Agriculture

Occitanie : le conseil régional dévoile son plan alimentation

Créé le : 07/01/2019

Le Plan Alimentation a été adopté par les élus du conseil régional d'Occitanie, le 20 décembre dernier. Ce document va donner les grandes orientations de la politique de la collectivité en matière d'alimentation et d'agriculture. Près de 100 000 personnes ont participé à cette consultation. 

« Grâce à vous, nous avons pu co-construire un Plan alimentation essentiel pour notre quotidien, notre économie et notre environnement », s'est félicité Carole Delga, présidente de la région Occitanie, dans un communiqué daté du 21 décembre 2018. Ce plan a été adopté le 20 décembre par les élus de l'assemblée régionale. Les quatre « priorités » du document ont été choisies suite à une consultation réalisée auprès d'habitants, de professionnels et d'agriculteurs : « Soutenir les exploitations agricoles durables », « soutenir les agriculteurs dans la modification de leurs pratiques », « accompagner les dynamiques citoyennes et territoriales », « soutenir davantage la vente de proximité ». Par ailleurs, le conseil régional a décidé de débloquer 5 millions d'euros supplémentaires pour financer cette politique.

 

Organiser dix actions phares

 

A partir de ces grands axes, le Conseil régional annonce la mise en œuvre de dix initiatives. Parmi elles, l'accompagnement des agriculteurs qui souhaitent diminuer leur utilisation de pesticides, ou encore le soutien et le développement des réseaux de distributions locaux. Le conseil régional s'est engagé à mettre en place ces initiatives dès janvier 2019.

 

TRIBUNE -Produits bio : « A vouloir aller trop vite, le marché pourrait bien casser son jouet ! »

Créé le : 28/02/2018
Stéphanie Pageot est éleveuse laitière bio en Loire Atlantique et Présidente de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique - Crédit : FD

A l'occasion du Salon de l’agriculture, Stéphanie Pageot, Présidente de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique (FNAB) met en garde contre l'emballement des acteurs de la grande distribution sur le marché des produits bio, dénonce les menaces qui pèsent sur le label AB, appelle au renforcement de son cahier des charges et à la mobilisation de tous les acteurs politiques et économiques pour la mise en œoeuvre avec la filière bio d'un « nouveau projet agricole et alimentaire riche de sens pour les citoyen-nnes, ancré dans les territoires, vivable et enviable pour les paysan-nnes et pour les entreprises !».

A l’approche du Salon de l’agriculture, il y a comme une surenchère de communication sur les produits bio. Carrefour annonce la multiplication par trois de son chiffre d’affaires dans le secteur d’ici quatre ans, Leclerc se lance dans les magasins spécialisés, et toutes les marques cherchent leur gamme bio, de préférence locale ! Cette dynamique est appréciable, l’industrie agro-alimentaire ayant dix ans de retard sur les attentes des consommateurs.

Oui mais voilà, le temps de l’agriculture biologique, basée sur les cycles naturels, l’agronomie, la connaissance du vivant et du territoire auquel il appartient, n’est pas le temps court du marketing. Avec une croissance à deux chiffres, le marché bio progresse plus vite que le nombre de fermes bio, et attise les convoitises de ceux qui, il y a quelques années à peine, ne voyaient aucun avenir pour la bio et ne juraient que par les OGM et les pesticides.

Si la réglementation prévoit un processus de certification de deux à trois ans avant de pouvoir obtenir le label AB, il faut en réalité techniquement et économiquement cinq à dix ans pour trouver un équilibre global sur la ferme. A vouloir aller trop vite, le marché pourrait bien casser son jouet !

Ce sont les fondamentaux techniques de la production biologique qui font sa crédibilité, si importante pour la confiance des consommateurs. Plus le marché se tend, plus les prix montent et plus la pression de certains groupes industriels et coopératifs se fait sentir pour faire baisser les contraintes de notre cahier des charges, celui pour lequel les producteurs et les transformateurs bios historiques se sont battus !

Des élevages de 24 000 poules pondeuses où le parcours extérieur, s’il est rendu possible, n’est jamais effectif, et où l’alimentation des volailles ne pourra pas être assuré par une production sur la ferme, représentent des menaces réelles pour la qualité de notre label, pour la confiance des consommateurs mais aussi pour la survie de nos fermes.

Le travail d’adaptation de l’industrie aux spécificités de l’agriculture biologique sera long et coûteux. Et ce n’est qu’à ce prix que la qualité sera garantie pour le consommateur et l’équité pour les producteurs-trices. Il faudra moduler les approvisionnements, adapter les variétés utilisées pour assurer les rendements et améliorer la résistance aux maladies, modifier les recettes et travailler sur les goûts, et surtout investir dans la recherche, alors que l’Institut technique de l’agriculture biologique (Itab) dispose actuellement d’un budget dix fois inférieur aux besoins réels.

Arrêtons de nous gargariser avec des discours angéliques sur le développement de la bio. L’agriculture bio doit rentrer dans une économie de massification de l’offre en gardant sa cohérence et sa viabilité technique et économique pour ne pas revivre les erreurs du conventionnel.

Pour cela, il faudra :

● former sérieusement et continuellement les producteurs-trices aux méthodes de l’agriculture biologique et les accompagner techniquement, économiquement mais aussi commercialement pour qu’ils puissent maîtriser leurs coûts de production et garder la valeur ajoutée créée ;

● renforcer les exigences du label français AB et en faire un label mieux-disant que le label européen Eurofeuille, sur lequel il est aujourd’hui aligné ;

● repartir sur des bases de contractualisation commerciales saines qui permettent aux producteurs- trices de gagner leur vie correctement.

Les dirigeants des entreprises agro-alimentaires et de la grande distribution, les élus nationaux et locaux, ne doivent pas construire une bulle marketing bio, mais s’atteler, avec la filière, à un nouveau projet agricole et alimentaire riche de sens pour les citoyen-nnes, ancré dans les territoires, vivable et enviable pour les paysan-nnes et pour les entreprises !

Stéphanie Pageot est éleveuse laitière bio en Loire Atlantique et présidente de la Fédération nationale d’agriculture biologique 

 

[MOIS DE l'ESS] – UN JOUR, UNE MINUTE, UNE ENTREPRISE - Cultiver ensemble avec Terracoopa

Créé le : 28/11/2017
Joseph Le Blanc, gérant de Terra Coopa - FD /LMDP

Novembre, c'est le mois de l’Économie sociale et solidaire (ESS) en Occitanie ! À cette occasion, Sans Transition ! vous fait découvrir qui sont les acteurs de lESS en région. Régulièrement, nous présenterons une structure hébergée au Pôle Réalis – hôtel régional d’entreprises de lESS basé à Montpellier  via une interview sonore d'une minute.

Terracoopa : coopérative d' activité agricole

Rencontre avec Joseph Le Blanc, gérant de la coopérative d'activité montpelliéraine Terracoopa, qui met en commun terres et compétences dans les métiers de l'agriculture et du paysage.  

Réseau Filière paysanne : « Organiser la transition alimentaire des territoires »

Créé le : 20/09/2016
Les "épiceries paysannes de quartier" sont des commerces bio et locavore de proximité. Crédit : Filière paysanne

Promouvoir une agriculture et une alimentation bio et locale dans les Bouches-du Rhône et plus largement, en Paca : tel est l'objet du réseau « Fillière Paysanne ». Ce collectif a notamment créé des « épiceries paysannes de quartier » à Marseille et à Aix. Nous avons covoituré avec Jean-Christophe Robert, représentant de l'association, pour nous rendre au forum « Manger bio local » de Carpentras, le week-end dernier. Interview.

 

Plus d'infos :

filiere-paysanne.blogspot.fr

L'ADEME montre son soutien pour les initiatives de don des agriculteurs

Créé le : 16/09/2016
Crédits Photos: ADEME Bretagne

Le SPACE, salon international des productions animales, s'est déroulait cette semaine, à Rennes, au Parc ExpoA. Près de 1445 exposants et quelques 100 000 visiteurs étaient attendus pour cette 30ème édition. Une rencontre qui aborde de plus en plus les thématiques de l'agriculture durable et du mieux-être animal. L’ADEME Bretagne y a notamment proposé des pistes pour lutter contre le gaspillage alimentaire. 

En partenariat avec la Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne (CRAB), relais de l’association SOLAAL dans la région, l’ADEME Bretagne œuvre à la recherche et à la mise en place de solutions pour réduire les pertes et les invendus en agriculture. Objectif : lutter contre le gaspillage alimentaire et contribuer à la prévention des déchets. Une étude de l’ADEME publiée en mai 2016 montre que 10 millions de tonnes de produits sont perdues et gaspillées pour l’alimentation humaine par an e France, soit un impact carbone estimé à 15,3 millions de tonnes équivalent CO2. Des démarches solidaires, soutenues par l’ADEME Bretagne, ont été engagées pour valoriser les produits non commercialisables et créer de l’emploi sur le territoire.

 

Le don agricole : une solution pour valoriser les pertes et invendus en agriculture

Le don alimentaire des agriculteurs est une solution efficace pour lutter contre le gaspillage. Une étude de l’ADEME publiée en mai 2016 montre que, sur les 10 millions de tonnes de produits perdus et gaspillés par an, 32% le sont lors de la production. Ces pertes s’expliquent en partie par les conditions climatiques qui peuvent entrainer la production de volumes importants, qui ne peuvent pas être absorbés par le marché. Cela décourage les agriculteurs d’exploiter le rendement en raison d’un prix de vente trop bas. De même, les exigences du marché (calibres des produits, cahiers des charges, etc.) sont également responsables de certaines pertes et invendus. L’association SOLAAL, relayée en Bretagne par la Chambre Régionale d’Agriculture et soutenue financièrement par l’ADEME Bretagne, facilite les relations entre les donateurs des filières agricole et alimentaire et les Associations d’Aide Alimentaire (AAA). Cette démarche permet de valoriser les invendus, d’aider les personnes en situation de précarité, et même, de créer de l’emploi.

 

Des actions territoriales solidaires engagées par l’association SOLAAL

La Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne mène depuis deux ans des initiatives pour valoriser les invendus et pertes alimentaires. La première mission consiste à mettre les producteurs en relation avec les associations nationales habilitées du territoire comme la Croix Rouge, la Banque alimentaire, les Restos du Cœur ou le Secours Populaire pour faciliter les dons. La CRAB expérimente également, avec l’appui de la Fondation Carrefour, un dispositif qui permet l’acheminement par camion des gros volumes de dons agricoles aux associations.                       

Autre initiative : le tri-reconditionnement. Cette action consiste à récupérer les invendus de pommes ou de pommes de terre des agriculteurs. Les personnes handicapées des Etablissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT) trient et reconditionnent en petit emballage les produits qui sont ensuite distribués aux associations d’aide alimentaire du territoire. Enfin, sur les Pays de Saint-Malo et Rennes, SOLAAL travaille également avec les pôles d’Economie Sociale et Solidaire (ESS) qui mobilisent des CCAS, des Maisons de Jeunes et autres associations locales, pour des opérations de glanage solidaire. Ces structures identifient des glaneurs intéressés pour ramasser des fruits et des légumes non récoltés, laissés au sol ou dans les arbres fruitiers, au profit des associations d’aide alimentaire qui viennent chercher les produits sur place pour leurs bénéficiaires.

 

Des filières agricoles s’engagent dans la lutte contre le gaspillage

Des actions menées par des filières agricoles sur les territoires bretons offrent également la possibilité aux producteurs de faire des dons aux associations d’aides alimentaires. C’est notamment le cas de la filière lait qui organise chaque année des « campagnes laitières ». Les producteurs laitiers donnent une partie de leur production collectée en échange d’un avantage fiscal. Des opérations similaires sont menées en Bretagne par le Comité Régional Porcin (CRP) et l’Union des Groupements de producteurs de viande en Bretagne (UGPVB) qui a notamment fait le don de 750 000 œufs depuis 2011 aux Banques alimentaires.

 

Plus d'infos : 

www.space.fr

www.bretagne.ademe.fr

www.ademe.fr/etat-lieux-masses-gaspillages-alimentaires-gestion-differentes-etapes-chaine-alimentaire

www.solaal.org

www.bretagne.synagri.com

www.ugpvb.fr

www.leporcenbretagne.com

www.ccas.fr

Nuit de l'agro-écologie, 3 questions à Nathalie Horn : « La solution est une agriculture saine et propre »

Créé le : 21/06/2016

La nuit de l’agro-écologie se tiendra dans toutes les régions de France le 23 juin. Les citoyens peuvent venir à la rencontre d’agriculteurs engagés, afin de découvrir les pratiques agro-écologiques. Un rassemblement initié par Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. SanCtum méditerranée participe à cet événement à Junas, dans le Gard (30). Cette ferme expérimentale de 5 hectares présente un réseau de producteurs/transformateurs de matières premières végétales. Une agriculture propre et biologique qui prône la biodiversité. Nathalie Horn en est la présidente. Afin de soutenir et réconcilier l’agriculture avec l’environnement, elle organise la Nuit de l’agro-écologie à Junas. Explications. 

Dans un monde où agriculture et environnement ne vont pas toujours de pair, pourquoi avez-vous décidé de participer et d’organiser la nuit de l’agro-écologie à Junas ?

Nous fonctionnons depuis des années avec une agriculture propre et de nouvelles variétés de graines. L’environnement est notre priorité. Des possibilités formidables existent pour pallier aux engrais chimiques. Ainsi, quelques plantes oubliées ont besoin connues et intégrées dans les itinéraires culturaux. Pour la nuit de l’agro-écologie, des éleveurs, le GIEE du Lazac, un viticulteur ou encore une formatrice en bio seront présents. Nous travaillons tous ensemble pour le respect de la nature et de l’animal. L’objectif est de sensibiliser chaque individu à l’environnement. Ainsi, des dégustations, une démonstration de presse à huile avec distillation, et des échanges sont prévus. Nous créons des gammes de produits en leur apportant de la valeur. Obtenir une alimentation locale, afin d’avoir les moyens de changer les choses. L’objectif est de faire connaître les atouts de l’agro-écologie face aux attentes et interrogations de la société.   

 

Comment vous inscrivez-vous dans une démarche d’agro-écologie ?

Pour parvenir à la valorisation de nos produits, nous transformons des plantes et des graines en huile. Ce sont les éléments de première transformation. Nous obtenons également de l’engrais vert, et fabriquons de la farine sans gluten ou du savon. Ce sont les produits de deuxième transformation. Ainsi, nous cultivons la cameline. Cette plante produit une huile très riche en oméga 3 et s’insère dans des associations de cultures. Elle importe l’azote à la surface de la terre. La cameline remplace les engrais, et ce que les pétroliers nous inoculent. Des solutions existent, mais le monde n’est pas prêt à abandonner la poule aux œufs d’or. Pourtant, l’agro-écologie n’inclut pas une perte de rendement. Il faut se diriger vers une agriculture saine, propre et plus diversifiée pour l’environnement.

 

Que souhaitez-vous apporter et démontrer aux gens présents avec le débat ?

Nous voulons mettre en avant la notion de qualité et de pureté des produits. Chaque individu doit avoir conscience de ce qu’il met dans son estomac et comprendre l’enjeu de l’agriculture sur l’environnement. Les hommes demeurent déconnectés de la nature. Pourtant, ils sont de plus en plus sensibles à l’agro-écologie. Nous incitons le retour aux valeurs fondamentales qui ont disparues. Ainsi, nous sensibilisons notre société à l’importance de la terre. Les jeunes agriculteurs sont les enfants du productivisme : produire vite afin que ça rapporte. Nous les invitons à réfléchir à une meilleure valorisation des matières premières. Nous travaillons de la semence, jusqu’au produit fini. Nous transformons et distribuons. Changer le paysage est notre objectif. Nous faisons un travail de longue durée dans l'intérêt général.

Plus d’infos :

www.nuitagroecologie.fr/Je-decouvre-la-nuit-de-l-agro

www.sanctummediterranee.com/fr-FR/

Caroline Sénécal

« Des terres, pas d'hypers » à Montpellier, marche contre le projet Oxylane

Créé le : 11/06/2016

Le 11 juin, le collectif Oxygène organise une marche à Montpellier, dans le cadre du mouvement « Des terres, pas d'hypers », pour s'opposer à la construction d'un complexe commercial, le projet Oxylane. Pour en savoir plus sur cette manifestation et les revendications qu'elle défend, nous avons contacté Françoise Hélary, du Collectif Oxygène.

Vous organisez une marche à Montpellier le 11 juin contre le complexe commercial Oxylane, mais que reprochez-vous concrètement au projet ?

Pour reprendre les termes du mouvement « Des terres, pas d'hypers », nous lui reprochons d'être un « projet commercial inutile et imposé ». Il viendrait s'installer sur une terre agricole exploitable, actuellement cultivée en agriculture conventionnelle mais qui intéresse aussi l'agriculture bio, car c'est une bonne terre pour la maraîchage. Ce serait donc un gaspillage de terres agricoles et l'artificialisation qu'il causerait renforcerait encore le risque d'inondations auquel nous sommes déjà exposés à l'automne et au printemps. La terre joue un rôle régulateur contre ces risques environnementaux, et c'est une raison de plus en faveur de sa conservation. De plus, il y a une zone protégée sur l'emplacement. Elle restera protégée mais un parcours d'accrobranche y est prévu et la zone sera enclavée. Il est nécessaire de réfléchir davantage aux emplacements de ces centres commerciaux !

 

Comment la journée du 11 juin va-t-elle défendre vos revendications, quelle en sera l'organisation ?

Il s'agit d'une journée nationale. Quinze collectifs ont répondu à notre appel, car ils se reconnaissent dans le mouvement « Des terres, pas d'hypers ». Il y aura donc des actions simultanées dans un ensemble de villes françaises, mais certains collectifs ont aussi choisi de se regrouper pour avoir plus de poids. Nous serons nous-mêmes rejoints par les opposants au projet de la gare de la Mogère à Montpellier,  le collectif de las Rebes avec la ZAD qui luttent contre le bétonnage du dernier poumon vert d'un quartier populaire de Montpellier, et Nuit Debout.  Alternatiba  est à l'initiative de la vélorution qui partira de la Gare Saint-Roch (9h) qui passera par las Rebes (10h) pour retrouver le collectif Oxygene à 11h pour le début de la marche. N ous partirons de la station de tram Occitanie sur la ligne 1, à Montpellier jusqu'au lieu d'implantation d'Oxylane aux Fontanelles, soit 3km et demi. Suivront un pique-nique, une bourse aux plantes, etc mais aussi des tables rondes sur les thématiques de la sauvegarde des terres agricoles et de la nature ou encore de la participation citoyenne quant à l'aménagement des territoires. La journée devrait se terminer vers 17h.

 

Qu'attendez-vous de cette mobilisation de demain, qu'en espérez-vous ?

Nous demandons que soit mis un terme à la prolifération de ces centres commerciaux, et que puissent se réaliser des aménagements réellement conçus pour l’intérêt des citoyens. Ainsi, nous voudrions voir évoluer la nouvelle loi Pinel qui écarte les associations des décisions d'aménagements commerciaux et empêche leurs recours, ce qui est tout de même paradoxal dans une période où la dynamique est à l'intégration de la dimension environnementale dans les projets ! L'idée pour ceux qui sont à l’initiative de cette journée nationale est de poursuivre cette dynamique et de continuer à fédérer d'autres collectifs. Ainsi, les collectifs signataires de l’appel du 11 juin participeront en juillet à un forum-débat à Notre Dame des Landes. Ces journées seront aussi l’occasion de rencontrer d’autres collectifs qui portent des combats similaires. Localement nous participons le 9 juillet à l’accueil de la caravane internationale à vélo qui rejoint le forum contre les grands projets inutiles imposés (GPII) prévu à Bayonne du 15 au 17 juillet.

 

Pour soutenir le Collectif Oxygène

Une pétition en ligne a été créée par le collectif Oxygène (13 associations dont les deux associations fondatrices SOS-Lez-Environnement et Vivons Montferrier), pour s'opposer à l'implantation de cette  zone commerciale et favoriser le maintien d'une activité agricole à Saint Clément de Rivière. Vous pouvez signer cette pétition en ligneEt si vous voulez aller plus loin, vous pouvez participer aux frais de justice du collectif, nécessaires pour faire entendre sa voix par le soutien d'avocats, par une souscription en ligne

Suite à la marche

La marche fut un succès, pour les organisateurs. Elle a réuni plus de 250 personnes sur un « itinéraire bis ». Il était d'abord prévu de prendre la route de Ganges et de freiner la circulation mais des questions de sécurité l'ont emporté et c'est une route parallèle plus sûre qui a finalement été empruntée.
La jonction entre les collectifs contre les « projets commerciaux inutiles et imposés » et les opposants à d'autres projets comme la gare de la Mogère s'est faite en douceur et c'est encore une centaine de personnes qui se sont réunies pour discuter lors des tables rondes.

On a pu noter aussi la présence discrète de quelques personnalités politiques comme Fanny Dombre-Coste de l'observatoire national de la consommation des espaces agricoles (ONCEA) et d'autres collectifs comme « Non à un Hinterland à Poussan ».

 

Amaëlle OLIVIER

La fin du glyphosate ?

Créé le : 07/06/2016
© Pixabay

La Commission européenne proposait aujourd’hui aux Etats membres une prolongation de l’autorisation du glyphosate pour une période de 12 à 18 mois. Aucune majorité qualifiée n’a été obtenue. Ce laps de temps supplémentaire devait permettre à l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) de remettre un avis scientifique. La France s’était engagée à voter contre le glyphosate et s’est finalement abstenue. Pour foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer, ce feuilleton à rebondissements doit cesser. La parole à ses trois acteurs qui considèrent que l’autorisation du glyphosate ne doit pas être renouvelée puisqu’il est considéré comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

« Le doute s’est enfin immiscé parmi les Etats membres qui ne sont pas parvenus aujourd’hui à une majorité qualifiée sur la prolongation du glyphosate en Europe, même pour quelques mois. Pour foodwatch, la Ligue contre le cancer et Générations Futures : « C’est un bon signe. Mais contenu des menaces pour la santé,  il ne s’agit plus de tergiverser. Il faut protéger la santé des citoyens et appliquer strictement le principe de précaution inscrit dans nos textes européens et donc ne pas renouveler l’autorisation ». Les trois organisations s’inquiètent de l’abstention de la France alors même que Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, s’était récemment engagée à voter « non ». Sept Etats membres se seraient abstenus aujourd’hui : la France, l’Allemagne, l’Italie, la Grèce, le Luxembourg, l’Autriche et le Portugal. Malte serait le seul pays à s’y être clairement opposé, tandis que tous les autres auraient voté favorablement. Le Commissaire européen, visé par une pétition des trois organisations qui a déjà rassemblé près de 155.000 signatures, devrait communiquer sur les prochaines étapes du processus dès demain. En l’absence de décision claire de la part des Etats membres, c’est vraisemblablement un comité d’appel présidé par la Commission qui tranchera d’ici le 20 juin. Alors que les lobbies de l’industrie chimique se lamentent de la politisation du débat, la Commission joue la montre en se réfugiant derrière un avis de l’ECHA. Pour foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer, l’exécutif européen devrait tirer les conclusions de cette impossibilité de parvenir à une majorité qualifiée. Rappelons que l’autorisation du glyphosate, principale substance active déclarée du Roundup de Monsanto, expire le 30 juin prochain. Le glyphosate est le pesticide le plus vendu au monde. »

 

 « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures »

Le 17 juin prochain, se tiendra la conférence « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures » lors des rencontres Bio en Provence, à Manosque. Cet événement est co-organisé par Provence Durable magazine. Le Dr Denis Lairon, chercheur à l'Inserm, sera également présent pour la Table Ronde : " Que mangent nos enfants ? ". En partenariat avec Aval Bio PACA, association qui fédère les entreprises d’agricultures biologiques, la conférence sera animée par François Veillerette. Il est le porte-parole de l’association Générations Futures et ancien président de Greenpeace France.

 

Plus d’infos :

www.generations-futures.fr/

http://bit.ly/1QJ8ALg

http://bit.ly/1WDPb5u

INTERVIEW SONORE - Pierre Rabhi : « Le temps heureux se trouve dans la simplicité »

Créé le : 03/05/2016
Une image nommée Pierre Rabhi (credits photos: MC)

Pierre Rabhi est un agriculteur bio et essayiste français. Il est le fondateur du mouvement Colibris. Il soutient notamment le développement de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement et qui préservent les ressources naturelles :l'agro écologie ou encore l'agriculture biodynamique, par exemple. Pierre Rabhi s'est engagé pour une société plus respectueuse des humains et de la Terre. Sollicité pour de nombreuses conférences à travers le monde, il a également publié plus d'une quinzaine d'ouvrages, tel que Pierre Rabhi, semeur d'espoirs. Julien Dézecot, directeur de publication de Sans Transition !, a fait sa rencontre. Interview sonore.

 

Plus d'informations sur: 

www.colibris-lemouvement.org  et  /www.pierrerabhi.org/

 

Frédéric Vanpoulle : « Je veux aller plus loin que le bio »

Créé le : 02/05/2016
© Frédéric Vanpoulle
A l'occasion de la tenue du salon Ille et Bio, à Guichen (35), les 8 et 9 octobre, nous republions notre interview de Frédéric Vanpoulle, co-président de cet événement phare de l'agriculture responsable et des transitions.
 
Retrouvez nous à Ille et Bio, en direct sur Radio laser, samedi à 11h, aux côtés de Nicolas Hulot. Et dimanche, toujours à 11h, avec Frédéric Vampoulle et Anne Mommousseau, de l'Université Terre et Mer

 

Frédéric Vanpoulle est ingénieur agronome et agriculteur.  Ce militant engagé dans les transitions écologiques vit à Guichen, en Bretagne. Il est également co-président de l’association Culture bio et co-fondateur du salon Ille et bio.

Pourquoi avez-vous décidé de vous engager dans les transitions écologiques, humaines et économiques ?

Mes parents étaient concernés par l’écologie. Les livres de René Dumont, agronome français, trainaient sur la table familiale. Mon engagement s’est basé sur l’alimentation. A défaut d’exercer mon service militaire, je suis devenu objecteur de conscience pendant deux ans. Engagé dans une association pour un développement international d’agriculture solidaire, je suis devenu syndicaliste, puis arboriculteur en pommes bio.

Quels sont vos engagements aujourd’hui ?

Je suis co-président du salon Ille et bio et espère être remplacé pour qu’il y ait du sang neuf. Je resterai toujours impliqué. Aujourd’hui, mon nouvel objectif est de diversifier ma production sur mon terrain personnel. Ne plus travailler seul. Aller plus loin que le bio et le développement durable qui ont fait leur temps, vers une réelle transition écologique et sociale. Nous disposons déjà d’une maison hospitalière, afin d’accueillir des groupes. Mon concept est plus offensif. Il est basé sur la coopération et la communication avec la nature.

Quels rôles peuvent jouer la société civile et la culture dans ces transitions ?

Il y a trois sphères d’activités principales. Sociale, l’économie qui répond aux besoins des individus. Politique, avec le vivre ensemble. Et la culture, nos mentalités, nos valeurs, nos compétences et libertés. La fraternité doit être la valeur principale. Nous travaillons pour les autres au sein de l’économie. Je ne cultive pas de pommes pour moi. La société a encore une mentalité autarcique.  La culture nous connecte à nous-même, aux autres et à la nature.

 

Plus d’infos sur :

www.illeetbio.org/culture-bio/

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