Biodiversité

[ JARDINS REMARQUABLES ] Balade aux jardins du Rayol

Créé le : 11/11/2019

Propriété du Conservatoire du littoral, le domaine du Rayol est un site naturel remarquable. Situé au pied du Massif des Maures et en face des Iles d'Hyères, dans le Var, cet ensemble de jardins regorge d'une riche biodiversité et permet de découvrir les différentes végétations méditerranéennes. Gilles Clément, jardinier-paysagiste de renommée internationale y a conçut le Jardin des Méditérranées. Il sera en conférence ce soir à la Boiserie de Mazan, à l'initiative de Sans transition !.

Interviews sonores du « jardinier en chef » et régisseur, Alain Menseau et d'Aurélia Leroux, coordinatrice pédagogique des jardins du Rayol.

Plus d'infos :

www.domainedurayol.org

Photo : Domaine du Rayol

Un vote pour préserver les hérissons à Rennes

Créé le : 18/01/2019
Crédit : Pixabay

Le projet « préserver la biodiversité ordinaire de nos quartiers » va être soumis au vote du budget participatif de la ville de Rennes, du 18 janvier au 10 février. L'action principale est centrée sur la préservation des hérissons en milieu urbain. 

Le budget participatif de la ville de Rennes au secours des hérissons ! Le projet consiste à financer des passages à micro-faunes et des gîtes pour ces petits mammifères. Le but est de mettre en avant l'importance de la préservation de la biodiversité ordinaire en milieu urbain.

L'expérience se déroulera dans le quartier de la La Courrouze et pourra être étendue au reste de la ville si elle est concluante. Elle se couplera avec un travail de sensibilisation du voisinage sur la présence du hérisson dans le secteur.

Une dimension sociale

Le projet porte aussi une dimension sociale en impliquant les associations localement engagées dans la préservation de la biodiversité. Par ailleurs les gîtes pourraient être construits par des ateliers d'insertion locaux.


 

Plus d'info : https://fabriquecitoyenne.rennes.fr/projects/budget-participatif-4-2/collect/depot-des-projets-3/proposals/preserver-la-biodiversite-ordinaire-de-nos-quartiers

Un rapport fait état d'un net recul de la biodiversité en France

Créé le : 17/01/2019

Plus d'un quart des espèces présentes sur le territoire métropolitain et en outre-mer sont menacées de disparition, selon un récent rapport réalisé par le Commissariat général au développement durable, l'Agence française pour la biodiversité et l'Observatoire national de la biodiversité. La France possède, avec ses territoires ultramarins,  près de 10% de la biodiversité de la planète.
 
Il ne fait pas bon être un animal ou un végétal en France. C'est ce qu'indique l'édition 2018 des « chiffres-clés des la biodiversité » publiée par le Commissariat général au développement durable, l'Agence française pour la biodiversité et l'Observatoire national de la biodiversité. La mise à jour de cette étude actualisée tous les ans montrent que la situation s'aggrave. 
 
Au total près d'un quart (26%) des espèces dites « à risques » pourraient, purement et simplement disparaître. Les chauves-souris sont un exemple marquant : elles ont perdues 38% de leur population en dix ans. La situation est encore plus critique en outre-mer ou près de 40% des espèces sont en danger d'extinction.   
 

La responsabilité de l'Homme

Le rapport montre que le déclin des espèces animales et de la biodiversité tient « principalement aux pressions exercées par les activités humaines ». Notamment par l'artificialisation des sols. Les constructions humaines ont grignotées 65 000 hectares par an, entre 2006 et 2015. 
Cette action de l'Homme se couple avec la progression des espèces envahissantes qui menacent la faune et la flore autochtone. 60% animaux ou plantes invasives ont été repérées en outre-mer, tel que l'iguane vert en Martinique. 
 

Des lueurs d'espoir

Tout n'est pourtant pas si noir et le rapport montre une hausse de la participation des citoyens dans les sciences participatives. Plus de 50 000 d'entre eux ont participé, en 2017, à un programme de collecte de données, soit un chiffre multiplié par 2,5 en six ans. L'association France Nature Environnement souhaite que la publication de ce rapport permette « d’accélérer la mise en œuvre des solutions connues et prévues pour préserver le monde vivant ».  
 
 

Pierre Ickowicz : « L'abeille : sentinelle de l'environnement »

Créé le : 23/04/2018
Crédit : Pixabay

La création de l'Union de l’Apiculture de l’Europe et de la Méditerranée (UAEM) a été célébrée à Marseille, le 17 avril dernier. Objectif : réunir des experts de 42 pays méditerranéens pour proposer des mesures destinées à la protection de l'abeille. Retour sur sur les affronts que rencontre cet insecte pollinisateurs avec Pierre Ickowicz, co-président de l'UAEM. Il est également dirigeant de Icko, leader européen du matériel agricole, une entreprise basée à Bollène, dans le Vaucluse. 

Retrouvez notre grand dossier  "Agri et Api-culture : même combat !", dans le dernier numéro de Sans Transition !

Dans un climat bouleversé, les abeilles subissent au quotidien le manque de biodiversité…

En effet, le danger majeur pour les abeilles vient du manque de biodiversité. Les apiculteurs sont de plus en plus contraints à transhumer pour permettre aux abeilles de subvenir à leurs besoins. Mais parfois la transhumance n'est pas suffi santé. Au manque de biodiversité s'ajoute en effet un climat aride. Les périodes de disette sont de plus en plus longues, jusqu'à 2 à 3 mois, notamment dans les zones de garrigues qui sont les plus touchées. Lorsqu'il fait très chaud, les fleurs sèchent plus vite et la quantité de nectar est insuffisante. La production de miel devient alors impossible.

En quoi le changement climatique impacte-t-il dès à présent la production de miel ?

Pour produire du miel, il faut du nectar, donc un certain taux d'humidité et une amplitude de températures pour favoriser le développement des fleurs mellifères. Même s'il y a des fleurs, celles-ci sont parfois boudées par les abeilles. Cela a été le cas des lavandes cette année. En raison du climat, les fleurs des lavandes sont passées en un rien de temps du bleu au gris. Les fleurs ont été « brûlées » par la chaleur et la sécheresse, perdant tout attrait pour les pollinisateurs.Elles n'étaient utilisables que pour la distillation.

Les pesticides, comme les maladies ou acariens (varroa, pyrale…), ont aussi un impact majeur sur la santé des abeilles et ne facilitent en rien la production ?

Différents prédateurs mettent en danger l'abeille. Le varroa, qui est un acarien importé de Chine, se développe au sein du couvain et contamine les abeilles du virus qu'il porte. La pyrale du buis, elle, se loge dans les lavandes. Pendant la nuit, elle se nourrit du nectar des fleurs pour ne laisser aux abeilles que les restes. Conséquence : des rendements divisés de plus de la moitié ! La production française s'élève à 10 000 tonnes de miel par an. Or on en consomme 40 000 tonnes. Pour optimiser la production, l'apiculteur a été contraint de devenir un véritable éleveur et de se mettre à la sélection génétique. Pour pallier le manque de ressources, il se doit de sélectionner les abeilles les plus endurantes, les plus productives et les moins consommatrices de miel. On sélectionne, on remplace les reines, au final comme dans la majorité des activités agricoles. On aide une nature que l'on a abimée ou perturbée tout en restant très loin des rendements d'il y a 20 ans.

Dans ce contexte, quelles actions soutenez vous pour tenter de préserver la biodiversité ?

En juin dernier, nous avons participé à la journée des fleurs pour les abeilles. On a distribué 100 000 sachets de graines aux écoles, en partenariat avec des jardineries. Soit 1 milliard de fleurs ! Autre action : nous aidons le fonds de dotation des lavandiculteurs pour rechercher des solutions opérationnelles contre les maladies de la lavande. Nous avons aussi veillé à ce que le cahier des charges « villes et villages fleuris » impose un minimum de fleurs mellifères dans les communes. Notre nouveau combat, à travers l'Union des apiculteurs d'Europe et de Méditerranée, vise à faire en sorte que des essences comme l'acacia ou la renouée du japon, considérées comme invasives, soient regardées différemment, compte tenu de leur potentiel mellifère.

Plus d’infos : www.icko-apiculture.com

 

ANNE-MARIE ROBIC, Société Protection Paysages et Esthétique de France : « LE PROJET DE PARC ÉOLIEN DANS LA FORET DE LANOUÉE (56) EST UN DÉSASTRE »

Créé le : 20/07/2017
Anne-Marie Robic, déléguée à la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France). Crédits photos : Sites et Monuments (SPPEF)

16 éoliennes de 186 mètres de haut érigées sur 331 hectares. Voici le plan prévu par la société canadienne Boralex sur la partie sud-est de la forêt de Lanouée (56), deuxième massif forestier breton. Des riverains (l'association Vent de Forêt) ainsi que des défenseurs de la biodiversité et des paysages (l'association Bretagne Vivante) mènent une lutte sans relâche depuis plusieurs années à l’encontre de ce projet. À l’image de Anne-Marie Robic, déléguée du Morbihan pour la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France) que nous avons interviewé.

Un engagement non sans résultat puisque le 11 juillet dernier, le tribunal administratif de Rennes a officiellement annulé ce projet de parc éolien industriel. Ce dernier avaitr été lancé en 2007 avec l’achat de parcelles par la société française Louis Dreyfus. Le chantier a ensuite été cédé à l'entreprise Boralex, en 2016. Depuis, plus d’une dizaine de socles éoliens ont été construits.

Pourquoi vous opposez-vous au projet de parc éolien au cœur de la forêt de Lanouée ?

Ce projet éolien a été initié au nom du développement durable. Mais c'est un désastre. On parle de machines de 186 mètres de haut, tout de même. Il a donc fallu créer des chemins pour les déplacer en abattant des quantités folles d’arbres. On était dans une ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, ndlr) en raison de sa richesse écologique. C’était un réservoir de biodiversité qui abritait 60 espèces protégées ! Et ces travaux ont un impact direct sur la vie animale du territoire. Toutes les grenouilles ont été décimées. Quand les camions sont arrivés, les oiseaux ont foutu le camp. Il y avait 16 espèces de chiroptères (chauves-souris, ndlr) dont 5 qui étaient inscrites à la Directive Européenne « Habitat-Faune-Flore ». C’est une richesse faunistique exceptionnelle. Mais avec les vibrations dans le sol causées par les machines, tous les animaux de terre se sont enfuis. C’est triste à voir. À terme, la forêt finira peut-être en désert animalier.

 

Sur 16 éoliennes, environ 13 socles ont déjà été installés. Comment se fait-il que les permis soient annulés alors que les travaux sont sérieusement engagés ?

C’est en partie la faute des constructeurs. Une fois que les permis de construire ont été délivrés en février 2014, on a immédiatement déposé des recours. Non pas un, mais six (autorisation d’exploitation, dérogation aux espèces protégées, défrichement, …). Tant que l’affaire n’est pas exemptée de tout recours, ils ont pris un gros risque en commençant les travaux. Un risque qui s’élève à 64 millions d’euros ! Sachant que le tribunal administratif de Rennes reconnaît que la nature, les sites et les paysages naturels sont d’intérêt public, Boralex n’aurait jamais dû y toucher. Il est vrai que l’affaire a un peu traîné … Du coup, quand la constitution des socles a commencée en 2017, on a lancé un référé. Ce jugement en urgence a validé la suppression des travaux. Par la suite, Boralex a annoncé sa volonté de faire appel. On part pour une bataille juridique qui peut encore durer trois ou quatre ans. Un long combat au bout duquel on demandera la remise en état du site avec reboisement et destruction des socles. Le juge a retenu plusieurs arguments en notre faveur dans chaque recours ! Donc on est très confiants sur la suite des opérations.

Pourquoi s’opposer à l’éolien alors que nous savons que la transition énergétique est aujourd’hui nécessaire ?

Je sais qu’on a encore du mal avec cette vision là. Et pourtant, ce n’est pas avec des engins d’une telle puissance que l’on va résoudre les problèmes qui ont été causés par l’industrialisation, les énergies fossiles, et autres. On ne résout pas des dégâts provoqués par des machines, par d’autres machines. C’est avec des moyens à échelle humaine que le problème va pouvoir être traité. Pas avec ces instruments éoliens géants ! L’éolien représente uniquement 4% de notre consommation énergétique totale. Ce n’est donc pas une énergie rentable. Je n’ai pas de recette miracle à apporter, je ne suis pas compétente à ce niveau-là. Mais je défends les paysages et je connais la loi qui les protège. Tout ce qui m’importe est la sauvegarde de notre biodiversité. Moi qui ai 66 ans, je ne verrai plus jamais la forêt comme elle l’a été. C’est un bouleversement.

Plus d’infos :
La SPEEF
L'association Vent de forêt
L'association Bretagne Vivante
La société Boralex
La société Louis Dreyfus

BIODIVERSITÉ : À VOS MARQUES… BIODIV… GO !

Créé le : 23/06/2017
L'appli Biodiv Go sera disponible sur Androïd à partir du vendredi 23 juin 2017. Crédits : Justine Carnec

Un an après le phénomène Pokemon Go, voici Biodiv Go ! Et les amoureux de la nature seront ravis : cette application, qui propose de découvrir la biodiversité et le patrimoine locaux, est disponible au téléchargement sur Android dès le 23 juin. Créée par l’entreprise occitane Eneo, elle est d'ores et déjà utilisable dans la commune de Juvignac (34), près de Montpellier.

Cigale, platane, ou encore hérisson : autant d’espèces à capturer avec votre smartphone à Juvignac (34) à partir de vendredi 23 juin. Lauréats de l’appel à projets GreenTech du ministère de l’Environnement, en juillet 2016, Charles Moszkowicz et Jean-Charles Simonin mettent aujourd’hui en ligne l’application Biodiv Go. Jeu exploratoire qui permet au grand public de mieux connaître la biodiversité et le patrimoine qui l’entourent, Biodiv Go recense pour l’heure une cinquantaine d’espèces (plantes, insectes et oiseaux). Accompagnés dans leur démarche par la Ligue de Protection des Oiseaux de l'Hérault (LPO), association de valorisation de la biodiversité, et la mairie de Juvignac, ses créateurs visent « entre 2000 et 3000 téléchargements pour le démarrage ».

Adèle Marchal, responsable communication de l'entreprise ENEO, ainsi que Jean-Charles Simonin et Charles Moszkowicz, créateurs de Biodiv Go.
Crédits : Justine Carnec

Se réapproprier le territoire

« L’intérêt de cette application, c’est notamment son aspect ludique, qui incite les gens à sortir de chez eux pour découvrir la biodiversité. Or, la connaissance de ce qui nous entoure permet sa meilleure protection », affirme Thomas Marchal, de la LPO. Il précise qu’à long terme, il est envisagé que les données récoltées par chacun puissent venir enrichir les connaissances des naturalistes locaux sur le développement des espèces.

Thomas Marchal, de la Ligue de Protection des Oiseaux, s'essaye à l'application !
Crédits : Justine Carnec

Jean-Luc Savy, maire (sans étiquette) de Juvignac (34), municipalité partenaire du projet, espère quant à lui que Biodiv Go lui permettra de valoriser les espaces verts de sa commune, ainsi que les espèces qui y vivent. « Nous entendons préserver la biodiversité locale, tout en montrant que nous pouvons être des partenariats attractifs pour les entreprises comme Eneo », explique-t-il. « Nous espérons que cette application permettra aux citoyens de se réapproprier le territoire et d’être mieux sensibilisés. Nous souhaitons aussi valoriser l’innovation en travaillant avec des start-up », ajoute Béatrice Michel, adjointe déléguée à l’environnement, à la propreté et au développement durable.

Une appli pour les explorateurs de toute la France

Si les espèces pour l’heure recensées par l’application sont surtout caractéristiques de l’Hérault, l’objectif de ses créateurs est qu’à terme elle puisse être utilisée partout. Et que d'autres collectivités travaillent avec Eneo pour valoriser leurs territoires. Car c’est ainsi que Charles Moszkowicz et Jean-Charles Simonin comptent monétiser leur produit : à l’instar de la commune de Juvignac, les collectivités pourront devenir partenaires de l’application en l’alimentant en espèces et en éléments de patrimoine locaux. Les « meilleurs explorateurs » de chaque municipalité pourront alors se voir récompenser par des entrées gratuites au musée, ou encore par des paniers de produits locaux. De quoi inciter les gens à sortir de chez eux. Et, cette fois, ils ne chercheront pas des créatures virtuelles, mais des animaux et des plantes bien réels.

Plus d’info : https://biodivgo.com/fr/biodiv-go/

Journée internationale de la biodiversité : l’état des lieux appelle a redoubler d’efforts

Créé le : 23/05/2017
Pixabay

Par France Nature Environnement

Alors que l’on célèbre aujourd’hui la journée internationale de la biodiversité, l’Observatoire national pour la biodiversité vient de publier ses indicateurs 2017. Un bilan inquiétant qui pousse France Nature Environnement à alerter sur le manque d’ambition des politiques de biodiversité en France et la nécessité de relancer la dynamique Natura 2000 à l’échelle européenne.

Indicateurs 2017 sur la situation de la biodiversité en France : un constat alarmant

L’Observatoire national de la biodiversité publie annuellement des indicateurs sur la situation de la biodiversité en France, dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité. Ces indicateurs, précieux pour connaître l’état de la biodiversité en France et les pressions qu’elle subit, rappellent notamment que :

  • Seuls 22 % de l’ensemble des milieux naturels d’intérêt européen sont évalués en bon état de conservation ;
  • Moins de la moitié (43 %) des eaux de surfaces sont considérées comme étant en bon état ;
  • Un tiers (31%) des espèces sont menacées ;
  • L’abondance des oiseaux communs spécialistes d’un habitat a diminué de 23 % entre 1989 et 2015 et celle des chauves-souris de 46 % entre 2006 et 2014.

Des pressions importantes sur les prairies et le littoral

En métropole, les surfaces de grands espaces toujours en herbe diminuent. Les milieux dits « ouverts », constitués des prairies, pelouses sèches et pâturages constituent le premier milieu détruit par l’artificialisation, avec près de 52 000 ha perdus entre 1990 et 2012. « Même dans les zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique, ces milieux ouverts représentent les milieux les plus détruits, explique Jean-David Abel, vice-président de France Nature Environnement en charge des questions de biodiversité. Ces milieux pâtissent de l’intensification et des changements des pratiques agricoles, ainsi que de l’artificialisation. »

En effet, l’artificialisation en métropole ou en Outre-Mer est toujours aussi forte. La fragmentation de nos régions et des cours d’eau demeure importante et la consommation de produits phytosanitaires en usage agricole continue d’augmenter. De la même manière, les espaces littoraux sont soumis à des pressions élevées : la pression démographique sur le littoral métropolitain est estimée à 630 habitants au km², contre 152 sur l’ensemble du territoire.

Vers un engagement de tous pour plus d’actions concrètes ?

Ces indicateurs montrent que l’érosion de la biodiversité se poursuit et que les réponses apportées à ce jour n’ont pas suffi à inverser la tendance. À titre d’exemple, seuls 5 % des espèces menacées bénéficient d’un plan national d’action. De plus, le réseau métropolitain d'aires protégées est considéré comme satisfaisant ou partiellement satisfaisant pour seulement 24 % des espèces devant en bénéficier.
 

Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, « les indicateurs sur la biodiversité en 2017 montrent que la « reconquête » érigée en loi en 2016 réclame moyens et décisions d’importance. Pertes de biodiversité et changements climatiques sont liés : pour soutenir les actions de lutte contre les changements climatiques, nous appelons le nouveau président de la République et le gouvernement à agir et à multiplier les actions concrètes de préservation de la biodiversité. À l’échelle européenne, la priorité est de relancer la dynamique Natura 2000, mise en place dans le cadre de la directive Habitats-Faune-Flore. Si celle-ci a permis de belles avancées, la Commission Européenne et le gouvernement français doivent désormais prendre les mesures nécessaires pour renforcer son efficacité ».

40 espèces ou sous-espèces de plantes bretonnes ont disparu

Créé le : 03/04/2017
DR

22 % de la flore indigène bretonne est menacée ou quasi-menacée. Telles sont les conclusions de l'enquête Liste rouge de la flore vasculaire de Bretagne (2016). Réalisée selon la méthode de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) par le Conservatoire botanique national de Brest, cette « évaluation des menaces » qui pèsent sur les plantes bretonnes estime également que « près de 3 % de la flore » (soit 40 espèces et deux sous-espèces) ont disparu de la région.

L'agriculture intensive et l'urbanisation en cause

La gentiane amère est par exemple déclarée comme « disparue », la Malaxis des marais est « en danger » et le Miroir de vénus (petite fleur violette) a « peut-être disparu ». Le document, qui recense par ailleurs 2589 plantes sur l'ensemble des quatre départements de la Bretagne administrative, met en cause l'impact négatif de l'agriculture intensive et de l'urbanisation sur la biodiversité végétale. L'étude indique que « les milieux littoraux, les zones humides et les milieux liés à une exploitation agricole non intensive (prairies « naturelles » notamment) sont parmi ceux qui abritent le plus d’espèces menacées ». Préservons-les davantage.

Plus d'infos : Liste rouge de la flore vasculaire de Bretagne, par le Conservatoire botanique national de Brest  

Rennes, capitale 2016 de la biodiversité

Créé le : 26/09/2016
Le quartier de la Courrouze, réalisé sur friche militaire, a particulièrement retenu l'attention des organisateurs du concours - Crédit : DR

La capitale de la région Bretagne est aussi celle de la biodiversité. Un titre que Rennes a reçu la semaine dernière de la part de Plante & Cité, organisme national d'études et d'expérimentations spécialisé dans les espaces verts. La ville était en lice avec 72 autres collectivités candidates. 

"Sols et biodiversité"

La thématique de l'édition 2016 du concours était « Sol & biodiversité ». Plusieurs actions et démarches rennaises ont retenus l'attention du jury. Notamment l'aménagement du quartier de la Courrouze, réalisé sur une friche militaire qui « en préservant au maximum les sols, la végétation en place et le fonctionnement hydrologique du site, est un exemple de reconstruction de la ville sur elle-même utilisant et optimisant les fonctions écosystémiques », indiquent les organisateurs. Organisateurs qui ont aussi été séduit par la volonté de la ville de «  recréer une zone naturelle d’expansion des crues en cœur de ville dense ». La création d'un Conseil local de la biodiversité – organisme associant collectivités, institutions et association - a aussi joué en la faveur de la métropole bretonne.  

Plus d'infos :

www.capitale-biodiversite.fr

 

Pollution lumineuse : un café pour en discuter

Créé le : 13/09/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Samueles

Le 13 septembre, l’Agence Locale de l’Energie de Montpellier (34) organise dans ses locaux un Café Climat gratuit autour de la pollution lumineuse nocturne. 

D’après l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes, en saison estivale, près de 150 insectes meurent par nuit sur chaque lampe. Par ailleurs, l’éclairage nocturne consomme près de 12% de l’électricité française, d’après l’Agence Locale de l’Energie de Montpellier qui organise ainsi son 42ème Café Climat sur ce problème de la pollution lumineuse nocturne. Cet rencontre prendra place dans leurs locaux le mardi 13 septembre 2016 de 18h à 20h. Guy Herbreteau, correspondant de l’ANPCEN, ou de Samuel Puygrenier, de l’ADEME Occitanie, feront partie des nombreux intervenants de la soirée. Ils traiteront ainsi des problèmes que cette pollution entraîne sur la biodiversité, sur la consommation lumineuse mais aussi sur la santé humaine. 

 

 


Mardi 13 septembre 2016 de 18h30 à 20h

A l’Agence Locale de l’Energie

2, place Paul Bec – 34000 Montpellier

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Pour plus d’informations : contact@ale-montpellier.org.


Plus d'infos:

www.anpcen.fr

www.anpcen.fr/docs/20130810134255_diqrsp_doc89.pdf

www.ale-montpellier.org

www.midi-pyrenees.ademe.fr

 

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