recyclage

[DECHETS] Au sud de Toulouse, les biodéchets valorisés

Créé le : 19/10/2020
CCBA

Légende photo : Après avoir encouragé le compostage individuel, la CCBA va développer des points de compostage collectifs en pied d’immeuble ou dans les espaces verts urbains. crédit : CCBA

Par Catherine Stern

La communauté de communes du bassin Auterivain, au sud de l’agglomération toulousaine, innove en étendant ses consignes de tri, en mettant en place une taxe incitative, du compostage collectif et un partenariat avec des agriculteurs pour utiliser localement le broyage des déchets verts.

« Devoir incinérer les 30% de biodéchets de nos poubelles n’est pas logique », estime Marie-Pierre Bonabesse, responsable du service gestion et prévention des déchets de la communauté de communes du bassin Auterivain (CCBA). D’autant que cette collectivité située au sud de l’agglomération toulousaine regroupe 19 communes plutôt rurales ou semi-rurales, où une grande partie des 32 000 habitant·es vivent en maison. L’incitation au compostage individuel, notamment via la sensibilisation et la vente de composteurs à demi-tarif, a été une mesure importante du programme local de prévention des déchets. Il a contribué à réduire les ordures ménagères résiduelles de 283 kg par personne et par an en 2010 à 316 en 2019. Une enquête a permis d’évaluer le taux d’adeptes du compostage à 50 % des foyers.

La prochaine étape pour la collectivité, qui produit encore 7037 tonnes par an d’ordures ménagères résiduelles, est de proposer du compostage collectif dans les zones plus urbaines. 31 sites seront installés d’ici 2023. « Nous avons contacté les syndics et les copropriétés pour installer des composteurs en pied d’immeuble et fait le...

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[DECHETS] En Bretagne, à la recherche des alternatives au recyclage

Créé le : 17/10/2020
centre de tri

Entre la collecte, le broyage, le nettoyage et les traitements de dépollution, le recyclage du plastique est à la fois complexe et onéreux. Crédit : D.R.

Par Virginie Jourdan

Aller plus loin que le recyclage des déchets ? Dans le Finistère, une cinquantaine d'entreprises, associations et collectivités y réfléchissent sérieusement. De la sobriété à l'éco-conception, elles expérimentent de nouvelles manières de faire.

Des seaux de yaourts dans la remise d'une cantine, des palettes de bois stockées dans un hangar, du mobilier plastique stocké dans une arrière-salle, la liste s'allonge chaque semaine. Parfois négligés, les déchets des uns sont des ressources pour les entreprises voisines. Depuis un an, une cinquantaine d'entre elles a rejoint la plateforme numérique G4dec. Spécialisée dans le déploiement de l'économie circulaire, la structure est née en 2019 et réunit 68 communes à proximité de la métropole brestoise. « La collecte des déchets, en vue du recyclage, a aussi un coût pour les entreprises. La plateforme permet d'en faire une ressource pour les voisines mais aussi de proposer des solutions de transformation. Et ça fonctionne », constate Virginie L'haridon, coordinatrice du G4dec. À ce jour, 38 gisements de palettes, gobelets non recyclables ou autre mobilier plastique, réutilisables, recyclables ou transformables ont été identifiés et la volonté de réduire le recours à des matières premières neuves est clairement affichée. « Auparavant, le déchet ultime était notre cible. Dorénavant, c'est aussi le recyclage. Car il faut diminuer la consommation des...

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[DECHETS ] : La folie recyclage : l'illusion plastique

Créé le : 13/10/2020

crédit : pixabay

Par Virginie Jourdan

En France, le recyclage avance. Mais pas pour tous les matériaux. Si 80 % du verre et 100 % de l'acier collecté trouvent repreneur sur le marché des recycleurs, le plastique fait grise mine. Malgré l'extension des consignes de tri et de la collecte, seul un petit tiers du plastique d'emballage parvient jusqu'à la case recyclage. Difficile à trier, compliquer à ré-utiliser, voire impossible à recycler, sa seconde vie n'est pas plus brillante. De quoi s'interroger sur l'opportunité de son recyclage.

Chaque année, plus de 100 millions de tonnes de plastique sortent des usines de fabrication. Et la courbe des niveaux de production de ce matériau reste exponentielle. La production des 20 dernières années équivaut à celle de toute son histoire, depuis la création des premiers plastiques naturels dans l'Egypte antique. Une vague qui se retrouve à 70 % dans les incinérateurs, les espaces naturels et les océans, sous forme de déchets ou de micro-particules. Un score dramatique quand les filières verre, acier et papier, affichent respectivement des taux de recyclage de 85 %, 100 % et 70 %*. Peu glorieuse, la France est aussi à la traîne par rapport à ses voisins européens qui affichent 40 % de taux de recyclage des matières plastiques. C'est 10 % de plus que dans l'Hexagone. Les raisons du désastre ? Pour France Nature environnement, elles sont « multiples ».

« Les filières de collecte et de recyclage existent mais elles ne se font pas par matière. Aujourd'hui, le plastique est partout. Et pas seulement dans les emballages », explique Catherine Rollin, chargée de mission Filières et prévention des déchets à l’association. Si 29...

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