[BIODIVERSITE] L'UICN alerte sur de nouvelles victimes de l'industrie sous-marine

Publié le ven 17/07/2026 - 12:19

Des profondeurs océaniques aux dunes de Namibie, la dernière mise à jour de la Liste rouge de l'UICN rappelle que les activités humaines continuent de fragiliser des espèces parfois méconnues. Elle montre aussi que les politiques de conservation peuvent encore inverser la tendance.

La biodiversité s'effondre jusque dans les milieux les plus extrêmes. Dans sa dernière mise à jour, publiée le 9 juillet, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) recense désormais 175 909 espèces évaluées, dont 49 505 sont menacées d'extinction. Parmi les nouveaux signaux d'alerte, les écosystèmes des grands fonds marins occupent une place centrale. L'UICN révèle que 62 % des mollusques vivant autour des évents hydrothermaux sont désormais menacés, principalement en raison des projets d'exploitation minière sous-marine. Ces espèces, souvent découvertes il y a moins de dix ans, subissent déjà les conséquences de l'exploration des fonds océaniques destinée à extraire les métaux nécessaires aux technologies dites "de la transition".

Autre victime emblématique : la grenouille de pluie du désert. Rendue célèbre par des vidéos virales sur les réseaux sociaux, cette petite espèce d'Afrique australe passe de "quasi menacée" à "vulnérable". En cause, l'expansion des mines de diamants, de grands projets industriels – y compris liés à l'hydrogène vert – ainsi que les effets croissants du changement climatique.

La mise à jour apporte toutefois une note d'espoir. En Australie, le numbat améliore son statut grâce à plusieurs décennies de lutte contre les espèces invasives, de réintroductions et de protection de son habitat. Une démonstration que des politiques de conservation ambitieuses peuvent produire des résultats, à condition d'être poursuivies dans la durée.

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