Centrales villageoises : vers une transition citoyenne ?

Créé le : 18/01/2016

En Provence, 4 centrales villageoises sont désormais lancées. À l’occasion de la journée de la Transition citoyenne, qui s’est déroulée fin septembre sur les territoires, zoom sur des projets concrets qui visent à relocaliser l’énergie !

 

Le 26 septembre dernier, à Forcalquier, le village des alternatives des acteurs de la Transition citoyenne, a accueilli les Centrales Villageoises de Lure-Albion. L’objectif : « Créer des sociétés coopératives locales, portées par des citoyens (avec l’appui éventuel des collectivités), qui oeuvrent au développement de centrales de production d’énergie renouvelable de petites dimensions », souligne le Parc Naturel Régional du Lubéron dans sa présentation du projet lancé cette année.

À l’échelle du Parc, deux centrales villageoises sont actuellement en projet : Lure-Albion mais aussi celles du Pays d’Aigues, grâce au soutien de l’Union européenne notamment. À buis-les-Baronnies, en Drôme provençale, sur le territoire du Parc, un autre projet est également bien avancé, ainsi qu’un second dans le Rosanais. « Ces centrales ont vocation à favoriser le développement des énergies renouvelables, de manière concertée à l’échelon local. Et participent à une prise de conscience collective des habitants d’un territoire aux enjeux d’économies d’énergie », souligne le Parc du Lubéron. La réappropriation, par les citoyens, de la politique énergétique nationale, face à la mainmise croissante de grands groupes industriels, est également au centre de la démarche.

Comment participer ?

Concrètement, les habitants d’un territoire constituent une société dont ils sont les actionnaires ou sociétaires - le plus souvent une société coopérative (SCIC) ou par actions simplifiées (SAS), sur le principe de gouvernance « 1 personne = 1 voix ». Le prix de l’action avoisine souvent les 100 euros. Chaque citoyen peut soit prendre des parts dans la société (et en recevoir potentiellement des dividendes), soit louer sa propre toiture pour la mettre à profit du projet collectif. Des groupes de projets sont ensuite formés pour coordonner l’action. Quant aux collectivités, elles peuvent également mettre à disposition des toits municipaux ou participer au projet (aide financière ou technique). Petit détail d’importance, comme le soulignent des porteurs de projet de Buis : en passant par les centrales villageoises plutôt que par une entreprise privée, « l’argent reste au pays » !

Plus d'infos :

www.centralesvillageoises.fr

www.parcduluberon.fr

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