Economie

Paul Jorion : les conférences reportées au 4 et 5 décembre

Créé le : 18/09/2018
© Quentin Caffier

Pour des raisons indépendantes de notre volonté (santé de l'intervenant), les conférences de l'anthropologue Paul Jorion, qui devaient avoir lieu les 18 et 19 septembre à Montpellier puis Toulouse, sont reportées au 4 décembre (Montpellier) et au 5 décembre (Toulouse).

Pour patienter, retrouvez ci-dessous une interview de Paul Jorion réalisée par nos partenaires d'Actif Radio. L'essayiste Belge y est  alarmiste : il appelle à changer rapidement l'économie pour sauver le vivant à la surface de la planète. 

Malgré les reports des soirées du 18 et 19 septembre, leurs programmes restent inchangés. Rendez-vous :

-À Montpellier, le 4 décembre 2018, à partir de 18h30, bâtiment Pierresvives, 907 avenue du Professeur-Blayac. Suite à la conférence de Paul Jorion, une table-ronde réunira Dominique Sénécal, administrateur national et président régional de Biocoop ; Pierre-Emmanuel Valentin, membre du directoire de la Nef ; Delphine Vallade, enseignante-chercheur à l'université Paul-Valéry - Montpellier III, et Michel Dupoirieux, membre du Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux) Occitanie. 


-À Toulouse, le 5 décembre 2018, à 19h (lieu à préciser). La conférence de Paul Jorion sera suivie d'une table-ronde avec Muriel Decout, directrice de l'Union régionale des Scop d'Occitanie ; François Bonvalet, directeur de Toulouse Business School ; Laurent Rodrigues, gérant d'Hygie Sphère, et un représentant du réseau Biocoop. À cette occasion, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, sera représentée par Marie Meunier, élue régionale déléguée à l’Économie sociale et solidaire.

Les deux conférences sont gratuites.

[20 ans d'Iés] – Christophe Ramaux, membre des Économistes atterrés : « L’Économie sociale et solidaire se situe entre les intérêts privés et l'intérêt général ».

Créé le : 14/05/2018
Christophe Ramaux, membre du collectif "Les Économistes Atterrés", donnera une conférence à Ramonville (31), le 24 mai 2018 à l'occasion des 20 ans d'Iés - DR

Initiatives pour une Économie Solidaire (Iés) fête ses 20 ans le 24 mai prochain à Ramonville-Saint-Agne, près de Toulouse. Cette coopérative propose aux citoyen-ne-s d'utiliser leur épargne pour financer des entreprises locales de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). À l'occasion de sa fête d'anniversaire, Iés invite Christophe Ramaux, économiste, maître de conférences à Paris-Sorbonne, spécialiste de l’État social et membre du collectif des Économistes atterrés, à donner une conférence sur l'ESS et les nouvelles tendances économiques. Entretien.

Vous avez accepté l'invitation d'Iés pour parler des nouvelles tendances économiques, dont l'Économie sociale et solidaire (ESS). Quel doit être, pour vous, le rôle de l'ESS dans l'économie française en général ?

 

Je voudrais d'abord insister sur une chose. En France, nous n'avons pas suffisamment conscience que notre économie est mixte. Il y a des entreprises capitalistes de toutes tailles et qui peuvent fonctionner différemment. À côté de cela, le secteur public représente 30 % des emplois salariés. Puis il y a un troisième secteur : celui de l’Économie sociale et solidaire. Celui-ci concerne en premier lieu l'emploi associatif, mais aussi les coopératives, les mutuelles et les fondations. Il représente environ 10 % des emplois salariés. Notre économie est donc mixte et non pas de marché, contrairement à ce qu'on laisse souvent entendre.

Comment s'articulent ces différents secteurs ? Et comment on se propose éventuellement de les transformer ? Pour moi, ce qui relève de l'intervention publique ce sont tous les domaines relevant des services publics. Les sujets comme la santé, l'éducation ou encore les entreprises de réseaux doivent relever du secteur public. Pour certains de ces domaines, il peut y avoir des délégations de service public. Mais il faut considérer que l'intérêt général ne peut pas être réduit au jeu des intérêts particuliers. Je pense que ce qui doit relever de l’Économie sociale et solidaire est contractuel. Les structures de l'ESS sont de droit privé, tout en fonctionnant sur un autre mode que celui du capitalisme. C'est l'idée qu'entre les intérêts privés capitalistes et l'intérêt général il y a quelque chose d'intermédiaire.

Cela renvoie à la notion de bien commun, particulièrement mis en avant en ce moment. La reconnaissance des biens communs est une bonne chose. Mais, à mon sens, certains domaines relèvent davantage du bien public que du bien commun. C'est par exemple le cas de l'eau et sa gestion, qui mettent en jeu l'intérêt général. Ce n'est pas aux habitants riverains d'une rivière de la contrôler, car elle coule en amont et en aval. Une municipalité, qui possède une légitimité démocratique, est plus habilitée à gérer localement l'eau qu'un collectif citoyen.

Derrière l'éloge des biens communs, il peut y avoir une attaque contre les biens publics. Cette attaque ne vient pas des libéraux, mais plutôt d'une gauche qui n'aime pas l’État. Et la problématique peut être la même pour l'ESS : derrière elle peut se trouver une volonté de contourner la question de l’État.

Justement, pour le spécialiste de l’État social que vous êtes, une forme d'économie animée par des structures privées, comme l'est l'ESS, peut-elle être véritablement sociale ?

Oui, tout à fait. Dans l'ESS, on ne peut néanmoins pas évacuer le sujet du pouvoir. Animées par un état d'esprit autogestionnaire, les structures de l'ESS ne sont en réalité pas des structures sans pouvoir. Dans toutes les associations il y a du pouvoir. C'est une bonne chose car cela donne une consistance propre à la structure au-delà du jeu de ses parties. Dans n'importe quelle association, coopérative ou mutuelle, il y a un besoin de pouvoir. Les dirigeants sont élus en assemblée générale. L’abus de pouvoir peut conduire au pire, on le sait, même dans l'ESS, mais pour surmonter cela encore faut-il ne pas nier la ,nécessité du pouvoir.

Notons une autre dimension critique qui existe à l'égard de l'ESS : les travaux du sociologue Matthieu Hély ont montré que parfois, au dos de l'affichage social, il y a des modes de gestion dans l'ESS qui peuvent être plus régressifs que dans les entreprises classiques. Des syndicalistes du secteur de la prise en charge de la dépendance disent parfois qu'ils préfèrent travailler dans des établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) gérées par des entreprises capitalistes plutôt que par des associations qui imposent des conditions de travail plus rudes et paient moins bien. Même chose dans la culture où on entend parfois la petite musique: « vous travaillez dans la culture, c'est génial, vous n'allez pas en plus demander de bons salaires » Donc il faut faire attention à ce que l'ESS ne soit pas un prétexte pour jouer contre les statuts des salariés.

Quelle est la position générale des Économistes atterrée sur le rôle que doit jouer l’Économie sociale et solidaire dans l'économie en général ?

Nous estimons que son rôle est important. Il y a un débat aujourd'hui qui porte sur les entreprises, porté notamment par le récent rapport Notat-Senard, Entreprise et intérêt général, remis au gouvernement en mars dernier. Ce document est important car il interroge le fonctionnement des entreprises capitalistes. Seuls 20 % des Français travaillent dans des entreprises de moins de 10 salarié. Plus de 30 % travaillent dans des structures de plus de 5000 personnes. Enfin, 20 % travaillent dans des structures comprenant entre 250 et 5000 salariés. L'idée que la majorité de l'emploi se trouve dans des PME est fausse. De plus, de nombreuses entreprises de moins de 50 salariés font de la sous-traitance pour de grandes sociétés. Beaucoup des grandes entreprises sont gérées selon le modèle des firmes actionnariales. Il s'agit pour elles de satisfaire les intérêts des actionnaires. Le rapport Notat-Senard dit que cette financiarisation est contre-productive. Les gestionnaires de fonds s'occupent de portefeuilles colossaux. Ils évitent de détenir des parts trop importantes des entreprises car ils veulent pouvoir vendre à tout moment sans que cela ne fasse chuter le cours de leurs actions. Ils préfèrent diluer leurs portefeuille : détenir 0,2 ou 0,5 % d'une entreprise. Ainsi, si l'on vend ses parts, cela ne se voit pas. Ils exigent juste de ces entreprises du rendement financier (dividende et hausse du cours). Les sociétés sont alors soumises à la logique du court terme. Et ce au détriment de ce qu'est véritablement une entreprise : une structure qui s'engage sur le long terme. Le rapport Notat-Senard préconise que l'on change de logique, de passer d'un système où seuls les actionnaires ont tendance à être reconnus à un mode de gestion où les salariés, les travailleurs sont impliqués dans les décisions de l’entreprise, un peu comme dans le modèle de codétermination allemand.

Une des questions qui traversent aujourd'hui l'ESS est que faire de ce rapport ? Car si l'on systématise les responsabilités sociales et environnementales, elle risque de perdre sa singularité. Et même chez les Économistes atterrés il existe un débat : certains, dont je suis, disent qu'il faut développer l'ESS et simultanément remettre à le fonctionnement des autres entreprises plat, en s’inspirant du modèle allemand. D'autre, pensent que cela est vain car, selon eux, les entreprises capitalistes sont irréformables.

Plus d'infos :  www.ies.coop/1998-2018-20-ans-d-IeS

[Événement] – Environnement, social : l'entreprise face à ses missions

Créé le : 11/05/2018
"Transitions développement durable ! L'entreprise face à ses nouvelles missions ?" aura lieu le 31 mai prochain, à l'université de la Sorbonne - Pixabay

Et si la loi PACTE (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) était l'occasion de renforcer la capacité des entreprises à proposer des solutions dans le cadre de la transition ? La fondation FACE-Les entreprises contre l'exclusion en est convaincue. À partir de ce constat, elle a décidé d'organiser un événement exceptionnel, le 31 mai prochain, à l'université Panthéon Sorbonne. Intitulée Transitions développement durable ! L'entreprise face à ses nouvelles missions ?, la manifestation proposera 3 heures de rencontres, de débats et d'échanges entre citoyen.ne.s et représentants du monde économique et des pouvoirs publics autour des responsabilités sociales et environnementales de l'entreprise. 

Les transitions, mission de l'entrepreprise 

Le projet de loi PACTE, dont la présentation en Conseil des ministres est prévue pour le 23 mai, sera au cœur de cette rencontre. Les organisateurs (Convergences, la Fondation FACE - les entreprises contre l’exclusion, Paris 1 Panthéon Sorbonne et la Fondation des transitions), en appellent,

« au gouvernement et à tous les parlementaires pour donner toute ambition à cette loi. Nous affirmons que l’entreprise à mission existe déjà dans l’économie sociale et solidaire comme dans l’économie traditionnelle. Mais c’est encore trop expérimental. Nous sommes convaincus que cette Loi PACTE est l’opportunité d’un réel changement d’échelle. »

Sans Transition ! fait partie des médias partenaires de «Transitions Développement durable ? L’entreprise face à ses nouvelles missions », dont vous retrouverez le riche programme ci-dessous. Inscription obligatoire

[Chronique] - Jean Jouzel – Un pacte pour « éviter le chaos climatique et financier »

Créé le : 26/09/2018
Jean-Jouzel

Il ne nous reste plus que deux ans pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre. C'est l'avis de nombreux scientifiques, dont Jean Jouzel, co-auteur avec Pierre Larrouturou, co-fondateur du mouvement politique Nouvelle Donne, de Pour éviter le chaos climatique et financier. Jean Jouzel donnera une conférence sur le changement climatique en Provence, le 4 octobre prochain, à Mazan, à l'invitation de Sans Transition !

1000 milliards pour le climat

Si le constat est peu réjouissant, les deux hommes estiment qu'il n'est pas trop tard. Leur idée : la mise en place d'un « Pacte-finance-climat européen » qui pourrait « diviser par 4 les émissions de CO², dégonfler la bulle financière et créer plus de 5 millions d’emplois ». De quoi, selon les auteurs, éviter la catastrophe climatique, mais aussi financière en investissant dans une économie vertueuse et réeelle. « Pour sauver les banques, on a mis 1 000 milliards. Pourquoi ne pas mettre 1 000 milliards pour sauver le climat ? », écrivent-ils. Nous en discuterons avec Jean-Jouzel, le 4 octobre prochain, à Mazan (84), dans le cadre de la conférence-débat que le climatologue donnera à l'invitation à de Sans Transition ! Provence.

À lire : Pour éviter le chaos climatique et financier, Jean Jouzel et Pierre Larrouturou, Odile Jacob, 2017, 419 pages, 22 euros

 


"Et demain, quel climat pour la Provence ?" - La Conférence, en pratique 

- Entrée 9€ (ou 9 Roues à régler sur place) -  Entrée offerte pour toute souscription d'un abonnement à Sans Transition ! - 

Librairie, buvette, petite restauration en partenariat avec la Biocoop L'AUZONNE, à Carpentras et massages sur place.

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- Où acheter / réserver vos places ? (vivement conseillé) -  

Achetez vos places à partir de début septembre dans :

Informations et demandes spécifiques à : reservation@sans-transition-magazine.info / 09 73 53 36 87 .

Olivier Bonfond : « Les alternatives au néolibéralisme se renforcent mutuellement » »

Créé le : 12/07/2018
Olivier Bonfond à Aix-en-Provence-crédit CPousset

Olivier Bonfond est un économiste belge, conseiller au CEPAG, membre du   Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM) . Celui qui se présente comme un « éducateur populaire » est également l’auteur de Il faut tuer TINA. 200 propositions pour rompre avec le fatalisme et changer le monde. Un livre né d’une « frustration » : l’absence de visibilité des alternatives au système néolibéral. Dans son livre Olivier Bonfond développe de nombreuses alternatives sur différentes thématiques (finance, démocratie, éducation, féminisme, inégalités etc.) et nous explique pourquoi nous avons de bonnes raisons de croire au changement. Sans transition ! l'a rencontré aux dernières Rencontres Déconnomiques d'Aix-en-Provence, le 7 juillet dernier.

Vous parlez de « rompre avec le fatalisme » :  notre société est-elle résignée  face au modèle néolibéral ?

Les dirigeants politiques acquis au néolibéralisme et les médias dominants essaient de nous faire croire que nous devons nous résigner. Ce n’est pas vrai. Parallèlement à la montée des idées conservatrices, réactionnaires et xénophobes, nous assistons à la montée de la conscience critique et progressiste dans de nombreux pays. Des millions de personnes ne supportent plus de vivre dans le système inhumain du capitalisme et font pression sur le monde politique. En Espagne, les Indignés du 15-M ont ouvert la voie à des mobilisations sociales de grande ampleur. Lors du référendum de juillet 2015 en Grèce, malgré des années de luttes et une pression médiatique énorme, les citoyens ont répondu « non » à 61% au plan d’austérité de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne BCE, Fonds monétaire international FMI). En France, le mouvement Nuit debout a tiré de l’apathie politique de nombreux jeunes pour en faire des militant-e-s.  Aux États-Unis, la campagne de Bernie Sanders a prouvé que 15 millions d’Américains sont favorables à un programme politique réellement progressiste (taxe sur les grosses fortunes, gratuité des collèges et universités, augmentation du salaire minimum de 7 à 15 dollars, sécurité sociale pour toutes et tous, régulation bancaire, …). En Angleterre, les propositions résolument à gauche de Jérémy Corbyn ont permis au Parti travailliste de réaliser la plus grande percée électorale aux élections législatives de juin 2017 depuis celles de 1945 !

Mais ce sont les dirigeants libéraux qui finissent par l'emporter, non ?

C’est vrai qu’en France aujourd’hui, c’est Macron et pas Mélenchon qui est aux leviers de commande, aux États-Unis Trump et pas Sanders, en Angleterre Theresa May et pas Jeremy Corbyn. Les essais n’ont pas encore été transformés, mais ça bouge et nous sommes dans une dynamique où la pensée progressiste de gauche monte en puissance. C’est le rôle de tous les citoyens de renforcer cette dynamique et concrétiser des victoires démocratiques et sociales.

Quels leviers doivent être actionnés pour amorcer un changement du système ?

Pour que des alternatives globales et durables se mettent en place, il est vrai que nous aurons besoin d’un mouvement social suffisamment puissant pour obliger nos représentants à servir les intérêts des populations et non pas ceux des puissances économiques et financières. Mais il est vrai aussi qu’il n’est pas constructif d’attendre une grande révolution sociale pour commencer à agir. Répéter indéfiniment et de manière abstraite qu’« un autre monde est possible » ne sert pas à grand-chose. Il faut donner du contenu concret à ce slogan. Que ce soit via des actions individuelles, via des initiatives locales ou via une participation à des mouvements s’attaquant à des questions globales, les possibilités d’agir concrètement au quotidien sont multiples.

Je crois qu’il faut éviter le piège de la solution miracle. Certains affirment que pour changer la société, il faut d’abord se changer toi-même », d’autres pensent que tout repose sur l’éducation, d’autres encore considérent la mobilisation sociale et politique comme seule capable de transformer la société.. Dans ce débat, personne n’a vraiment tort ou raison. C’est en réalité une erreur de vouloir choisir une seule de ces démarches. Parce qu’elles sont toutes importantes, qu’elles sont reliées entre elles et qu’elles se renforcent mutuellement, ces démarches doivent s’envisager de manière simultanée et interactive.

Quels sont les exemples de mobilisations sociales et de décisions politiques qui peuvent nous faire dire que certaines choses vont dans le bon sens ?

Les bonnes nouvelles et les victoires sont plus nombreuses que ce que l’on croit. Sur le site www.bonnes-nouvelles.be , on publie environ une victoire sociale, écologique, démocratique ou culturelle tous les deux jours. Par exemple, en Mai 2018, en Belgique, après une grève de 10 jours, les travailleuses de Lidl ont obtenu une augmentation des effectifs et une diminution des cadences. Cela montre bien que la grève reste un outil très utile pour remporter des conquêtes sociales et ne pas se faire écraser par le capitalisme. En Islande, le non-respect de l’égalité salariale de genre fait maintenant l’objet de sanctions. C’est par ailleurs un État qui applique des mesures intéressantes au niveau du contrôle des flux de capitaux. En France, le Conseil Constitutionnel vient tout juste de reconnaitre la fraternité comme un principe constitutionnel et a affirmé « qu’il découle de ce principe la liberté d’aider autrui dans un but humanitaire sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ». C’est une prise de position très importante et encourageante !

 

A lire : Il faut tuer TINA. 200 propositions pour rompre avec le fatalisme et changer le monde Le Cerisier, fev 2017, 25 euros, 528 pages.

[INTERVIEW SONORE] MONTPELLIER : UNE « GRAINE » POUSSE POUR DYNAMISER L'ÉCONOMIE LOCALE

Créé le : 05/09/2017

Soutenir l'économie locale en circulant sur le territoire. Tel est l'objectif de la Graine, future monnaie locale de Montpellier, qui devrait être mise en circulation courant 2018. Gérard Straumann, administrateur de l'association qui porte le projet, nous explique son fonctionnement.  

31ème édition de la Foire Régionale Biologique BioZone à Mûr-De-Bretagne !

Créé le : 07/09/2016
Crédits photos: Foire Biozone

La 31ème Foire Régionale Biologique Biozone ouvre ses portes à Mûr-de-Bretagne (22), le 10 et 11 septembre. Organisé par l'Association Produire et Consommer Biologique, l’événement, de 10h à 19h, présente de nombreux exposants bio mais aussi de nombreuses activités pour toute la famille. 

Potager, ornemental, aromatique, médicinal, médiéval, urbain, partagé ouvrier, pédagogique… Les déclinaisons sont tellement importantes que de nouvelles formes d’animation sont imaginées : ateliers pratiques, rencontres avec des jardiniers insolites, découvertes de pratiques écologiques et naturelles… pour présenter le jardin sous toutes ses boutures !

Voici quelques moments à retenir : des conférences de jardiniers de renom comme Denis Pépin et Luc Bienvenu ; des films poétiques comme « Le Potager de mon grand-père » de Martin Esposito, ou « Vivre en ce jardin » de Serge Steyer ; des ateliers sur la vie du sol, les semences, les conserves, le compostage ; des démonstrations de dynamisation et de greffage ; sans oublier les ateliers manuels pour petits et grands … et un spectacle humoristique où Ciboulette rencontre Monsanto (Dimanche à 11h).

Un zoom spécial pour les collectivités avec une table-ronde sur la mise en place de projets de sensibilisation auprès des enfants dans les écoles : créer un jardin pédagogique et introduire du bio dans les cantines, le samedi 10 septembre, à 14h. 

La foire BioZone reste un événement régional majeur où plus de 215 exposants de Bretagne et de toute la France, choisis avec soin par l’équipe des bénévoles associatifs, viennent représenter leurs produits et leurs activités ; pour le plaisir de vos papilles et de vos méninges.

 

Informations pratiques

Samedi 10 et dimanche 11 septembre, Mûr-de-Bretagne, de 10h à 19h.

Entrée : 4 € ; réduit : 2€ ; gratuit pour les moins de 15 ans.

Tel : 02 96 74 75 65 ; contact@foire-biozone.org ; www.foire-biozone.org. 

Le salon Coventis ouvre ses portes

Créé le : 18/05/2016

Les 19 et 20 mai 2016, le salon des affaires socialement responsables prendra place au Montpellier Corum. 

Pour cette sixième édition, le salon Coventis accueillera près de 120 entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire. Ce rendez-vous régional a pour vocation à faire se rencontrer les acteurs de l'ESS, et développer des synergies et de l'activité. Près de 1000 personnes sont attendues durant ces deux jours. Pour information en région Midi-Pyrénées, l'économie sociale et solidaire représente 16% des emplois privés et 5,2 milliards d'euros de salaire brut. La revue Sans Transition ! sera aussi présente sur le stand de notre partenaire, la fondation MACIF. N’hésitez pas à venir nombreux.

 

Plus d’infos sur :

www.coventis.org

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