Eau

Oyas ou l'arrosage écologique

Créé le : 07/03/2018
Les Oyas sont fabriqués à la main dans l'Hérault. - DR

Arroser ses plantes au plus près de leurs racines en faisant des économies d'eau. Et le tout en soutenant l'emploi local. C'est ce que proposent les Oyas, un système de diffuseur d'eau en terre cuite ancestral redécouvert par deux entrepreneurs héraultais. Découverte avec Frédéric Bidauld, cofondateur de Oyas Environnement

Que sont les Oyas ?

Le produit est très simple. Il fonctionne grâce à la micro-porosité de la terre lorsqu'elle est cuite. Lorsque l'on met de l'eau dans la poterie, celle-ci va suinter. Cela va générer une zone humide autour de la poterie enfoncée dans la terre. Cela permet d'avoir un taux d'humidité constant et d'alimenter directement les racines. Tout en réalisant jusqu'à 70 % d'économies d'eau par rapport à un arrosage classique. Le procédé permet aussi d'alimenter en eau ses plantes lorsque l'on doit s'absenter quelques jours.

 

Les Oyas enterrés diffusent l'eau au plus près des racines. - DR

Comment est né ce projet ?

Il est né il y a cinq ans, de la volonté de mon associé et moi de lancer un projet possédant une dimension écologique. Par hasard, en regardant un documentaire à la télévision, nous sommes tombés sur l'image d'une poterie d’arrosage, au Maghreb. Nous nous sommes tous les deux dit que ce système serait bien pour arroser nos potagers. Nous avons fait des recherches, mais aucune société ne proposait cela à la vente. Nous sommes juste tombés sur des informations faisant état de découvertes archéologiques.

Nous nous sommes dit que nous allions lancer une petite production locale. Nous visions le marché de l'Hérault. Nous n'avions aucune connaissance en matière de céramique. Nous avons contacté une céramiste, Isabelle Duisit, qui est désormais responsable des ateliers. Nous avons fait des tests avec elle durant un an. Il s'agissait de trouver la bonne température de cuisson afin d'obtenir une porosité médiane, car toutes les plantes n'ont pas les mêmes besoins en eau. Il y a trois ans, nous avons créé notre entreprise. En 2016, nous avons vendu 15 000 Oyas, 40 000 en 2017 et nous visons les 100 000 en 2018. Nous avons été confrontés à une forte demande. Cela s'explique parce qu'il n'y a pas d'offre de produits d’arrosage sur le marché. Nous en vendons beaucoup en zone urbaine. Mais aussi de plus en plus dans les campagnes, et dans toute la France. Autant dans le nord que dans le sud. Nous commençons à atteindre le marché européen (Benelux, Allemagne, Suisse...).

Les Oyas à planter, peints à la main, sont aussi des objets décoratifs. - DR

Avez-vous plusieurs gammes de produits ?

Oui, nous avons deux gammes, comprenant elles-mêmes plusieurs modèles. La première est celle des Oyas enterrés. Cette gamme comporte quatre modèles, allant de 10 litres pour les arbres et les potagers à 0,3 litre pour les pots ou balconnières. Puis, nous proposons les Oyas à « planter ». La pointe de la poterie se loge dans la terre. Le réservoir de 0,25 litre est à l'air libre. Il est disponible en version « naturelle » ou émaillée dans 7 coloris. Des versions décorées sont également disponibles. Tous sont faits à la main par des potiers locaux. Car il s'agit aussi pour nous de soutenir une profession et un savoir-faire qui ont malheureusement tendance à disparaître. Nous tenons aussi à ce que les prix soient abordables. Ceux-ci sont fixés avec nos distributeurs, mais ils se situent entre 9 euros TTC pour la plus petite Oyas et 22 euros pour celle de 10 litres. Pas d'élitisme dans l'écologie !

[Communiqué] - Nestlé Waters assèche les nappes de Vittel sur fond de conflit d'intérêt

Créé le : 21/03/2018
Pixabay

Par France Nature Environnement 

La Journée mondiale de l’eau, qui se tiendra le 22 mars, est l’occasion de rappeler que l’alimentation en eau potable est l’usage le plus essentiel de l’eau. Aujourd’hui, lorsque nous ouvrons les robinets, de l’eau de bonne qualité prélevée à proximité de nos habitations s’en écoule. Mais bientôt plus à Vittel. Non, à Vittel, l’eau qui s’écoulera des robinets sera acheminée par pipeline sur des dizaines de kilomètres. France Nature Environnement tire la sonnette d’alarme : le géant international Nestlé Waters s’est approprié la ressource locale pour commercialiser de l’eau en bouteille, exportée en Allemagne. Au risque d’épuiser la nappe et au détriment des populations locales.

Epuiser une nappe phréatique pour vendre de l’eau en bouteille : scandale social et environnemental

Nestlé Waters, propriétaire de 10 marques d’eau en bouteille en France et en Belgique, surexploite sans vergogne une nappe d’eau souterraine au détriment des populations locales en France, à Vittel. Depuis près de 30 ans, la nappe dans laquelle prélève la multinationale présente un déficit chronique annuel d’environ 1 million de m3… Soit la quantité d’eau que Nestlé Waters est autorisé à prélever, par le Préfet. Et le niveau de la nappe a déjà baissé de 10 mètres. Il sera bien entendu très difficile de faire remonter le niveau de cette eau souterraine, compte-tenu des conditions géologiques locales, mais surtout de la non-volonté des pouvoirs publics de poser des limites à Nestlé Waters.

Au-delà de l’épuisement de la ressource en eau, en totale contradiction avec l’image que souhaite se donner Nestlé Waters, la manière de faire est également choquante d’un point de vue social. En lien avec les services de l’Etat, la stratégie imaginée pour approvisionner en eau potable les populations locales de Vittel n’est autre qu’un transfert massif d’eau sur des dizaines de kilomètres de pipeline, pour un coût de 20 à 30 millions d’euros sur 20 ans. Ainsi, Nestlé pourra continuer son exploitation, pendant que les habitants de Vittel se verront répercuter le prix des travaux sur leur facture d’eau. Aller puiser l’eau chez les voisins avec des risques d’impacts environnementaux encore mal évalués, et ce dans un contexte de changement climatique qui affecte la ressource en eau, ne parait pas être une solution économiquement, socialement et écologiquement raisonnable.

L’eau souterraine de Vittel, bien public décrété propriété de Nestlé

C’est un réel monopole que s’octroie Nestlé sur une ressource en eau qui n’est censée appartenir à personne, si ce n’est aux populations locales pour subvenir à leurs besoins vitaux d’alimentation en eau potable. La loi sur l’eau de 2006 mentionne clairement que l’usage prioritaire d’une ressource en eau en France est l’alimentation en eau potable. Les activités économiques ne sont pas prioritaires, et l’eau est un bien commun, non privé ou privatisable. La reconnaissance implicite de la priorité de prélèvement à Nestlé Waters, contraignant les collectivités locales à « aller boire ailleurs », est inacceptable.

Mais Nestlé n’est pas seul responsable de la situation. Car pour avoir le droit d’épuiser la ressource en eau de Vittel, une entente avec certains acteurs locaux et services de l’Etat a dû avoir lieu. Une entente qui n’est d’ailleurs pas sans conflit d’intérêt, et qui reflète une relation bien trouble entre la multinationale et certains acteurs publics[1]

France Nature Environnement dénonce les pratiques environnementales de Nestlé Waters

Planter des arbres en Amazonie tout en asséchant les nappes d’eau en France est écologiquement irresponsable. Cela s’appelle « faire du greenwashing », se donner bonne conscience. Quatre associations locales (Vosges Nature Environnement, Oiseaux Nature, ASVPP[2], UFC Que Choisir 88) se battent depuis plus d’un an pour dénoncer ce choix dicté par le chantage économique. La fédération nationale soutient ouvertement et fermement cette dénonciation. Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, « il est impossible d’accepter qu’un géant mondial de l’eau en bouteille assèche une nappe d’eau et oblige les populations locales à s’approvisionner en eau potable ailleurs. La situation à Vittel est la preuve d’une non-gestion en responsabilité de la ressource en eau locale disponible, pourtant suffisamment abondante pour satisfaire les besoins du territoire à condition que chacun prenne en compte les besoins des uns et des autres. »

 


[1] L’ancienne présidente de la Commission Locale de l’Eau, en charge du suivi du dossier et également maire adjointe de Vittel, fait l’objet d’une enquête préliminaire pour prise illégale d’intérêt. Son mari, alors cadre international de Nestlé, est le président de la vigie de l’Eau, association chargée du portage du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) de 2010 à 2016 (pour l’information, la communication, la maitrise d’œuvre des études, l’élaboration de la stratégie). Association financée à l’origine par Nestlé et qui est aujourd’hui dessaisie du dossier…

[2] Association de Sauvegarde des Vallées et de Prévention des Pollutions

 

Auray (56) : une nouvelle EAU-dyssée sportive pour sensibiliser à la préservation des ressources aquatiques

Créé le : 12/06/2017
Crédits : Pixabay

Lier sport et sensibilisation à la protection de nos ressources en eau, c’est l’idée de l’Odyssée des Juniors de Bretagne. Organisée par l’association Du flocon à la vague, la deuxième édition de cet événement se tient à Auray (56), sur le Port de Saint Goustan, mardi 13 juin.

« Effort sur l'eau, effort global »

Au programme : des activités à la fois éducatives et sportives, au terme desquelles les élèves se verront valider leurs « éco-gestes » par des sportifs (dont le skyper Roland Jourdain) et explorateurs de haut niveau invités pour l’occasion.

« Le but est de sensibiliser les plus jeunes, pour que leurs modes de vie deviennent plus respectueux de l’environnement », affirme Ewen Le Goff, coordinateur de l’événement. « Parce que faire un effort sur l’eau, c’est faire un effort global ». Ce dernier rappelle que les achats quotidiens – nourriture, vêtements, appareils électroniques, etc. – utilisent davantage d’eau que notre consommation « directe » (douche, vaisselle, etc.).

L’association Du flocon à la vague a initié cette année plus de trente classes d’Auray et de Nantes à la thématique de l’eau.  La moitié de ces élèves (environ 400) seront présents à l’événement pour participer aux activités et ateliers.

Plus d’info : Association Du flocon à la vague

Lizildry (22) : 470 fois trop de pesticide

Créé le : 12/06/2017
Carte de la région de Plougrescant - Crédits : Géoportail

47000 nanogrammes par litre d’eau. C’est la concentration de propamocarbe décelée en mars dans le Lizildry, un ruisseau des Côtes d’Armor situé près de Plougrescant, par le Conseil général. Du jamais vu depuis 2008. La teneur de ce fongicide, principalement utilisé sur les cultures légumières, ne doit légalement dépasser des 100 nanogrammes par litre. En cause, notamment : les faibles pluies de mars et des mois précédents, propices à la rétention des molécules dans le sol.

Plus d'info : Eaux et rivières

 

Nos océans sont à bout de souffle !

Créé le : 08/06/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Unsplash	Aujourd’hui, 8 juin 2016, on fête l’océan à travers le monde. Une occasion pour se rappeler de l'importance des océans dans notre vie quotidienne. WWF appelle ainsi à une réglementation de la pêche à travers le monde pour protéger l’océan.

Aujourd’hui, 8 juin 2016, on fête l’océan à travers le monde. Une occasion pour se rappeler de l'importance des océans dans notre vie quotidienne. WWF appelle ainsi à une réglementation de la pêche à travers le monde pour protéger l’océan.

Surpêche, pêche illégale, captures accidentelles… Pendant des siècles, l’humanité a agi comme si mers et océans étaient des ressources inépuisables capables de nous nourrir et de se régénérer à l’infini mais il n’en est rien. Dans le monde, 90% des stocks de poissons sont surexploités ou exploités à leur maximum, les captures accidentelles représentent 40% des volumes de pêche globaux, 12 à 28 %des prises mondiales proviennent de la pêche illégale. De nombreuses solutions existent pour réduire les pressions exercées sur les océans. Il est urgent de les mettre en œuvre !                                                     

Pour rappel, le 30 mai, le WWF annonçait qu’en moins de 6 mois la France avait déjà consommé l’équivalent de l’ensemble des ressources halieutiques qu’elle pouvait pêcher et élever dans ses eaux nationales métropolitaines et reportait, à compter de ce jour, ses impacts sur les autres pays, notamment sur les plus vulnérables.

 

En cette Journée Mondiale des Océans, le WWF rappelle ainsi que nous sommes tous concernés et que chacun d’entre nous, peut accélérer le mouvement vers une pêche plus durable. « L’océan est une ressource renouvelable capable de répondre aux besoins de toutes les générations futures si les pressions auxquelles il est exposé sont efficacement atténuées », explique Isabelle Autissier, présidente du WWF France. « Les institutions, l’industrie et les consommateurs ont une grande responsabilité sur la durabilité des ressources et les conditions de vie des communautés des pays qui dépendent le plus de la pêche ».

Le WWF appelle ainsi les organisations internationales à prendre de toute urgence des décisions en faveur de la préservation des ressources, comme la réduction de la pêche des thons dans l’océan Indien qui doit être accélérée. L’Union européenne  à renforcer la mise en œuvre de sa législation en matière  de pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Les entreprises à transformer leurs politiques d’approvisionnement en produits de la mer en respectant des chartes proscrivant tout achat provenant de la pêche illégale et en  favorisant les pêcheries certifiées MSC ou les élevages ASC. Le WWF invite également  les entreprises qui le peuvent à se faire le relais de sensibilisation pour une pêche responsable, aux consommateurs à prendre conscience de leur rôle et de leur pouvoir.

Le WWF a ainsi lancé en 2015, le programme Fish Forward, sensibilisant les citoyens européens à l’impact de leur consommation sur les pays du Sud et recommandant notamment  l’achat responsable de produits de la mer en favorisant par exemple les produits certifiés MSC ou ASC

 

Afin de sensibiliser le plus grand nombre à une pêche durable, le WWF France s’investira sur plusieurs fronts lors de la Journée Mondiale des Océans, le 8 juin. Au programme notamment : une collaboration avec Demotivateur afin de sensibiliser le grand public à l’importance de la diversification via une recette simplissime faite à partir du trop peu connu thon listao. De 17h à 18h, l'Atelier des Chefs proposera, avec le WWF France, un e-atelier à destination des parents/enfants. Ces derniers y apprendront à cuisiner du chinchard en live avec un chef qui répondra en direct aux questions des internautes. A partir de 20h50 et jusqu’au petit matin, le WWF France accompagnera enfin La Nuit des Océans sur France Ô

Pour suivre notre campagne pour une pêche responsable :

www.wwf.fr/oceansmenaces/

Plus d'infos :

www.un.org/fr/events/oceansday/

www.wwf.fr/

www.francetelevisions.fr/nuit-ocean2016

www.fishforward.eu/fr/

www.demotivateur.fr/

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