Miscanthus : le nouvel or vert ?

Créé le : 07/05/2018
© G. Souchay

Encore peu connu, le miscanthus commence à séduire de plus en plus de producteurs par ses multiples usages : chauffage, paillage et peut-être demain d’autres fonctions encore dans les nouvelles filières de la bio économie. Reste la première étape : structurer un marché en pleine éclosion. Reportage en Ariège, dans la toute première exploitation de miscanthus du sud de la France.

Par Grégoire Souchay

Le printemps peut bien avoir officiellement commencé, le vent pénétrant et la neige poudrant encore les sommets pyrénéens voisins donnent un air hivernal au lieudit Pontaut. Située à dix kilomètres de Pamiers, au coeur de la plaine de l’Ariège, l’exploitation de Lise Girard n’a de prime abord pas grand-chose de particulier, si ce ne sont ces longues tiges jaunies et effeuillées dans les champs tout autour. « À l’automne, la plante produit une sorte de coton qui brille à la lueur du soleil »,poétise la propriétaire de cette première exploitation de miscanthus (miscanthus giganteus) en Occitanie. Variété la plus couramment cultivée aujourd’hui, cette espèce de graminée résulte d’un croisement naturel, ramenée du Japon par un horticulteur danois en 1935. Pouvant atteindre quatre mètres de haut, ses attraits ne sont pas seulement esthétiques. « Mon père a découvert cette culture en allant installer des panneaux solaires chez un céréalier qui en cultivait dans le Loiret », raconte la jeune femme, ingénieure agronome de formation, installée avec son compagnon en Ariège depuis 2010. « Je voulais développer une...

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