alimentation

[ ETUDE ] - SIA2019 - 1/4 de l’empreinte carbone des français est liée à l’alimentation

Créé le : 27/02/2019

A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2019, l’ADEME relaie une étude sur « l’empreinte énergétique et carbone de l’alimentation en France, de la production à la consommation », conduite en collaboration avec de nombreux partenaires. L’analyse rappelle la part prépondérante de l’empreinte carbone liée à la phase de production agricole, l’intérêt de l’agro-écologie et l’importance du comportement des consommateurs, en constante évolution, dans la réduction des impacts environnementaux.

Et rendez-vous pour l'occasion, le 12 mars prochain à la Boiserie de Mazan, pour un débat citoyen entre Claude & Lydia Bourguignon et des experts, qui défendent une une agriculture raisonnnée et respectueuse des sols.

Occitanie : le conseil régional dévoile son plan alimentation

Créé le : 07/01/2019

Le Plan Alimentation a été adopté par les élus du conseil régional d'Occitanie, le 20 décembre dernier. Ce document va donner les grandes orientations de la politique de la collectivité en matière d'alimentation et d'agriculture. Près de 100 000 personnes ont participé à cette consultation. 

« Grâce à vous, nous avons pu co-construire un Plan alimentation essentiel pour notre quotidien, notre économie et notre environnement », s'est félicité Carole Delga, présidente de la région Occitanie, dans un communiqué daté du 21 décembre 2018. Ce plan a été adopté le 20 décembre par les élus de l'assemblée régionale. Les quatre « priorités » du document ont été choisies suite à une consultation réalisée auprès d'habitants, de professionnels et d'agriculteurs : « Soutenir les exploitations agricoles durables », « soutenir les agriculteurs dans la modification de leurs pratiques », « accompagner les dynamiques citoyennes et territoriales », « soutenir davantage la vente de proximité ». Par ailleurs, le conseil régional a décidé de débloquer 5 millions d'euros supplémentaires pour financer cette politique.

 

Organiser dix actions phares

 

A partir de ces grands axes, le Conseil régional annonce la mise en œuvre de dix initiatives. Parmi elles, l'accompagnement des agriculteurs qui souhaitent diminuer leur utilisation de pesticides, ou encore le soutien et le développement des réseaux de distributions locaux. Le conseil régional s'est engagé à mettre en place ces initiatives dès janvier 2019.

 

Occitanie : Retour sur les Rencontres Territoriales alimentation en Hérault

Créé le : 20/07/2018
Rencontres territoriales sur l'alimentation à Montpellier juillet 2018- crédit Célia Pousset

« Nos emplettes sont nos emplois », a soutenu le vice-président du Conseil régional d'Occitanie en charge de l’agroalimentaire et de la viticulture, Jean-Louis Cazaubon, le 13 juillet dernier lors des rencontres territoriales sur l’alimentation tenues à Montpellier (34). 

C’est au lycée hôtelier Georges Frêche que des  citoyens de l’Hérault sont venus prendre part à la réflexion menée par la Région sur l’alimentation, décrétée « grande cause 2018 ». Rassemblés autour de grandes tables thématiques (Santé, gastronomie, précarité, agriculture…), les participants ont eu pour tâche d’identifier des solutions pour faire de l’Occitanie une terre où l’on mange mieux et local.

"Former les consommateurs de demain"

Circuits courts dans les cantines, sensibilisation dans les écoles, « Macdo occitan », légumes dans les parterres publics… Toutes les options, même les plus folles, ont été évoquées lors de cette soirée. Et Jean-Louis Cazaubon de réaffirmer : « Nous vous consultons, nous vous écouterons ! » Il a notamment insisté sur le volet de la restauration collective des établissements scolaires : « On forme les consommateurs de demain ».

Jean-Louis Cazaubon- Vice-président du conseil régional de l'Occitanie en charge de l'agroalimentaire- crédit CP

Actuellement, l’agriculture bio, raisonnée ou en circuit court représente 25 % des assiettes des collégiens de la région. Notons par ailleurs que la région est la première française pour la production de bio. Le vice-président en charge de l’agroalimentaire dit vouloir aller plus loin. L’objectif est de mieux intégrer dans la boucle les producteurs occitans. Ces derniers affichent des revenus 37% moins élevés que la moyenne nationale .

Plus d'infos :  www.laregion.fr/monalimentation

A Lorient, le citoyen au cœur de la transition alimentaire

Créé le : 17/04/2018
Les Assises de la transition alimentaire étaient organisées par la Biocoop Les 7 épis et le médecin Lylian Le Goff, en partenariat avec l’Université de Bretagne Sud - Crédit : Benoit Vandestick

Par Benoît Vandestick 

« De plus en plus de consommateurs ont peur de s’alimenter et de plus en plus d’agriculteurs ont peur dans l’exercice de leur métier », a fait remarquer René Louail (confédération paysanne), en clôture des assises de la transition alimentaire et agricole qui se déroulaient samedi 14 avril, à Lorient. L’événement a été organisé par la Biocoop Les 7 épis et le médecin Lylian Le Goff, en partenariat avec l’Université de Bretagne Sud. 

Le professionnel de santé a présenté la synthèse des échanges de la journée, sous forme de préconisations : développer les protéines végétales, taxer la pollution et les produits nuisant à la santé, impliquer les citoyens dans les pratiques agricoles, réformer les politiques foncières, créer un ministère de la pêche et féminiser les métiers de la mer. Le sénateur écologiste du Morbihan, Joel Labbé, s’est félicité des échanges et en a pris note. Il présentera prochainement, avec d’autres élus, 30 amendements à la loi sur la transition alimentaire.

Déçus des Etats généraux de l'alimentation

L’idée de ces assises est née de la déception des Etats Généraux de l’Alimentation où, pour les organisateurs, « L’industrie agroalimentaire a été surreprésentée au détriment des consommateurs, personnels de santé et environnementalistes ». Au cours de la journée, les intervenants ont insisté sur l’engagement citoyen comme levier de la transition. « Il faut un engagement citoyen pour forcer le modèle durable, car en face, le système classique se maintient par l’absence de prise en compte des coûts environnementaux et sanitaires dans le prix de vente », a défendu Catherine Darrot, enseignante à l’Agrocampus Ouest. Le maire de Langouet, Daniel Cueff, a partagé ses astuces pour développer la bio dans les cantines : « On réduit les protéines animales, on compose les menus en fonction des saisons et on achète en circuit court ». Pour Sophia Lakdar, présidente de l’association Bioconsom’acteur, « Le choix de consommation est parfois limité par le manque d’offre. C’est pourquoi l’action collective est indispensable, pour créer des associations et coopératives afin d’organiser la production et la consommation de produits bio et locaux ».


INTERVIEW - Joël Labbé, sénateur du Morbihan, « Nous sommes déçus par les États généraux de l'alimentation »

Rencontré en marge des Assises de la transition alimentaire, Joël Labbé, sénateur écologiste du Morbihan, évoque avec nous le bilan mitigé des États généraux de l’alimentation. Et la promotion du bio et local dans la restauration collective.


"Se nourrir demain"

Pour ouvrir les assises, vendredi 13 avril, à l’UBS, à Lorient, Claude Gruffat, président de Biocoop, a tenu la conférence « Se nourrir demain ». Il y a défendu une agriculture bio à taille humaine et de proximité, seule, selon lui, capable d’assurer une alimentation saine au consommateur et un revenu décent pour les producteurs. Une interview est à retrouver sur le site de la Biocoop Les 7 épis.

Chrysalide 2017 (Pernes-les Fontaines/84) : Des solutions pour se nourrir autrement

Créé le : 29/05/2017

« Produire et se nourrir autrement ». C'est la thématique de l'édition 2017 de Chrysalide, fête de la transition de Pernes-les-Fontaines (84). Organisé par l'association À Portée demain, l’événement aura lieu les 3 et 4 juin prochain. 

Produire autrement pour manger mieux

Au programme : plus de 60 exposants (producteurs et commerces bio, associations, structures de l'économie sociale et solidaire...), des ateliers, des conférences et des animations pour les enfants. Le tout centré sur l'alimentation et l'agriculture éco-responsables. Des projections de films suivies de débats sont également prévus (La guerre de graines, L'éveil de la Permaculture). De quoi faire le plein d'idées et de solutions concrètes pour manger mieux, dans le respect de l'homme et de la nature.

Toutes les infos sur le programme disponibles sur la page facebook de l'événement.  

Réseau Filière paysanne : « Organiser la transition alimentaire des territoires »

Créé le : 20/09/2016
Les "épiceries paysannes de quartier" sont des commerces bio et locavore de proximité. Crédit : Filière paysanne

Promouvoir une agriculture et une alimentation bio et locale dans les Bouches-du Rhône et plus largement, en Paca : tel est l'objet du réseau « Fillière Paysanne ». Ce collectif a notamment créé des « épiceries paysannes de quartier » à Marseille et à Aix. Nous avons covoituré avec Jean-Christophe Robert, représentant de l'association, pour nous rendre au forum « Manger bio local » de Carpentras, le week-end dernier. Interview.

 

Plus d'infos :

filiere-paysanne.blogspot.fr

Albi en route vers l'autosuffisance alimentaire ?

Créé le : 28/06/2016
Crédit photo : Pixabay

Permettre à tous ses habitants de se nourrir avec des produits locaux : tel est le défi que s'est lancé la Ville d'Albi. La municipalité souhaite que les denrées produites dans un rayon de 60 km puissent répondre aux besoins de la population d'ici 2020. Une première en France pour une ville de cette taille (51 000 habitants). Échange avec Jean-Michel Bouat, adjoint écolo-centriste en charge du dossier.

 

La ville d'Albi s'est engagé à atteindre l'autosuffisance alimentaire d'ici 2020, d'où est venue cette volonté?

D'une observation : chaque année, la file d'attente se rallonge devant les Restos du Cœur. A côté de ça, il y a partout des pelouses inutiles. Alors nous avons voulu développer l'agriculture urbaine, pour replacer la proximité au cœur des préoccupations de tous.
Nous avons de la chance de vivre dans un département agricole, où, à part les produits exotiques comme les bananes ou le café, la production est supérieure à la consommation. Nous avions en plus à disposition une friche de 73ha où cinq producteurs ont déjà pu s'installer.
En déléguant la gestion de notre nourriture à l'industrie, on a perdu la notion de son coût réel et de ses enjeux. En s'y reconnectant, on relocalise naturellement. Jusqu'en 1967, il y avait un marché de gros à Albi qui a été déplacé à Toulouse. Nos produits font donc l'aller-retour, ce qui rajoute déjà deux intermédiaires et incite le producteur à baisser ses prix. C'est ce système que nous remettons en cause.

 

Suivez-vous une feuille de route pour mener à bien ce projet ?

Dans un premier temps, nous avons réalisé un travail collaboratif avec la chambre d'agriculture en nous concentrant sur la production, le nombre d'hectares disponibles et d'agriculteurs. Dans ce contexte, nous avons réalisé un plan agricole de la commune. Celui-ci a mis en évidence que nous disposions de 1200ha de terres agricoles sur un espace total de 4 400, ce qui montre un grand potentiel. Nous n'avons pas encore réalisé d'enquête focalisée sur les consommateurs mais c'est en préparation. Nous voulions privilégier l'expérimentation, en nous axant sur le ressenti et l'expérience plutôt que des études théoriques coûteuses. J'ai vu trop de projets s'arrêter à la phase des études théoriques.

Nous nous appuyons aussi sur le partenariat noué depuis 2013 avec les Incroyables Comestibles. Ce sont eux qui sont d'abord venus vers nous pour voir ce qu'il était possible de faire à Albi. Après les municipales de 2014, nous avons donc créé une délégation à l'agriculture urbaine pour laquelle le milieu associatif, dont Incroyables Comestibles, joue le rôle de relais auprès de la population. Ce projet est au croisement des chemins entre diverses structures (associatives, agents techniques...) qui apprennent à collaborer autrement avec les citoyens voulant devenir acteurs de la ville. L'objectif, c'est de ne pas réduire l'initiative à un objectif municipal mais permettre de l'adapter à d'autres territoires.

 

Quels sont les problèmes qui restent à surmonter ? Et les premières réussites ?

Jusqu'ici, la production et la commercialisation ne sont pas des problèmes, ce sont davantage le stockage ou la transformation qui sont délicats. Avant, les villes étaient des greniers, mais avec notre production linéaire, nous avons perdu cet usage. Le retour à la saisonnalité et aux pics de production bouleverse notre ordre des choses. Nous essayons de gérer cela avec notre cuisine centrale, en rachetant et transformant lors des pics, mais c'est encore à perfectionner.

Le rythme de rachat du foncier est aussi problématique, nous avons trop de demandes ! On retrouve le côté « vocationnel » de l'agriculture, sa noblesse avec le circuit court. Et l'agriculture urbaine permet aux paysans de rester connectés à la ville, ce qui rend le métier plus attractif. Mais le changement de paradigme demeure compliqué pour les agriculteurs conventionnels.

 

Amaëlle Olivier

Plus d'infos :

www.incroyablescomestiblesalbi.blogspot.fr/

www.mairie-albi.fr

Traversée, sur Radio Occitanie : "L'accessibilité à des produits sains n'est réservée qu'à une minorité"

Créé le : 27/06/2016

 

Le magazine Sans Transition est partenaire de l'émission Traversée, sur Radio Occitanie 98.3 le jeudi de 17h à 18h.  
"Une émission sans ogm, produite et animée par Christian Moretto, qui offre une grande place à l’écologie, à la littérature, aux alternatives" sur les territoires.
L'émission se concentrait sur les liens entre alimentation et santé, parlant notamment des systèmes alimentaires alternatifs, par exemple les Jardins de Cocagne.
A ce sujet, un article sur les jardins du Girou, par Christian Moretto, à paraître dans le prochain magazine qui sortira début juillet.

Plus d'infos

www.radio-occitania.com/

Le potager de mon grand-père

Créé le : 23/06/2016

Les racines, ça se transmet !

Après avoir perdu sa femme, le grand-père de Martin Esposito se met à cultiver son potager. Venu se ressourcer, Martin va le filmer au quotidien, d’où le récent documentaire, Le Potager de mon grand-père.

 

 

Ce documentaire propose de redécouvrir l’agriculture à une petite échelle. L’histoire du grand-père filmé par le petit-fils permet de montrer une histoire de transmission intergénérationnelle. Martin Esposito apprend à cultiver à la manière de son grand-père, qui l’avait lui-même appris de son grand-père. L’aïeul lui transmettra ainsi son savoir, un peu de leurs racines et les secrets de ce potager. Issu de cette génération fast-food, Martin prendra conscience de la valeur de ce précieux héritage. Tomates et courgettes sont au rendez-vous, avec une superbe image qui prend le temps de se poser.

Car prendre le temps de se poser est aussi un des thèmes de ce film réalisé au fil des saisons. A l’heure où tout va trop vite, le retour à la terre, au jardinage et à l’agriculture est un moyen de se ressourcer. Auprès de son grand-père et de son potager, Martin retourne aux sources d’une histoire d’amour familiale, de transmission et de mémoire.

Le Potager de mon grand-père, un film de Martin Esposito, sortie le 20 avril 2016.

 

Plus d’infos sur :

www.destinydistribution.com/

 

 

 

"La question n'est plus de savoir si les pesticides sont dangereux mais comment en utiliser moins"

Créé le : 22/06/2016

Générations Futures, et son porte-parole François Veillerette, se battent depuis 20 ans contre les pesticides et leurs effets nocifs. Récemment, c'est contre les néonicotinoides, les fameux « tueurs d'abeilles » que s'est mobilisée l'association, recueillant près de 670 000 signatures sur une pétition remise le 16 juin à Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie. Le lendemain, François Veillerette participait avec nous à une conférence intitulée : « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures ! ».

Retrouvez l'intégralité de cette conférence audio, ainsi que le débat avec François Veillerette et Denis Lairon, chercheur à l'Inserm, autour des pesticides et de l'alimentation bio.

 

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