PARTAGEONS LES SEMENCES PAYSANNES !

Créé le : 11/01/2018
Sous la serre de Jean-Luc Danneyrolles, artisan semencier – ou grainier comme il aime se faire appeler – les variétés anciennes et paysannes poussent entourées de couleurs vives. © E. Besatti

Qu’ils soient agriculteurs, jardiniers amateurs, citoyens militants ou scientifiques, ils ont comme point commun de participer à la préservation de la biodiversité. D’année en année, il plantent et sélectionnent des semences paysannes, des variétés anciennes, dites « de population ». Un savoir-faire millénaire passé au second plan par des décennies d’agriculture intensive. Mais toujours primordial. 

Par Éric Besatti

 


Dominique Viau, depuis son jardin d’Hyères, participe au programme scientifique du Groupement de recherche en agriculture biologique (GRAB) nommé Edulis pour « Ensemble Diversifions et Utilisons Librement les Semences ». Elle conserve aussi des variétés de blé avec l’association semencière Kokopelli. © Éric Besatti

Dominique se balade dans son jardin à l’organisation d’apparence anarchique. Elle s’arrête, éclate une fleur séchée de Nigelle de Damas pour en extraire les graines. Et aussitôt les lance à la volée dans un mouvement presque désinvolte. Puis, elle marque une pause et précise : « Je sais exactement où je les ai lancées ! » Par ce re-semage naturel, l’année prochaine, elle verra ses graines donner des fleurs à partir de la génération qui a réussi à pousser cette année. « Je sélectionne en arrosant très peu », explique-t-elle. De cette manière, d’une année sur l’autre, les graines sont de plus en plus adaptées au terroir et au climat provençal. La sélection...

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