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[Territoire zéro chômeur] : l’Assemblée nationale étend l’expérimentation

Créé le : 25/09/2020

Légende photo : Plusieurs secteurs sont concernés par le dispositif, telle la menuiserie. Crédit Pixabay.

Par Margaux Legras-Maillet

(d'après Le Monde)

Lancée en 2017 sur une dizaine de territoires, l’expérimentation « territoire zéro chômeur de longue durée » n’a jamais eu autant de sens. Le 16 septembre, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité l’extension de l’expérimentation.

Alors que le taux de chômage diminuait début 2020, la crise de la Covid-19 a plongé l’économie dans une crise sans précédent. Le 16 septembre, l’Assemblée nationale a donc voté à l’unanimité l’extension de l’expérimentation « territoire zéro chômeur de longue durée » à 50 nouvelles zones de 5000 à 10 000 habitants, contre 30 initialement prévues. En trois ans, le dispositif, porté par ATD Quart-Monde, puis par l’ancien député Laurent Grandguillaume, a permis à 1 112 personnes de retrouver un emploi. Concrètement, cela passe par la création d’entreprises à but d’emploi (EBE) embauchant des CDI sans sélection dans des secteurs qui ne concurrencent pas le privé. Une source d’économies pour l’Etat (arrêt du versement du RSA ou des indemnités chômage…) qui investit 18 000 € par an et par emploi. L’initiative présente encore quelques failles, puisque plusieurs EBE restent déficitaires, mais la loi oblige désormais les départements à contribuer financièrement. A suivre !

Plus d'infos : https://www.vie-publique.fr/loi/275990-loi-extension-experimentation-ter...

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Service Public de l’Insertion breton : projet retenu !

Créé le : 24/02/2020
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Par La Région Bretagne

Le 23 octobre dernier, l’État lançait un appel à projets afin de mettre en place desexpérimentations visant la mise en œuvre d’un Service Public de l’Insertion (SPI). Sept collectivités bretonnes (les Départements du Finistère, des Côtes d’Armor, de l’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, la Région Bretagne et les Métropoles de Brest et Rennes) y répondaient collectivement après avoir déjà engagé, depuis plusieurs mois, des travaux en vue de mieux coordonner des politiques d’insertion, de formation et d’emploi, en lien avec Pôle emploi. Ce consortium breton fait partie des 14 lauréats dont la sélection a été annoncée fin janvier.

En s’engageant de cette manière, les 7 partenaires souhaitent mettre en œuvre un service plus accessible, mieux articulé, pour être en mesure de construire des parcours inclusifs soutenant de bout en bout les personnes en difficulté et de propose des solutions opérationnelles visant l’accès ou le retour à l’activité.
 
Coordonné par le Département du Finistère, ce consortium breton s’est porté candidat à cette expérimentation avec un projet innovant et ambitieux. Il s’agit de permettre des parcours sans rupture pour les personnes en insertion sociale et professionnelle quel que soit la collectivité qui les accompagne.
En charge de l’insertion, les Départements vont engager une dynamique de fond pour accélérer les mises en parcours des allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA), massifier les accompagnements, remobiliser les publics ancrés durablement dans le dispositif RSA.

Pour y parvenir, ils vont s’appuyer sur des partages d’expérience entre collectivités et sur l’activation, plus systématique, de l’offre de formation professionnelle déployée par la Région Bretagne. Un travail est également mené avec les Métropoles pour faire des Plans locaux pour l’insertion et l’emploi (PLIE) une interface entre les publics en insertion et les entreprises. Enfin, les Départements renforceront l’offre d’insertion sur leur territoire, du plus social (actions de remobilisation sociale) au plus professionnel (actions de mise à l’emploi, équipes emploi, clauses d’insertion, accompagnement global, parrainage en entreprise…).

Les ambitions du Service Public de l’Insertion breton sont donc de :
•    Raccourcir les délais de mise en parcours des allocataires ;
•    Cadencer les parcours (enchaîner les étapes, ne pas inscrire durablement les personnes dans un mode d’accompagnement) ;
•    Augmenter le nombre de bénéficiaires d’un accompagnement ;
•    Introduire la dimension emploi/formation dans tous les parcours ;
•    Réduire les délais de traitement administratif des situations ;
•    Évaluer en continu le respect de ces délais et des niveaux de service, notamment les résultats atteints ;
•    Innover, collectivement, en faveur de l’accompagnement des personnes et de leur sortie vers l’emploi durable ;
•    Simplifier la gouvernance territoriale afin d’assurer un suivi et un pilotage plus performant des actions entreprises.

Le dossier breton fait partie des 14 projets sélectionnés à l’échelle nationale.
Ces 14 projets seront lancés à partir du mois de mars 2020 et ce, jusqu’à la fin de l’année 2021. Leurs effets sur les parcours des personnes privées d’emploi, ciblées par ces expérimentations, feront l’objet d’une évaluation.

LE PORT DE SÈTE VEUT FAIRE TOURNER LES ÉOLIENNES OCCITANES

Créé le : 22/06/2017
Vue du port de commerce de Sète - Crédit : Laurie Abadie

La journée internationale du vent s'est déroulée le 15 juin dernier. A cette occasion, Sans Transition ! Occitanie a pu visiter les nouvelles installations du port de Sète, en compagnie des acteurs régionaux de la filière éolienne. Installations qui sont en mesure d’accueillir le déchargement de mâts et pales d'éoliennes. La cité portuaire héraultaise pourrait bientôt devenir une tête de pont pour le développement du secteur en Occitanie.

Première région de France en énergie éolienne

L’Occitanie est historiquement la région pionnière de l’éolien puisque c’est à Port-La-Nouvelle que la première éolienne tripale a fait son apparition en 1991.

Le territoire occitan est aujourd'hui, avec 1165 MW, la première région française pour la production d’énergie éolienne, selon France Énergie Éolienne – (FEE), association nationale qui regroupe les principaux acteurs du secteur. Le port de Sète – établissement public régional - s’est adapté au marché pour recevoir au mieux les flux éoliens. Il bénéficie depuis peu d’un quai en eau profonde pouvant accueillir les plus massives embarcations. Dans la foulée, 3,5 millions ont été investi dans une grue dernière génération. Celle-ci peut soulever jusqu’à 120 tonnes, une puissance essentielle pour supporter le poids des génératrices pesant jusqu’à 92 tonnes.

Sur le quai H, entièrement construit sur l’eau et en service depuis octobre dernier, le ballet éolien représente « 6% de l’activité totale du port et jusqu’à 15% à l’avenir » précise Olivier Carmes, directeur général du port de Sète. Long de 470 mètres, large de 70 mètres et profond de 14 mètres, le quai reçoit chaque cargaison durant « 4 à 5 jours pour décharger une centaine d’outils éoliens » rapporte Catherine Morin, commerciale pour le constructeur éolien allemand Enercon. Une manœuvre très technique puisque la longueur des mâts d’éoliennes va de 57 à 85 mètres. Les pâles, de 10 tonnes, ne sont encore prises en charge par les moyens propres au port. Cette opération nécessite l’intervention d’une deuxième grue provenant du domaine privé qui sert de second point d’ancrage au déplacement de ces pièces, dont l’envergure est comprise entre 70 et 90 mètres.

Qu’il provienne d’Allemagne, d’Espagne ou du Portugal, le déplacement éolien apparaît plus avantageux par transport maritime que par voie routière ou ferroviaire. Et ce, « pour des raisons réglementaires, économiques, et environnementales », selon Olivier Guiraud, délégué régional de France Énergie pour le secteur Sud Éolienne. Passer par la route demande des autorisations pour que les convois puissent traverser les agglomérations. Une éolienne étant en moyenne répartie en 10 morceaux, il faudra 10 camions pour transporter une unité de production. Alors que le tout peut être bien souvent transporté en un seul navire.


 

Un marché en pleine expansion

Le secteur éolien occitan rassemble 700 éoliennes. « Une production équivalente à un réacteur nucléaire capable d’alimenter plus d’un million d’habitants, soit 7,5% de la consommation régionale d’électricité », souligne Dominique Moniot, délégué régional adjoint Languedoc-Roussillon de France Energie Eolienne et membre de La Compagnie du Vent, filiale du groupe Engie spécialisé dans les énergies renouvelables

Premier gisement éolien de France et deuxième d’Europe, le marché éolien régional est à l’origine de la création de plus de 1 300 emplois directs en Occitanie.

Alors que 350 unités étaient manutentionnées en 2015, elles étaient 650 en 2016, selon Marc Antoine, directeur du port de commerce de Sète.  Olivier Carmes, directeur général du port de Sète confirme que « le nombre d’unités manutentionnées a quasiment doublé », avant que Sylvie Cano, directrice des services portuaires sétois, ajoute que « l’activité d’importation d’éoliennes sur Sète devrait encore doubler en 2017 ».

Le marché mondial de l'éolien est en telle expansion que le constructeur allemand Enercon est allé jusqu’à concevoir un bateau entièrement dédié au transport éolien. Depuis 2010, le E-Ship 1 avance grâce à des générateurs éoliens inversés et des « rotor flettner ». Ces gros cylindres verticaux achemineront plus de 110 éoliennes au port de Sète en 2017 tout en « économisant le carburant et récupérant l’énergie du vent » explique Laura Holzer, chargée d’études au pôle expertise d’Enercon.

André Lubrano, membre du Conseil Régional, affirme cependant que « nous n’avons pas l’intention de concurrencer Marseille ou Barcelone. Mais nous avons une place au milieu de ces grands ports pour nous permettre de jouer notre carte économique ».

Perspectives d’améliorations

Engagé dans la transition énergétique, le port de Sète a pour projet d’aménager la toiture des 50 000m² d’entrepôts en panneaux photovoltaïques. Cette production pourrait fournir la puissance comparable à l’alimentation énergétique de 140 000 foyers.

A l’horizon 2030, le marché éolien occitan pourrait prétendre à la production d’un tiers de la consommation régionale. Il a également pour ambition de propulser la région  au rang de première région à Énergie Positive d’Europe (qui produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme).

Quant au port de Sète, il prévoit d’ajouter 18 hectares aux 60 hectares déjà disponibles. Suite à cette extension, une gare maritime proposerait l’aménagement de commerces et notamment d’un restaurant surplombant le port. Des installations qui pourraient voir le jour en 2020.

 

Plus d'info :
http://fee.asso.fr/
http://www.sete.port.fr/

 

La liste des territoires "zéro chômage de longue durée" dévoilée

Créé le : 25/11/2016
Pipriac et Saint-Ganton (35) sont les deux premières communes à s’être inscrites dans le dispositif « Zéro chômage de longue durée », porté par ATD Quart-monde. Le 15 octobre 2015, ATD a organisé une « grève du chômage », à Pipriac. Objectif : montrer que les chômeurs peuvent effectuer des travaux utiles à la collectivité. Crédit : ATD

La liste des dix « territoires zéro chômage de longue durée » a été arrêtée. Parmi eux, les projets de Pipriac (35) et de Jouques (13) que nous évoquons dans notre dossier consacré à la lutte contre le chômage de longe durée, paru dans le numéro 2 de Sans Transition ! Mais aucun dans la région Occitanie... Cette expérimentation encadrée par le ministère du Travail doit durer 5 ans. Elle doit proposer un CDI à des volontaires sans emploi en mettant en adéquation besoins du territoire et projets individuels des participants. Le programme est né sous l'impulsion d'un ensemble d'ONG dont notre partenaire ATD Quart-Monde, Emmaüs ou encore le Secours Catholique.  

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