Découvrez la Vallée du Gapeau en Transition durant la 12ème foire bio de la Farlède (83)

Créé le : 10/04/2017
La vallée du Gapeau fait sa transition grâce à l'engagement de nombreux citoyens - Crédit : Vallée du Gapeau en Transition

Dans le Var, à l'Est de Toulon, coule le Gapeau. Dans la vallée de ce fleuve côtier, des citoyens s'activent pour mettre en place des actions de transition autour de l'alimentation, de l'agriculture, des énergies renouvelables ou encore de l'éducation. Pilier de ce mouvement, Julien Guimard contribue à organiser la foire bio de la Farlède, qui fête ses douze ans ce weekend. L'occasion de découvrir quelques initiatives vertueuses mises en place par le collectif "Vallée du Gapeau en Transition". Parmi lesquelles un projet de supermarché coopératif (sujet qui fait l'objet d'un dossier dans le dernier numéro de Sans Transition !). Interview. 

Cela fait douze ans que vous organisez la foire bio de la Farlède. Pouvez-vous nous présenter l'édition de cette année ?

Cette année, le samedi 15 et dimanche 16 avril, nous attendons près de 10 000 personnes. Au programme : rencontres avec des artisans et producteurs venant du Var et d'ailleurs, des conférences et un espace de restauration bio et équitable. Cette année, les peuples "racines" et autochtones sont mis à l'honneur, le samedi avec des conférences, des échanges et des projections de films. Car la transition ne peut se faire qu'avec l'apport de ces peuples et cultures aujourd'hui menacés.

Quel est le lien entre la foire bio et le collectif "Vallée du Gapeau en Transition" ?

Il y a quelques années, j'ai pris conscience qu'il fallait que je m'inscrive dans le mouvement international de la transition. Le 19 février 2016, j'ai participé avec Soleù à l'organisation d'une réunion qui a rassemblée 150 personnes pour le lancement du mouvement "Vallée du Gapeau en transition". Au mois de mai, un forum ouvert, consacré à l'alimentation a prolongé cette dynamique. Est ressorti de ces rencontres et échanges une volonté d'agir collectivement sur plusieurs axes : agriculture, alimentation, énergie, habitat, éducation, économie... Puis, un de nos membres a mis a disposition un lieu pour mettre en place concrètement des actions de transition. Nous avons baptisé cet endroit "Sôllei'o".

Pouvez-nous nous en dire plus sur ce lieu ?

Il s'agit d'une grande maison dotée de 3 hectares de terre, située sur a commune de Souliès Toucas. En février dernier, une réunion a permis de définir plus clairement ce que nous aimerions mettre en oeuvre à Sôllei'o. Le lieu doit être une véritable oasis dédiée à la transition, aménagée via des chantiers participatifs. Nous allons y créer des éco-habitats. Nous avons déjà commencé à cultiver des plantes en permaculture. Nous y organisons des rencontres et des événements. Le but est d'y créer un café culturel. Aussi, nous voulons travailler sur les pédagogies alternatives en y ouvrant, à terme, une école Montessori. Sôlei'o est aussi le siège social de notre association. C'est avant tout un lieu de partage et d'échange.

Vous préparez aussi l’ouverture d'un supermarché coopératif.

Oui. Il s'agit d'un rare projet de ce type qui n'est pas implanté dans une grande ville. Pour des questions d'impact carbone et de qualité de l'approvisionnement, l’alimentation via les circuits courts est une question fondamentale. Nous avons donc décidé de nous appuyer sur des producteurs locaux, qui travaillent souvent en bio, pour monter cette initiative. Celle-ci est portée par l'association. Mais l'objectif est de créer une coopérative de consommateurs. Les adhérents / sociétaires pourront y faire leurs courses contre deux à trois heures de leur temps par mois. L'idée est de pouvoir y faire 80% de ses emplettes. Première étape concrète : d'ici deux semaines, nous allons lancer un groupement d'achats via lequel nous pourrons acheter un certain nombre de produits locaux.

Le collectif porte d'autres projets concrets...

Absolument ! Nous travaillons, par exemple, à la création d'une coopérative citoyenne d'énergie partagée, autour de l’hydraulique mais aussi de l'éolien. Nous préparons aussi la création d'une monnaie locale dans les communes de la vallée du Gapeau et du toulonnais. Nous soutenons également à l’essor de jardins partagés sur le territoire. Ces derniers sont fondamentaux pour tisser des liens entre les personnes. C'est un véritable mortier pour associer les individus dans cette démarche de transition.

Pus d'infos :

www.gapeautransition.org  

 

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