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L'ADEME montre son soutien pour les initiatives de don des agriculteurs

Créé le : 16/09/2016
Crédits Photos: ADEME Bretagne

Le SPACE, salon international des productions animales, s'est déroulait cette semaine, à Rennes, au Parc ExpoA. Près de 1445 exposants et quelques 100 000 visiteurs étaient attendus pour cette 30ème édition. Une rencontre qui aborde de plus en plus les thématiques de l'agriculture durable et du mieux-être animal. L’ADEME Bretagne y a notamment proposé des pistes pour lutter contre le gaspillage alimentaire. 

En partenariat avec la Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne (CRAB), relais de l’association SOLAAL dans la région, l’ADEME Bretagne œuvre à la recherche et à la mise en place de solutions pour réduire les pertes et les invendus en agriculture. Objectif : lutter contre le gaspillage alimentaire et contribuer à la prévention des déchets. Une étude de l’ADEME publiée en mai 2016 montre que 10 millions de tonnes de produits sont perdues et gaspillées pour l’alimentation humaine par an e France, soit un impact carbone estimé à 15,3 millions de tonnes équivalent CO2. Des démarches solidaires, soutenues par l’ADEME Bretagne, ont été engagées pour valoriser les produits non commercialisables et créer de l’emploi sur le territoire.

 

Le don agricole : une solution pour valoriser les pertes et invendus en agriculture

Le don alimentaire des agriculteurs est une solution efficace pour lutter contre le gaspillage. Une étude de l’ADEME publiée en mai 2016 montre que, sur les 10 millions de tonnes de produits perdus et gaspillés par an, 32% le sont lors de la production. Ces pertes s’expliquent en partie par les conditions climatiques qui peuvent entrainer la production de volumes importants, qui ne peuvent pas être absorbés par le marché. Cela décourage les agriculteurs d’exploiter le rendement en raison d’un prix de vente trop bas. De même, les exigences du marché (calibres des produits, cahiers des charges, etc.) sont également responsables de certaines pertes et invendus. L’association SOLAAL, relayée en Bretagne par la Chambre Régionale d’Agriculture et soutenue financièrement par l’ADEME Bretagne, facilite les relations entre les donateurs des filières agricole et alimentaire et les Associations d’Aide Alimentaire (AAA). Cette démarche permet de valoriser les invendus, d’aider les personnes en situation de précarité, et même, de créer de l’emploi.

 

Des actions territoriales solidaires engagées par l’association SOLAAL

La Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne mène depuis deux ans des initiatives pour valoriser les invendus et pertes alimentaires. La première mission consiste à mettre les producteurs en relation avec les associations nationales habilitées du territoire comme la Croix Rouge, la Banque alimentaire, les Restos du Cœur ou le Secours Populaire pour faciliter les dons. La CRAB expérimente également, avec l’appui de la Fondation Carrefour, un dispositif qui permet l’acheminement par camion des gros volumes de dons agricoles aux associations.                       

Autre initiative : le tri-reconditionnement. Cette action consiste à récupérer les invendus de pommes ou de pommes de terre des agriculteurs. Les personnes handicapées des Etablissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT) trient et reconditionnent en petit emballage les produits qui sont ensuite distribués aux associations d’aide alimentaire du territoire. Enfin, sur les Pays de Saint-Malo et Rennes, SOLAAL travaille également avec les pôles d’Economie Sociale et Solidaire (ESS) qui mobilisent des CCAS, des Maisons de Jeunes et autres associations locales, pour des opérations de glanage solidaire. Ces structures identifient des glaneurs intéressés pour ramasser des fruits et des légumes non récoltés, laissés au sol ou dans les arbres fruitiers, au profit des associations d’aide alimentaire qui viennent chercher les produits sur place pour leurs bénéficiaires.

 

Des filières agricoles s’engagent dans la lutte contre le gaspillage

Des actions menées par des filières agricoles sur les territoires bretons offrent également la possibilité aux producteurs de faire des dons aux associations d’aides alimentaires. C’est notamment le cas de la filière lait qui organise chaque année des « campagnes laitières ». Les producteurs laitiers donnent une partie de leur production collectée en échange d’un avantage fiscal. Des opérations similaires sont menées en Bretagne par le Comité Régional Porcin (CRP) et l’Union des Groupements de producteurs de viande en Bretagne (UGPVB) qui a notamment fait le don de 750 000 œufs depuis 2011 aux Banques alimentaires.

 

Plus d'infos : 

www.space.fr

www.bretagne.ademe.fr

www.ademe.fr/etat-lieux-masses-gaspillages-alimentaires-gestion-differentes-etapes-chaine-alimentaire

www.solaal.org

www.bretagne.synagri.com

www.ugpvb.fr

www.leporcenbretagne.com

www.ccas.fr

Marseille : un congrès national pour le bâtiment durable

Créé le : 09/09/2016
La Boiserie, à Mazan (84), salle de spectacle construite en bois du Ventoux et isolation paille. Crédit : FD

Du 14 au 16 septembre 2016, à la Villa Méditerranée à Marseille, se tient le 5ème congrès national du bâtiment durable. Rencontre avec Daniel Faure, organisateur de l'édition 2016 avec le réseau Inter-Clusters, et ancien directeur d’EnvirobatBDM, rassemblement de professionnels de la construction. 

Pourquoi avoir organisé un congrès national à Marseille ?

Il ne s’agit pas de la première édition du congrès en région. Chaque année, nous organisons la congrès dans un lieu différent. Il peut faire très chaud dans la région de Marseille. Il était alors normal pour nous de parler de l’adaptation climatique des bâtiments. L’idée est d’arriver à construire en PACA des bâtiments confortables sans dépenser d’énergie. Il faut prendre ce congrès comme une formation à très haut niveau pour les professionnels et à très bas prix (180€ par jour) grâce à l’aide de l’Ademe et de la région PACA

Quels sont les événements importants lors de ces trois jours de congrès ? 

Sur 3 jours, nous avons plus de 50 événements. Cette année, il y a près de 400 personnes qui se sont inscrites. Emmanuelle COSSE, Ministre du Logement et de l'Habitat Durable, et la région se déplacent à notre congrès. Les politiques ont compris qu’ils fallaient s’appuyer sur les professionnels qui veulent vraiment changer quelque chose. Nous travaillons déjà avec le gouvernement. Maintenant, les professionnels sont beaucoup plus écoutés depuis quelques mois déjà. L’état recommence à reconnaître notre travail. Le changement climatique est une urgence. C’est pour cela que chaque présentation est issue de l’expérience et non de la théorie. Ce sont des bâtiments déjà construits, sur lesquels on a eu des retours sur leur confort et leur fiabilité. Il s’agit de pratiquer un urbanisme plus vert.

Le congrès porte sur les différences de température, mais n’y-a-t-il pas d’autres problèmatiques ou thèmes à aborder ?

Pendant toute l’année, nous organisons entre 20 et 30 manifestations sur d’autres thèmes que la température, dans toute la France. Mais là, on a voulu toucher du doigt un sujet très préoccupant : comment réaliser des bâtiments confortables et économiques. Les professionnels ont pris du retard. A une époque, on construisait selon le territoire. Après, on a plus pensé au confort et à la technologie. Maintenant, on pense une meilleure construction selon l'imbrication de plusieurs facteurs : le climat, le territoire, l’architecture et en dernier lieu, la technologie. Le bâtiment sera plus efficace selon la prise en compte de la position du soleil et des changements de température de la région. Mais aussi s’il est fiable au niveau de sa construction. La technologie passe en dernier, car il faut d’abord qu’une fenêtre soit bien orientée et bien posée avant d'envisager de la fermer électroniquement.

Plus d’infos :

www.envirobat-med.net

www.reseaubeep.fr

www.congresbatimentdurable.com

www.interclusters.fr

www.ademe.fr

www.regionpaca.fr

www.gouvernement.fr/ministre/emmanuelle-cosse

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