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LE GROUPE THAI UNION S'ENGAGE CONTRE LA PÊCHE ILLÉGALE ET LA SURPÊCHE

Créé le : 13/07/2017
Pêche de thons. Crédits : Pixabay

Suite à de longues tractations de Greenpeace, Thai Union, géant mondial des produits de la mer et maison-mère de Petit Navire, accepte de limiter ses recours aux dispositifs de concentration de poissons (DCP) et d’améliorer les conditions de travail des salariés. 

La pêche industrielle du thon utilise les DCP car ils lui permettent de capturer 50% de ses quotas annuels en moyenne. Ce système de pêche intensive composé de radeaux déployant des dizaines de mètres de filets, piège aussi des espèces protégées (tortues, requins, raies, mammifères marins, …).

Vidéo de Greenpeace diffusée le 25 avril 2016

Après deux années de campagne à l’encontre du grand groupe, Greenpeace, annonce avoir gagné une bataille contre Thai Union. La pétition que l’association de protection de l'environnement a lancée il y a maintenant deux ans, a récolté plus de 140 000 signatures. Suite à cette mobilisation, Thai Groupe assure prendre des mesures afin de fournir une plus grande quantité de thon pêché durablement.

Réduction de moitié de l’usage des DCP par les fournisseurs du groupe au niveau mondial, augmentation de 50 % de l’offre de thon pêché sans DCP sur tous les marchés approvisionnés, renforcement du système de traçabilité du thon, extension du moratoire sur le transbordement en mer … Ce sont les applications que Greenpeace déclare avoir obtenu de la part de l’entreprise thaïlandaise de pêche et de transformation de produits de la mer.

Greeanpeace demeure tout de même sur ses gardes : « Nous restons vigilants quant à la mise en œuvre de toutes ces mesures. Nous avons d’ailleurs établi un plan de suivi précis et daté pour évaluer l’atteinte des objectifs que Thai Union s’est fixés », indique l'ONG dans un communiqué.

Plus d’infos :
Résumé des engagements de Thai Union
http://www.thaiunion.com/
https://www.greenpeace.fr/

Sauvez l'école des abeilles du 06

Créé le : 21/06/2016

Le CIVAM Apicole des Alpes-Maritimes a besoin de vous ! Jusqu’au 25 juin, une pétition circule pour tenter de sauver l’école des abeilles et le rucher-école du 06 menacés de disparition dès septembre prochain. 

 
 
 

En plus de 30 ans, le CIVAM Apicole des Alpes-Maritimes a formé des milliers d’apiculteurs amateurs et professionnels et contribue activement à la préservation des abeilles dans le département, mais aujourd’hui, tout comme ses chères protégées, l’association est menacée d’extinction.

En effet, ses outils de travail, le rucher école et la salle de formation du CREAT à la Gaude, vont être détruits pour faire place au nouveau MIN dans le cadre de l’aménagement de la plaine du Var.

Aucune solution de remplacement satisfaisante n’a pour le moment était faite. Le CIVAM Apicole 06 ne pourra donc pas dispenser le premier cours de formation apicole 2016-2017 qui doit avoir lieu le 10 septembre 2016.

Une fois clôturée, la pétition sera adressée à Monsieur le Président du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes.

Pour en savoir plus et signer la pétition, cliquez ici

Quel avenir pour le projet de parc du Ventoux ?

Créé le : 07/06/2016

Le 8 juin prochain, les élus des 39 communes concernées devront se prononcer pour ou contre le projet de Parc National Régional (PNR) du Mont Ventoux dans le Vaucluse. Une consultation qui fait polémique. Nous avons interrogé à ce sujet Nicole Bernard, présidente de France Nature Environnement 84.

Vous défendez le projet de PNR du Ventoux pour lequel vous avez créé une pétition qui a recueilli plus de 6000 signatures, qu'est-ce que ce parc apporterait selon vous ?

D'abord, la reconnaissance d'un territoire emblématique. Mais aussi une cohérence dans la gestion permettant l'accès à des fonds européens, donc à une mise en valeur des productions du Ventoux. Enfin, il faciliterait la mise en œuvre des projets collectifs ou citoyens. Il serait aussi une « contrepartie » accordé aux habitants pour le soin apporté à ce territoire précieux, mais pas toujours facile à vivre.

 

Une première consultation avait déjà été effectuée quant à l'acceptation ou non du PNR du Ventoux. Que pensez-vous de cette nouvelle consultation ?

C'est une étrangeté. Des PNR ont vu le jour, comme au Lubéron, alors pourquoi le refuser au Ventoux ? Le Syndicat Mixte du Ventoux et 900 personnes de tous bords ont travaillé à élaborer une charte où tout le monde a pu s'exprimer. Elle est actuellement examinée par le ministère de l’Écologie et devait être soumise au vote des communes concernées en décembre 2016. Cette consultation régionale impose donc un vote anticipé et limité aux élus, avec un délai extrêmement court (4 semaines à peine), qui empêchera sûrement certaines communes de se prononcer alors que, contrairement à ce qui se fait habituellement, les communes qui ne se prononceront pas ou se prononceront hors-délai seront considérées comme contre le PNR. Les modalités sont peu démocratiques, d’autant plus les modalités du vote et de son interprétation n’ont pas été préalablement définies. Enfin, la documentation transmise aux communes choisit des exemples d'une manière qui n'est pas anodine, en mettant l'accent sur les contraintes dues à un parc. A mon sens, c'est une stratégie purement politique, qui prive le territoire d’une valorisation importante et des 28 millions prévus par l’UE pour le parc.

 

Comment envisagez-vous l'après 8 juin ?

Quel que soit le résultat, il n’empêche que le mode de consultation est plus que contestable. Il faut que quelque chose change dans la gestion de ce genre de projet qui concerne tous les citoyens. Je souhaite dire aux élus qu'on en a assez de cette gestion politicienne, on doit travailler tous ensemble pour ce territoire emblématique. Après le 8 juin, on continuera à se mobiliser pour lui !

 

Et du côté des “parco-sceptiques” ?

Du côté des « contre », qui se définissent plutôt comme des « parco-sceptiques », on craint les restrictions mais aussi le coût d'un parc ou encore le risque de « millefeuille » administratif, préférant au parc l'idée d'une « grande intercommunalité ». Parmi ceux-là, on retrouve le député du Vaucluse et vice-président délégué aux finances de la région PACA, Julien Aubert, ainsi que les maires de quelques communes. Dominique Bodon, édile de Malaucène, interrogé par nos confrères de France Bleu déclare que les maires des petites communes du Ventoux « ont surtout le sentiment de se faire enlever le pouvoir décisionnel. » Les communes a priori opposées au PNR sont surtout les communes situées sur le Ventoux, qui, en terme d'habitants ne sont pas majoritaires. Ce que déplore Julien Aubert : « Vous ne pouvez pas faire le parc du Ventoux sans le mont Ventoux » (propos recueillis par France Bleu).

 

Amaëlle OLIVIER

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