Quatre alternatives à l'essence et au diesel

Créé le : 10/01/2019

Un champ de colza, la plante qui sert à fabriquer un agrocarburant, mélangé notamment au diesel. © Pixabay

par Nicolas Troadec
GPL, GNV, hydrogène, biodiesel… Sous ces noms exotiques se cachent des carburants plus ou moins propres, tous émetteurs de CO2 à un moment de leur vie. Certaines filières émergent, comme le bioGNV, tandis que celle des agrocarburants évolue. 

Les agrocarburants sont déjà là

Le biodiesel et le bioéthanol, des agrocarburants issus de végétaux, sont déjà « utilisés massivement dans le transport », explique Antonio Pires da Cruz, responsable Carburants et émissions à l’institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen). Lorsqu’on achète du gazole à la pompe, 7 à 10 % de biodiesel dérivé d’huiles végétales y est incorporé, en application d’une demande de l’Union européenne. L’essence aussi en bénéficie : le SP95 contient 5 % de bioéthanol. Quant à l’essence E10, le taux de bioéthanol est de 10 %. Enfin, il existe le E85, « une essence très éthanolée, qui contient entre 65 et 85 % de bioéthanol, mais qui n’est pas utilisable dans toutes les voitures », précise Antonio Pires da Cruz. Pour le consommer, il faut installer sur son véhicule un boitier homologué qui coûte environ 700 euros. « Compte tenu du prix faible de ce carburant, ça peut être intéressant de transformer sa voiture avec ce fameux kit », estime le...

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