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OCCITANIE : L’ALTERTOUR 2017 SE MET EN SELLE SUR « LES CHEMINS DE LA TRANSITION »

Créé le : 07/07/2017
Cyclistes de l'AlterTour 2016. Crédits photo : AlterTour / G de Crop

Marre des compte-rendus quotidiens de la Grande boucle à la télé et à la radio ? Un autre tour est possible ! Organisé par l’association AlterCampagne, l’AlterTour, auto-proclamé le « plus grand Tour de France écolo », s’élancera pour un voyage de six semaines sur « les chemins de la transition ». Depuis la Maison de l’Economie Solidaire à Ramonville-Sainte-Agne (31), ce dimanche 9 juillet à 9h, les cyclistes s’engageront sur les routes d'Occitanie et de Rhône-Alpes-Auvergne pour promouvoir un mode de vie plus respectueux de l'environnement.

« Le fondement de l’action est la lutte anti-OGM et la mise en lumière de l’agriculture familiale et bio. Mais progressivement on s’ouvre à d’autres questions de société », plante Mathieu Fromont, coordinateur de l’AlterTour. Habitat passif, habitat léger, ateliers participatifs, production d’énergie renouvelable … autant d’initiatives en faveur d’une économie durable et solidaire que les 70 alternatives permettront d’aborder tout au long de cette dixième édition.

Les deux premières éditions, bien trop conséquentes, sillonnaient l’ensemble de l’Hexagone. Pour les AlterTours suivants, on a « voulu rendre l’expérience accessible à toutes les générations », explique Mathieu Fromont. Le circuit est passé de 2 800 kilomètres à parcourir en trois semaines à une virée de 1 200 kilomètres à arpenter en six semaines. Après la région Bretagne l’année dernière, c’est au tour des départements Haute-Garonne, Ariège, Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Ardèche, Drôme, et Isère d’être investis par les 350 participants.

 

 

« Nous pouvons sortir du modèle de consommation actuel »

Trois heures, c’est le temps de pédalage quotidien à prévoir pour les cyclistes. Après l’effort, le réconfort. Chaque journée sera l’occasion de « rendre visite aux acteurs de la transition tout en montrant que nous pouvons sortir du modèle de consommation actuel », mentionne Mathieu Fromont avant d’illustrer cette expérience par le changement de vie de Florence. Pour cette ancienne couturière chez Jean-Paul Gaultier à Paris, l’AlterTour a été un vrai tournant. « Suite à mon premier AlterTour, convaincue qu'un avenir meilleur était possible, j'ai plaqué Jean-Paul Gaultier ! », dit-elle. Après avoir vécu en communauté en Italie pendant un an et demi, elle a fondé avec succès, à Rennes, un atelier (Les Piqueuses d'idées) grâce auquel elle transmet son savoir aux autres. 

Ne pouvant pas prendre en charge une quantité trop importante d’aventuriers pour les repas et l’hébergement, « le nombre d’inscriptions est limité. Nous voulons rester sur un événement convivial et humain », précise Mathieu, étonné et ravi du succès de l'opération. C’est autour d’une tablée de plats locaux et bio que chacun pourra profiter de l’ambiance chaleureuse de l’AlterTour. Spectacles participatifs, musicaux et théâtraux seront chaque soir co-produits par les artistes locaux et les participants amateurs d’art. Le financement est participatif et autogéré. Autrement dit, chacun donne ce qu’il peut en fonction de ses revenus. 

Parallèlement, deux « Echappées belles » sont organisées. Le principe est le même que celui de l’AlterTour mais sur des parcours différents et sans véhicule d’assistance. Mathieu Fromont se veut rassurant : « C’est à peine plus physique parce qu’on porte ses bagages mais cela reste très accessible ». Deux semaines sont planifiées. La première débutera en Espagne le 13 juillet pour s’achever à Narbonne le 22 juillet. La seconde sera lancée à Thoiras le 1er août et atteindra Eurre le 10 août. Une fois leur parcours terminé, les vingt-cinq cyclistes rejoindront le groupe principal.

Plus d'infos :
http://www.altercampagne.net

Le vélo, ça roule pour eux !

Créé le : 29/08/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Unsplash

Initié il y a 2 ans maintenant, à Perpignan (66) dans les Pyrénées-Orientales, Sotragroupe, entreprise de télécommunication et de photovoltaïque, dédommage ses employés cyclistes à hauteur de 0.25€ par kilomètre. Zoom sur cette résolution économique et écologique.

Depuis 2 ans maintenant, Sotragroupe propose une indemnité kilométrique à ses salariés, pour leur trajet jusqu’à leur travail en vélo ou vélo électrique, à hauteur de 0,25€ par kilomètre. Deux entreprises constituent Sotragroupe : Sotranasa, dans les télécommunications, et SotrAvenir, dans le domaine du solaire photovoltaïque et thermique, basées près de Perpignan. L’idée est venue d’un des employés, Matthieu Faye, qui nous l’explique : « le gouvernement a lancé en expérimentation l’indemnisation du trajet maison-travail à vélo. J’ai proposé à ma direction de nous inscrire, ils ont tout de suite accepté de participer. » Financées par l’Ademe, ces expérimentations ont permis d’établir un premier bilan : « Dans les entreprises qui ont participé à l’expérimentation, il est a noté que la part de trajets domicile-travail effectuée à vélo a augmenté de 50 % » selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie.

 

Un bien-être conséquent

Depuis le 1er janvier 2016, pour l’employeur, cette participation à l’indemnité vélo est exonérée de cotisations sociales, dans la limite de 200 € par an et par salarié, et sur la base des kilomètres qu’ils parcourent pour se rendre à leur travail. « Il s’agissait aussi de s’intéresser au bien-être des employés. De nombreuses études montrent que les salariés de bureau ont une meilleure santé en pratiquant une activité physique régulière. » Un salarié gagne ainsi en moyenne 40€ de plus par mois, s’il vit à 3 km de l’entreprise, sans que cela soit imposable. « Nous avons eu un salarié qui ne l’a fait que l’été, en Juillet et en Août. Il a gagné près de 100€ par mois car il réside à 15 km de l’entreprise, » poursuit Mathieu Faye.

 

Le vélo, pas que de l’argent...

Désormais, ils sont une douzaine à pédaler quotidiennement pour se rendre à leur travail, sur près de 250 employés. « Nous avons parcouru près de 4300 km en un an. » Cependant, à ce stade, le dédommagement ne prend pas en compte les stagiaires, « ils devraient bénéficier de tous les avantages des employés mais ils n’ont pas été inclus dans le décret national », rebondit Mathieu. Surtout, Perpignan n’est pas connue pour ses pistes cyclables. « Nous avons la chance d’avoir une voie verte qui passe à côté de notre lieu de travail, nous organisons aussi des animations avec des associations pour sensibiliser les autres employés sur les avantages du vélo. », conclut-il.

 

Plus d’infos :

www.service-public.fr/professionnels-entreprises/actualites/008283

www.sotragroupe.com

www.who.int/dietphysicalactivity/pa/fr/

www.sans-transition-magazine.info/societe/sortez-vos-velos

www.ademe.fr

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