdire les pesticides à 150 mètres des habitations !

Créé le : 22/08/2019

Paris/Rennes, le 20 août 2019 : Le maire de Langouët, Daniel Cueff est convoqué, jeudi 22 août 2019 à 9h, par la préfète d’Ille et Vilaine devant le tribunal administratif de Rennes pour avoir signé un arrêté municipal visant à interdire les pesticides de synthèse « à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d’habitation ou professionnel. »

Dans un sondage IFOP* exclusif commandé par Agir pour l’Environnement, 96% des personnes interrogées soutiennent l’idée d’une interdiction des pesticides à 150 mètres des habitations. Pour Agir pour l’Environnement, cette quasi-unanimité apporte la preuve que la décision prise par le maire de Langouët est non seulement juste du point de vue sanitaire mais qu’elle est également plébiscitée par l’opinion publique.

La démarche contentieuse engagée par la préfète d’Ille et Vilaine est révélatrice d’une vision rétrograde de l’agriculture, usant et abusant du droit pour tenter de museler un débat nécessaire et légitime autour de l’utilisation irraisonnée des pesticides de synthèse.
 
Un rassemblement de soutien au maire de Langouët est organisé jeudi 22 août 2019 à 9h devant le tribunal administratif de Rennes. A cette occasion, Jacques Caplat, secrétaire général d’Agir pour l’Environnement, remettra officiellement au maire de Langouët les 42.519 messages de soutien que l’association a rassemblés.

* Lien vers le détail du sondage mené les 08 et 09 août 2019 auprès d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
 

[CONFERENCE] - Les effets sur notre santé des pesticides et des Perturbateurs endocriniens – François Veillerette (Générations Futures)

Créé le : 10/10/2018
François Veillerette, directeur de Générations Futures - Crédit : Générations Futures

François Veillerette, Directeur de l'association Générations Futures, donnera une conférence exceptionnelle sur le thème « Pesticides, Perturbateurs endocriniens, quels effets sur notre santé ? » , jeudi 11 octobre à 19 heures à la Maison de l’Environnement de Lyon, 14 avenue Tony Garnier, Lyon 7ième. Un événement auquel Sans Transition ! Auvergne-Rhône-Alpes est partenaire. 

Comment nous protéger ?

François Veillerette décrira les graves effets nocifs de ces produits dangereux et surtout nous donnera des clefs pour nous protéger et protéger nos enfants. Il est est une voix forte en Europe sur le sujet et auteur de nombreux ouvrages, notamment Perturbateurs endocriniens, la menace invisible, coécrit avec Marine Jobert aux éditions Buchet – Chastel (2015). Plus récemment, il a écrit avec Fabrice Nicolino le manifeste Nous voulons des coquelicots, (Les Liens qui Libèrent, 2018) en lien avec la pétition du même nom demandant l'interdiction des pesticides de synthèse.

A lire : notre enquête, Pesticides: l’agriculture peut-elle se désintoxiquer ? 

Entrée libre.

Plus d'infos : www.facebook.com/events/179310989615389/

Joël Labbé, sénateur du Morbihan : « Les promesses ne suffisent plus, le glyphosate doit être interdit »

Créé le : 30/05/2018
Joel Labbé, sénateur du Morbihan- crédit : DR

L'Assemblée nationale a refusé d'inscrire une date butoir pour l'interdiction de l'herbicide controversé, en première lecture de la loi Agriculture et Alimentation (ou loi « Travert »), le 28 mai dernier. Réaction de Joël Labbé, sénateur EELV du Morbihan et à l’origine de la loi dite « Labbé » qui réglemente l’usage des produits phytosanitaires.

Que vous inspire le rejet de la proposition d’amendement sur l’interdiction du glyphosate par l’Assemblée nationale ?

C’est une grosse déception, notamment parce que le président de la République s’était engagé à interdire la substance au plus tard dans trois ans. Le délai est suffisant. Il est temps d’en finir avec le glyphosate. C’est un herbicide total qui a d’importantes répercussions sur l’environnement et induit une perte de biodiversité. La question de l’impact sur la santé humaine est également en jeu. Lorsqu’on parle « d’incertitudes scientifiques », on doit pouvoir s’en remettre au principe de de précaution1.

Les détracteurs de l’interdiction du glyphosate avancent qu’il faudrait pouvoir compter sur des alternatives…

Il existe déjà des alternatives de qualité de plus en plus efficaces en terme de rendement, comme l’agriculture biologique. Mais il s’agirait de faire évoluer le modèle agricole, avec des aides publiques via la PAC. Or, le poids des lobbies de l’industrie agroalimentaire et des pesticides est prépondérant. Derrière la position du gouvernement, on trouve celle de la FNSEA. L’autre argument évoqué pour empêcher l’abandon du glyphosate est celui de la concurrence déloyale des pays voisins. Mais l'on pourrait interdire l’importation des produits provenant d’États européens utilisant la substance. 

Pensez-vous que la sortie du glyphosate d’ici à 2021 est possible sans contrainte légale ? 

Ça fait longtemps que les promesses ne suffisent plus, nous avons besoin d’une interdiction. Les méfaits du glyphosate sont tels qu’il y a urgence ! Cette situation dépasse les clivages politiques. C’est aussi une question internationale : la position de la France est attendue au niveau de l’Europe.

Fin juin, le projet de loi sera étudié au Sénat. Quel est votre objectif ?

Conserver les avancées votées par l’Assemblée Nationale, comme l’ouverture des chambres d’agriculture aux ONG environnementales et l’objectif de 20 % de bio dans les cantines. Puis, il faudra rouvrir le débat sur le glyphosate afin d’aller plus loin que l’Assemblée. Et donc l'interdire une bonne fois pour toute !



1 Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a estimé le glyphosate « probablement cancérogène », ndlr.

 

 

Conférence avec François Veillerette et Gilles Nalbone : "les perturbateurs endocriniens, quels risques pour la santé ?"

Créé le : 28/05/2018
François Veillerette, porte-parole de Générations Futures - DR

On les trouve dans notre alimentation, dans les produits cosmétiques, dans les meubles et même dans nos vêtements. Les perturbateurs endocriniens ont envahi notre environnement. Quels dangers exactes représentent-ils pour notre santé ? Comment les éviter ? A l'occasion de la semaine du développement durable, Sans Transition ! Provence, l'associationPain et Liberté et la Biocoop Nature Eléments, invitent François Veillerette, directeur et porte-parole de Générations Futures pour une conférence sur les perturbateurs endocriniens le 30 mai à Vaison-la-Romaine (84).

François Veillerette sera accompagné de Gilles Nalbone, Directeur de recherche émérite àl'INSERM et correspondant local (Marseille) du Réseau Environnement Santé. Ainsi que de André Bucher, paysan bio et écrivain.

La conférence sera suivie d'un cocktail offert par la Biocoop Nature Elements de Vaison-la-Romaine et Pain et Liberté avec les produits Artisans du Monde.

- Mercredi 30 mai à 19h au centre culturel de Vaison La Romaine -

 


 

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Un perturbateur endocrinien est un agent chimique capable d’interférer dans le système hormonal d’un organisme. 

"Un perturbateur endocrinien qui se fixe sur le récepteur hormonal d’un organe ou d’un tissu peut alors créer un stimulus et modifier le comportement de celui-ci, même lorsque aucune hormone n’a été sécrétée. Les perturbateurs peuvent aussi bloquer l’action des hormones en se fixant en grand nombre sur les récepteurs que ces dernières doivent utiliser ".

Selon  Générations Futures, " 73,3 % pesticides le plus souvent décelés dans les eaux souterraines ou les cours d'eau seraient pour la plupart des perturbateurs endocriniens. Ces substances chimiques, qui perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies, ont été décelées à 53,3% dans les pesticides prélevés dans les eaux souterraines... et à 50% dans ceux existants dans l'eau du robinet."

François Veillerette est également président du réseau européen Pesticides Action Network, l’auteur de «Pesticides, le piège se referme» et coauteur de «Pesticides, révélations sur un scandale français»

Retrouvez l'interview de François Veillerette pour Sans Transition ! lors de sa venue pour une conférence sur les pesticides à Manosque (04)

Pour aller plus loin, retrouvez notre dossier Perturbateurs endocriniens : comment les éviter ?, dans le numéro 8 de Sans Transition !

 

Viticulture - Cécile Claveirole (France Nature Environnement) : « Des alternatives aux pesticides peuvent être rapidement mises en place »

Créé le : 19/03/2018
Pixabay

C'est la semaine des alternatives aux pesticides, du 20 au 30 mars prochain. À cette occasion, Sans Transition ! Occitanie est partenaire d'un café-débat, organisé par France Nature Environnement Languedoc-Roussillon (FNE LR), sur les alternatives aux produits phyto dans la viticulture, jeudi 22 mars, au Gazette Café de Montpellier. Trois questions à Cécile Claveirole, référente agriculture pour FNE et intervenante dans la discussion de jeudi prochain. 

Pourquoi la viticulture est-elle emblématique des problématiques liées à l'usage des produits phyto ?

La vigne est une production emblématique du Languedoc. Mais c'est aussi une des productions sur lesquelles on utilise le plus de pesticides. Paradoxalement, la viticulture est aussi un secteur dans lequel des évolutions rapides sont possibles. C'est en viticulture que l'on rencontre le plus d’AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) et de producteurs bio.

Peut-on aujourd'hui aisément se passer de pesticides dans ce secteur ?

Cela est plus facile que pour les grandes cultures de céréales. Notamment parce que l'enherbement dans les rangs de vigne est facile à mettre en œuvre. Par ailleurs, la répartition de haies en bordure des parcelles peut en général se faire sans trop de difficultés. Ces dispositions permettent de diminuer l'utilisation des pesticides car elles facilitent le développement d'insectes dits « auxiliaires » qui s’attaquent aux parasites de la vigne.

Si les agriculteurs ne traitent plus, ils auront en général des rendement moins importants. Mais les viticulteurs bio s'en sortent néanmoins très bien. Les principaux risques dans la viticulture sont d'ailleurs davantage liés aux aléas météo (gel, grêle...) qu'aux maladies et parasites.

Quelles sont les principales alternatives aux pesticides en viticulture ?

Nous l'avons vu, il y a les insectes auxiliaires. En bio et même en conventionnel, le cuivre est utilisé comme alternative aux traitements chimiques, notamment pour lutter contre une maladie comme le mildiou. Mais le cuivre a tendance à trop s'accumuler dans les sols. Des expérimentations sont tentées, comme le mélange de cuivre et d'huiles essentielles ou de tisane de plantes, avec des résultats intéressants.

Mais l'utilisation de pesticides reste liée au rendement que l'on attend. Les GGP (Indication Géographique Protégée) et les AOP (Appellation d'Origine Protégée limitent les rendements. Ce qui permet par ailleurs une meilleure valorisation des produits. Et de diminuer les produits chimiques et engrais. Le raisin n'en est que meilleur, il a moins besoin d'eau et est plus concentré en sucre.

 



Pour aller plus loin 

Sans Transition ! organise une conférence sur les perturbateurs endocriniens en compagnie de François Veillerette, directeur de l'association Générations Futures, le mercredi 30 mai, à Vaison-la-Romaine (84). Ci-dessous, une interview vidéo de François Veillerette réalisée à l'occasion d'un débat animée par Sans Transition !, à Vannes (56), le 12 octobre dernier.

 

PESTICIDES - Joël Labbé, sénateur du Morbihan : « Il faut sanctionner les commerces qui enfreignent la loi »

Créé le : 12/07/2017
Joël Labbé sénateur écologiste du Morbihan - Crédit : DR

Une récente enquête de l'association Consommation Logement Cadre de Vie indique que 44% des enseignes qui vendent des pesticides aux particuliers ne respectent pas la réglementation. Trois questions à Joël Labbé, sénateur écologiste du Morbihan, auteur de la loi destinée à encadrer l'utilisation des produits phytosanitaires, entrée en vigueur le 1er janvier 2017. 

Pourquoi certains commerces signalés dans l'enquête de la CLCV ne respectent-ils pas la loi ?

Parce que les pesticides chimiques, pour être vendus aux particuliers, doivent être placés sous vitrines. Ils doivent aussi être présentés au client par l'intermédiaire d'un vendeur qui a reçu une formation spécifique de conseil. Il faut rectifier le tir ! Les textes doivent être appliqués. Les choses seront plus simples à partir du 1er janvier 2019 car tous les pesticides chimiques seront interdits à la vente à cette date. Il convient néanmoins de sanctionner les enseignes qui enfreignent la réglementation actuelle. L'idée de Macron et d'En Marche c'est de donner aux entreprises un « droit à l'erreur ». Je propose de passer d'abord par un avertissement avec une mise en demeure d'un mois. Et, le cas échéant, d'adopter des amendes lourdes.

Faites-vous confiance au gouvernement pour faire exécuter la loi, en 2019 ?

La vente sera de fait interdite par la loi. Ce sera plus simple de faire appliquer les règles. Ce qui est en jeu, c'est la santé humaine, la qualité de l'eau et la biodiversité.

Quelles sont les alternatives disponibles aux pesticides chimiques ?

D'abord, il est possible de désherber mécaniquement avec du matériel spécifiquement conçu pour cela. Ensuite, les particuliers et surtout les communes peuvent laisser 15 cm de terre en pied de façade des immeubles, là où poussent habituellement les « mauvaises herbes ». Cela peut inciter les citoyens à se réapproprier l'espace public en y plantant des fleurs, par exemple.

Par ailleurs, il existe une liste de 800 préparations dites « naturelles peu préoccupantes », comme le purin d'orties ou le paillage par exemple. Celles-ci permettent de repousser les insectes indésirables et les parasites et de nourrir les plantes. Ces réponses sont déjà mises en œuvre par les maraîchers bio qui produisent fruits et légumes sans pesticides. Il suffit de les appliquer aux potagers et jardins domestiques.

 

Plus d'infos :

www.clcv.org/actualites/pesticides-vendus-en-magasins-44-des-enseignes-en-infraction.html

 

Lizildry (22) : 470 fois trop de pesticide

Créé le : 12/06/2017
Carte de la région de Plougrescant - Crédits : Géoportail

47000 nanogrammes par litre d’eau. C’est la concentration de propamocarbe décelée en mars dans le Lizildry, un ruisseau des Côtes d’Armor situé près de Plougrescant, par le Conseil général. Du jamais vu depuis 2008. La teneur de ce fongicide, principalement utilisé sur les cultures légumières, ne doit légalement dépasser des 100 nanogrammes par litre. En cause, notamment : les faibles pluies de mars et des mois précédents, propices à la rétention des molécules dans le sol.

Plus d'info : Eaux et rivières

 

Maïs toxique dans le port de Brest : des organisations demandent l'ouverture d'une enquête

Créé le : 17/01/2017
Vue du port de Brest, où est sont bloquées 25 000 tonnes de maïs depuis la mi-décembre - FD

25 000 tonnes de maïs restent bloquées dans le port de Brest. Stockée depuis la mi-décembre dans des silos, la marchandise appartenant à la coopérative Nutréa-Triskalia a été immobilisée pour cause de toxicité. En effet, les céréales provenant de Roumanie sont traités à la phosphine, un biocide dangereux pour la santé et, à ce titre, interdit d'utilisation en France. 

Détruire la marchandise

Les pouvoirs publics avaient été alertés en décembre par des salariés de Nutréa-Triskalia et des dockers du port de Brest. Une dizaine d'organisations (dont le Comité de soutien aux salariés de Triskalia victimes des pesticides et Europe Ecologie les Verts) demandent « la destruction immédiate et sous contrôle des 25 500 tonnes de maïs traitées à la phosphine, sans oublier les 59 tonnes déjà livrées à l’entreprise Nutréa-Triskalia de Plouisy dans les Côtes-d’Armor » (source : communiqué du Comité de soutien aux salariés de Triskalia victimes des pesticides – 16 janvier 2016).

L'ouverture d'une enquête demandée

Ces mêmes organisations demandent l'ouverture d'une enquête portant notamment sur « Le respect de la réglementation concernant l’utilisation de certains fumigants en France, et particulièrement de l’utilisation de la phosphine », « le respect de la législation sociale concernant la sécurité des personnels affectés à la manutention, au traitement et au transport de la cargaison », « la traçabilité des céréales transportés » ou encore « la transparence des contrôles effectués par les services de l’État, ». Enfin, les organisations « s’étonnent du silence de la Région qui assume la responsabilité de la gestion des ports et n’a pas été en capacité d’imposer un cahier des charges qui permette de protéger les travailleurs et les populations, contre la dangerosité de produits comme la phosphine ».

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