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[MOIS DE L’ESS] Deuxième conférence régionale en Occitanie

Créé le : 06/11/2019

La deuxième conférence régionale de l’économie sociale et solidaire (ESS) en Occitanie s’est tenue ce mardi 5 novembre à l’espace Capdeville à Montpellier.

Rendues obligatoires au moins tous les deux ans par la loi ESS, les conférences régionales sont l’occasion pour les différents acteurs du secteur de se réunir pour faire le bilan et réfléchir à une stratégie commune pour l’avenir de l’ESS en région. Un rendez-vous phare, car comme le rappelle André Ducournau, président de la Cress Occitanie, l’ESS représente 17 800 entreprises et 213 000 salariés en région Occitanie, soit 13 % de l’emploi.

Trois ans après la réforme territoriale qui redéfinissait les régions, l’ESS doit s’appuyer sur les territoires et leur diversité comme le rappelle Marie Meunier-Polge, conseillère régionale : « Les dispositifs ont été améliorés pour être au plus près de chaque territoire. Toutes les structures ESS bénéficient désormais des mêmes dispositifs que l’économie classique. » Malgré leurs bons résultats, certains dispositifs d’accompagnement sont pourtant actuellement méconnus.

Accroitre la visibilité auprès des professionnels et des jeunes

Sans parler du manque de visibilité de l’ESS auprès des accompagnateurs à la création d’entreprise, qui présentent pourtant une réelle appétence pour cette économie. Céline Combe, directrice de Réalis, la pépinière d’entreprises dédiées à l’ESS, témoigne : « Nous préparons un plan d’action qui permettra de détecter et mieux accompagner les entreprises qui pourraient s’inscrire dans l’ESS. »

Enfin, la région fait face à un réel enjeu de renouvellement générationnel. La moyenne d’âge de ces métiers, majoritairement du secteur sanitaire et médico-social, y est en effet plus élevée que dans le reste de l’économie. Pour le président de la Cress Occitanie, il y a une réelle nécessité de sensibiliser les jeunes à l’ESS, dès le collège : « Nous voulons développer l’alternance, l’apprentissage et les stages pour faire découvrir ce secteur économique porteur de valeurs, notamment dans l’environnement. » Le secteur semble avoir de beaux jours devant lui.

Retrouvez dans le prochain numéro de Sans Transition !, à paraitre mi-novembre durant le mois de l'ESS, notre dossier consacré à l'avenir de cette économie : Redorer le blason de l'ESS

[MOIS DE L'ESS] À quoi ressemblera l'ESS de demain ?

Créé le : 04/11/2019

En ce mois de novembre, la douzième édition du mois de l’Économie sociale et solidaire sera l’opportunité pour de nombreuses structures engagées de faire rayonner cette économie à travers des évènements destinés au grand public ou aux professionnels.

À cette occasion, André Ducournau, président de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire Occitanie, revient sur la transformation en cours du monde de l’ESS, et les voies de transition de cette économie responsable. Une problématique à retrouver également dans le prochain numéro de Sans Transition !

 

[ LA RUÉE VERS L'ORGE ] La Berlue : apporter sa bière à l’édifice

Créé le : 08/08/2019
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Par Guillaume Bernard

Les microbrasseries fleurissent sur tout l’hexagone. En Occitanie, d’après le syndicat des brasseurs indépendants, leur nombre a doublé en 3 ans, passant de 120 à plus de 200. Située à Gaillac dans le Tarn, la microbrasserie la Berlue tente de se faire une place dans la région, tout en conciliant son artisanat avec le choix d’une économie circulaire et le respect de l’environnement.

La micro-brasserie la Berlue à Gaillac dans le Tarn (81), c’est avant tout le rêve de deux amis passionnés de bière qui décident de travailler réellement le goût de leurs boissons. Mais c’est aussi une vision exigeante de l’industrie brassicole fondée sur un modèle éthique et non expansif respectueux de la planète.

Blanche, brune, blonde ? La question sur le choix de la bière qui revient dans le moindre bar est définitivement à bannir à la Berlue. « Réduire la bière à ces trois couleurs, c’est oublier toutes les possibilités qu’offre sa production », regrette Cédric Spazzi un des deux brasseurs fondateurs de la Berlue.
Dans cette petite brasserie locale située au cœur de vignes gaillacoises, quand on parle bière on en parle avec amour et goût du détail. « Ici, nous fabriquons, par exemple, la Désinvolte, bière de blé (blanche, pour ceux qui y tiennent), brassée avec du rooibos [thé rouge africain – ndlr] et des écorces séchées de bergamote », détaille Mathieu Daupleix, co-fondateur de la Berlue. Et pour cause, les deux brasseurs qui y officient sont avant tout des passionnés de bière.

L’histoire commence comme n’importe quelle histoire de « self made man » : « On faisait de la bière dans notre cuisine, pour nos potes, et ils la trouvaient très bonne. Ça nous passionnait vraiment alors on s’est dit : pourquoi ne pas se lancer dans l'aventure ? », résume Mathieu. N’ayant pas les ambitions d’un Mark Zuckerberg, en...

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[ NATURISME ] La liberté à fleur de peau en Occitanie

Créé le : 23/07/2019

Par Céline Cammarata

Chaque année, en France, considérée comme « le berceau du naturisme », 4,7 millions de vacanciers décident de faire tomber le maillot et optent ainsi pour cette pratique. Parmi eux, près de 50% sont des étrangers. L’Hexagone confirme ainsi sa première place comme destination touristique naturiste mondiale et offre la plus importante capacité d’hébergement naturiste d’Europe. Dans le Gard, le village Saint-Privat de Champclos accueille ainsi les adeptes de la pratique.

Naturistes de naissance, leur philosophie de vie les conduit vers l’acceptation de soi. Rencontre avec Adam et Eve, version 2019, dans un écrin de verdure à Saint-Privat de Champclos, au domaine de la Sablière. Comme au bout de nulle part, après une petite route qui chemine dans la verdure, me voilà arrivée au camping du domaine de la Sablière à Saint-Privat de Champclos. J’y ai rendez-vous avec Gaby Cespédes, une « pionnière » du naturisme. Fermée par des barrières, l’entrée du camping signe la fin de la route. Sur 70 hectares, dans les collines du Gard provençal, à perte de vue, les falaises, la rivière et ses berges. Restaurants, piscines, sauna, superette, crêperie, tout est disséminé. Les différents habitats et emplacements de camping arborés bénéficient d’une vue imprenable. Des arches - creusées naturellement dans le calcaire des collines - pour certains, les ruines du château pour d’autres... Gaby se souvient : « En 1974, nous étions venus faire du camping sauvage avec mon mari. Il est tombé amoureux de cet endroit. » Ils n’en repartiront plus. Et ouvriront quelques emplacements un an après. Si vous lui demandez comment elle est venue au naturisme,...

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Occitanie : le conseil régional dévoile son plan alimentation

Créé le : 07/01/2019

Le Plan Alimentation a été adopté par les élus du conseil régional d'Occitanie, le 20 décembre dernier. Ce document va donner les grandes orientations de la politique de la collectivité en matière d'alimentation et d'agriculture. Près de 100 000 personnes ont participé à cette consultation. 

« Grâce à vous, nous avons pu co-construire un Plan alimentation essentiel pour notre quotidien, notre économie et notre environnement », s'est félicité Carole Delga, présidente de la région Occitanie, dans un communiqué daté du 21 décembre 2018. Ce plan a été adopté le 20 décembre par les élus de l'assemblée régionale. Les quatre « priorités » du document ont été choisies suite à une consultation réalisée auprès d'habitants, de professionnels et d'agriculteurs : « Soutenir les exploitations agricoles durables », « soutenir les agriculteurs dans la modification de leurs pratiques », « accompagner les dynamiques citoyennes et territoriales », « soutenir davantage la vente de proximité ». Par ailleurs, le conseil régional a décidé de débloquer 5 millions d'euros supplémentaires pour financer cette politique.

 

Organiser dix actions phares

 

A partir de ces grands axes, le Conseil régional annonce la mise en œuvre de dix initiatives. Parmi elles, l'accompagnement des agriculteurs qui souhaitent diminuer leur utilisation de pesticides, ou encore le soutien et le développement des réseaux de distributions locaux. Le conseil régional s'est engagé à mettre en place ces initiatives dès janvier 2019.

 

Occitanie : Retour sur les Rencontres Territoriales alimentation en Hérault

Créé le : 20/07/2018
Rencontres territoriales sur l'alimentation à Montpellier juillet 2018- crédit Célia Pousset

« Nos emplettes sont nos emplois », a soutenu le vice-président du Conseil régional d'Occitanie en charge de l’agroalimentaire et de la viticulture, Jean-Louis Cazaubon, le 13 juillet dernier lors des rencontres territoriales sur l’alimentation tenues à Montpellier (34). 

C’est au lycée hôtelier Georges Frêche que des  citoyens de l’Hérault sont venus prendre part à la réflexion menée par la Région sur l’alimentation, décrétée « grande cause 2018 ». Rassemblés autour de grandes tables thématiques (Santé, gastronomie, précarité, agriculture…), les participants ont eu pour tâche d’identifier des solutions pour faire de l’Occitanie une terre où l’on mange mieux et local.

"Former les consommateurs de demain"

Circuits courts dans les cantines, sensibilisation dans les écoles, « Macdo occitan », légumes dans les parterres publics… Toutes les options, même les plus folles, ont été évoquées lors de cette soirée. Et Jean-Louis Cazaubon de réaffirmer : « Nous vous consultons, nous vous écouterons ! » Il a notamment insisté sur le volet de la restauration collective des établissements scolaires : « On forme les consommateurs de demain ».

Jean-Louis Cazaubon- Vice-président du conseil régional de l'Occitanie en charge de l'agroalimentaire- crédit CP

Actuellement, l’agriculture bio, raisonnée ou en circuit court représente 25 % des assiettes des collégiens de la région. Notons par ailleurs que la région est la première française pour la production de bio. Le vice-président en charge de l’agroalimentaire dit vouloir aller plus loin. L’objectif est de mieux intégrer dans la boucle les producteurs occitans. Ces derniers affichent des revenus 37% moins élevés que la moyenne nationale .

Plus d'infos :  www.laregion.fr/monalimentation

La première « Vigne de Cocagne », inaugurée près de Montpellier

Créé le : 28/06/2018
Pauline Chatin et Jean-Charles Thibault : l'équipe de "Vigne de Cocagne"

La « Vigne de Cocagne », première exploitation viticole d’insertion de France, a ouvert ses portes au public le 22 juin dernier. C’est au mas de Mirabeau, à Fabrègues près de Montpellier, que l’entreprise d’insertion sociale et professionnelle a débuté son activité il y a six mois, en décembre 2017. 

Du vin écolo et social

vigne de cocagne

Le Mas de Mirabeau - CP/LMDP

« Nous accompagnons et formons, pour l’instant, deux personnes éloignées de l’emploi au travail de vitiviniculteur », résume Pauline Chatin, fondatrice de « Vigne de Cocagne ». Alors que la métropole de Montpellier projetait à l'origine de faire du terrain une décharge, la municipalité de Fabrègue a trouvé dans l’initiative de la trentenaire un moyen de revitaliser un ancien vignoble, en état de quasi-abandon.  Épaulée par le chef de culture, Jean-Charles Thibault, elle nourrit une double ambition : faire du domaine un lieu de vie sociale et biologique riche. Circuits courts, conversion en agriculture bio, agroforesterie…  Les objectifs de cette petite entreprise, membre du réseau des Jardins de Cocagne, sont nombreux. La mutation du vignoble, au pied du massif de la Gardiole, est accompagnée par le Conservatoire d’espaces naturels du Languedoc-Roussillon. L’objectif est de régénérer les sols, agressés par des années de traitement chimiques des vignes, et de recréer un écosystème résilient. Premières vendanges cet automne...

 

Isabelle Waryn, ouvrière viticole, découvre un nouveau métier - CP/LMDP

 

Reportage à venir dans l'édition papier de Sans Transition! Occitanie...

[OCCITANIE] - Marie Meunier-Polge, élue régionale à l'ESS : « Si l’Économie sociale et solidaire peut rendre d’économie plus vertueuse, tant mieux ! »

Créé le : 28/06/2018

Marie Meunier-Polge est conseillère régionale d'Occitanie déléguée à l'Economie sociale et solidaire (ESS). Elle exposait  les nouveaux objectifs de la région en matière d’Economie sociale et solidaire, au Pôle d'entrepreneuriat social montpelliérain, Réalis, le 27 juin dernier. Sans Transition lui a posé quelques questions. Notamment à propos des dernière évolutions du secteur et de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui pourraient diminuer les différences entre les entreprises «classiques » et celles de l'ESS...

Qu’est-il ressorti de cette rencontre au pôle entrepreneuriat social REALIS à Montpellier ?

Il s’agissait de présenter le plan de l’Economie sociale et solidaire de la région pour les trois ans à venir. La principale nouveauté de  ce plan est la création d’un fonds dédié à l’ESS pour soutenir les entreprises qui souhaiteraient s'inscrire dans ce champs ou qui auraient besoin d'un appui financier. Le dispositif « Pass Occitanie », qui a pour objectif de soutenir le développement des petites entreprises de moins de 40 000 euros, donne une réponse rapide aux sociétés dans l’urgence pour financer un projet. On poursuit surtout ce que nous avons déjà mis en place , et on approfondit les dispositifs dans le cadre de la grande région d’Occitanie qui compte désormais 13 départements.

Quels enjeux découlent de la fusion de Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées en matière d'ESS ?

Les politiques de l’Occitanie Est et Ouest n’étaient pas les mêmes. Dans l’ex Languedoc-Roussillon, nous étions déjà positionnés fortement dans l’innovation sociale :  la région a été la première à mettre l’Economie sociale et solidaire dans son schéma de développement économique dès 2005. Petit à petit, on a poussé les entreprises conventionnelles à revoir leurs modèles. Il s’agit donc surtout d’uniformiser les dispositifs en place dans l’une et l’autre anciennes régions, avec l’aide des têtes de réseaux qui connaissent mieux les besoins spécifiques des territoires et entreprises.

L'Occitanie est-elle une région particulièrement dynamique en matière d'ESS ?

Cette économie d’innovation sociale représente 12,6 % de l’économie globale de la région, ce qui est très important ! Et cette dynamique est perceptible à tous les niveaux. Mon rêve serait que le rectorat permette à toutes les étudiants en terminale ES d’avoir au moins un jour dédié à l’Economie sociale et solidaire, durant l'année scolaire. Il faut partir du principe que le temps où une entreprise s’implantait  dans la région  et créait 4000 emplois est révolu. La ressource doit désormais venir de notre territoire.

Actuellement, il y a un débat autour du projet de loi Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises, dite loi « Pacte ». Certains acteurs craignent que  l'intégration d'objets sociaux ou environnementaux dans les statuts des sociétés gomme les différences entre entrepreneuriat classique et ESS...

Pour l'instant nous sommes dans une économie capitaliste ou l’actionnariat est fort. Si l’économie conventionnelle et les entreprises classiques s’emparent des problématiques sociales, environnementales , tant mieux ! On ne dépouillera personne. Ça n’empêchera pas ’Economie sociale solidaire de continuer son cheminement personnel et de défendre ces valeurs-là.  Et si l'Économie sociale et solidaire peut rendre d’économie plus vertueuse, tant mieux !

Que pensez-vous de l’action du gouvernement en matière d'ESS alors que le secrétariat d'Etat dédié à ce secteur a été supprimé ?

On a un Haut-Commissaire à l’Economie sociale et solidaire, Mr Christophe Itier, mais je regrette la disparition du Secrétariat d’État. De plus, la loi Hamon de 2014 avait donné un vrai coup d’accélérateur à ce secteur. Cette loi est notre ciment et on s’appuie énormément dessus. Désormais ce n’est plus vraiment le même marquage politique. Mais je crois que si les choses bougent, c’est parce que les acteurs de la société les font bouger.

 

 

En Occitanie, c'est le mois de l'architecture

Créé le : 18/05/2018

Du 18 mai au 18 juin se tiendra la seconde édition du Mois de l’architecture en Occitanie, avec pas moins d’une centaine de manifestations étendues sur toute la région, autour des questions de citoyenneté, mais aussi sociétales et environnementales. Un large programme de découvertes.

Cette manifestation coordonnée par la DRAC Occitanie s’appuie sur le réseau des Architectes conseils de l’État, des Unités départementales de l'architecture et du patrimoine (UDAP), des Écoles nationales supérieures d’architecture, de l’Union régionale des conseils d’architecture de l’urbanisme et de l’environnement (CAUE), des Maisons de l’architecture, des Parcs naturels régionaux, des Villes et pays d’art et d’histoire, des collectivités, des artistes et des associations. Les acteurs de ce réseau se mobilisent afin de développer ensemble l’information et la connaissance de l’architecture et de favoriser la sensibilité et la participation des publics.

Dans une constante diversité, le Mois offre à chacun de (re)découvrir l'architecture, avec un accent particulier mis cette année sur la participation du public, pour qu'elle soit encore un peu mieux vécue et comprise par tous : ateliers, rencontres, balades urbaines, visites commentées, résidences d’architecture, expositions ou conférences.

La DRAC s’inscrit dans la continuité des axes proposés par le ministère de la Culture en matière d’architecture : sensibiliser et développer la connaissance de l’architecture auprès des différents publics et notamment les jeunes, grâce à de nombreux ateliers participatifs. Passionnés, professionnels, étudiants, familles et enfants sont invités à venir découvrir l’architecture sous toutes ses formes et à nourrir la réflexion autour des questions de citoyenneté, sociétales et environnementales.

Diversité et unité

Diversité, autour de la multiplicité d’événements, cette année encore et dans la façon dont les professionnels pratiquent et développent leur art.
Unité, parce que, plus que jamais, l’architecture doit être un facteur de rassemblement ; une profession unie, face à un public toujours plus avide de conseils, d’accompagnement et de pratique de l’architecture.
« L’architecture est une expression de la Culture » de notre pays. Et sa pratique est « d’intérêt public » comme le dit la Loi de 1977. Mais combien de nos concitoyens sont encore éloignés d’un accès réel à l’architecture ? Aussi ce réseau d’acteurs associés à la DRAC a le devoir de faire connaître l’architecture, mais aussi de la faire pratiquer au plus grand nombre. C'est la vocation de ce « Mois ».

Cette année, la DRAC s’associe à la Maison de l’architecture Occitanie-Pyrénées pour produire un programme détachable dans la revue Plan Libre, disponible dans de nombreux lieux publics. Ce journal informe sur le monde de l'architecture, diffuse la culture de l'architecture et en défend les qualités.
L’Open Agenda (agenda électronique) recense toutes les manifestations, géo localisés sur une carte numérique. Après le Musée Soulages de Rodez, c'est le musée des vallées cévenoles - Maison Rouge - à Saint-Jean-du-Gard, réalisé par Vurpas Architectes, fraîchement inauguré en mars 2018, qui est à l'honneur cette année, sur le visuel de l’affiche 2018.

 

L'agenda est à consulter sur openagenda.com/mois-de-larchitecture-en-occitanie-2018 ou directement ci-dessous.

 

Stratégie nationale

La Stratégie nationale pour l'architecture a pour ambition de changer le rapport de notre société à l'architecture et de “réussir l'excellence ordinaire dans les espaces du quotidien”. L'objectif prioritaire est de valoriser une discipline et une pratique fondamentales pour le confort et la qualité de vie de tous. Un acte qui a plus que jamais besoin de la créativité et de l'inventivité des architectes et de leurs partenaires. Qu'il s'agisse de la qualité du bâti et du cadre de vie ou de l'aménagement des territoires urbains et ruraux, l'architecture apporte l'indispensable plus-value technique et esthétique, fonctionnelle et d'usage, sans pour autant surenchérir les coûts de construction. L'un des axes prioritaires de cette stratégie est de “sensibiliser et développer la connaissance de l’architecture par le grand public, notamment les plus jeunes et l’ensemble des acteurs publics et privés de la construction”, en développant des actions de formation, de diffusion et d'échange.
 

INTERVIEW – Financez des initiatives sociales et solidaires avec IéS 34 (Initiatives pour une Economie Solidaire)

Créé le : 19/07/2017
Les bénévoles d'IéS 34 s'installent au Faubourg de Montpellier. Crédits photo : Viviane Radier, SCIC IéS

Il y a un an, la coopérative IéS 34 (Initiatives pour une Économie Solidaire) voyait le jour. Cette structure de financement des entreprises de l'économie sociale et solidaire fonctionne en grande partie grâce à la participation citoyenne locale. Elle s'intègre au réseau de sociétés coopératives de financement solidaire déployées progressivement en région Occitanie depuis 1998. Sans Transition ! a d'ailleurs  bénéficié d'un soutien de la part de la coopérative. La Maison des Possibles, société coopérative éditrice de Sans Transition !, fait d'ailleurs partie des quatre projets soutenus par IéS 34 en 2017. Aurélien Delsol, coopérateur d'Iès 34, revient avec nous sur cette année de développement. 

Quels sont les objets d’IES 34 ?

L’idée est d’être au plus près des territoires. On fait partie d’une structure régionale en tant que telle. Mais l’enjeu est le même pour toutes les antennes: permettre aux citoyens de participer directement au développement économique de structures qui ont du sens pour le territoire. D’une manière globale, on intervient sur tous les stades de la vie d’une entreprise : de la création au développement. IéS intervient avec plusieurs outils de fonds propres qui permettent à une structure de développer ses actions et de mieux faire face à des difficultés passagères. La grande particularité est que ces fonds ne sont pas issus de banques, mais proviennent en grande majorité de citoyens. D’autres sociétaires (collectivités locales et régionales, communautés d’agglomération, …) sont impliqués, mais sur un millier de coopérateurs environ, 860 sont des citoyens.

Quelles ont été les nouvelles entreprises financées en 2016 et 2017 dans l’Hérault ?

Depuis le lancement sur l’Hérault, huit structures ont été financées. Nous n’avons pas de montant minimum ou maximum à octroyer mais notre ambition est de soutenir quatre projets par an en moyenne. Nous sommes un petit groupe, le temps et les moyens nous manquent pour en faire davantage. Pour l’année qui vient de s’écouler, nous avons réparti un peu plus de 60 000€ environ. Les attributions vont de 15 000€ à 20 000€ par projet.  Dans toute la région, il y a eu 15 entreprises financées, pour un total de 300 000€. Nos financements héraultais ont été accordés à Dyopta, Forum TV, Hab Fab, Pain et Partage Montpellier en 2016. En 2017, ils ont été consacrés à Bio Ensemble, Les fromages du Salagou, La menuiserie Collaborative, et La Maison des Possibles, qui édite votre magazine.

Quels sont vos critères pour choisir les structures à financer ?

Avant tout, la dimension collective du projet est primordiale, car nous ne finançons pas les entreprises individuelles. Ensuite, la territorialisation de l’entreprise sur le champ de l’économie solidaire ou responsable représente un autre point important. Nos champs d’actions sont divers, mais la structure doit toujours avoir une vraie implantation locale, et réfléchir aux impacts de ses actions sur le territoire. Sans oublier l’importance du facteur emploi que le projet implique. En termes de logistique, ce sont les groupes locaux qui sont la première porte d’entrée en cas de sollicitation de projet. C’est eux qui vont se positionner sur leur éligibilité. Après instruction, la demande sera validée ou non par un comité d’engagement unique réuni à Toulouse. Généralement, le processus se déroule sur trois ou quatre mois.

Quel est le bilan de cette année parcourue et quelles sont vos perspectives ?

Le bilan est très positif. Nous avons de belles structures coopératives qui ont émergé cette année. Nous sommes heureux qu’elles aient rapidement réussi à s’implanter sur le territoire. Certains projets ont besoin de plus de temps que d’autres pour stabiliser leur modèle économique, mais tous se développent très correctement. Plus localement, nous allons inaugurer nos locaux le 3 octobre au Faubourg de Montpellier [ndlr : tiers lieu qui met à disposition une agence partagée, un espace de coworking et des salles de réunion]. Cela sera l’occasion pour toutes les entreprises financées de se rencontrer et d’échanger avec les citoyens qui les ont aidés. On espère que notre présence au sein du Faubourg nous apportera une visibilité, et surtout nous rendra plus accessibles à tous les porteurs de projets. Parallèlement, nous envisageons également la création d’un groupe local dans l’Aude.

Plus d’infos :
http://www.ies.coop

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