Solidarité

[SOLIDARITÉ] LA TABLE DE CANA MARSEILLE LIVRE 28 000 REPAS SOLIDAIRES

Créé le : 02/07/2020

La Table de Cana Marseille continue son action de solidarité post confinement en produisant chaque jour plus de 600 repas pour les personnes les plus touchées par la crise sanitaire et sociale. Fort de son réseau à l’échelle nationale, La Table de Cana Marseille a pu mobiliser ses partenaires pour répondre à la situation d’urgence, avec deux ambitions : donner accès à des repas de qualité aux personnes qui en ont besoin, et maintenir l'emploi dans nos structures d'insertion. Au niveau national, ce sont 100 000 repas qui ont été distribués par le réseau sous la bannière #1don2solidarités.

La pandémie qui s’est installée en France à partir de la mi-mars a entrainé la fermeture des cuisines et des lieux de restauration pour les plus démunis, les plaçant de fait dans une vraie détresse sociale et alimentaire et mettant du même coup à l’arrêt le personnel en parcours d’insertion dans nos établissements.

AIDE ALIMENTAIRE : LE CHOIX D’UN APPROVISIONNEMENT LOCAL

Engagée dans une démarche environnementale labelisée, La Table de Cana Marseille a fait le choix de privilégier les approvisionnements locaux pour produire 28 000 repas solidaires de qualité.  Ce sont donc près de 1,5 tonnes de fruits et légumes locaux et 400 kilos de céréales bio et locales qui ont été transformés pour la production des repas solidaires. Ces repas ont pu bénéficier aux personnes démunies, familles et étudiants, via les maraudes des associations distributrices (Restos du Cœur, Secours Catholique et nombreuses associations).

LA TABLE DE CANA MARSEILLE

La Table de Cana travaille depuis 27 ans sur le territoire marseillais à former, qualifier, et remettre sur le chemin de l’emploi des personnes qui s’en sont éloignées.  Plus grande entreprise d’insertion dans la restauration en région PACA, l’entreprise réalise sa mission sociale à travers deux activités économiques : l’activité traiteur et l’activité de restauration collective, et compte 40 salariés, dont 25 salariés en parcours d’insertion.

L’entreprise est membre du réseau national La Table de Cana, composé de 10 traiteurs-restaurateurs en France ayant une vocation solidaire.

La Table de Cana Marseille remercie l’ensemble des partenaires qui se sont engagés à ses côtés : Les Terrasses du Port, Utopreneur, Mirova, le Groupe Pomona, Vinci et la Fondation Vinci, FONREAL, Fondations Caritas, Brageac, Valoris, PMI, la FAPE Engie et Air Liquide.

[ JOURNÉE MONDIALE DES REFUGIÉS ] Une vulnérabilité accrue pour les populations les plus fragiles

Créé le : 16/06/2020

Ce samedi 20 juin a lieu la journée mondiale des réfugiés. A cette occasion l’ONG Vision du Monde souhaite alerter sur la menace que constitue la crise sanitaire liée au COVID-19 sur ces populations en exil, rassemblées dans des espaces trop souvent bondés, sans accès à l’eau potable ou aux produits d’hygiène de base, et pour qui les mesures de confinement sont venues exacerber les vulnérabilités.

Un nombre de réfugiés sans précédent

Les réfugiés sont en grande majorité des enfants ayant fui les conflits, l’épuration ethnique, ou l’horreur des combats… Dans les camps dans lesquels ils espèrent trouver refuge, ces enfants sont les victimes d’une violation de leurs droits qui est inacceptable.

Plongés dans une pauvreté extrême, souvent livrés à eux-mêmes, ils sont exposés au travail et aux mariages précoces, toujours dans l’espoir d’une vie meilleure. La crise du COVID-19 risque d’accentuer ces phénomènes de violences auxquels les plus jeunes sont exposés quotidiennement.

Au-delà des violences, des réfugiés confrontés à l’extrême précarité

Les populations réfugiées vivent dans une extrême précarité et n’ont pas accès aux services essentiels et aux infrastructures sanitaires nécessaires pour vivre dans des conditions décentes. La propagation massive du COVID-19 dans les camps de fortune pourrait avoir des conséquences dramatiques. La forte densité de population et les conditions d’hébergement inadaptées dans ces lieux, rendent les mesures de distanciation sociale impossibles. Ces personnes sont donc exposées au virus sans aucun moyen de s’en protéger !

Vision du Monde agit sans relâche pour la protection des enfants réfugiés

Depuis le début de la pandémie COVID-19, Vision du Monde intensifie son aide d’urgence dans les contextes les plus fragiles et adapte ses actions pour sensibiliser les réfugiés aux risques que constitue le virus. Celles-ci sont principalement tournées vers :

•                 L’intensification de la prévention aux gestes barrières.

•                 La mise à disposition de points d’eau supplémentaires et la distribution de kits d’hygiène.

•                 Le maintien et l’adaptation des distributions alimentaires et de l’aide apportée.

•                 La détection des cas suspects de coronavirus.

 Vision du Monde place la protection des enfants réfugiés et le respect de leurs droits au cœur de son action. L’accompagnement des filles et des garçons passe alors par : 

•                 La sensibilisation contre les mariages précoces

•                 Les programmes d’éducation et de formation aux compétences professionnelles 

•                 Les Espaces Amis des Enfants, lieu où les plus jeunes peuvent venir  apprendre, jouer et s’exprimer en toute sécurité

•                 Les ateliers de construction de la paix     

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[ AIX-EN-PROVENCE ] Des associations citoyennes appellent à manifester en soutien à l'Hôpital public

Créé le : 15/06/2020
Photo : Mohamed Hassan / Pixabay

Alternatiba, Amis de la Terre,  Attac Pays d’Aix et Attac Gardanne, Citoyens pour le Climat Aix, Collectif climat, Collectif d’échanges citoyens du Pays d’Aix, ANV Cop 21, Gilets Jaunes du Pays d'Aix,  LDH Aix, Résister Aujourd’hui, XR Aix… lançent un appel à manifester notre soutien à l’hôpital public d’Aix-en-Provence et à tous les personnels du secteur de la santé dans le cadre de l’appel national « Plus jamais ça ! 34 mesures pour un plan de sortie de crise »

 Les associations convient tous les citoyens à se rassembler mardi 16 juin à 9h30 place de la Rotonde à Aix-en-Provence pour une manifestation à l’appel de la CGT.

Le cortège déambulera ensuite, dans le respect des gestes protecteurs (masques et distanciation physique) jusqu’à l’hôpital public (Avenue Henri Pontier) où se tiendra un rassemblement de soutien, à partir de 10h30 avec des témoignages des soignants, une pride parole des syndicats et une prise de parole unitaire pour les associations.

[ CE QUI DÉPEND DE NOUS ] Manifeste pour une relocalisation écologique et solidaire

Créé le : 10/06/2020

Les militants d'Attac ont rédigé un manifeste pour encourager une relocalisation écologique et solidaire qui s'annonce urgente et nécessaire.

Présentation du manifeste par les militants d'Attac :

Le manifeste Ce qui dépend de nous - manifeste pour une relocalisation écologique et solidaire, constitue un bien commun à la disposition de toutes celles et ceux qui veulent empêcher le « retour à l’anormal » et construire un « monde d’après » solidaire et désirable.

  • Ce qui dépend de nous, c’est d’agir aux côtés des personnels hospitaliers, pour augmenter les salaires et les effectifs, pour préserver et étendre les organisations coopératives et horizontales du travail de soin qui ont sauvé tant de vies pendant l’épidémie.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de désobéir à la gouvernance par les chiffres pour initier une refondation des services publics centrée sur le care, le soin des autres et de la nature, l’attention aux usager·es et aux élèves, à commencer par les plus fragiles.
  • Ce qui dépend de nous, c’est d’imposer par nos luttes un partage des richesses, un revenu garanti, un droit au logement et aux papiers pour les précaires et chômeurs victimes d’une crise sociale qui ne fait que commencer.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de poursuivre et d’amplifier les multiples réseaux de solidarité concrète que nous avons tissés pendant l’épidémie.
  • Ce qui dépend de nous, c’est d’empêcher que repartent comme avant, soutenues par l’agent public, les activités insoutenables pour la vie.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de décider, en nous réunissant sur nos lieux de travail et de vie, ce à quoi nous devons renoncer, ce que nous voulons transformer, ce que nous voulons inventer pour mieux vivre et respecter les limites de la planète.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de défendre bec et ongles nos libertés et nos droits contre d’illusoires promesses de sécurité et une surveillance électronique généralisée.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de sauvegarder les terres en installant des paysan·ne·s, de défendre la
    biodiversité en bloquant les projets de béton et d’extraction, de protéger l’eau contre les pollueurs et les traders.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de délégitimer et rejeter le pouvoir exorbitant des multinationales sur nos vies, pour que Big Oil&Gaz, Big Pharma, Big Data... laissent la place à l’économie solidaire et aux communs.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de déployer à grande échelle les expériences alternatives, inclusives et féministes, comme autant d’utopies réelles qui érodent le capitalisme.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de soumettre au principe démocratique nos mouvements et nos luttes, afin de n’y pas reproduire les dominations sociales, sexuées, racistes qui empoisonnent nos sociétés.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de construire un projet enthousiasmant de relocalisation écologique et solidaire, pour discréditer les simulacres néolibéraux, la régression nationaliste, et proclamer notre interdépendance avec les autres peuples et le vivant.

Ce qui dépend de nous - manifeste pour une relocalisation écologique et solidaire, aux éditions Les Liens qui Libèrent (96 pages - 10€), sortira en librairie le 24 juin.

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[Covid-19] : Un carnaval A'tipik

Créé le : 07/05/2020
équipe d'A'tipik . crédit : Julien Dezécot

Par Julien Dezécot

Face au coronavirus, l'entreprise d'insertion 13 A'tipik, basée à Marseille, réalise des masques homologués en coton, tant pour les personnels soignants que pour les particuliers. Grâce à ses 25 salariés, elle pourrait produire jusqu'à 30 000 masques dans les prochains mois. Et ainsi permettre, avec les autres ateliers improvisés de France, un déconfinement progressif et sécurisé de la population.

Clac, clac, clac, clac… Une vingtaine de machines à coudre ronronnent, au rez-de-chaussée du 10 rue des Antilles, à Marseille. Leurs aiguilles piquent inlassablement le coton blanc, dans un va-et-vient mécanique qui bat la mesure. Masqués, une vingtaine de salariés en insertion s'appliquent à confectionner, depuis mars, une myriade de tissus nacrés, pour protéger particuliers et professionnels.

Situé au pied de la Bonne Mère, l'atelier de couture 13 A'tipik produit désormais les fameux masques FFP2, ainsi que des blouses de protection. Cet atelier de haute couture et prêt-à-porter a obtenu – comme une quarantaine d'autres structures - l'appel d'offres du ministère de la Défense, pour produire ces protections homologuées.

Téléphone en main, cheveux de jais et regard bienveillant, Sahouda, la cinquantaine, est une entrepreneuse sociale dans l'âme. « Encore un appel à produire des masques..., souffle-t-elle en raccrochant. Mais mon carnet de commandes est déjà plein ! » Maintenant, il va lui falloir négocier des délais de production car tous ses clients veulent les masques dès à présent, alors qu'ils mettront 3 ou 4 mois à produire les 30 000 unités souhaitées. Parmi les clients, des structures publiques comme les hôpitaux de Martigues ou des mairies de la région Sud, et d’autres privées, avec les fédérations du BTP.

atelier A'tipikcrédit photo : Julien Dezécot

En consultant les réseaux sociaux sur son smartphone, Sahouda se réjouit. C'est une très bonne nouvelle qui tombe pour la fondatrice de l'atelier, ancienne salariée d'une mission locale à Avignon. « Nos masques viennent juste de permettre au Gang des casseroles marseillais – un collectif associatif composé notamment de la Banque alimentaire et des Apprentis d'Auteuil- de servir des repas sains aux plus démunis dans de bonnes conditions sanitaires ». Au même moment, c'est une pharmacienne et un citoyen du quartier qui toquent à l'atelier, pour tenter de commander à leur tour les précieux sésames, vendus entre 3 et 4 euros pièce. Tandis que Sahouda accepte l'aide de son neveu pour venir travailler à l'atelier la semaine prochaine...

Avant le Coronavirus, « on a commencé par réaliser des masques pour nous, pour pouvoir continuer à travailler, avec des chutes de tissus, poursuit Sahouda. C'est l'une des salariés, Shanon, sourde et malentendante, qui a créé un modèle qui nous plaisait. Puis je me suis dit, début mars, et si on produisait une petite série de 300 en coton, pour les donner aux gens de notre entourage ? » Mais l'aventure ne s'arrêtera pas là. Sahouda se blesse accidentellement à la jambe le jour du confinement, mi-mars. Vissée devant son ordinateur, elle découvre l'appel d'offres du ministère. Un coup de fil et quelques essais plus tard, l'atelier qui confectionnait jadis du prêt à porter féminin de qualité, notamment pour de grandes marques, se métamorphose en carnaval solidaire pour produire des masques.

Comme dans une famille

Si les masques sont récents dans cet atelier d'insertion créé il y a 9 ans, la solidarité y est quant à elle ancrée depuis toujours. « Nous sommes comme une petit famille au sein de l'atelier. Dès que les uns ou les autres ont des soucis, ils savent qu'ils peuvent venir m'en parler et que j'ai toujours une oreille attentive pour eux », souligne Sahouda dans une forme de management maternaliste. Elle poursuit : « J'ai reçu un à un tous les salariés avant de me lancer dans ce pari des masques, en leur demandant s'ils étaient prêts à venir travailler masqués à l'atelier ou de chez eux et à s'engager avec moi. » Résultat : seule une salariée angoissée par le Covid-19 s'est vu, en lien avec son médecin, proposer un arrêt maladie. Quatre autres, des personnes soit âgées soit fragiles, travaillent désormais de leur domicile. « Je leur ai apporté les machines à coudre chez eux. Et tous les autres ont souhaité revenir à l'atelier. », rebondit Sahouda, convaincue que le travail est l'outil indispensable pour exister en société. « Mais pour que chacun s'épanouisse, le travail ne doit pas être qu'une contrainte », souffle-t-elle. Et l'entreprise doit pouvoir accompagner les salariés, en leur proposant notamment de ne pas travailler le mercredi pour pouvoir s'occuper de leurs enfants ou d'avoir des horaires calés sur l'école, entre 9h et 16h. Et même d’avantage selon Sahouda. « Lorsqu'ils cherchent un logement, je me porte caution pour les salariés et chacun donne un petit quelque chose pour faciliter l’emménagement. C'est moi qui prends parfois rdv chez le médecin. Il m'est même arrivé de régler la dette de certains en échelonnant ensuite sur leur salaire... »

Les mains parallèles à la table de couture, Najet, une petite brunette réservée, s'applique à finaliser sa pièce. Ses doigts guident le tissu dans un tempo maîtrisé. Depuis un an, elle est l'une des 15 femmes qui travaillent à l'atelier. « La couture, c'est ma passion », déclare-t-elle spontanément. Malentendante, Nadjet a obtenu un CAP-BEP couture avant d'intégrer l'atelier. Et à la fin de son CDDI, contrat à durée déterminée d'insertion de 2 ans maximum, elle aimerait si possible pouvoir rester car « le travail est agréable et diversifié ».

Assis à côté d'elle depuis 3 mois, Djamel, 42 ans, se régale dans son boulot. Après une carrière dans la restauration à Marseille, il décide de se réorienter, pour retrouver des horaires de travail « plus normaux ». Et pour mieux s'occuper de sa fille de 11 ans. « Il me fallait du sens et des horaires adaptés, résume-t-il. Ici, j'ai les deux grâce au Plie qui m'a conseillé de frapper chez A'tipik! ». Le Plie, c'est Le Plan local pour l’insertion et l’emploi de Marseille. Cet outil de politique territoriale propose un accompagnement individualisé et renforcé des publics. Leurs conseillers sont en lien avec de nombreux chantiers d'insertion. « À la fin de mon contrat, j'aimerais moi-aussi créer une entreprise dans le domaine du textile, du vintage, pour donner une seconde vie aux habits », espère Djamel, avant de reprendre le travail.

Changement de vie possible

Amel, la quarantaine, regard pétillant, travaille également au Plie comme conseillère. Mais aujourd'hui, elle est ici comme bénévole : « Sahouda m'a dit : c'est chaud en ce moment, j'ai voulu lui donner un coup de main ! Pour moi qui suis en télétravail avec un salaire assuré, c'est bien plus confortable que pour ces TPE traversées par la crise actuelle. Nous devons vraiment les soutenir ! », explique cette femme engagée dans l'économie sociale, par ailleurs organisatrice au sein du Plie des Rencontres solidaires pour les entreprises d'insertion.

Un peu plus loin dans l'atelier, Saïd, 31 ans, est un ancien détenu qui a appris les rudiments de la couture en prison.  Ancien peintre en bâtiment, il travaille ici depuis près de 2 ans. « J'aime beaucoup le boulot, je me sens bien, ça m'aide pour trouver un équilibre avec ma femme et mes 2 enfants car ici on travaille sans pression, sans avoir la boule au ventre. Grâce à 13 Atipik, j'ai pu passer le code et bientôt le permis, c'est eux qui me l'ont payé ! » Son idée une fois sa mission terminée : ouvrir un snack à Marseille pour y créer des sandwichs. En attendant, Saïd reste concentré sur sa machine à coudre. Il sait que ce changement de vie en cours est sur de beaux rails. Et que grâce à lui, d’autres personnes pourront bientôt reprendre le chemin du travail et de la vie sociale.

Plus d'infos
13atipik.com
plie-mpmcentre.org

 

Engagés contre le Covid

On dit souvent que la solidarité est dans l’ADN des coopératives. En ces temps de crise, elles participent activement à l'élan de solidarité sur les territoires, en produisant des masques mais aussi en s'adaptant, afin de lutter contre la pandémie. Zoom sur quelques entreprises résilientes en régions.

ELAN SOLIDAIRE
Six couturières de la coopérative d'activités Elan Créateur en Ille-et-Vilaine (35), ont uni leurs talents au sein du réseau des Couturières solidaires, pour fabriquer des masques en tissu, à toutes celles et tous ceux qui travaillent chaque jour au contact du public. Elles ont déjà réalisé une cinquantaine de masques pour les salariés des magasins Biocoop Scarabée de Rennes et continuent sur leur lancée !

FACILITER LA LECTURE
La Scop Librairie des Volcans, implantée à Clermont-Ferrand a eu une idée originale, en collaboration avec la Bibliothèque de l’Université Clermont-Auvergne : ouvrir une page Facebook dédiée au confinement. Les libraires et les bibliothécaires sollicitent ainsi des auteurs et des éditeurs, afin de mettre à disposition gratuitement des textes récents encore sous droits !

LIVRAISON À VÉLO
Le magasin Biocoop de Caen s’est appuyé sur la Scop Toutenvélo, afin de proposer une solution alternative à ses clients. Avec un panier d’achat minimum de 50 euros et à condition qu’ils habitent à deux kilomètres maximum du magasin, ils peuvent désormais être livrés en vélo. En maintenant les gestes barrière évidemment !

DON DE MATERIEL
Scop TI, coopérative provençale de thés et infusions, a fait don de matériel de protection aux soignants de la région. Ainsi, ce sont plus de 1 000 masques, blouses, combinaisons intégrales et charlottes qui ont été distribués aux hôpitaux d’Aubagne et de la Timone à Marseille.

LOCAUX A DISPOSITION
Alors que les activités de Hello Montélo, la plateforme de services e-commerce de Montélimar portée par la CAE Prisme, sont désormais dématérialisées, les locaux de la Scic ne restent pas vides. Ils servent de points de collecte de paniers de producteurs locaux, trois fois par semaine.

Article présent dans les magazines: 

[Tribune] : CRISES SANITAIRES, ECOLOGIQUES, SOCIALES, ECONOMIQUES : POUR UN MONDE VIVABLE, COOPERONS

Créé le : 04/05/2020

Par Arnaud Schwartz, président de France Nature Environnement

Face au Covid-19 et aux multiples crises qu’il révèle, Arnaud Schwartz appelle chacun.e à préférer la coopération à la compétition. Défendre nos intérêts personnels au détriment de l’intérêt général nous fera tous perdre. Car si cette pandémie révèle et exacerbe nos fragilités individuelles et collectives, elle nous démontre aussi que la coopération nous grandit quand la compétition, au mieux nous ridiculise et au pire, nous met collectivement en danger.

Coopérer fait d’abord du bien d’un point de vue individuel. De toutes ces initiatives pour soutenir les soignants, à la réorganisation des solidarités, qui s’opère du mieux possible : aide scolaire pour les enfants, places d’accueil pour des personnes sans domicile vivant avec un chien… Comme trop souvent, ce sont les plus fragiles qui souffrent le plus durement de la crise. Si la solidarité ne peut pas tout résoudre, elle adoucit les difficultés.

La coopération, c’est la voie choisie par FNE depuis plus de 50 ans. Aujourd’hui, parmi les millions d’actifs dans une grande incertitude professionnelle se trouvent de nombreuses associations du mouvement, qui ont dû opter pour le chômage partiel. Notre fédération a été fondée sur une conviction : ensemble, nous sommes plus forts. Alors dans cette période pleine d’incertitudes, le mouvement s’attache à coopérer. Une nécessité pour nous, mais aussi pour l’intérêt général, afin que les défenseurs de la nature puissent apporter leur expertise aujourd’hui, demain, à toutes les échelles et sur l’ensemble du territoire.

Devoir commun

Préférer la coopération à la compétition, c’est aussi un devoir commun. Cette pandémie nous rappelle, s’il fallait encore le prouver, que les intérêts économiques ne peuvent être au-dessus de tout. Le Covid-19 s’est abattu sur la France en pleine crise de l’hôpital, soulignant le caractère vital d’un système de santé robuste. La pandémie se révèle par ailleurs intimement liée à la crise environnementale : destruction des écosystèmes ou encore multiplication des élevages intensifs favorisent l’apparition et la diffusion de tels virus. Résultat ? L’économie en pâtit rudement, comme la société toute entière. Coopérer, malgré nos divergences, est bien une nécessité.

Le président Macron a annoncé vouloir des « décisions de rupture » après la crise. Associer toutes les composantes de la société civile et ne plus dissocier les crises serait un pas immense. Car ces crises sanitaires, environnementales, sociales et économiques sont interdépendantes. Les solutions doivent être mises en cohérence. Déploiement de l’agroécologie, des énergies renouvelables, des PME de l’artisanat… Envisageons une relance économique basée sur la résilience durable des territoires. Notre appel est simple : décideurs publics et privés, osons la coopération au nom du bien commun. Proposons un projet stimulant d'après crise, porteur à la fois d'espérance et de bon sens !

Loin des replis nationalistes, la coopération s’avère également vitale à l’échelle européenne. Travaillons entre États pour combattre le coronavirus mais aussi pour lutter contre ses causes et ses conséquences. Les pandémies futures, tout comme les pollutions, le dérèglement climatique ou encore la crise de la biodiversité, ne connaissent pas les frontières.

Le défi semble immense et ce n’est pas seuls que nous réussirons à y répondre. Mon appel est donc sans ambiguïtés : pour sortir de ces crises, mettons nos égoïsmes de côté et coopérons au service de l’intérêt général. Prenez soin de vous, de vos proches, des inconnus dans le besoin, du monde vivant qui vous entoure et déployons nos énergies pour sortir par le haut des crises inédites que nous traversons.

Article présent dans les magazines: 

[ ÉCONOMIE ] Iés, la coopérative de financement solidaire soutient les entreprises

Créé le : 14/04/2020
 mohamed Hassan / Pixabay

En réponse à la crise liée au Covid-19, IéS, la coopérative régionale de financement solidaire, a décidé le 17 mars 2020 de suspendre l’ensemble des remboursements des encours financiers pour 3 mois (mars-avril-mai et intérêts compris) sur demande des entreprises, avec report en fin d’échéancier.

Cette mesure est une action de court-terme qui pourra être adaptée en fonction de l’évolution de la crise et de la situation de chaque entreprise.

Par ailleurs, IéS maintient l’ensemble de ces activités et missions d’accompagnement par :

  • un lien rapproché avec les entreprises en portefeuille et un recensement de leurs besoins et des premières conséquences de la crise.

  • un recueil des mesures mises en place par le gouvernement, les acteurs publics et les différents partenaires pour orienter au mieux les entreprises

  • une étude accélérée de demandes de financements exceptionnelles le cas échéant.

  • une poursuite de l’étude des demandes en cours de financement et le maintien des calendriers des comités d’engagement.

  • le partage régulier d’information sur les réseaux sociaux et la promotion des entreprises financées.

" Nous pensons que les conséquences économiques de cette crise déjà visibles seront réellement connues dans quelques semaines et quelques mois et avons donc décidé à ce stade de mesures à court terme qui seront certainement amenées à évoluer dans le temps. 

Comprendre le besoin des entreprises que nous suivons et l'impact de la crise sur l'économie en général et plus particulièrement l'ESS sera essentiel pour adapter le cas échéant nos offres et nos missions tout en ne déstabilisant pas nos capacités d'interventions et nos propres modèles économiques...". 

L'entreprise s'engage également à rester disponible pour les professionnels et joignable sur les réseaux sociaux.

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[ COMMUNIQUÉ ] - Collectif Alternatives Territoriales Aix Marseille Provence - À un mois du vote annoncé du plan climat métropolitain, la société civile se mobilise !

Créé le : 04/03/2019

Des millitant.e.s ont organisé le 28 février une opération symbolique pour interpeller les élus sur leur action pour le climat. Face à une « haie d’honneur » de vélos des livrets de 300 propositions pour des actions ambitieuses, exemplaires, durables et solidaires leur ont été remis. Ils rappellent aux élus les attentes fortes de la société civile sur la question environnementale.

Les militants d'Alternatives Territoriales, auxquels se sont joints des représentants du Collectif Vélo en Ville (CVV), de Vélo Sapiens, de Greenpeace, de France Nature Environnement et d'ATTAC, ont accueilli avec une « haie d’honneur » de vélos les conseillers métropolitains qui se rendaient à la séance du Conseil de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence au Palais du Pharo à Marseille. C’est dans un concert de sonnettes qu’a été remis aux élus un livret de 300 propositions ambitieuses, exemplaires, durables et solidaires : "Pour une métropole à la hauteur des enjeux climatiques" préparé par le collectif Alternatives Territoriales qui travaille avec plus d’une vingtaine d’associations et de collectifs présents sur la métropole.

À un mois de la date initialement prévue pour le vote par les élus du plan climat air et énergie métropolitain (PCAEM) les militants espèrent à travers cette action inciter les élus à s’engager dans un plan ambitieux. Avec la présence des vélos ils rappellent l’importance d’agir sur les formes de mobilité, levier clé de réduction des gaz à effet de serre au sein de la métropole. Ils plaident également pour une répartition juste de cet accès à la mobilité.

"Nous sommes bien conscients qu'il faut une action coup de poing pour que nos élus prennent la mesure de leur responsabilité sur la question climatique" explique Charlène Fleury, membre du collectif. "Quand on sait que 50 à 70% des solutions pour le climat se trouvent à l'échelle locale, on comprend tout l'enjeu de ce plan climat métropolitain" renchérit Estelle Moulard, coordinatrice du groupe. "Par la présence de nombreux militants à vélo et la remise en mains propres du livret, nous voulons leur signifier que l'ensemble des citoyens d'Aix-Marseille Provence les regarde. Il est de la responsabilité des élus de prendre des mesures fortes face au dérèglement climatique."

Attendu par un dispositif de sécurité plus conséquent que d’habitude, les membres d’Alternatives Territoriales ont dû faire face au mépris d’un certain nombre d’élus. Cette démarche a cependant permis d’ouvrir le dialogue avec certains d’entre eux, ce qui a encouragé le travail effectué par le collectif. "Il faut que l’on soit nombreux à soutenir les propositions, car ça commence à devenir dangereux", a confié Madame Josette Furace, conseillère de la Métropole. De son côté, Pascale Morbelli, adjointe au Maire de Vitrolles, a encouragé le collectif : "Merci pour votre travail, il est important pour que l’on avance". Mais, pour clôturer l’ensemble, les militants, qui agissaient en vue du vote du 28 mars viennent d’apprendre que ce vote, déjà bien en retard par rapport à l’agenda national, a encore été décalé en juin. "Comment croire que des objectifs ambitieux vont être portés quand on observe encore une prise de retard dans le vote du PCAEM ? Nous espérons cependant que ce délai servira à la prise en compte de nos propositions." remarque Capucine Claudet, membre d’Alternatives Territoriales.

Cette action aura permis enfin de rappeler que la société civile demande à être intégrée dans la prise de décision. Le collectif espère de ce fait qu’un comité de suivi citoyen du plan climat soit mis en place pendant les 6 ans de son déroulement.

 

Lien pour télécharger le livret > http://alternatiba.eu/marseille/livret-de-propositions-alternatives-territoriales-amp/

Page Facebook Alternatives Territoriales AMP > https://www.facebook.com/AlternativesTerritorialesAMP/

 

Contact presse :

alterterri@alternatibaioli.org

Nicolas Nace : 06.19.85.58.42 // Capucine Claudet : 06.33.79.36.40.

[ COMMUNIQUÉ ] L'Union Solidarité Laïque, soutient les sinistrés de l'Aude

Créé le : 18/10/2018

Les intempéries qui ont touché le département de l’Aude ont fait plusieurs victimes et causé des dégâts considérables ainsi que des milliers de sinistrés. L'union Solidarité Laïque lance un appel aux dons d’urgence pour apporter soutien et réconfort aux enfants du département. Les dons serviront à assurer des activités périscolaires et à financer des kits de loisirs, du petit matériel sportif et créatif.

13 morts, des milliers de sinistrés, des dégâts matériels importants, notamment dans les écoles et les centres de loisirs, tel est le bilan des intempéries qui se sont abattues sur le département de l’Aude.

Solidarité Laïque apporte d’ores et déjà son aide sur le terrain en lien avec ses partenaires qui gèrent des centres éducatifs sur place.

Pour mieux répondre aux besoins, elle lance dès aujourd’hui un appel aux dons d’urgence destiné à accompagner les enfants victimes de ces intempéries.

L’ESPER, la Ligue de l’enseignement, des syndicats enseignants ont déjà rejoint la mobilisation. Elles seront rejointes par d’autres organisations membres de Solidarité Laïque liées à l’économie sociale et solidaire et à l’éducation populaire qui feront prochainement connaître leur engagement.

Cet appel à dons permettra

–        d’apporter un soutien de première urgence aux familles victimes des intempéries

–        d’aider les structures éducatives touchées et d’apporter un soutien aux activités pédagogiques

–        de proposer des activités de loisirs et de réconfort aux enfants traumatisés par ces inondations

–        d’équiper en kits sportifs et créatifs

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