énergie renouvelable

[ TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ] RES célèbre les 15 ans du premier parc éolien de la Montagne Ardéchoise

Créé le : 17/09/2019

Situé sur la commune de Cros-de-Géorand en Ardèche, le parc éolien du Plateau Ardéchois fête, en cette année 2019, ses 15 ans d’existence. Pour l’occasion, RES organise une journée événement sur le site le samedi 21 septembre afin de célébrer cet anniversaire avec les habitants de Cros-de-Géorand et des communes voisines.

Au programme : table-ronde, buffet composé de produits locaux, animations autour des cerfs-volants, tour en montgolfière et visite du parc.

Une table ronde dédiée à la transition énergétique et animée par Sans transition ! aura lieu à 11h00.

Elle donnera la parole à Joseph Bourez, d'Alec07 l'agence locale de l'énergie, Françoise Laurent, maire de la commune de Cros-de-Géorand et Augustin Pesche, Ingénieur Territorial chez RES.

> Consulter le communiqué de presse.

 

LES SURVOLTÉS D’AUBAIS (30) RECHERCHENT DES FINANCEMENTS POUR PASSER À L’ÉNERGIE SOLAIRE CITOYENNE

Créé le : 25/07/2017
L'association des Survoltés d'Aubais et Enercoop Languedoc-Roussillon. Crédits photo : Les survoltés d'Aubais.

Née du groupe Territoire en Transition Vidourle Vaunage, lui-même fondé à la suite d’une lutte anti gaz de schiste en 2011, l’association Les Survoltés d’Aubais (30) se lance dans le photovoltaïque. Un projet financé sans aucun emprunt bancaire puisqu’il fait appel à la générosité citoyenne. À ce propos, une erreur s’est glissée dans le dossier « Le solaire, enfin sur les rails ? » de notre dernier numéro, puisque nous y indiquions que la campagne de financement était bouclée, ce qui n'est pas le cas ... En effet, celle-ci a été lancée il y a cinq mois et se prolonge jusqu’en mars 2018. Christian Mercier, co-président de l’association Les Survoltés d’Aubais, nous explique la démarche de ce collectif qui ne manque pas d'énergie (renouvelable).

Vous avez décidé d’entrer dans l’ère de l’énergie solaire. Quel est votre projet ?

Nous voulons monter un parc photovoltaïque à la place de l’ancienne décharge publique du village. C’est un lieu symbolique, car on y accumulait des déchets pendant des années, rendant ce coin impropre à toute utilisation. Ces 4000 m² de terrain, dont 1800 m² de capteurs, nous permettront de produire l’énergie nécessaire pour alimenter 170 foyers du village, hors consommation liée au chauffage électrique. Il s'agit de  satisfaire les besoins domestiques (eau chaude, éclairage, informatique) d’un foyer uniquement, et non ses besoins annexes (climatisation, chauffage). Le projet pourra également approvisionner la zone artisanale qui se situe à proximité, ce qui limitera les coûts de transport. Mais la grande particularité de notre initiative est que nous ne faisons pas appel aux banques pour le financer. Il sera entièrement réaliser grâce aux fonds citoyens, associations et entreprises du secteur des énergies renouvelables. Nous estimons son coût total à 330 000€. Le fournisseur d'énergie renouvelable Enercoop, la structure de financement citoyen d'équipements d'énergie renouvelable Énergie partagée et investissement, ainsi que le constructeur photovoltaïque Luxel, en charge du projet d’Aubais, nous soutiennent déjà. Notre projet, élu « pilote » du développement d’énergies renouvelables citoyennes en 2014, a reçu 100 000€ de subventions régionales. Aujourd’hui, c’est une certitude : le parc pourra voir le jour. Mais nous avons encore besoin de collecter 60 000 € citoyens. La construction débutera en mars 2018, et sera opérationnelle au mois d’avril.

Maquette du parc photovoltaïque d'Aubais sur l'ancienne décharge publique. Crédits : Les survoltés d'Aubais

Qu’est ce qui a motivé votre projet de parc photovoltaïque ?

Nous avions envie de monter un projet de production d’énergie renouvelable. Ici sur le territoire, il existe déjà des projets d’installation collective, qui ont été réalisés depuis plusieurs années. La population d’Aubais voulait rendre palpable cette démarche de transition énergétique. À travers cet exemple concret de production d’énergie renouvelable, nous voulons montrer la voie aux citoyens pour qu’ils ne laissent pas leur énergie aux mains de gros industriels. Cela prouve que nous ne sommes pas obligés d’attendre que l’État mette en place des mesures de transition pour agir. L’éolien n’était pas envisageable car nous ne sommes pas dans une zone géographique qui y est favorable. La méthanisation est une opération très lourde sur le plan organisationnel, et difficile à mettre en œuvre pour un groupe citoyen comme le nôtre. Le photovoltaïque est beaucoup plus à notre portée. C’est un cheminement assez court qui se prévoit sur environ 5 ans alors que l’éolien ou l’hydraulique prennent facilement le double ou le triple de temps. Cela reste tout néanmoins des perspectives que nous gardons en tête pour l’avenir.

Quelles sont vos ambitions à long terme ?

Nous allons pouvoir tirer quelques bénéfices de cette production énergétique solaire. Nous ne cherchons pas une rentabilité, mais juste un revenu suffisant pour la survie de notre groupe. Cela permettra de rembourser les investisseurs. La logique est la suivante : la structure SAS (Société par Actions Simplifiée), le Watt Citoyen, va construire et exploiter le parc. Ensuite, elle va vendre à Enercoop l’énergie qu’elle produit. Une fois cet « argent » généré, elle se rémunère et nous verse les droits de conception et de développement. Voilà comment nous allons être en capacité de financer d’autres projets. L’idée est de populariser ce mouvement en initiant les personnes aux économies d’énergie. Mais nous avons d'autres perspectives. Nous avons prévu d’aider une association à monter un groupe d’achat alimentaire. Nous avons aussi l’envie de créer un local associatif collectif à Aubais pour que les associations aient une meilleure visibilité et crédibilité. Un de nos autres objectifs est de maintenir nos opérations d’éducation à l’environnement dans les écoles aux alentours d’Aubais. De l’initiation et de la prévention, c’est ce que nous aimerions faire. Continuer les actions que nous avons déjà en place comme projeter des films pour attirer l’attention sur la transition. Enfin, les idées, ce n’est pas ce qui nous manque !

Plus d’infos :
L'association Les Survoltés d'Aubais
L'association Territoire en Transition Vidourle Vaunage
La ville d'Aubais
La société coopérative Enercoop
L'association Energie Partagée et Investissement
La société Luxel

MONTPELLIER (34) : COMWATT PROPOSE DE PRODUIRE ET DE CONSOMMER AU MIEUX SON ÉNERGIE SOLAIRE

Créé le : 12/07/2017
Grégory Lamotte, fondateur de ComWatt. Crédits photo : Abadie Laurie

Depuis la loi du 9 mai 2017 fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations photovoltaïques implantées sur bâtiment une prime en faveur de l’autoconsommation est accordée à tous. Éclairage sur le fonctionnement et l’intérêt de l'autoproduction énergétique avec Grégory Lamotte, fondateur de ComWatt, entreprise montpelliéraine (34) spécialiste de l'autoproduction et de l'autoconsommation d'énergies renouvelables.

« Aujourd’hui, les énergies renouvelables sont devenues les moins chères du monde ». C’est ce qu’affirme et revendique Grégory Lamotte, expert énergéticien auprès de l’Assemblée nationale et fondateur de ComWatt. Implantée à Montpellier (34), sa start-up est spécialisée dans l’autoproduction et la gestion intelligente et active des consommations d’énergie. Grégory Lamotte explique que l’énergie solaire, tous frais compris, coûte 26 euros du mégawatt. L’énergie éolienne la suit de près puisqu’elle s’élève à 35 euros du mégawatt. Le charbon (50€/mégawatt), le gaz (70€/mégawatt) et le nucléaire 110€/mégawatt) sont quant à eux entre deux et quatre fois plus onéreux que le photovoltaïque.

« Le prix du solaire a été divisé par dix en dix ans », précise le responsable de ComWatt. Cette différence de prix est la conséquence directe de la démocratisation de cette technologie. Chaque nouvelle génération de panneaux photovoltaïques est plus performante et moins chère que son aînée. De ce fait, « le prix baisse en moyenne de 20% tous les 20 mois », assure Grégory Lamotte. Alors que l’énergie solaire était la plus chère il y a 40 ans, elle est devenue la plus compétitive du monde, défend l'entrepreneur.

 

« Le transport de l’énergie coûte plus cher que l’énergie elle-même »

Pourtant, le prix de l’énergie pourrait être encore moins élevé car « le transport coûte plus cher que l’énergie elle-même », déplore Grégory Lamotte. À titre d’exemple, sur une facture électrique de 100 euros en France, 33% de la somme provient de l’électricité, 33% des taxes et 33% du transport. Le calcul est assez simple. Avec une énergie produite sur place par les panneaux solaires d’un foyer, les frais de transport sont nuls et 33% du montant de la facture énergétique disparaît.

L’incapacité de stockage des énergies

« Aujourd’hui, en France, nous avons plus d’un an de capacité de stockage de gaz et plusieurs mois de pétrole disponibles », ponctue le fondateur de ComWatt avant de s’étonner que « nous ayons seulement dix minutes de stockage d’électricité ». Ce n’est pas la technologie disponible qui empêche le stockage d'électrons mais son coût.

Bien que l’énergie solaire ne « coûte que 10 centimes par kilowatt, EDF le propose à 16 centimes », annonce cet expert énergéticien. Pour un foyer, l'intérêt est donc de consommer l'énergie solaire qu'il produit au plus près de ses besoins. C’est à ce moment que ComWatt intervient. La start-up propose un boîtier intelligent permettant de réguler la consommation énergétique de tous les appareils d’un foyer. En branchant simplement des prises connectées reliées à une box centrale, les appareils ménagers fonctionneront quasi-exclusivement au moment où l’énergie solaire est produite.

La box ComWatt

Savoir utiliser l’énergie au bon moment

Sachant qu’un cumulus peut maintenir l’eau chaude à la même température durant 48 heures et qu’une personne consomme quotidiennement cinquante litres d'eau, il sera activé seulement une heure et au moment du pic de chaleur. De même, le chauffage ou la climatisation seront mis en marche au moment opportun. C'est-à-dire de manière à ce que la température ambiante soit idéale au moment où les habitants arrivent dans le foyer. Le but : éviter  que les appareils ne tournent toute une journée.

« Oui, on peut couper un frigo », et c’est ce que propose ComWatt. Grâce à leur inertie thermique, un réfrigérateur et un congélateur sont capables de conserver les aliments sans risque sanitaire pendant 25 heures. Inutile donc qu’ils fonctionnent sans interruption. Ce principe s’applique à presque tous les appareils d’un foyer. Et cela diminue la consommation énergétique par deux. Et, par la même occasion, la facture énergétique du foyer. « En déplaçant la consommation, nous arrivons à consommer de l’énergie au moment où elle est produite sans impacter votre confort », conclue Grégory Lamotte.

Les énergies renouvelables, facteur d’emploi

Selon l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), les énergies solaires et éoliennes demandent six fois plus de main d’œuvre que le charbon, le nucléaire et le gaz. Puisque ce ne sont pas des emplois délocalisables, les énergies renouvelables représentent un gisement d’emplois effectif. Ilek, plateforme d'achat et de vente directe d’énergie renouvelable, s’est lancée dans le mouvement en novembre 2016. Depuis, elle propose de se fournir en énergie renouvelable produite par de petits producteurs régionaux. Ainsi, chacun peut consommer l’excédent énergétique de l’autre. Grégory Lamotte illustre la situation de la manière suivante : « dans un quartier, vous allez pouvoir proposer votre surplus d’énergie au garage du coin qui consomme beaucoup en semaine. Et à l’inverse, le garage va pouvoir vous passer son surplus d’énergie durant le week-end. Cela créé des solidarités locales ».

Une aide financière de l’État pour installer des panneaux photovoltaïques

Notons par ailleurs qu'en matière de photovoltaïque, l’État propose une prime à l’investissement sur l’installation de panneaux solaires en autoconsommation. Cette prime s’élève en moyenne à 400€ par kilowatt installé, soit environ 7 m² de panneaux solaires. Une offre ouverte à tous, sans condition de revenus. Cependant, le montant de la prime fluctue selon l’intérêt des citoyens : plus ces derniers feront appel à cette prime, plus son montant diminuera. Ce système cherche à encourager les plus réticents à franchir le premier pas en faveur d’une autonomie énergétique des ménages. Pourquoi pas vous ?


Plus d'infos :
https://www.comwatt.com/

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