COP23 : #MakethePlanetGreatAgain ou #BusinessAsUsual, Emmanuel Macron doit choisir !

Créé le : 14/11/2017
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Par Attac France 

Lors de la COP23, ce n’est pas l’objectif des 2°C qu’il faut enterrer mais les décisions politiques et économiques qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. Annoncé à Bonn avec Angela Merkel, Emmanuel Macron accumule pourtant des décisions contradictoires avec l’impératif climatique. A cette occasion, Attac France publie un nouveau rapport qui, en douze fiches, pointe quelques-unes des voies à suivre pour un véritable sursaut politique qui ne se milite pas à de beaux discours.

 

Marquées par la volonté de célébrer l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris et par l’élection de Donald Trump, les deux années qui ont succédé à la COP 21 ont substitué de l’indécision et de l’incertitude à un enthousiasme exagéré : « de sérieuses menaces pèsent désormais sur l’avenir et le contenu des politiques climatiques internationales et sur la possibilité de contenir le réchauffement climatique en deçà de 2 °C », alerte Geneviève Azam, porte-parole d’Attac sur les questions climat. « Au désengagement des États et au transfert de la charge de l’action aux marchés et acteurs privés, nous en appelons au contraire à un urgent et nécessaire sursaut politique. »

Un sursaut politique qui ne saurait se limiter à de nouveaux discours. « Il ne suffit pas de dire « Make The Planet Great Again » ou prétendre porter le leadership climatique international comme le fait l’Union européenne, pour être du bon côté de l’Histoire », souligne Maxime Combes, porte-parole d’Attac sur les questions climat. « Appeler la communauté internationale à se mobiliser contre le réchauffement climatique, comme le fera sans doute Emmanuel Macron à Bonn le mercredi 15 novembre, est très largement insuffisant quand, dans le même temps, la liste des décisions qui ne sont pas climato-compatibles s’allonge de jour en jour. »

La ligne de crête est étroite mais praticable. Il s’agit de trouver les voies juridiques, politiques, sociales pour empêcher des régressions aux effets irréversibles et faire en sorte, qu’enfin, après 25 ans de négociations climatiques internationales, les politiques menées n’aggravent plus le réchauffement climatique. Ce n’est pas l’objectif des 2°C (ou celui des 1,5°C) qu’il faut enterrer mais les décisions politiques et économiques qui ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Des Paradise Papers aux révélations sur les pratiques des multinationales en matière de lobbying et d’extraction d’énergies fossiles, nous avons la confirmation que la main invisible des marchés n’est pas plus verte qu’elle n’est naturellement sociale ou juste. #MakethePlanetGreatAgain ou #BusinessAsUsual il faut choisir !

Informations complémentaires

  • > Lire le nouveau rapport : « urgence climatique : on entre dans le dur ! »

  • > Contenu : p. 3 : « Il ne s’agit pas de faire de notre mieux, il s’agit de faire ce qui est requis » p. 6 : Urgence climatique : faut-il enterrer l’objectif des 2°C ? p. 10 : Les limites intrinsèques de l’Accord de Paris et de la gouvernance climatique p. 12 : Crime climatique : le temps des sanctions est venu, y compris pour les « États voyous » p. 14 : Du CETA à l’OMC en passant par la CNUCC, le commerce prime sur le climat ! p. 16 : Les dangers de la neutralité carbone et des émissions négatives p. 18 : Emmanuel Macron : 6 mois à l’Elysée, 6 mois perdus pour le climat ? p. 20 : Nouveau Rapport - Le poids écrasant des lobbys gaziers sur Bruxelles p. 22 : Réforme du marché carbone européen : 200 milliards d’€ supplémentaires pour les pollueurs p. 24 : Délinquants du climat = délinquants fiscaux ! Les mettre au pas pour financer le climat ! p. 26 : 1 million d’emplois climat : comment conjuguer climat et justice sociale ? p. 28 : Pas un euro de plus pour les énergies du passé, fossiles ou fissiles

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