[ TRIBUNE ] Des ONG appellent à ne pas verser d'aides aux entreprises sans contrepartie environnementale.

Créé le : 19/04/2020
Bilal EL-Daou / Pixabay

Le projet de loi de finances rectificative 2020, qui doit être voté vendredi dernier à l’Assemblée nationale, met à disposition 20 milliards d’euros pour le sauvetage de grandes entreprises dites “stratégiques”, telles qu’Air France, Renault ou le parapétrolier Vallourec. Les Amis de la Terre France, Greenpeace France et Oxfam France appellent à ne pas verser d'aides à ces entreprises sans contrepartie environnementale.

Greenpeace, Les Amis de la Terre et Oxfam s'insurgent contre l'augmentation de 20 milliards d'euros de participation de l'Etat, dans le cadre du budget rectificatif, à des entreprises œuvrant dans les secteurs aérien, automobile ou pétrolier.

Le projet de budget rectificatif, discuté vendredi 17 avril à l'Assemblée nationale, doit permettre de soutenir l'économie du pays, avec une série de mesures d'urgence. Parmi les dispositions de ce plan de 110 milliards d'euros, l'Etat prévoit 20 milliards d'euros pour soutenir les entreprises en difficulté face à la tempête économique provoquée par l'épidémie de coronavirus. Les associations écologistes Greenpeace, Les Amis de la Terre et Oxfam dénoncent le fait que cette aide ne soit pas accordée en échange d'une contrepartie environnementale, alors qu'elle sera versée à des groupes œuvrant dans des secteurs pourtant très polluants.

Ces ONG, qui rappellent que l'Assemblée nationale a voté en juin 2019 "l'urgence écologique et climatique", demandent que le soutien de l'Etat soit soumis à une obligation de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, alignée avec les objectifs de l'accord de Paris, mais aussi un meilleur encadrement des dividendes et une limitation stricte des hauts salaires. Elles s'expriment dans une tribune.

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