Solidarité

[Covid-19] : Un carnaval A'tipik

Créé le : 07/05/2020
équipe d'A'tipik . crédit : Julien Dezécot

Par Julien Dezécot

Face au coronavirus, l'entreprise d'insertion 13 A'tipik, basée à Marseille, réalise des masques homologués en coton, tant pour les personnels soignants que pour les particuliers. Grâce à ses 25 salariés, elle pourrait produire jusqu'à 30 000 masques dans les prochains mois. Et ainsi permettre, avec les autres ateliers improvisés de France, un déconfinement progressif et sécurisé de la population.

Clac, clac, clac, clac… Une vingtaine de machines à coudre ronronnent, au rez-de-chaussée du 10 rue des Antilles, à Marseille. Leurs aiguilles piquent inlassablement le coton blanc, dans un va-et-vient mécanique qui bat la mesure. Masqués, une vingtaine de salariés en insertion s'appliquent à confectionner, depuis mars, une myriade de tissus nacrés, pour protéger particuliers et professionnels.

Situé au pied de la Bonne Mère, l'atelier de couture 13 A'tipik produit désormais les fameux masques FFP2, ainsi que des blouses de protection. Cet atelier de haute couture et prêt-à-porter a obtenu – comme une quarantaine d'autres structures - l'appel d'offres du ministère de la Défense, pour produire ces protections homologuées.

Téléphone en main, cheveux de jais et regard bienveillant, Sahouda, la cinquantaine, est une entrepreneuse sociale dans l'âme. « Encore un appel à produire des masques..., souffle-t-elle en raccrochant. Mais mon carnet de commandes est déjà plein ! » Maintenant, il va lui falloir négocier des délais de production car tous ses clients veulent les masques dès à présent, alors qu'ils mettront 3 ou 4 mois à produire les 30 000 unités souhaitées. Parmi les clients, des structures publiques comme les hôpitaux de Martigues ou des mairies de la région Sud, et d’autres privées, avec les fédérations du BTP.

atelier A'tipikcrédit photo : Julien Dezécot

En consultant les réseaux sociaux sur son smartphone, Sahouda se réjouit. C'est une très bonne nouvelle qui tombe pour la fondatrice de l'atelier, ancienne salariée d'une mission locale à Avignon. « Nos masques viennent juste de permettre au Gang des casseroles marseillais – un collectif associatif composé notamment de la Banque alimentaire et des Apprentis d'Auteuil- de servir des repas sains aux plus démunis dans de bonnes conditions sanitaires ». Au même moment, c'est une pharmacienne et un citoyen du quartier qui toquent à l'atelier, pour tenter de commander à leur tour les précieux sésames, vendus entre 3 et 4 euros pièce. Tandis que Sahouda accepte l'aide de son neveu pour venir travailler à l'atelier la semaine prochaine...

Avant le Coronavirus, « on a commencé par réaliser des masques pour nous, pour pouvoir continuer à travailler, avec des chutes de tissus, poursuit Sahouda. C'est l'une des salariés, Shanon, sourde et malentendante, qui a créé un modèle qui nous plaisait. Puis je me suis dit, début mars, et si on produisait une petite série de 300 en coton, pour les donner aux gens de notre entourage ? » Mais l'aventure ne s'arrêtera pas là. Sahouda se blesse accidentellement à la jambe le jour du confinement, mi-mars. Vissée devant son ordinateur, elle découvre l'appel d'offres du ministère. Un coup de fil et quelques essais plus tard, l'atelier qui confectionnait jadis du prêt à porter féminin de qualité, notamment pour de grandes marques, se métamorphose en carnaval solidaire pour produire des masques.

Comme dans une famille

Si les masques sont récents dans cet atelier d'insertion créé il y a 9 ans, la solidarité y est quant à elle ancrée depuis toujours. « Nous sommes comme une petit famille au sein de l'atelier. Dès que les uns ou les autres ont des soucis, ils savent qu'ils peuvent venir m'en parler et que j'ai toujours une oreille attentive pour eux », souligne Sahouda dans une forme de management maternaliste. Elle poursuit : « J'ai reçu un à un tous les salariés avant de me lancer dans ce pari des masques, en leur demandant s'ils étaient prêts à venir travailler masqués à l'atelier ou de chez eux et à s'engager avec moi. » Résultat : seule une salariée angoissée par le Covid-19 s'est vu, en lien avec son médecin, proposer un arrêt maladie. Quatre autres, des personnes soit âgées soit fragiles, travaillent désormais de leur domicile. « Je leur ai apporté les machines à coudre chez eux. Et tous les autres ont souhaité revenir à l'atelier. », rebondit Sahouda, convaincue que le travail est l'outil indispensable pour exister en société. « Mais pour que chacun s'épanouisse, le travail ne doit pas être qu'une contrainte », souffle-t-elle. Et l'entreprise doit pouvoir accompagner les salariés, en leur proposant notamment de ne pas travailler le mercredi pour pouvoir s'occuper de leurs enfants ou d'avoir des horaires calés sur l'école, entre 9h et 16h. Et même d’avantage selon Sahouda. « Lorsqu'ils cherchent un logement, je me porte caution pour les salariés et chacun donne un petit quelque chose pour faciliter l’emménagement. C'est moi qui prends parfois rdv chez le médecin. Il m'est même arrivé de régler la dette de certains en échelonnant ensuite sur leur salaire... »

Les mains parallèles à la table de couture, Najet, une petite brunette réservée, s'applique à finaliser sa pièce. Ses doigts guident le tissu dans un tempo maîtrisé. Depuis un an, elle est l'une des 15 femmes qui travaillent à l'atelier. « La couture, c'est ma passion », déclare-t-elle spontanément. Malentendante, Nadjet a obtenu un CAP-BEP couture avant d'intégrer l'atelier. Et à la fin de son CDDI, contrat à durée déterminée d'insertion de 2 ans maximum, elle aimerait si possible pouvoir rester car « le travail est agréable et diversifié ».

Assis à côté d'elle depuis 3 mois, Djamel, 42 ans, se régale dans son boulot. Après une carrière dans la restauration à Marseille, il décide de se réorienter, pour retrouver des horaires de travail « plus normaux ». Et pour mieux s'occuper de sa fille de 11 ans. « Il me fallait du sens et des horaires adaptés, résume-t-il. Ici, j'ai les deux grâce au Plie qui m'a conseillé de frapper chez A'tipik! ». Le Plie, c'est Le Plan local pour l’insertion et l’emploi de Marseille. Cet outil de politique territoriale propose un accompagnement individualisé et renforcé des publics. Leurs conseillers sont en lien avec de nombreux chantiers d'insertion. « À la fin de mon contrat, j'aimerais moi-aussi créer une entreprise dans le domaine du textile, du vintage, pour donner une seconde vie aux habits », espère Djamel, avant de reprendre le travail.

Changement de vie possible

Amel, la quarantaine, regard pétillant, travaille également au Plie comme conseillère. Mais aujourd'hui, elle est ici comme bénévole : « Sahouda m'a dit : c'est chaud en ce moment, j'ai voulu lui donner un coup de main ! Pour moi qui suis en télétravail avec un salaire assuré, c'est bien plus confortable que pour ces TPE traversées par la crise actuelle. Nous devons vraiment les soutenir ! », explique cette femme engagée dans l'économie sociale, par ailleurs organisatrice au sein du Plie des Rencontres solidaires pour les entreprises d'insertion.

Un peu plus loin dans l'atelier, Saïd, 31 ans, est un ancien détenu qui a appris les rudiments de la couture en prison.  Ancien peintre en bâtiment, il travaille ici depuis près de 2 ans. « J'aime beaucoup le boulot, je me sens bien, ça m'aide pour trouver un équilibre avec ma femme et mes 2 enfants car ici on travaille sans pression, sans avoir la boule au ventre. Grâce à 13 Atipik, j'ai pu passer le code et bientôt le permis, c'est eux qui me l'ont payé ! » Son idée une fois sa mission terminée : ouvrir un snack à Marseille pour y créer des sandwichs. En attendant, Saïd reste concentré sur sa machine à coudre. Il sait que ce changement de vie en cours est sur de beaux rails. Et que grâce à lui, d’autres personnes pourront bientôt reprendre le chemin du travail et de la vie sociale.

Plus d'infos
13atipik.com
plie-mpmcentre.org

 

Engagés contre le Covid

On dit souvent que la solidarité est dans l’ADN des coopératives. En ces temps de crise, elles participent activement à l'élan de solidarité sur les territoires, en produisant des masques mais aussi en s'adaptant, afin de lutter contre la pandémie. Zoom sur quelques entreprises résilientes en régions.

ELAN SOLIDAIRE
Six couturières de la coopérative d'activités Elan Créateur en Ille-et-Vilaine (35), ont uni leurs talents au sein du réseau des Couturières solidaires, pour fabriquer des masques en tissu, à toutes celles et tous ceux qui travaillent chaque jour au contact du public. Elles ont déjà réalisé une cinquantaine de masques pour les salariés des magasins Biocoop Scarabée de Rennes et continuent sur leur lancée !

FACILITER LA LECTURE
La Scop Librairie des Volcans, implantée à Clermont-Ferrand a eu une idée originale, en collaboration avec la Bibliothèque de l’Université Clermont-Auvergne : ouvrir une page Facebook dédiée au confinement. Les libraires et les bibliothécaires sollicitent ainsi des auteurs et des éditeurs, afin de mettre à disposition gratuitement des textes récents encore sous droits !

LIVRAISON À VÉLO
Le magasin Biocoop de Caen s’est appuyé sur la Scop Toutenvélo, afin de proposer une solution alternative à ses clients. Avec un panier d’achat minimum de 50 euros et à condition qu’ils habitent à deux kilomètres maximum du magasin, ils peuvent désormais être livrés en vélo. En maintenant les gestes barrière évidemment !

DON DE MATERIEL
Scop TI, coopérative provençale de thés et infusions, a fait don de matériel de protection aux soignants de la région. Ainsi, ce sont plus de 1 000 masques, blouses, combinaisons intégrales et charlottes qui ont été distribués aux hôpitaux d’Aubagne et de la Timone à Marseille.

LOCAUX A DISPOSITION
Alors que les activités de Hello Montélo, la plateforme de services e-commerce de Montélimar portée par la CAE Prisme, sont désormais dématérialisées, les locaux de la Scic ne restent pas vides. Ils servent de points de collecte de paniers de producteurs locaux, trois fois par semaine.

[Tribune] : CRISES SANITAIRES, ECOLOGIQUES, SOCIALES, ECONOMIQUES : POUR UN MONDE VIVABLE, COOPERONS

Créé le : 04/05/2020

Par Arnaud Schwartz, président de France Nature Environnement

Face au Covid-19 et aux multiples crises qu’il révèle, Arnaud Schwartz appelle chacun.e à préférer la coopération à la compétition. Défendre nos intérêts personnels au détriment de l’intérêt général nous fera tous perdre. Car si cette pandémie révèle et exacerbe nos fragilités individuelles et collectives, elle nous démontre aussi que la coopération nous grandit quand la compétition, au mieux nous ridiculise et au pire, nous met collectivement en danger.

Coopérer fait d’abord du bien d’un point de vue individuel. De toutes ces initiatives pour soutenir les soignants, à la réorganisation des solidarités, qui s’opère du mieux possible : aide scolaire pour les enfants, places d’accueil pour des personnes sans domicile vivant avec un chien… Comme trop souvent, ce sont les plus fragiles qui souffrent le plus durement de la crise. Si la solidarité ne peut pas tout résoudre, elle adoucit les difficultés.

La coopération, c’est la voie choisie par FNE depuis plus de 50 ans. Aujourd’hui, parmi les millions d’actifs dans une grande incertitude professionnelle se trouvent de nombreuses associations du mouvement, qui ont dû opter pour le chômage partiel. Notre fédération a été fondée sur une conviction : ensemble, nous sommes plus forts. Alors dans cette période pleine d’incertitudes, le mouvement s’attache à coopérer. Une nécessité pour nous, mais aussi pour l’intérêt général, afin que les défenseurs de la nature puissent apporter leur expertise aujourd’hui, demain, à toutes les échelles et sur l’ensemble du territoire.

Devoir commun

Préférer la coopération à la compétition, c’est aussi un devoir commun. Cette pandémie nous rappelle, s’il fallait encore le prouver, que les intérêts économiques ne peuvent être au-dessus de tout. Le Covid-19 s’est abattu sur la France en pleine crise de l’hôpital, soulignant le caractère vital d’un système de santé robuste. La pandémie se révèle par ailleurs intimement liée à la crise environnementale : destruction des écosystèmes ou encore multiplication des élevages intensifs favorisent l’apparition et la diffusion de tels virus. Résultat ? L’économie en pâtit rudement, comme la société toute entière. Coopérer, malgré nos divergences, est bien une nécessité.

Le président Macron a annoncé vouloir des « décisions de rupture » après la crise. Associer toutes les composantes de la société civile et ne plus dissocier les crises serait un pas immense. Car ces crises sanitaires, environnementales, sociales et économiques sont interdépendantes. Les solutions doivent être mises en cohérence. Déploiement de l’agroécologie, des énergies renouvelables, des PME de l’artisanat… Envisageons une relance économique basée sur la résilience durable des territoires. Notre appel est simple : décideurs publics et privés, osons la coopération au nom du bien commun. Proposons un projet stimulant d'après crise, porteur à la fois d'espérance et de bon sens !

Loin des replis nationalistes, la coopération s’avère également vitale à l’échelle européenne. Travaillons entre États pour combattre le coronavirus mais aussi pour lutter contre ses causes et ses conséquences. Les pandémies futures, tout comme les pollutions, le dérèglement climatique ou encore la crise de la biodiversité, ne connaissent pas les frontières.

Le défi semble immense et ce n’est pas seuls que nous réussirons à y répondre. Mon appel est donc sans ambiguïtés : pour sortir de ces crises, mettons nos égoïsmes de côté et coopérons au service de l’intérêt général. Prenez soin de vous, de vos proches, des inconnus dans le besoin, du monde vivant qui vous entoure et déployons nos énergies pour sortir par le haut des crises inédites que nous traversons.

[ ÉCONOMIE ] Iés, la coopérative de financement solidaire soutient les entreprises

Créé le : 14/04/2020
 mohamed Hassan / Pixabay

En réponse à la crise liée au Covid-19, IéS, la coopérative régionale de financement solidaire, a décidé le 17 mars 2020 de suspendre l’ensemble des remboursements des encours financiers pour 3 mois (mars-avril-mai et intérêts compris) sur demande des entreprises, avec report en fin d’échéancier.

Cette mesure est une action de court-terme qui pourra être adaptée en fonction de l’évolution de la crise et de la situation de chaque entreprise.

Par ailleurs, IéS maintient l’ensemble de ces activités et missions d’accompagnement par :

  • un lien rapproché avec les entreprises en portefeuille et un recensement de leurs besoins et des premières conséquences de la crise.

  • un recueil des mesures mises en place par le gouvernement, les acteurs publics et les différents partenaires pour orienter au mieux les entreprises

  • une étude accélérée de demandes de financements exceptionnelles le cas échéant.

  • une poursuite de l’étude des demandes en cours de financement et le maintien des calendriers des comités d’engagement.

  • le partage régulier d’information sur les réseaux sociaux et la promotion des entreprises financées.

" Nous pensons que les conséquences économiques de cette crise déjà visibles seront réellement connues dans quelques semaines et quelques mois et avons donc décidé à ce stade de mesures à court terme qui seront certainement amenées à évoluer dans le temps. 

Comprendre le besoin des entreprises que nous suivons et l'impact de la crise sur l'économie en général et plus particulièrement l'ESS sera essentiel pour adapter le cas échéant nos offres et nos missions tout en ne déstabilisant pas nos capacités d'interventions et nos propres modèles économiques...". 

L'entreprise s'engage également à rester disponible pour les professionnels et joignable sur les réseaux sociaux.

> Plus d'infos
 

[ COMMUNIQUÉ ] - Collectif Alternatives Territoriales Aix Marseille Provence - À un mois du vote annoncé du plan climat métropolitain, la société civile se mobilise !

Créé le : 04/03/2019

Des millitant.e.s ont organisé le 28 février une opération symbolique pour interpeller les élus sur leur action pour le climat. Face à une « haie d’honneur » de vélos des livrets de 300 propositions pour des actions ambitieuses, exemplaires, durables et solidaires leur ont été remis. Ils rappellent aux élus les attentes fortes de la société civile sur la question environnementale.

Les militants d'Alternatives Territoriales, auxquels se sont joints des représentants du Collectif Vélo en Ville (CVV), de Vélo Sapiens, de Greenpeace, de France Nature Environnement et d'ATTAC, ont accueilli avec une « haie d’honneur » de vélos les conseillers métropolitains qui se rendaient à la séance du Conseil de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence au Palais du Pharo à Marseille. C’est dans un concert de sonnettes qu’a été remis aux élus un livret de 300 propositions ambitieuses, exemplaires, durables et solidaires : "Pour une métropole à la hauteur des enjeux climatiques" préparé par le collectif Alternatives Territoriales qui travaille avec plus d’une vingtaine d’associations et de collectifs présents sur la métropole.

À un mois de la date initialement prévue pour le vote par les élus du plan climat air et énergie métropolitain (PCAEM) les militants espèrent à travers cette action inciter les élus à s’engager dans un plan ambitieux. Avec la présence des vélos ils rappellent l’importance d’agir sur les formes de mobilité, levier clé de réduction des gaz à effet de serre au sein de la métropole. Ils plaident également pour une répartition juste de cet accès à la mobilité.

"Nous sommes bien conscients qu'il faut une action coup de poing pour que nos élus prennent la mesure de leur responsabilité sur la question climatique" explique Charlène Fleury, membre du collectif. "Quand on sait que 50 à 70% des solutions pour le climat se trouvent à l'échelle locale, on comprend tout l'enjeu de ce plan climat métropolitain" renchérit Estelle Moulard, coordinatrice du groupe. "Par la présence de nombreux militants à vélo et la remise en mains propres du livret, nous voulons leur signifier que l'ensemble des citoyens d'Aix-Marseille Provence les regarde. Il est de la responsabilité des élus de prendre des mesures fortes face au dérèglement climatique."

Attendu par un dispositif de sécurité plus conséquent que d’habitude, les membres d’Alternatives Territoriales ont dû faire face au mépris d’un certain nombre d’élus. Cette démarche a cependant permis d’ouvrir le dialogue avec certains d’entre eux, ce qui a encouragé le travail effectué par le collectif. "Il faut que l’on soit nombreux à soutenir les propositions, car ça commence à devenir dangereux", a confié Madame Josette Furace, conseillère de la Métropole. De son côté, Pascale Morbelli, adjointe au Maire de Vitrolles, a encouragé le collectif : "Merci pour votre travail, il est important pour que l’on avance". Mais, pour clôturer l’ensemble, les militants, qui agissaient en vue du vote du 28 mars viennent d’apprendre que ce vote, déjà bien en retard par rapport à l’agenda national, a encore été décalé en juin. "Comment croire que des objectifs ambitieux vont être portés quand on observe encore une prise de retard dans le vote du PCAEM ? Nous espérons cependant que ce délai servira à la prise en compte de nos propositions." remarque Capucine Claudet, membre d’Alternatives Territoriales.

Cette action aura permis enfin de rappeler que la société civile demande à être intégrée dans la prise de décision. Le collectif espère de ce fait qu’un comité de suivi citoyen du plan climat soit mis en place pendant les 6 ans de son déroulement.

 

Lien pour télécharger le livret > http://alternatiba.eu/marseille/livret-de-propositions-alternatives-territoriales-amp/

Page Facebook Alternatives Territoriales AMP > https://www.facebook.com/AlternativesTerritorialesAMP/

 

Contact presse :

alterterri@alternatibaioli.org

Nicolas Nace : 06.19.85.58.42 // Capucine Claudet : 06.33.79.36.40.

[ COMMUNIQUÉ ] L'Union Solidarité Laïque, soutient les sinistrés de l'Aude

Créé le : 18/10/2018

Les intempéries qui ont touché le département de l’Aude ont fait plusieurs victimes et causé des dégâts considérables ainsi que des milliers de sinistrés. L'union Solidarité Laïque lance un appel aux dons d’urgence pour apporter soutien et réconfort aux enfants du département. Les dons serviront à assurer des activités périscolaires et à financer des kits de loisirs, du petit matériel sportif et créatif.

13 morts, des milliers de sinistrés, des dégâts matériels importants, notamment dans les écoles et les centres de loisirs, tel est le bilan des intempéries qui se sont abattues sur le département de l’Aude.

Solidarité Laïque apporte d’ores et déjà son aide sur le terrain en lien avec ses partenaires qui gèrent des centres éducatifs sur place.

Pour mieux répondre aux besoins, elle lance dès aujourd’hui un appel aux dons d’urgence destiné à accompagner les enfants victimes de ces intempéries.

L’ESPER, la Ligue de l’enseignement, des syndicats enseignants ont déjà rejoint la mobilisation. Elles seront rejointes par d’autres organisations membres de Solidarité Laïque liées à l’économie sociale et solidaire et à l’éducation populaire qui feront prochainement connaître leur engagement.

Cet appel à dons permettra

–        d’apporter un soutien de première urgence aux familles victimes des intempéries

–        d’aider les structures éducatives touchées et d’apporter un soutien aux activités pédagogiques

–        de proposer des activités de loisirs et de réconfort aux enfants traumatisés par ces inondations

–        d’équiper en kits sportifs et créatifs

Avec Prizle, acheter c'est aussi donner !

Créé le : 30/04/2018
Marie Monziols, co-fondatrice de Prizle - DR

Prizle, une extension pour moteurs de recherches développée par des entrepreneurs montpelliérains, permet de donner de l'argent à des associations tout en faisant des achats en ligne. Simple, rapide et gratuit pour les utilisateurs !

Soutenir une cause en achetant des meubles, un short ou en réservant un hôtel. C'est ce que propose Prizle, depuis le 14 mars dernier. Il suffit pour cela de vous inscrire sur le site www.prizle.com. Et de désigner l'association référencée par le site la plus proche de vos engagements ou préoccupations personnelles : La Fédération des Banques Alimentaires, Bibliothèques sans Frontières, Bloom, Entourage, la Fédération Internationale de Powerchair Football, Jaccede, Le Refuge, Plan international, Prison Insider, SINGA France ou Vaincre les Maladies Lysosomales. Vous devez ensuite installer une extension sur les navigateurs Google Chrome ou Firefox.

Donner sans augmenter le prix d'achat

Lorsque que vous ferez du shopping en ligne sur l'un des 770 sites de e-commerce (Monoprix, Casino, Carrefour, Castorama, Go Sport ou encore Booking...) partenaires de Prizle, ce dernier reversera un pourcentage de votre achat à l'association que vous avez choisi. Et ce sans augmenter le prix du produit que vous avez acheté.

« Nous sommes partis du constat que les associations avaient de plus en plus de mal à accéder à des ressources. Mais aussi qu'il était compliqué pour toute une frange de la population, notamment les 20-30 ans, de donner. L'idée est donc aussi de s'adresser à un nouveau public de donateurs », explique Marie Monziols, cofondatrice de Prizle.

Car avec cet outil, même si vous ne payez pas plus cher, c'est bien vous qui faites le geste en orientant le don. « Celui-ci s’élève à en moyenne à 5-6% du prix de vente du bien ou service. Mais nous avons constaté qu'il pouvait atteindre 20% du montant total sur des opérations de soldes ». Loin d'être négligeable ! Et indolore pour nos comptes en banque.

Une petite vidéo pour vous expliquer le fonctionnement de Prizle :

Plus d'infos : www.prizle.com

LIONEL ASTRUC : « On ne peut pas réserver la transition écologique à des classes privilégiées »

Créé le : 08/03/2018
Lionel Astruc, à Marseille, en février 2018 - JD/LMDP

Lionel Astruc est journaliste et auteur. Ses sujets de prédilection ? L'écologie et la solidarité, qu'il juge indissociables. Nous l'avons rencontré à l'occasion des conférences de Vandana Shiva organisées par Sans Transition ! fin février à Marseille, Montpellier et Rennes. En mai 2017, il animait une série d’entretiens entre l'altermondialiste indienne et Nicolas Hulot, aboutissant à la publication récente de l'ouvrage Le Cercle vertueux chez Actes Sud. Maison d'édition avec laquelle Lionel Astruc prépare actuellement un projet de « ferme université » agroécologique, près d'Arles. Il nous en dit plus...

DES TOITS EN BOIS SOLIDAIRE

Créé le : 20/09/2017
Un chalet en construction dans l'atelier de Bois & Cie - Crédit : Bois et cie

Proposer un logement écologique, démontable et solidaire aux personnes en difficulté. C'est l'objectif de l'association toulousaine Bois & Cie, au travers de son projet Toits & Cie. Une initiative soutenue par la Fondation Macif et présentée dans le cadre de la Fête des Possibles, samedi 23 septembre. Entretien avec Chloé Vienot, coordinatrice du projet.   

Sous quelles impulsions a été lancé le projet Toits & Cie ?

Toits & Cie est né il y a sept ans. Au départ, le projet était mené de manière bénévole dans le cadre de l'association Bois & Cie. Bois & Cie collecte et valorise du bois pour concevoir des aménagements de jardins, des abris... L'atelier fait travailler des personnes en insertion. Parmi les salariés, il y avait des personnes qui rencontraient souvent des problèmes de logement. Nous avons alors fait le lien entre notre activité et ces situations. L'idée était de permettre à ces gens de construire leur maison de façon mutualisée. En ville, il existe de nombreux terrains laissés vacants. Nous avons proposé une solution de logement adaptée à la gestion de l'hébergement d'urgence pour les collectivités locales. Il s'agit de constructions en bois démontables, conçues avec des matériaux locaux et écologiques.

Il y a trois ans, nous avons organisé une levée de fonds pour financer des actions de recherche et développement. Nous avons fait valider les plans par des bureaux d'études. Puis nous avons commencé à commercialiser les habitats. Nos cibles sont les bailleurs sociaux, les structures d'insertion par le logement et les collectivités locales.

Parallèlement, pour fiancer le projet, nous développons une offre commerciale qui s'adresse aux gîtes, campings et particuliers.

Concrètement, à quoi ressemblent ces maisons ?

Ce ne sont pas des abris mais de véritables maisons isolées. Des petites maisons qui respectent les normes de l'habitat classique. Nous proposons actuellement deux modèles : une Mini-Home de 20 m² et une Opti-Home de 35 m². Le bois provient de forêts du Tarn. Les parois sont isolées en laine de bois. Nous ne sommes pas tenus de respecter la réglementation thermique (RT) en dessous de 50 m² mais nous sommes très proches de la RT 2012. Nous tentons actuellement d'atteindre les objectifs de la RT 2020. Un petit chauffage électrique est installé dans les maisons. Mais comme le logement est très bien isolé, il s'agit d'un chauffage d'appoint.

Les chalets sont construits en trois semaines, en atelier. Puis ils sont montés en une à deux semaines, en fonction du site et du modèle. Le tout repose sur un système de pilotis bétonnés, implantés directement dans le sol, sans fondation.

 

Modèle de chalet pouvant être réalisé dans le cadre de Toits & Cie - Crédit : Bois & Cie

 

Quel est le coût des chalets ?

Les chalets coûtent 35 000 euros (pour la Minim-Home) et 55 000 euros (pour l'Optim-Home). Bien qu'ils soient démontables, ils peuvent être utilisés comme un habitat durable. Les modèles sont modulables : il est possible d'assembler les différents modules de plusieurs manières, un peu comme un jeu de Lego. Nous travaillons actuellement sur un modèle de 60 m². Nous avons notamment des demandes de particuliers qui souhaitent loger des personnes âgées dans des bâtiments de plain-pied.

Quelles sont les collectivités et structures qui travaillent avec vous actuellement ?

Nous avons une dizaine de structures partenaires. La Ville de Toulouse nous a acheté un habitat qu'elle utilise en amont de son parcours d'insertion. Nous avons également des partenariats avec des bailleurs sociaux et une structure d'insertion par le logement. Il est possible d'embaucher des futurs habitants dans nos chantiers d'insertion, de les prendre en stage ou bien de les faire participer au montage des maisons. C'est une façon de favoriser l'appropriation des logements par leurs occupants.

Vous présentez Toits & Cie dans le cadre de la Fête des Possibles. Quand sera-t-il possible de vous rencontrer ?

Nous organisons des visites de notre atelier et d'une maison témoin le samedi 23 septembre, de 14h à 18h. Rendez-vous au 27 bis allées Maurice Sarraut, à Toulouse, métro Patte d'oie !

Loi contre le gaspillage alimentaire : qui va financer la conservation des denrées ?

Créé le : 01/04/2016

L’Assemblée nationale a définitivement adopté  le projet de Loi contre le gaspillage alimentaire, le 3 février dernier. Le texte prévoit d’obliger les grandes et moyennes surfaces à passer des conventions avec des associations d’aide alimentaire. Les banques alimentaires soulignent une avancée. Tout en se demandant comment sera financée la logistique liée à la récupération et à la distribution de nouvelles denrées. Interview de Gaëtan Lassale, chargé des relations extérieures pour la Fédération des banques alimentaires.

Quelles sont, selon vous, les avancées apportées par la Loi de lutte contre le gaspillage alimentaire adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale ?

La loi va sans doute augmenter les dons de la part des magasins d’alimentation en leur demandant de conclure des conventions avec des associations. Mais il faut noter que la logique de dons mise en place avec les distributeurs depuis 30 ans fonctionne plutôt bien. En 2014, les associations ont récupéré 64 000 tonnes de denrées dont 34 000 dans des supermarchés. Cette dynamique va sans doute encore mieux fonctionner avec la loi.

Du coup, existe-il des points d’ombre ou des faiblesses dans le texte ?

Si le mouvement de dons s’accélère, il faut être en capacité d’y répondre. Il nous faut des camions pour transporter les denrées, des locaux et des chambres froides pour les stocker... Il faut aussi former les bénévoles pour trier les produits dans les meilleurs conditions. Tout cela a un coût. Mais aucun dispositif de soutien financier aux associations n’est prévu par le texte de loi. Cela nous inquiète. Le texte oblige tous les magasins alimentaires à passer une convention avec des associations qui pourront récupérer les invendus.

De quelles types de structures s’agit-il ?

Il s’agit spécifiquement d’associations habilitées. Cette habilitation, accordée par le ministère des Affaires sociales, est rendue obligatoire par la loi de modernisation de l’agriculture de 2010. Ce nouveau projet de loi invite les Grandes et moyennes surface (GMS) à conclure des conventions avec ces associations. Mais, avant le don, il impose aux GMS de faire de la prévention. Si les denrées ne peuvent pas être données, elles devront être utilisées pour faire de la méthanisation ou pour être compostées. 

Plus d'infos :

www.banquealimentaire.org 

Photo : Pixabay

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