Procès de la "Faucheuse de chaises" de Carpentras : Attac réagit aux propos de la BNP

Créé le : 18/12/2017
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Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, la journaliste Marie-Monique Robin, Eva Joly, Laurent Pinatel – porte-parole de la Confédération Paysanne –, ou encore la députée Clémentine Autain. Autant de personnalités ayant choisi de soutenir Nicole Briend, dans une tribune publiée jeudi dernier dans Libération. Cette militante d'Attac avait participé à une action de « fauchage de chaises », dans une agence BNP Paribas de Carpentras en mars 2016 pour protester contre l'évasion fiscale. Son procès est prévue le 6 février 2018, également à Carpentras. Le 14 novembre dernier, la BNP a fait le choix de se porter partie civile et de ne pas demander de réparation.

"Les relations avec les associations concernées se sont largement améliorées depuis (ces manifestations) et le dialogue a pu être renoué", a expliqué à l'AFP une source proche de la banque, constatant qu'aucune "nouvelle manifestation violente n'a été menée depuis de nombreux mois".

Attac a souhaité répondre à ces déclarations, dans un communiqué daté du 15 décembre :

Sur les accusations de violence dont l’association fait l’objet, Dominique Plihon, porte-parole de l’association, rappelle : « aucun acte de violence n’a été commis pendant les actions qui ont conduit à réquisitionner 246 chaises dans les agences BNP Paribas. Et pour cause : ces actions s’inscrivaient dans une campagne avec un consensus d’action précis : « des actions au grand jour, à visage découvert, dans l’esprit de l’action non-violente et de la désobéissance civile, en respectant les personnes tout en affichant notre détermination à faire changer cette situation d’injustice. » 

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