[ Jean-Louis Etienne ] « La jeunesse a cette force d’émouvoir »

Créé le : 04/10/2019
Photo : Elodie Crezé

Lors de la conférence animée ce mercredi soir à l’Université catholique de Lyon par Jean-Louis Etienne sur le thème de l’urgence climatique, la jeunesse a répondu présente pour débattre avec le grand explorateur. Médecin, impliqué dans la protection de l’environnement, il s’est fait connaîtrepour ses expéditions en Arctique et en Antarctique. Youth for climate Lyon, Alternatiba- ANV Rhône et les Jeunes écologistes de Lyon étaient à ses côtés et à ceux de Sans transition ! pour parler désobéissance civile et mobilisation.

« Climaticide »,« urgence », « nécessité de s’engager » :les mots, graves, lâchés par Max, de Youth for climateLyon, Baptiste, des Jeunes écologistes de Lyon et de Charles, d’Alternatiba ANV-Rhône, ont pris une résonnance particulière dans l’amphithéâtre de l’Université catholique de Lyon, ce mercredi 2 octobre. À leurs côtés, l’explorateur Jean-Louis Etienne a acquiescé devant cette impérieuse nécessité de se mobiliser, exprimée par les jeunes. Il a tout de même rappelé que la désobéissance civile, telle que pratiquée par ces mouvements citoyens comme levier d’action, ne doit pas occulter le principal objectif : parvenir à détourner les investisseurs des énergies fossiles, condition ultime pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique. L’important est d’instaurer « une pression permanente », a plaidé l’explorateur, mais aussi de « donner envie de changer les choses, et non pas toujours de s’opposer frontalement ».Surtout, « la jeunesse a cette force d’émouvoir et de donner envie de mettre en œuvre la solution », a-t-il ajouté face à un public acquis.

Œuvrer pour une justice climatique, voilà en substance le message qui a été martelé lors de la conférence. Mais les jeunes réunis autour de la table ont souligné qu’il ne fallait pas occulter pour autant la justice sociale. Car pour Charles, d’Alternatiba ANV-Rhône, « les 1ères victimes du changement climatique restent les plus défavorisés. Il faut viser un changement de société radical ».

« Un changement global »,a rebondi Jean-Louis Etienne, qui a toutefois tenu à rappeler que « pour l’atteindre, il faut d’abord et avant tout, changer les choses localement ». En filigrane, un appel à la responsabilité individuelle et collective ! Ce mercredi soir, la jeunesse s’est montrée prête à relever le défi. Comme l’a rappelé Max de Youth for climate Lyon, « la lutte contre le réchauffement climatique a constitué pour beaucoup de jeunes un réveil politique très puissant. Il faudra que cela se retrouve dans les urnes ». La mobilisation de la jeunesse n’est pas prête de s’essouffler.
 

Retrouvez aussi notre dossier sur la désobéissance civile dans le numéro 18 de Sans transition !

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