Perturbateurs endocriniens

[CONFERENCE] - Les effets sur notre santé des pesticides et des Perturbateurs endocriniens – François Veillerette (Générations Futures)

Créé le : 10/10/2018
François Veillerette, directeur de Générations Futures - Crédit : Générations Futures

François Veillerette, Directeur de l'association Générations Futures, donnera une conférence exceptionnelle sur le thème « Pesticides, Perturbateurs endocriniens, quels effets sur notre santé ? » , jeudi 11 octobre à 19 heures à la Maison de l’Environnement de Lyon, 14 avenue Tony Garnier, Lyon 7ième. Un événement auquel Sans Transition ! Auvergne-Rhône-Alpes est partenaire. 

Comment nous protéger ?

François Veillerette décrira les graves effets nocifs de ces produits dangereux et surtout nous donnera des clefs pour nous protéger et protéger nos enfants. Il est est une voix forte en Europe sur le sujet et auteur de nombreux ouvrages, notamment Perturbateurs endocriniens, la menace invisible, coécrit avec Marine Jobert aux éditions Buchet – Chastel (2015). Plus récemment, il a écrit avec Fabrice Nicolino le manifeste Nous voulons des coquelicots, (Les Liens qui Libèrent, 2018) en lien avec la pétition du même nom demandant l'interdiction des pesticides de synthèse.

A lire : notre enquête, Pesticides: l’agriculture peut-elle se désintoxiquer ? 

Entrée libre.

Plus d'infos : www.facebook.com/events/179310989615389/

Conférence avec François Veillerette et Gilles Nalbone : "les perturbateurs endocriniens, quels risques pour la santé ?"

Créé le : 28/05/2018
François Veillerette, porte-parole de Générations Futures - DR

On les trouve dans notre alimentation, dans les produits cosmétiques, dans les meubles et même dans nos vêtements. Les perturbateurs endocriniens ont envahi notre environnement. Quels dangers exactes représentent-ils pour notre santé ? Comment les éviter ? A l'occasion de la semaine du développement durable, Sans Transition ! Provence, l'associationPain et Liberté et la Biocoop Nature Eléments, invitent François Veillerette, directeur et porte-parole de Générations Futures pour une conférence sur les perturbateurs endocriniens le 30 mai à Vaison-la-Romaine (84).

François Veillerette sera accompagné de Gilles Nalbone, Directeur de recherche émérite àl'INSERM et correspondant local (Marseille) du Réseau Environnement Santé. Ainsi que de André Bucher, paysan bio et écrivain.

La conférence sera suivie d'un cocktail offert par la Biocoop Nature Elements de Vaison-la-Romaine et Pain et Liberté avec les produits Artisans du Monde.

- Mercredi 30 mai à 19h au centre culturel de Vaison La Romaine -

 


 

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Un perturbateur endocrinien est un agent chimique capable d’interférer dans le système hormonal d’un organisme. 

"Un perturbateur endocrinien qui se fixe sur le récepteur hormonal d’un organe ou d’un tissu peut alors créer un stimulus et modifier le comportement de celui-ci, même lorsque aucune hormone n’a été sécrétée. Les perturbateurs peuvent aussi bloquer l’action des hormones en se fixant en grand nombre sur les récepteurs que ces dernières doivent utiliser ".

Selon  Générations Futures, " 73,3 % pesticides le plus souvent décelés dans les eaux souterraines ou les cours d'eau seraient pour la plupart des perturbateurs endocriniens. Ces substances chimiques, qui perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies, ont été décelées à 53,3% dans les pesticides prélevés dans les eaux souterraines... et à 50% dans ceux existants dans l'eau du robinet."

François Veillerette est également président du réseau européen Pesticides Action Network, l’auteur de «Pesticides, le piège se referme» et coauteur de «Pesticides, révélations sur un scandale français»

Retrouvez l'interview de François Veillerette pour Sans Transition ! lors de sa venue pour une conférence sur les pesticides à Manosque (04)

Pour aller plus loin, retrouvez notre dossier Perturbateurs endocriniens : comment les éviter ?, dans le numéro 8 de Sans Transition !

 

Viticulture - Cécile Claveirole (France Nature Environnement) : « Des alternatives aux pesticides peuvent être rapidement mises en place »

Créé le : 19/03/2018
Pixabay

C'est la semaine des alternatives aux pesticides, du 20 au 30 mars prochain. À cette occasion, Sans Transition ! Occitanie est partenaire d'un café-débat, organisé par France Nature Environnement Languedoc-Roussillon (FNE LR), sur les alternatives aux produits phyto dans la viticulture, jeudi 22 mars, au Gazette Café de Montpellier. Trois questions à Cécile Claveirole, référente agriculture pour FNE et intervenante dans la discussion de jeudi prochain. 

Pourquoi la viticulture est-elle emblématique des problématiques liées à l'usage des produits phyto ?

La vigne est une production emblématique du Languedoc. Mais c'est aussi une des productions sur lesquelles on utilise le plus de pesticides. Paradoxalement, la viticulture est aussi un secteur dans lequel des évolutions rapides sont possibles. C'est en viticulture que l'on rencontre le plus d’AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) et de producteurs bio.

Peut-on aujourd'hui aisément se passer de pesticides dans ce secteur ?

Cela est plus facile que pour les grandes cultures de céréales. Notamment parce que l'enherbement dans les rangs de vigne est facile à mettre en œuvre. Par ailleurs, la répartition de haies en bordure des parcelles peut en général se faire sans trop de difficultés. Ces dispositions permettent de diminuer l'utilisation des pesticides car elles facilitent le développement d'insectes dits « auxiliaires » qui s’attaquent aux parasites de la vigne.

Si les agriculteurs ne traitent plus, ils auront en général des rendement moins importants. Mais les viticulteurs bio s'en sortent néanmoins très bien. Les principaux risques dans la viticulture sont d'ailleurs davantage liés aux aléas météo (gel, grêle...) qu'aux maladies et parasites.

Quelles sont les principales alternatives aux pesticides en viticulture ?

Nous l'avons vu, il y a les insectes auxiliaires. En bio et même en conventionnel, le cuivre est utilisé comme alternative aux traitements chimiques, notamment pour lutter contre une maladie comme le mildiou. Mais le cuivre a tendance à trop s'accumuler dans les sols. Des expérimentations sont tentées, comme le mélange de cuivre et d'huiles essentielles ou de tisane de plantes, avec des résultats intéressants.

Mais l'utilisation de pesticides reste liée au rendement que l'on attend. Les GGP (Indication Géographique Protégée) et les AOP (Appellation d'Origine Protégée limitent les rendements. Ce qui permet par ailleurs une meilleure valorisation des produits. Et de diminuer les produits chimiques et engrais. Le raisin n'en est que meilleur, il a moins besoin d'eau et est plus concentré en sucre.

 



Pour aller plus loin 

Sans Transition ! organise une conférence sur les perturbateurs endocriniens en compagnie de François Veillerette, directeur de l'association Générations Futures, le mercredi 30 mai, à Vaison-la-Romaine (84). Ci-dessous, une interview vidéo de François Veillerette réalisée à l'occasion d'un débat animée par Sans Transition !, à Vannes (56), le 12 octobre dernier.

 

Une nouvelle étude démontre l'exposition des femmes enceintes aux polluants

Créé le : 08/12/2016

Les femmes enceintes sont particulièrement exposées aux perturbateurs endocriniens. C'est ce que démontrent les conclusions du tome 1 d'une étude nationale réalisée par l'organisme "Santé Public France" pour le ministère des Affaires sociales et de la Santé et le ministère de l'Environnement.

 

"Bisphénol A, dioxines et PCB"

Ce premier tome devrait être suivi d'un second et d'un troisième. Ses auteurs s’appuient sur des prélèvements réalisés en 2011. Le document indique que "le bisphénol A, les phtalates, les pyréthrinoïdes (famille d’insecticides), les dioxines, les furanes, les PCB, les retardateurs de flamme et les composés perfluorés sont mesurés à des niveaux de concentrations quantifiables chez près de la totalité des femmes enceintes". L'association Génération Future a réagi à cette publication en précisant que "l'exposition des enfants à ces substances toxiques, dès leur vie fœtale, compromet leur état de santé et peut entraîner des atteintes néonatales (prématurité, faible poids de naissance, etc.) et perturber le développement de l’enfant à naître (reproduction, métabolisme, développement psychomoteur et intellectuel)".

 

Pesticides : la Gazette de Montpellier distribue les bons et les mauvais points

Créé le : 13/05/2016

Pérols, Castelnau-le-Lez ou encore Fabrègues : autant de communes de l’agglomération montpelliéraine converties au « zéro phyto ». L'hebdomadaire la Gazette de Montpellier vient de recenser les bons et mauvais élèves du désherbage sur le territoire du « Grand Montpellier ». Le journal a ainsi représenté sur une carte 26 municipalités n'utilisant plus aucun pesticide, vingt « ayant entamé une conversion mais n'ayant pas de label » (dont Montpellier) et sept « n'ayant entrepris aucune démarche de conversion » (Cournonsec, Saussan, St-Gély-du-Fesc, St-Jean-de-Cuculles, St-Clément-de-Rivière, Vendargues, Restinclières). Un classement à retrouver sur le site de la Gazette avec un focus sur Murles, village qui a banni l'usage des produits chimiques dans l’entretien de la végétation et des espaces verts.  

Photo © Pixabay

Sortir de la « Génération cobaye »

Créé le : 30/01/2016

Diabète, cancer, asthme, obésité, infertilité, trouble du comportement, maladie cardiovasculaires : ces pathologies affectent de plus en plus de monde et notamment un nombre croissant d'enfants et de jeunes. C'est le constat que font les auteurs de cet ouvrage collectif parmi lesquels nous retrouvons Gilles Eric Séralini, professeur en biologie moléculaire spécialiste des effets des pesticides, le chef cuisinier Jérome Douzelet, le porte parole de l'association Générations Futures, François Veillerette, l'ancienne ministre de l'Environnement, Corinne Lepage ou encore la députée européenne EELV, Michèle Rivasi. Tous sont ici réunis par le mouvement Génération Cobayes, qui travaille sur les liens existant entre santé et environnement. Les dangers que représentent pour notre santé les produits phytosanitaires, les OGM, les perturbateurs endocriniens et les ondes électromagnétiques sont ici pointés du doigt. Mêlant militantisme et explications scientifiques, le livre est construit autour de dialogues menés entre un jeune et un expert. La nocivité de nombreuses substances et produits que nous utilisons au quotidien sont évoqués. Chaque chapitre se conclut par des propositions de lois qui permettraient de protéger les citoyens. Et d'éviter qu'ils soient davantage considérés comme des cobayes.

Et notre santé, alors ?, Collectif, Éditions Jouvence, 2015, 160 pages, 8,70 euros

 

Malformations génitales : Les perturbateurs endocriniens en cause

Créé le : 05/11/2015

Une étude coordonnée par le CHU de Montpellier parue le 23 mai démontre le lien entre perturbateurs endocriniens et malformation génitale chez les garçons. Un travail qui insiste sur l’effet cumulatif des expositions domestiques, environnementales et professionnelles.

 

C’est une nouvelle preuve de la dangerosité des perturbateurs endocriniens. Une étude coordonnée par le CHU de Montpellier vient de démontrer que les mères enceintes d’un garçon ont trois fois plus de risques que leur enfant développe une malformation génitale si elles sont exposées à certains polluants (solvants, détergents, pesticides...). Les responsables de ces recherches, Nicolas Kalfa et Charles Sultan, ont observé que sur 600 enfants témoins, 300 présentaient un hypospadias, malformation de la verge.

Une étude "novatrice"

« C’est une étude novatrice ! » s’exclame François Veillerette, porteparole de Générations futures, association qui lutte contre les dangers des pesticides et co-auteur de l’ouvrage Les Perturbateurs endocriniens : la menace invisible. « La littérature scientifique internationale mettait déjà en évidence l’impact des perturbateurs sur des malformations, la fertilité, l’apparition de certains cancers ou des problèmes de développement chez les foetus. Mais là, on voit que l’accumulation des expositions professionnelles et domestiques augmentent les risques », poursuit-il.

Des professions "exposées"

L’étude met en évidence les risques encourus par les enfants de professions dites « exposées » : « Il a été montré que les professions maternelles et paternelles exposées à des perturbateurs endocriniens sont plus fréquentes chez les parents d’enfants porteurs d’hypospadias », précise le CHU de Montpellier. Parmi les activités citées figurent le nettoyage, le ménage, la coiffure, les soins esthétiques, le travail en laboratoire, les métiers agricoles... « La présence d’une usine d’incinération, d’une décharge, d’une usine chimique ou de culture intensive dans un rayon de 3 km autour du lieu d‘habitation, est plus fréquente dans le cas d’enfants hypospadias », indiquent aussi les chercheurs.

« Retirer d’urgence certains produits de la vente »

Pour François Veillerette, ces résultats doivent pousser les pouvoirs publics et la société à agir. « Nous sommes exposés à une trentaine de pesticides via les fruits et légumes que nous consommons. Parmi eux, 12 à 15 sont des perturbateurs endocriniens », commente-t-il. « Il faut mieux connaître ces substances. Il est aberrant qu’on ne teste pas les produits qui entrent sur le marché ». Le militant préconise « de retirer d’urgence certains produits de la vente. La France doit être exemplaire en la matière. Ces substances vont programmer l’état de santé de nos générations futures. »

Plus d'infos :

www.generations-futures.fr

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