Face à la multiplication des risques climatiques et naturels, journalistes, scientifiques et acteurs locaux français et italiens s’organisent pour améliorer la circulation de l’information. Le projet CliC’Alp entend faire émerger un réseau transfrontalier consacré au climat, à la prévention et à l’adaptation.
Comment mieux informer sur les effets du changement climatique lorsqu’ils ne s’arrêtent pas aux frontières ? C’est l’une des questions auxquelles tente de répondre CliC’Alp (Climat et Communication Alpine), un projet porté par l’Association internationale pour la communication environnementale (AICA) et le réseau Volubilis, avec le soutien du programme européen Interreg Italie-France ALCOTRA.
Déployé entre février 2025 et juillet 2026, le projet associe des acteurs de la province de Cuneo, des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence. Son objectif : constituer un réseau réunissant journalistes, experts et « ambassadeurs locaux », afin de favoriser une information plus rigoureuse sur le changement climatique, les risques naturels et les stratégies de résilience.
CliC’Alp prévoit notamment des sessions de formation pour les journalistes, consacrées à la climatologie et à la gestion des risques, ainsi qu’une plateforme en ligne destinée à rassembler données vérifiées, ressources méthodologiques et témoignages de personnes confrontées aux effets du dérèglement climatique. Une première formation s’est tenue en mai 2025 à Alba, en Italie, dans le cadre du festival Circonomia.
Le projet cherche également à rapprocher médias, scientifiques, associations et autorités locales. Des débats sur la protection civile et la résilience sont ainsi organisés, tandis que les territoires particulièrement exposés aux risques climatiques sont identifiés et que les initiatives d’adaptation peuvent être mises en avant.
CliC’Alp mise ainsi sur un levier souvent moins visible que les infrastructures : la qualité de l’information. Car face aux incendies, aux inondations ou aux autres événements amplifiés par le changement climatique, mieux comprendre les risques constitue aussi une condition de la résilience collective.
