France Nature Environnement (FNE) s’inquiète pour la loi Littoral

Créé le : 17/07/2018

Alors que le projet de loi ELAN est en discussion au Sénat, des amendements revenant sur la loi Littoral qui vise à préserver les côtes de l’urbanisation massive inquiètent l'association France Nature Environnement.

 

 

 

Les principes de la loi Littoral encore malmenés. Dans un communiqué de presse du 16 juillet 2018, France Nature Environnement tire la sonnette d’alarme contre les tentatives de « détricotage » de la loi Littoral dans le cadre des débats sénatoriaux autour du projet de loi ELAN (Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique). L’association de protection de la nature dénonce notamment des amendements de la Commission des affaires économiques, qui chercheraient à réduire les délais d’urbanisation des dents creuses (espaces non-construits entre deux secteurs urbanisés sur le littoral) au détriment des mécanismes de contrôle de viabilité des projets, ou encore à autoriser la construction de sites de traitement de déchets sur les côtes en Outre-Mer.

Quand la logique économique prime

Ces amendements interviennent un peu plus d’un mois après des tentatives similaires venues des bancs de La République En Marche, à l’Assemblée nationale. Elles avaient alors été rejetées, suscitant l’opposition d’une majorité des députés.

Le réaménagement de la loi Littoral est un cheval de bataille important pour de nombreux élus locaux, particulièrement influents à la Chambre haute. Pour eux, la priorité est à la dynamisation économique de leurs territoires : une révision de la loi permettrait de développer les infrastructures touristiques et productives – l’ostréiculture par exemple. Pour FNE, ces élus « se veulent simplement les apôtres d’un développement à court terme, sur un modèle dépassé ». L’association rappelle que le littoral est une « bande fragile particulièrement soumise aux risques climatiques ».

Adoptée en 1986, la loi Littoral a été jusqu’à maintenant un frein à la bétonisation des côtes française  : elle sanctuarise une bande de 100 mètres à partir du rivage, qui est inconstructible même en cas de bandes creuses. Et FNE de rappeler qu’une pétition avait circulé dès février 2017 pour que le texte ne soit pas modifié. Parmi ses 361 000 signataires, on pouvait trouver celle d’un certain Nicolas Hulot, actuellement ministre de la Transition écologique et solidaire.

A lire :

Notre dossier « Peut-on vraiment réparer le littoral ? », Sans Transition ! n°6, juin 2017.

Plus d'infos : www.fne.asso.fr

 

 

 

 

 

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