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[FAUNE] : Rewild : La zootopie bretonne 

Créé le : 10/01/2021
© Rewild

Crédit photo : Rewild

Par Quentin Zinzius
 
Après plusieurs années de difficultés financières, le zoo de Pont-Scorff, dans le Morbihan, a été racheté en décembre 2019 par une coalition d’associations, nommée Rewild. Outre de nombreux travaux de rénovation pour rendre la vie des animaux plus agréable, la coalition souhaite relâcher certains d’entre eux dans leurs milieux naturels. Une démarche très éloignée du standard des parcs zoologiques.
 
Installé dans le pays de Lorient depuis 47 ans, le zoo de Pont-Scorff a fait partie des pôles touristiques emblématiques du Morbihan, et exposait chaque année ses animaux à plusieurs centaines de milliers de visiteurs. Mais ces dernières années, le zoo a connu de nombreux problèmes, notamment économiques. Les directions se sont enchaînées, les problèmes se sont accumulés, si bien que le zoo s’est retrouvé en vente à plusieurs reprises. En décembre 2019, le zoo est finalement racheté par la coalition Rewild [« retour au sauvage »] qui compte, parmi ses fondateurs, le centre Athénas, Sea Sheperd, et le Biome, tous spécialisés dans la protection d’animaux sauvages. Le zoo est alors fermé au public, et devient le Rewild Rescue Center [« centre de sauvetage de Rewild »], un centre de secours pour les animaux sauvages issus de trafic, avec pour objectif leur réintroduction en milieu naturel. 
 

« C’est une autre façon de s’occuper des animaux »

 
Car la mission principale de Rewild, c’est bien de relâcher ces animaux retenus captifs....
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ANNE-MARIE ROBIC, Société Protection Paysages et Esthétique de France : « LE PROJET DE PARC ÉOLIEN DANS LA FORET DE LANOUÉE (56) EST UN DÉSASTRE »

Créé le : 20/07/2017
Anne-Marie Robic, déléguée à la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France). Crédits photos : Sites et Monuments (SPPEF)

16 éoliennes de 186 mètres de haut érigées sur 331 hectares. Voici le plan prévu par la société canadienne Boralex sur la partie sud-est de la forêt de Lanouée (56), deuxième massif forestier breton. Des riverains (l'association Vent de Forêt) ainsi que des défenseurs de la biodiversité et des paysages (l'association Bretagne Vivante) mènent une lutte sans relâche depuis plusieurs années à l’encontre de ce projet. À l’image de Anne-Marie Robic, déléguée du Morbihan pour la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France) que nous avons interviewé.

Un engagement non sans résultat puisque le 11 juillet dernier, le tribunal administratif de Rennes a officiellement annulé ce projet de parc éolien industriel. Ce dernier avaitr été lancé en 2007 avec l’achat de parcelles par la société française Louis Dreyfus. Le chantier a ensuite été cédé à l'entreprise Boralex, en 2016. Depuis, plus d’une dizaine de socles éoliens ont été construits.

Pourquoi vous opposez-vous au projet de parc éolien au cœur de la forêt de Lanouée ?

Ce projet éolien a été initié au nom du développement durable. Mais c'est un désastre. On parle de machines de 186 mètres de haut, tout de même. Il a donc fallu créer des chemins pour les déplacer en abattant des quantités folles d’arbres. On était dans une ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, ndlr) en raison de sa richesse écologique. C’était un réservoir de biodiversité qui abritait 60 espèces protégées ! Et ces travaux ont un impact direct sur la vie animale du territoire. Toutes les grenouilles ont été décimées. Quand les camions sont arrivés, les oiseaux ont foutu le camp. Il y avait 16 espèces de chiroptères (chauves-souris, ndlr) dont 5 qui étaient inscrites à la Directive Européenne « Habitat-Faune-Flore ». C’est une richesse faunistique exceptionnelle. Mais avec les vibrations dans le sol causées par les machines, tous les animaux de terre se sont enfuis. C’est triste à voir. À terme, la forêt finira peut-être en désert animalier.

 

Sur 16 éoliennes, environ 13 socles ont déjà été installés. Comment se fait-il que les permis soient annulés alors que les travaux sont sérieusement engagés ?

C’est en partie la faute des constructeurs. Une fois que les permis de construire ont été délivrés en février 2014, on a immédiatement déposé des recours. Non pas un, mais six (autorisation d’exploitation, dérogation aux espèces protégées, défrichement, …). Tant que l’affaire n’est pas exemptée de tout recours, ils ont pris un gros risque en commençant les travaux. Un risque qui s’élève à 64 millions d’euros ! Sachant que le tribunal administratif de Rennes reconnaît que la nature, les sites et les paysages naturels sont d’intérêt public, Boralex n’aurait jamais dû y toucher. Il est vrai que l’affaire a un peu traîné … Du coup, quand la constitution des socles a commencée en 2017, on a lancé un référé. Ce jugement en urgence a validé la suppression des travaux. Par la suite, Boralex a annoncé sa volonté de faire appel. On part pour une bataille juridique qui peut encore durer trois ou quatre ans. Un long combat au bout duquel on demandera la remise en état du site avec reboisement et destruction des socles. Le juge a retenu plusieurs arguments en notre faveur dans chaque recours ! Donc on est très confiants sur la suite des opérations.

Pourquoi s’opposer à l’éolien alors que nous savons que la transition énergétique est aujourd’hui nécessaire ?

Je sais qu’on a encore du mal avec cette vision là. Et pourtant, ce n’est pas avec des engins d’une telle puissance que l’on va résoudre les problèmes qui ont été causés par l’industrialisation, les énergies fossiles, et autres. On ne résout pas des dégâts provoqués par des machines, par d’autres machines. C’est avec des moyens à échelle humaine que le problème va pouvoir être traité. Pas avec ces instruments éoliens géants ! L’éolien représente uniquement 4% de notre consommation énergétique totale. Ce n’est donc pas une énergie rentable. Je n’ai pas de recette miracle à apporter, je ne suis pas compétente à ce niveau-là. Mais je défends les paysages et je connais la loi qui les protège. Tout ce qui m’importe est la sauvegarde de notre biodiversité. Moi qui ai 66 ans, je ne verrai plus jamais la forêt comme elle l’a été. C’est un bouleversement.

Plus d’infos :
La SPEEF
L'association Vent de forêt
L'association Bretagne Vivante
La société Boralex
La société Louis Dreyfus

Jocelyne Porcher, chercheure à l'INRA Montpellier, milite pour un abattage des animaux à la ferme

Créé le : 10/10/2016
Crédits : Vincent Delotte

Sans Transition ! Occitanie anime, les 4ème vendredi de chaque mois, une émission consacrées aux alternatives sur Radio FM Plus.

Pour cette première, diffusée vendredi 30 septembre, notre invitée était Jocelyne Porcher, sociologue à l'INRA Montpellier, spécialiste des relations humains / animaux. Et militante pour un abattage des bêtes à la ferme.

Pour aller plus loin, retrouvez notre dossier « Abattoirs : peut-on faire autrement ? », dans le premier numéro de Sans Transition ! Occitanie, toujours en kiosque et en épiceries bio.

 

 

Plus d'infos :

www.radiofmplus.org

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