Economie circulaire

[DECHETS ] : La folie recyclage : l'illusion plastique

Créé le : 13/10/2020

crédit : pixabay

Par Virginie Jourdan

En France, le recyclage avance. Mais pas pour tous les matériaux. Si 80 % du verre et 100 % de l'acier collecté trouvent repreneur sur le marché des recycleurs, le plastique fait grise mine. Malgré l'extension des consignes de tri et de la collecte, seul un petit tiers du plastique d'emballage parvient jusqu'à la case recyclage. Difficile à trier, compliquer à ré-utiliser, voire impossible à recycler, sa seconde vie n'est pas plus brillante. De quoi s'interroger sur l'opportunité de son recyclage.

Chaque année, plus de 100 millions de tonnes de plastique sortent des usines de fabrication. Et la courbe des niveaux de production de ce matériau reste exponentielle. La production des 20 dernières années équivaut à celle de toute son histoire, depuis la création des premiers plastiques naturels dans l'Egypte antique. Une vague qui se retrouve à 70 % dans les incinérateurs, les espaces naturels et les océans, sous forme de déchets ou de micro-particules. Un score dramatique quand les filières verre, acier et papier, affichent respectivement des taux de recyclage de 85 %, 100 % et 70 %*. Peu glorieuse, la France est aussi à la traîne par rapport à ses voisins européens qui affichent 40 % de taux de recyclage des matières plastiques. C'est 10 % de plus que dans l'Hexagone. Les raisons du désastre ? Pour France Nature environnement, elles sont « multiples ».

« Les filières de collecte et de recyclage existent mais elles ne se font pas par matière. Aujourd'hui, le plastique est partout. Et pas seulement dans les emballages », explique Catherine Rollin, chargée de mission Filières et prévention des déchets à l’association. Si 29...

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[ ECOLOGIE ] Le premier guide Ecolocal en Bretagne Sud

Créé le : 30/04/2020

300 adresses d'initiatives locales et astuces pour agir sur le climat en Bretagne Sud. C'est ce que propose le premier guide Ecolocal créé par l'association Clim'actions qui lance un financement participatif.

L'Ecolocal donnera les clés pour agir pour le climat. La Bretagne Sud regorge d'initiatives et d'acteurs investis pour notre bien-être et celui de la nature. De l'alimentation, à l'hébergement, en passant par les loisirs, la mobilité, ... Ce livre vous permettra de découvrir les meilleures astuces et adresses pour que vous puissiez agir pour le climat dès cet été 2020.

L'Ecolocal valorise, encourage et met en lumière les initiatives locales, positives pour le climat. Clim'actions a sélectionné les meilleures avec des critères environnementaux, sociaux et économiques en lien avec le climat. Aucune participation financière n'est exigée pour être dans le guide afin de garantir l'indépendance de la sélection.

L'Ecolocal est un projet collaboratif réalisé par une équipe d'une trentaine de bénévoles et professionnels accompagnée par les administrateurs de Clim'actions Bretagne Sud.

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Un design écolo et solidaire

Créé le : 15/11/2015

A Combourg, en Ille-et-Vilaine, Anne Chaumont crée des objets design avec des matériaux récupérés. Des réalisations haut-de gamme assemblées par des travailleurs en situation de handicap.  

Des luminaires, des lampes ou encore des étagères au design aussi sobre qu'original. Les créations d'Anne Chaumont séduisent par leur élégance. Et par leur conception écologique ! Cette passionnée de mobilier a monté sa société à Combourg en 2014. Son nom : Up cycling. Terme qui désigne la récupération de matériaux pour créer des objets uniques. Ancienne directrice d'une société de fabrication de cuisine, Anne Chaumont est confrontée à un immense gâchis. « J'étais effarée par le nombre de chutes de matériaux neufs jetés par nos fournisseurs. C'est chez eux que je m'approvisionne maintenant » témoigne-t-elle. Elle utilise notamment des résidus de coupe de plans de travail en résine destinés à la benne.

 

Du « locafab » solidaire

Ce matériau de base se retrouve dans un grand nombre d'objets créés par la designer. A cela s’ajoute parfois d'autres éléments qui confèrent à l'ensemble sa singularité : un instrument de musique hors d'usage, un morceau de chêne brut, du bois massif... Des éléments réutilisés. Mais ne parlez pas de recyclage à la créatrice ! « Je prends des matériaux et je leur donne une seconde vie. Mais contrairement au recyclage, je n'opère aucune transformation chimique et physique de la matière, ce qui génère des économies d'énergie » indique Anne. « Je vais chercher la résine à 30 km. Et l'assemblage est effectué dans un rayon de 150 km autour de Rennes ». C'est du « locafab » » poursuit-elle. Un design local qui a aussi des vertus sociales. « Je voulais que mes objets soient cohérents de A à Z » affirme Anne. Pour le montage de sa production, elle se tourne vers des Établissements et service d'aide par le travail (Esat) de la région, structures qui emploient des personnes en situation de handicap. Et « le rendu est excellent » confie la designer.

Des pièces souvent uniques

Ces créations haut-de-gamme prennent ensuite place chez des particuliers qui lui commandent souvent des pièces uniques. Anne vend aussi des objets en ligne sur son site internet. Et commence à répondre à des commande institutionnelles. Elle a récemment travaillé avec le cabinet d'agencement Opus pour l’aménagement d'une salle d'attente de l’Institut de traitement du cancer Gustave Roussy, à Villejuif. « Anne a réalisé des luminaires et des appliques sur-mesure. Sa démarche valorise le projet et participe à sa durabilité » expose Mathilde Taupin, architecte d'intérieur chez Opus agencement. « L'aspect précieux des éléments et la réalisation des objets s'opposent au tout-jetable » continue-t-elle. Esthétique et éthique. 

 

Plus d'infos:

www.upcycling-france.com

 

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