Economie sociale et solidaire

[Communiqué] - 2 743 emplois créés ou sauvegardés en Bretagne grâce à Initiative France en 2017

Créé le : 05/04/2018
DR

Par Initiative France 

Initiative France a publié les résultats de son activité au service des créateurs et repreneurs d'entreprise pour l'année 2016. Ce bilan du réseau est historique : 43 128 emplois générés dont 28 832 créations d'emplois pures, 16 416 entreprises financées, plus d'1 milliard d'euros injectés dans les territoires.

2 743 emplois créés et sauvegardés en Bretagne

En Bretagne, le réseau a créé et sauvegardé 2 743 emplois et accueilli 1 864 projets de tout type. 53% des projets soutenus par les plateformes locales du réseau concernaient la création d'entreprise, 42% la reprise d'entreprise et 5% la croissance d'entreprise.
 
Le montant total des prêts, sans intérêts ni garanties, accordés aux entrepreneurs de la région en 2017 est de plus de 8M.  L'attribution de ces prêts d'honneur a permis aux créateurs soutenus d'obtenir la confiance des banques puisque les 8 M d'euros de prêts d'honneur accordés ont fait levier sur plus de 95M de prêts bancaires.
Au total 103 M (total des prêts d'honneur et des prêts bancaires associés) ont été investis dans l'économie des territoires de Bretagne grâce à son action.
 
Parmi les nouveaux entrepreneurs se trouvent les plus fragilisées sur le marché de l'emploi à l'image des femmes (32%), des jeunes (20% des moins de 30 ans) et des seniors (25% de plus de 45 ans). Plus de la moitié, soit 55% des entrepreneurs bénéficiaires d'un prêt d'honneur délivré par les plateformes locales, étaient d'ailleurs demandeurs d'emploi.  

Plus d'infos : www.initiative-france.fr

Finistère : Run Ar Puñs a besoin de vous pour développer son projet culturel, social et solidaire

Créé le : 14/03/2018

Scène de musiques actuelles à la campagne mais aussi bar et marché bio : Run Ar Puñs est un lieu de vie et d'animation, à proximité de Chateaulin (29). Installé dans un ancien corps de ferme, le projet a besoin de se développer pour continuer à exister. C'est pourquoi l'association qui le porte s'est lancée dans une opération de crowdfunding dont le but est de racheter d'autres bâtiments dans le « hameau » qu'il occupe

 

225 000 euros

Prix du bâti ? 190 000 euros. Somme à laquelle il faut ajouter le prix des travaux de rénovation à effectuer. Une nouvelle association a été créée pour l'occasion (le Collectif du Hameau de Run Ar Puñs). Elle a pour objectif de récolter 225 000 euros. Des hébergements pour les artistes devraient être aménagés, ainsi qu'un espace de restauration. Mais aussi des « projets artistiques, horticoles, paysagers et plus encore touchant à l’économie sociale et solidaire sont en cours d’élaboration pour continuer à faire de tout cet ensemble un lieu de vie cohérent et harmonieux », assure Run ar Puñs. Lancement de la campagne : avril 2018.

Plus d'infos sur : www.runarpuns.com/index.php/196-financement-participatif-run-ar-puns

Auray (56) : l'Université Terre & Mer valorise les « économies positives »

Créé le : 23/11/2017
L'auteure Isabelle Delannoy intervenant lors des Journées des Économies Positives - DR

L'Université Terre & Mer organisait les premières Rencontres des Économies Positives, à Auray, les 7 et 8 novembre derniers. Retour sur cet événement et sur cet établissement d'enseignement pas comme les autres, avec Pierre Tarayre, responsable du pôle transmission de l'Université.

Qu'est ce que l'Université Terre et Mer ?

L'Université Terre & Mer est un espace de transmission innovant destiné à accompagner les acteurs du territoire engagés dans des actions de transition à impact positif. Notre démarche est systémique. Nous estimons qu'il est nécessaire d'agir ensemble par la coopération et l'intelligence collective. Avoir des impacts positifs à l'échelle de son écosystème entraîne une amélioration sociétale par l'intermédiaire des individus.

Terre & Mer est une structure pionnière pour accompagner ce changement positif bienveillant. Nous sommes ancrés en Pays d'Auray et nous faisons le choix de penser global tout en agissant au niveau local. Le tout en replaçant l'humain au cœur du territoire dans son contexte vivant.

L'université propose concrètement des formations professionnelles, des ateliers et parcours pour les citoyens sous la forme de stages ainsi que des voyages d'études. Enfin, nous sommes organisateurs d'événements et de rencontres.

Vous avez justement organisé les Rencontres des économies positives, les 7 et 8 novembre, à Auray. Quels étaient les objectifs de cet événement ?

Nous avions trois objectifs différents. Il s'agissait de réunir des approches économiques qui commencent à entrer dans le champ de connaissance des acteurs du territoire : l’Économie sociale et solidaire, l’Économie circulaire ou encore la perma-économie... Le tronc commun à tout cela pourrait être une économie qui respecte et s'inspire du vivant. Puis, il s'agissait d'innover dans la forme en maximisant le caractère participatif de l'événement. Chaque participant a pu notamment s'exprimer via des conférences interactives. Nous avons fait en sorte qu'il soit possible d’interagir en temps réel avec le public. Enfin, il s'agissait de rassembler les acteurs locaux autour de la question « quelle économie à impact positif demain ? ». Un village des économies positives a été créé avec une vingtaine d'acteurs locaux. Le but : voir ce qu'il est possible d'initier collectivement pour impulser une dynamique locale.

Qu'entendez vous par "économies positives" ?

À l'image de l’événement, il n'est pas possible de répondre à cette question avec une vison unique. Car les économies positives doivent être co-construites. Mais il s'agit, dans tous les cas, d'une économie respectueuse du vivant dans nos territoires. On peut aussi affirmer que c'est une économie qui va s'intégrer dans les écosystèmes, qui va respecter l'humain, le bien-être, via la participation des organisations. C'est aller au-delà du développement durable en produisant une économie qui entraîne des impacts positifs dans son sillage.

Ainsi, durant ces deux jours, des ateliers, des jeux ont pu questionner la notion de pouvoir et de gouvernance. Une tête d'affiche, Isabelle Delannoye, auteure de l'ouvrage, L’Économie symbiotique - Régénérer la planète, l'économie et la société, est venue partager son approche de l'économie. Le militant écologiste breton Jean-Claude Pierre a par ailleurs parlé de la façon dont l'économie peut répondre aux enjeux climatiques.

Quelles suites donner à ces rencontres ?

Ces rencontres ont été le vecteur d'un enthousiasme encourageant. Nous souhaiterions donc renouveler l'expérience sur un mode similaire. Il s'agit de donner accès à la pluralité des approches et voir ce qui peut être initié par cette énergie.

Plus d'infos : www.terre-et-mer.eu

CHRISTIAN SAUTTER, FRANCE ACTIVE : « DES ENTREPRISES MÉRITENT D'ÊTRE AIDÉES CAR ELLES FONT DU BIEN À LEUR TERRITOIRE »

Créé le : 22/06/2017
La conférence intitulée « Entreprendre pour transformer la société », où intervenait Christian Sautter, avait lieu au Pôle REALIS de Montpellier, une pépinière d'entreprises de l'économie sociale et solidaire.

Trouver des fonds, recevoir des conseils et un accompagnement gratuits pour créer son entreprise sociale et solidaire, c’est possible. La preuve avec France Active. Ce réseau de financeurs solidaires pour l’emploi propose aux créateurs d’entreprises un accompagnement professionnel gratuit. Son président, l'ancien ministre de l’Économie Christian Sautter, intervenait dans le cadre d'une conférence intitulée « Entreprendre pour transformer la société », organisée au Pôle de l'économie sociale et solidaire « REALIS », à Montpellier (34), ce jeudi 22 juin. Pour lui, « entrepreneuriat » et « engagement » sont loin d'être des oxymores. Rencontre.

France Active est un réseau de financeurs solidaires. Mais à quoi sert un financeur solidaire, au juste ?

Grâce à nos structures locales, comme Airdie dans le Languedoc-Roussillon (antenne languedocienne de France Active, ndlr), nous sommes implantés sur tout le territoire français. Nous aidons les porteurs de projets et les créateurs d’entreprise, qu’ils soient individuels ou en collectif, à construire un financement viable. Il arrive bien souvent, dans ce domaine, que l’on parte avec trop peu d’argent. Mais il faut avoir les moyens d’acheter un véhicule, des machines, de louer des locaux… Et, surtout, il faut tenir sur la longueur. Nous accompagnons ces personnes avant, pendant et après la création de leur entreprise. L’avantage, pour eux, c’est que notre aide est gratuite et notre don solidaire. Nous n’attendons rien en échange.

Comment procédez-vous ?

Nous nous portons garants des entreprises que nous aidons. Nous examinons chaque projet au sein d’un jury de bénévoles, et, si nous le jugeons réalisable, nous donnons au créateur le label France Active. Cela signifie que devant le banquier, nous nous portons garants de cette personne. Nous avons constaté un taux de 82% de réussite dans les projets que nous accompagnons. Mais, dans le cas où un projet n’aboutirait pas, nous nous engageons à rembourser la moitié des dettes au banquier. Nous restons vraiment en contact avec l’entreprise, tout au long du processus. Il faut savoir qu’un créateur d’entreprise est souvent très solitaire, et, lorsqu’il a des difficultés, il hésite à en parler. Mais des relations de confiance, avec son banquier ou avec son accompagnateur, sont nécessaires. Au total, l’an passé, nous avons aidé 7400 entreprises à naître ou à grandir, et 35.000 emplois ont été créés ou consolidés grâce à notre aide.

Qu’est-ce qu’une entreprise engagée selon vous ?

Une entreprise engagée, c’est d’abord une entreprise qui a du sens. Il peut s’agir d’une entreprise qui œuvre au développement d’un espace rural en voie de désertification, dans les quartiers populaires, ou les zones industrielles marquées par le chômage. Mais, une entreprise engagée, c’est aussi une entreprise qui doit être viable économiquement, et c’est là que nous intervenons. Nous aidons les personnes qui ont des difficultés à trouver des conseils et des financements. Nous sélectionnons les entrepreneurs engagés dans le développement durable de leur territoire. Par « développement », j’entends qu’ils sont dans domaine de l’économie, du lucratif, et pas dans le service public. Et ces entreprises s’impliquent dans leur territoire, c’est-à-dire que tout ne se décide pas à Paris. Dans les agglomérations comme Montpellier, ou dans les territoires comme les Cévennes, il y a aussi des entrepreneurs qui méritent d’être aidés, car font du bien à leur territoire.

Plus d'infos : France active

MURIEL DECOUT, URSCOP MIDI-PYRÉNÉES : LE TERREAU COOPÉRATIF DE LA RÉGION EST TRÈS ANCIEN

Créé le : 16/05/2017

L'Urscop (Union régionale des sociétés coopératives de production) de l'ex-région Midi-Pyrénées a 80 ans cette année. Plusieurs événements sont destinés à fêter ce qui sera sans doute son dernier anniversaire, puisque la structure se prépare à fusionner avec sa sœur de l'ex-Languedoc-Roussillon au sein d'une future Urscop Occitanie. Entretien avec Muriel Decout, directrice de l'Urscop Midi-Pyrénées. 

 

Muriel Decout, directrice de l'Union régionale des Scop de Midi-Pyrénées - DR

 

L'Union régionale des Scop (Urscop) de l'ex-région Midi-Pyrénées a 80 ans cette année. Ça se fête ?

Oui. Nous organisons plusieurs événements pour l'occasion : le premier aura lieu lors de notre assemblée générale, le 10 juin prochain, à Brassac, dans le Tarn. Il s'agira d'un temps festif, ouvert à nos adhérents et nos partenaires, axé autour des mutations et des transitions. Nous souhaitons montrer que durant les 40 ou 50 dernières années, les coopératives ont été soumises à de nombreux changements, aussi bien au niveau des métiers que de l'environnement économique et social des entreprises. Il nous faut envisager ensemble ce qui va changer demain. Il nous faut réfléchir sur la communication et la façon de s'organiser pour préparer à nous développer davantage.

Puis nous avons souhaité proposer des événements, en direction du grand public, organisés dans plusieurs lieux du territoire afin de faire connaître les coopératives. Le premier aura lieu le 16 juillet à Cologne, dans le Gers. L'orchestre de chambre de Toulouse viendra donner un concert sous la halle de la commune. L'événement est co-organisé avec la Scic Le Colibri qui propose toute l'année des événements culturels.

Ensuite, en partenariat avec la Scop Editions 138 qui édite le magazine culturel Clutch et qui a cinq ans cette année, nous allons fêter en même temps nos anniversaires. Pour l'occasion, nous allons organiser un événement au Bikini, salle de musiques actuelles de Toulouse, le... Le but est de faire connaître les coopératives à un public de jeunes dans le cadre d'un moment festif.

Enfin, en association avec l'union commerciale des artisans, des industriels et des commerçants de Carmeaux et le train de Jaurès, nous participeront à l'anniversaire du Viaduc de Viaur (12), le 16 septembre prochain. Nous ferons une halte importante à Carmeaux, lieu emblématique de l'histoire des coopératives, puisque Jaurès a soutenu en son temps le combat des ouvriers de la verrerie de Carmeaux pour la création de leur usine à Albi. Ce sera notamment l'occasion d'évoquer la transmission d'entreprises en coopérative.

Quelle place tiennent Midi-Pyrénées et la région toulousaine dans l’histoire nationale des coopératives ?

Nous avons ici un terreau coopératif très ancien. La Verrerie d'Albi date du début du XXe siècle et fait partie de l'histoire de la région. Par ailleurs, un département comme le Gers possède une tradition de coopération très ancienne, que les historiens font remonter au Moyen-Age.

Si l'Urscop s'est créée en 1937, autour d'une quinzaine de coopératives, c'est qu'il y avait déjà un contexte fertile. Par la suite, la dynamique de création des coopératives a été assez lente parce que, jusqu'en 1978, il fallait fonder une société anonyme pour pouvoir créer une coopérative, ce qui nécessitait d'employer au moins sept personnes dès le départ. Ce n'est qu'en 1984 que les coopératives ont pu être créées avec deux salariés minimum. La possibilité offerte aux entreprises de petite taille de choisir le statut coopératif pour se développer a été tardive.

Mais, depuis quelques années, nous observons une démocratisation de ce statut. Celui-ci est mieux connu et mieux compris. Il correspond aussi aux attentes de personnes qui cherchent à monter des entreprises dans lesquelles sont intégrées collaboration et gouvernance participative.

Est-ce que l'entrepreneuriat en coopérative est en augmentation dans la région ?

L'ex-région Midi-Pyrénées est une des plus dynamiques en terme de création de coopératives. Et nous avons le taux de progression le plus fort. Mais nous sommes la troisième région pour le nombre de structures, après l'Ile-de-France et Rhône-Alpes.

Nous avons créé 29 coopératives en 2016. Nous constatons cet important rythme de création depuis trois ou quatre ans.

À l'heure où nombre de nos concitoyens s'inquiètent des délocalisations et de la financiarisation de l'économie, est-ce que la coopérative est une forme d'entrepreneuriat alternatif ?

Oui, c'est certain. D’ailleurs nous avons senti, après la crise de 2008, une meilleure compréhension de ce que l'on pouvait proposer comme mode d'entreprendre. Les travailleurs d'une coopérative sont copropriétaires de l'entreprise, leur objectif est de maintenir, de développer et de transmettre un outil de travail. L'idée n'est pas de faire des profits au travers du capital et encore moins de délocaliser l'outil de production pour augmenter ce capital. Nous sommes non-délocalisables : nous n'avons pas encore vu des salariés décider de se délocaliser eux-mêmes !

Est-ce que l'Urscop Midi-Pyrénées prévoit de fusionner avec celle de Languedoc dans le cadre de la création de la nouvelle grande région Occitanie ?

Oui. Nous avons un projet de fusion qui interviendra fin 2017-début 2018. C'est une chose qui se prépare et qui se travaille. Mais cela va se faire tranquillement. Et nous n'avons pas voulu nous donner de calendrier trop contraignant pour que l'organisation ait le temps de se mettre en place. Cela va permettre de mutualiser des moyens et de travailler encore plus en synergie. Mais en même temps, nos adhérents sont en attente de plus de proximité. Et il faut que nos équipes soient présentes sur tous les territoires de la région.

Plus d'infos :  www.scopmidipyrenees.coop/sites/fr/unions-regionales/les-scop-midi-pyrenees/

PRÉSIDENTIELLE : LES ENTREPRENEURS SOCIAUX FONT DES PROPOSITIONS AUX CANDIDATS

Créé le : 21/04/2017
Crédits : Elodie Quatresous

Par Gaëlle Rony

Le 9 mars dernier, le Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux) présentait aux candidats des propositions pour promouvoir l'ESS. Retour sur la table-ronde.

« Créer un poste en insertion comme le fait Acta Vista (association spécialisée dans l’insertion et la formation professionnelles par des chantiers de restauration de monuments historiques, NDLR) permet d’éviter des coûts et fait gagner à la société entre 6 800 à 10 000€. Les entrepreneurs sociaux ont donc des propositions concrètes à vous faire pour réconcilier performance économique, justice sociale et protection environnementale. » Le 9 mars dernier, Jonathan Jérémiasz, président du Mouves, a introduit les idées phares de ce mouvement d’entrepreneurs sociaux devant les porte-paroles de quatre candidats à l’élection présidentielle (B. Hamon, E. Macron, F. Fillon, J.-L. Mélenchon). 

1 milliard d'euros sur 5 ans 

La première d’entre elles consiste à injecter 1 milliard d’euros sur 5 ans pour des projets à fort impact social quand ils démarrent, autrement dit, durant une phase délicate et fertile en innovation. Ce fonds pourrait être financé par des Fonds en déshérence gérés par la Caisse des dépôts. Ensuite, pour les territoires où les idées existent sans pour autant aboutir – comme souvent dans le milieu rural –, le Mouves veut lancer « un dispositif catalysateur » étalé sur 2 ans. Il inclut des ateliers de créativité croisant les différents types d'acteurs locaux et un accompagnement pour accélérer la concrétisation de projets. Troisième proposition : les pouvoirs publics devraient intégrer des clauses sociales et environnementales à leurs commandes, par exemple lors d’un appel d’offres pour un marché public. L’ESS augmenterait ainsi rapidement son chiffre d’affaires et les grandes entreprises seraient contraintes de renforcer leur politique de RSE. La dernière mesure proposée par le Mouves est plus technique mais néanmoins indispensable : elle vise à revoir le dispositif fiscal et juridique actuel qui oppose encore organisme d’intérêt général et logique entrepreneuriale, fut-elle à impact social.

Plus d'infos : www.mouves.org

Louis Rousseau, Attac Marseille : "chacun peut s'inscrire dans des alternatives"

Créé le : 21/09/2016
Crédits : Attac

Le commerce équitable avec Artisan du monde, les énergies renouvelables avec Enercoop et la banque éthique avec la Nef : dans le cadre de la semaine de la Transition citoyenne, Attac Marseille présentait, mardi soir, des alternatives concrètes dans lesquelles chacun peut s'engager. Rencontre avec Louis Rousseau, représentant de l'association dans la cité phocéenne.  

Artisans du monde, La Nef, Enercoop : Pourquoi avoir choisi de présenter ces "alternatives" à vos adhérents et au grand-public ?

Nous voulions faire connaitre des alternatives possibles qui existent, en lien avec le slogan du collectif national pour la transition : "la transition, je peux faire le premier pas". Il s'agit de montrer que chacun peut s'inscrire dans des pratiques et dans des projets qui permettent de changer de modèle économique, social et environnemental. Ces alternatives s'appliquent souvent à une petite échelle mais elles préfigurent ce que nous pourrions construire dans un cadre plus vaste.

Les transitions, cela passe par consommer différemment, changer de fournisseur d'électricité ou encore de banque ?

Absolument. Attac se positionne contre la marchandisation du monde et contre le monde de la finance. Nous militons pour que la société devienne la plus solidaire possible et pour que les citoyen-nes se réapproprient leur façon de consommer et d'échanger. Enercoop, La Nef, Artisans du monde : ces trois exemples montrent que l'on peut faire autrement.

Ces alternatives Renvoient d'ailleurs au "Petit manuel de la transition" que vient de republier Attac dans une éditions actualisée ?

Oui. Le livre présente des solutions concrètes et qui permettent de s'opposer à cette société menée par la finance. Une société contre laquelle Attac lutte au travers de ses différentes actions. Nous invitons d'ailleurs les citoyen-nes à venir assister aux soirées-débats ou aux apéros que nous organisons régulièrement à Marseille pour échanger et parler de tout cela à bâtons rompus !

 

Plus d'infos :

www.local.attac.org/13/marseille/

A lire : Petit manuel de la transition (nouvelle édition augmentée), Attac, Les Liens qui Libèrent, 2016, 100 p. 7,50 euros

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