Cantal - Un toit et un emploi pour les mal-logés d’Île-de-France

Créé le : 25/09/2018
Depuis 2014, « Un toit, un emploi » propose à des Franciliens précarisés et mal-logés de s’installer dans le Cantal, à Aurillac. © Ville d’Aurillac

Par Sonia Reynes

À Aurillac, dans le Cantal, le programme « Un toit, un emploi » permet à des habitants d’Île-de-France de rompre avec le mal-logement et d’habiter dans des appartements proposés par un bailleur social. Le gain pour le territoire ? De la main-d’œuvre, là où plusieurs professions sont en tension.

« Entre juin 2015 et décembre 2017, grâce à ce projet, nous avons accueilli à Aurillac vingt-et-une familles, soit quarante-huit personnes, adultes et enfants », détaille Pascal Polonais, chef de service d’Aurore à Aurillac. Né il y a environ quatre ans, le programme « Un toit, un emploi » part d’une double réalité. D’abord, le constat du mal-logement en Île-de-France : « 36 000 personnes sont hébergées tous les jours à l’hôtel par le SAMU social », rappelle Jean-François Roux, directeur administratif et financier de Polygone. Ensuite, à plusieurs centaines de kilomètres de là, à Aurillac dans le Massif central, « nous sommes quasiment au plein emploi, avec un taux de chômage inférieur à 6 % », explique Pascal Polonais. Cependant, la population active est en baisse et les métiers du bâtiment, des transports et de l’hôtellerie sont en tension et manquent de main-d’œuvre.

L’association d’insertion Aurore et le bailleur social Polygone se sont associés pour résoudre ce problème : ils proposent à des Franciliens de s’installer à Aurillac et les...

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