[NO PLASTIC IN MY SEA] “Moins de plastique, Plus de santé”

Publié le lun 08/06/2026 - 12:39

Avec le mot d’ordre « Moins de plastique, Plus de santé », No Plastic In My Sea renouvelle son opération annuelle, le No Plastic Challenge, en insistant sur les risques sanitaires. L’opération de sensibilisation est destinée aux collectivités, écoles, associations, clubs de sport, entreprises et particuliers. Elle accompagne, sur quatre semaines, les participants grâce à de nombreux outils pour les aider à réduire les plastiques inutiles et toxiques du quotidien.

Cette opération intervient dans un contexte marqué par une forte actualité sur les sujets plastique et santé (plan plastique, cantines scolaires, plan national contre les perturbateurs endocriniens).

Des alertes scientifiques croissantes sur les dangers du plastique pour la santé humaine 

En janvier 2026, une publication du Lancet a rappelé l’ampleur de la menace. Les risques pour la santé humaine liés à la fabrication, à l’utilisation et à l’élimination des plastiques vont fortement augmenter dans les années à venir, avec pour conséquence une réduction importante du nombre d’années de vie en bonne santé.

Plus grave, les risques sont particulièrement importants pour les enfants, dès le stade fœtal. En septembre 2025, une étude publiée dans The Lancet Child & Adolescent Health a spécifiquement mis en garde contre les phtalates, bisphénols et PFAS présents dans les plastiques courants (emballages alimentaires, jouets, produits d’hygiène), associés à des maladies chroniques, des perturbations endocriniennes et des troubles du développement dès le plus jeune âge.

En effet, au-delà des inflammations dues aux micro et nanoplastiques, plus de 16 000 substances chimiques sont utilisées dans les plastiques, dont au moins 4 000 sont reconnues comme toxiques. Ces substances sont associées à des troubles de la fertilité, des anomalies du développement, des dysfonctionnements thyroïdiens et un risque accru de certains cancers.

En sus des publications scientifiques, les documentaires Homo plasticus d’Arte et The Plastic Detox de Netflix ont contribué à créer une prise de conscience et à entraîner des mouvements spontanés de « plastic detox » sur les réseaux sociaux.

En savoir plus sur les impacts sanitaires du plastique : page dédiée sur notre site.

Un mois d'actions sur les réseaux sociaux et dans les 150 organisations participantes

Le mois d’actions se déroulera dans les organisations participantes pendant tout le mois de juin.

  • Journée sur l’océan à la métropole de Rouen,

  • Animations dans les écoles et avec les Vedettes de Paris,

  • Conférences lors du Mégothon et de la Journée de l’océan,

  • Ramassage de déchets pour Bouygues, Céline, Générations Mouvement et de nombreux autres acteurs…

Et l’information sera diffusée sur les réseaux de l’association et de ses partenaires tout au long du mois de juin, selon le schéma suivant :

  • Semaine du 1er juin : test de son empreinte plastique et écogestes pour réduire les plastiques au quotidien

  • Semaine du 8 juin : diffusion des recommandations santé pour limiter le "risque plastique" pour les jeunes enfants

  • Semaine du 15 juin : écogestes pour réduire les plastiques au quotidien, avec un focus sur l’hydratation

  • Semaine du 22 juin : recommandations santé pour tous

Permettre à chacun de réduire son exposition au plastique et aux additifs chimiques qui le composent

Dans ce contexte, l’édition 2026 du No Plastic Challenge dépasse les messages de consommation responsable pour intégrer des recommandations sanitaires et permettre à chacun de réduire son exposition aux plastiques les plus toxiques.

Les organisations participantes bénéficient de supports gratuits : visuels, recommandations, outils pédagogiques…

No Plastic In My Sea complétera le dispositif en envoyant les supports « santé » directement aux associations familiales, aux acteurs de la petite enfance et de la périnatalité.

Une opération dans un contexte de forte actualité sur le plastique

Cette opération intervient dans un contexte marqué par :

Or, pour le moment ces deux plans sont jugés insuffisamment ambitieux par les associations environnementales et de santé, au regard des impacts du plastique et des risques pour les générations futures.

Enfin, les 3 ou 4 juin, l'Assemblée nationale devrait se prononcer sur la proposition de loi pour "Garantir l'interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance" déposée par Graziella Melchior, Députée du Finistère, avec le soutien de 142 députés. 

L'association No Plastic In My Sea est mobilisée aux côtés de Zero Waste France, Surfrider Foundation, WECF et Cantines sans plastique pour que cette loi indispensable soit adoptée et ne fasse plus l'objet d'attaques des lobbys du plastique (voir le communiqué dédié au sujet).

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