ESS

[DOSSIER] Les tiers-lieux, la clé pour revitaliser les territoires ?

Créé le : 05/04/2021
Crédit : DR / Oasis21

Crédit : DR / Oasis21

Par Elodie Crézé et Elodie Potente

Lieux de créativité et de réflexion protéiformes et pluridisciplinaires, les tiers-lieux fleurissent sur l'Hexagone. Ancrés dans leur territoire, ils offrent un potentiel dynamisant pour revitaliser les campagnes et les quartiers défavorisés.

Tiers-lieux – qu'est-ce que c'est ?

L'appellation "tiers-lieu" désigne aussi bien les espaces de coworking, fablab, atelier partagé, friche culturelle, maison de services au public, garage solidaire, social place, etc. Ces nouveaux lieux protéiformes et pluridisciplinaires, apparus pour la 1ère fois dans les années 70 sous la forme de friches culturelles, sont théorisés en 1989 par le sociologue américain Ray Oldenburg dans son ouvrage The Great Good Place. Espaces d'imagination, de création et de développement d'initiatives citoyennes et de projets collectifs, les tiers-lieux sont avant tout des fabriques de lien-social. La plupart penchent vers l'économie sociale et solidaire, et sont coopératifs. Sur le territoire, ils ont le vent en poupe, favorisés notamment par le déploiement du numérique. 1800 sont recensés dans le rapport de Patrick Lévy-Waitz, Faire ensemble pour mieux vivre ensemble,daté de septembre 2018*, avec de fortes disparités entre les régions. En Bretagne, ils seraient 86, en Auvergne-Rhône-Alpes 200, en Occitanie, 163 et en Provence-Alpes-Côte d'Azur, 127, contre 316 en Ile-de-France. Un chiffre qui tend à augmenter.

 

*Chiffres officiels les plus récents

 

Tiers-lieux des villes vs tiers-lieux des champs

Implantés majoritairement dans les métropoles (60 %)1, les tiers-lieux se développent aussi dans les zones rurales et en périphérie urbaine. Dans les campagnes ou dans les quartiers défavorisés des villes, ils ont l'ambition de faciliter l’accès aux services publics, de désenclaver ces territoires, de les dynamiser. Ils peuvent notamment y être dédiés à la formation, au travail, à l'accès aux droits, à l'éducation, la culture ou encore à l'action sociale, autant de domaines qui font souvent défaut. En France, alors que 1514 quartiers sont répertoriés comme quartiers prioritaires de la politique de la Ville (QPV), seules 4,7 % des entreprises de l'ESS (dont une partie des tiers-lieux) y sont implantées2. Ainsi, "l’État a lancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) permanent doté de 45 millions d’euros, pour identifier d’ici 2022, 300 fabriques, existantes ou en projet, dont 150 seront implantées en QPV et 150 dans les territoires ruraux", indiquait en février 2020 le ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales. À la même date, 80 tiers lieux, répartis entre QPV et territoires non-métropolitains devaient déjà recevoir le label "Fabrique de territoire", et ainsi bénéficier d'un soutien financier (75 000 à 150 000 euros sur 3 ans). Dans le cadre du plan de relance, le gouvernement entend plus que jamais poursuivre cette action et souhaite créer, en plus, 500 manufactures de proximité dans les villes moyennes et petites villes prioritaires des programmes « Action cœur de ville » et « Petites Villes de demain ».

 

1. Source : rapport de Patrick Lévy-Waitz, Faire ensemble pour mieux vivre ensemble, daté de septembre 2018

2.Source : données extraites de l’étude Les entreprises de l'économie sociale et solidaire dans les quartiers politique de la ville menée par le CNCRESS et le CGET en février 2018

 

Le tiers-lieu au service de la transition écologique ?

Si aucune étude à ce jour ne le démontre scientifiquement, la grande majorité des acteurs de tiers- lieux estiment qu'ils ont un impact environnemental positif*. Les causes en sont multiples : ils encouragent une réduction des mobilités avec le télétravail largement plébiscité, ils optent globalement pour des espaces écoresponsables, la réutilisation de lieux en déshérence (friches, locaux inutilisés...), ils développent pour beaucoup de nouveaux modes de production, de consommation et d'usages (notamment le circuit-court, le réemploi, le prêt...). Certains mettent également l'écologie au cœur même de leur mission. C'est le cas à Paris, où un important espace de coworking vient d'ouvrir ses portes (19e arrondissement). Lancé par l’association Colibris en 2017, le projet, nommé Oasis21, se destine à accueillir les « organisations écologiques et citoyennes »dans un espace 1500m², comprenant des bureaux, salles de réunion et de conférences et open-spaces.

*1. Source : rapport de Patrick Lévy-Waitz, Faire ensemble pour mieux vivre ensemble, daté de septembre 2018

 

La Trame, une passerelle pour les tiers-lieux ardéchois

 En Ardèche, la Trame fédère les tiers-lieux du département. Véritable réseau, la structure accompagne les projets et suit de près leur implantation sur le territoire.

En Ardèche, on compte 22 tiers-lieux installés, 9 en construction et une quinzaine en projet. Ces lieux hybrides viennent « redynamiser » ce territoire rural. « Les tiers-lieux sont des catalyseurs d’énergie », estime Loraine Machado, coordinatrice de la Trame. « Ils sont portés par une communauté de gens, qui ont envie de faire ensemble et qui ont des valeurs communes ».

Les deux salariés de la structure, créée en 2014 (et portée pour le moment par un syndicat mixte) accompagnent et mettent en lien les porteurs de ces projets sur tout le département. Elles réalisent également un suivi des tiers-lieux sur la durée.

Un panorama de lieux variés

Une enquête publiée en juillet 2020 par la Trame révèle un panorama varié pour les tiers-lieux ardéchois. Malgré tout, l’activité principale de ces structures (souvent associatives) reste le coworking, suivi de près par les arts du spectacle ou encore les Fablabs.

- Les infos en +

Pour découvrir l’enquête de la Trame :

www.latrame07.fr

À voir : Travail photographique d’Alexa Brunet « Lieux peu communs » (qui expose à partir du 16 septembre 2021 au CAUE de Privas.

[TRIBUNE] Loi Climat et Résilience : honorons la promesse née de la Convention citoyenne !

Créé le : 30/03/2021
Crédit photo : Alex Guibord/flickr

Crédit photo : Alex Guibord/flickr

Par un collectif d'acteurs de l'ESS

Le 29 mars commence au sein de l’Assemblée Nationale le débat en séance sur le projet de loi Climat et Résilience. Alors qu’il devait être, comme s’y était engagé le Président de la République, la transcription par la loi des propositions issues du long travail opéré par les 150 citoyens composant la Convention Citoyenne pour le Climat, il apparaît aujourd’hui comme en grand décalage par rapport aux ambitions exprimées dans cet exercice démocratique inédit.

Nul besoin, nous l’espérons, de rappeler l’urgence à agir ; malgré cela, comme l’ont signifié le Conseil Économique Social et Environnemental, le Conseil National de la Transition Écologique, le Haut Conseil pour le Climat, la société civile à travers les associations et les ONG et les citoyens membres de la convention eux-mêmes, le projet de loi ne permettra pas de tenir l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’au moins 40 % d’ici 2030 par rapport à 1990. L’Etat s’expose donc de nouveau à un risque de condamnation pour sa carence à respecter les objectifs qu’il s’est fixés en matière de réduction des GES.

Solidarité, économie circulaire, santé, éducation, culture, environnement… Dans tous ces secteurs, nous, acteurs, collectifs, entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) démontrons au quotidien notre capacité à inventer de nouvelles réponses aux enjeux de mobilité, de consommation durable, de promotion des énergies renouvelables, ou encore d’insertion sociale et professionnelle. Le tout dans une visée de transformation de notre système économique et social, à l’appui de principes fondateurs, indissociables de la transition écologique, et plus encore leviers de sa réussite : entrepreneuriat du temps long, gouvernance démocratique, modèle économique caractérisé par la lucrativité limitée et l’orientation des bénéfices vers le financement de projets d’intérêt collectif.

Nous avons pleinement conscience du caractère critique de notre époque, de l’ampleur des menaces que fait peser le changement climatique sur notre avenir collectif, tandis que ne cessent de se creuser les inégalités sociales. Nous cherchons en ce sens à prendre toute notre part aux transformations de nos modes de vie, de consommation et de production, qu’il nous faut collectivement mettre en œuvre pour réussir une transition écologique et solidaire.

Et nous interpellons les pouvoirs publics qui doivent agir plus fortement, plus rapidement, en commençant par ne pas faire du projet de loi Climat et Résilience une nouvelle occasion manquée.

Nous appelons donc à enrichir le texte qui est discuté par la représentation nationale. En renforçant la place de l’économie sociale et solidaire, pour favoriser le développement de nos modèles qui sont autant d’accélérateurs des dynamiques qui concilient résilience économique, justice sociale et exigence écologique. En œuvrant davantage pour la justice sociale et environnementale, pour l’accès de tous à une alimentation de qualité, pour en finir avec les passoires thermiques. En accélérant le développement des énergies renouvelables citoyennes, en soutenant la structuration de filières agricoles basées sur des innovations agroécologiques, ou encore en favorisant le réemploi plutôt que le recyclage. En impulsant enfin dans nos politiques publiques d’indispensables mesures structurantes : une véritable éducation au développement durable, et une modification des normes comptables pour valoriser une nouvelle comptabilité écologique et sociale, condition nécessaire à une évolution en profondeur de notre système économique. En démontrant ainsi que l’on peut concilier concrètement et efficacement la réduction des inégalités sociales, la préservation des ressources communes, et la sauvegarde de la biodiversité.

Nous sommes convaincus que « le monde d’après » ne pourra se construire qu’en donnant les moyens aux citoyens de s’en emparer. C’est l’esprit de notre prise de position et de ces propositions. Les membres de la convention citoyenne ont ouvert une voie. Ne la refermons pas. Donnons à toutes et tous les moyens de la continuer, avec les entreprises de l’ESS.

Signataires : Jérôme Saddier, président d’ESS France Amandine Albizzati, directrice générale d’Enercoop Pierre-Eric Letellier, direction collégiale de l’Heureux Cyclage Damien Forget et Sandrine Andreini, direction collégiale du RESSAC – réseau des ressourceries artistiques et culturelles Olivier Schneider, président de la Fédération des Usagers de la Bicyclette Suzanne De Cheveigne, présidente de l’Association nationale des Compagnons Bâtisseurs Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre Hugues Sibille, président du Labo de l’ESS Philippe Quirion, président du Réseau Action Climat Arnaud Schwartz, président de France Nature Environnement

[ ESS ] Un kit pour les élections régionales

Créé le : 24/02/2021
Photo : Pixabay

En vue des élections régionales de juin 2021, le Réseau des collectivités territoriales pour une économie solidaire (RTES) propose un "kit RégionalESS" afin de sensibiliser les candidat.e.s et d’outiller les futures équipes régionales souhaitant soutenir l’économie sociale et solidaire (ESS).

Le lancement de ce kit a lieu le jeudi 25 février 2021. Il comprendra une vingtaine de fiches pratiques illustrées par des exemples, et présentant de façon synthétique et concrète, comment un conseil régional peut inscrire l’ESS dans ses politiques.

Les fiches introductives du Kit RégionalesESS :

  • la fiche n°1 : "Économie sociale et solidaire, de quoi parle-t-on ?"
  • la fiche n°2 : "Pourquoi mettre en place une politique de soutien à l'économie sociale et solidaire ?"
  • la fiche n°3 : "L'économie sociale et solidaire au coeur des compétences régionales"

> Plus d'infos

[DOSSIER] : « Notre modèle économique de monnaie locale est reproductible partout »

Créé le : 25/01/2021
Crédit photo Tala Photographie/Isabelle Miquelestorena

l’Eusko, en plus du paiement papier, s’est numérisé afin de permettre le paiement à distance. Crédit photo Tala Photographie/Isabelle Miquelestorena

Par Céline Cammarata

L’Eusko, monnaie locale du Pays basque français est la première monnaie locale européenne avec plus de 2 millions en circulation. Focus sur cette monnaie qui œuvre pour une transformation durable de l’économie locale.

 

« Nous sommes radicaux dans nos objectifs avec un projet ambitieux et significatif de transformation de notre économie, mais en l’abordant de façon très pragmatique. Changer nos pratiques et inciter les autres à le faire. Favoriser une agriculture paysanne et des TPE-PME qui produisent en pays basque. Développer des emplois non délocalisables », énumère Dante Edme-Sanjurjo, directeur général de l’Euskal moneta, l’association qui gère l’Eusko, 1ère monnaie locale européenne. Un travail de longue haleine, car comme le souligne ce dernier : « La monnaie ne circule pas d’elle-même. Elle demande des ressources humaines et financières. »

Alors il faut innover. Au pays basque, pour soutenir le monde associatif, l’Eusko a mis en place le « 3 % association ». Chaque particulier qui adhère à l’Eusko choisit librement une association et celle-ci reçoit 3 % de l’ensemble de ses dépenses. Un système financé par la commission de 5 % que les professionnels acquittent s’ils reconvertissent des euskos en euros.

L’...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner

[DOSSIER] : Philippe Derudder : « Si l’être humain crée de la monnaie, il devrait réfléchir au mode de vie qu’il veut financer »

Créé le : 25/01/2021
Crédit : Philippe turpin

Crédit : Philippe turpin

Par Céline Cammarata

Philippe Derudder, ancien chef d'entreprise, désormais auteur engagé sur l'économie alternative, réfléchit à remettre l'économie au service de l'homme et de la planète. Pour lui, la monnaie locale sert cette ambition. 

« La monnaie complémentaire existe tout au long de l’histoire de l’homme. C’est un outil pédagogique qui permet de s’interroger sur nos valeurs, de se réapproprier la monnaie et d’y réfléchir en groupe. La monnaie locale complémentaire et citoyenne comprend trois vocations. La première favorise et soutient les économies locales alors que depuis les années quatre-vingt la mondialisation les assèche. La seconde concerne l’écologie. Consommer local, c’est aussi se poser la question de comment est fabriqué ce que l’on achète, des intrants qui le composent, des avantages écologiques du circuit court. Enfin, et on la néglige trop souvent, la vertu pédagogique est importante. Avant la crise de 2008, on ne parlait pas du système bancaire, de son fonctionnement et de ses nuisances. Les citoyens ne sont pas éclairés sur la monnaie et de ce fait ne réfléchissent pas à un système qui ne soit plus fondé sur une dette perpétuelle. », défend Philippe Derudder. Auteur de plusieurs ouvrages sur les monnaies locales, cet ancien chef d’entreprise a accompagné de nombreux groupes citoyens vers la création d’une monnaie sur leur territoire, notamment en France. Sa réflexion est nourrie de sa propre expérience professionnelle dans le commerce international : « Ma pratique m’a permis de réaliser toute la non pertinence de ces pratiques commerciales qui vont à l’opposé de l’intérêt général. Nous sommes bloqués par d’anciens paradigmes. Puisque l’être humain crée de la monnaie, le problème du financement ne devrait pas exister. On perd le sens. On ne se pose pas les vraies questions et l’argent ne va pas à l’économie réelle pour résoudre la faim dans le monde, développer l’écologie et lutter contre le désordre climatique.»

À lire : Les monnaies locales complémentaires et citoyennes: pourquoi, comment ?, Philippe Derudder (Ed. Yves Michel 2017) 

Une monnaie au service du Bien commun, Philippe Derudder (Ed. Yves Michel 2017) 

[DOSSIER] : Monnaies locales : Quel impact sur les territoires ?

Créé le : 25/01/2021

l’Eusko, monnaie locale du Pays basque. Crédit photo Tala Photographie/Isabelle Miquelestorena

Par Céline Cammarata

Depuis moins de 10 ans, des citoyens mettent en circulation des monnaies locales sur l’Hexagone. Le but ? Redynamiser l’économie d’un territoire par une économie circulaire et favoriser une consommation plus responsable et durable. Mais les monnaies locales doivent encore surmonter des difficultés de mise en pratique.

 

La France offre un intéressant laboratoire aux monnaies locales citoyennes et complémentaires (MLCC). Elle en compte plus de 80 quand le Brésil, avec un territoire et une population sans commune mesure, en recense une centaine.

Et l’article 16 de la loi ESS de 2014, dite Loi Hamon, fait de la France le 1er pays au monde à donner une existence légale aux monnaies complémentaires. L’objectif était clair : reconnaître les monnaies locales complémentaires comme moyen de paiement, dès lors qu’elles sont à l’initiative de structures relevant de l’ESS. Ces monnaies locales servent ainsi des projets qui s’inscrivent dans le respect de l’environnement, l’équité, la lutte contre l’exclusion, ou encore le commerce équitable. Cinq ans plus tard, une enquête nationale est conduite par trois chercheurs, Jérôme Blanc, Marie Fare et Oriane Lafuente-Sampietro, du laboratoire lyonnais Triangle. Elle a donné lieu à un bilan pour l’année 2019-2020 grâce aux réponses de 65 ML.

Cette analyse scientifique relève que, « globalement, en 2019, les 82 ML en circulation enregistrent...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner

[AÉSIO] : APPEL À PROJETS « LES DÉFIS » DÉVELOPPEMENT DURABLE

Créé le : 22/10/2020

Par la Cress paca

Entreprises de l’ESS, vous portez dans votre territoire des actions et des initiatives dans le cadre du développement durable tout en favorisant le vivre mieux ensemble ? Répondez à l’appel à projets Les Défis lancé par AÉSIO jusqu’au 14 novembre 2020.

DÉTAILS ET CONTEXTE DE L’APPEL À PROJETS

Aésio, mutuelle d’envergure nationale, lance un grand appel à projets « Les Défis », pour récompenser les actions et initiatives culturelles, sportives, environnementales, sociétales, utilisant le développement durable pour répondre aux besoins des générations actuelles en favorisant « le vivre mieux ensemble ».

Aésio, qui tire de son ADN son dialogue continu, son engagement, sa proximité, son écoute auprès de ses parties prenantes, met en œuvre une démarche de co-construction, pour créer de la valeur dans les territoires. Aussi, Aésio inscrit ses « Défis » dans un concours national qui se déclinera en région afin de permettre à l’ensemble des acteurs locaux de valoriser leurs projets.

CALENDRIER

La date de clôture de dépôt des dossiers est fixée au samedi 14 novembre 2020 à minuit (date d’envoi du courriel faisant foi et accusé de réception par Eovi-Mcd Mutuelle Groupe AÉSIO reçu).  

QUI PEUT RÉPONDRE ?

Ce concours est ouvert aux associations, aux coopératives, aux écoles de formations, aux entreprises, adhérentes ou non adhérentes, en lien avec le développement durable, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse.
Sont éligibles les structures qui mettent en place des actions, des initiatives culturelles, sportives, environnementales, sociétales, utilisant le développement durable comme levier pour favoriser « le vivre mieux, vivre ensemble » en répondant aux besoins des générations actuelles.

POURQUOI PARTICIPER ?

Tentez de remporter un prix de 1000 à 3000 € afin de vous aider à financer le projet qui vous tient à cœur.

CONTACT & CANDIDATURE

Demandez votre dossier de candidature à Catherine SAFFER d’EOVI MCD pour faire partie des lauréats en PACA-Corse.
 

>>Pour candidater, cliquez ici 

[CRESS AURA] : Candidatez au prix de l'ESS !

Créé le : 08/10/2020

Par la Cress AURA

Candidatez aux Prix de l'ESS ! Enregistrez votre candidature jusqu'au 14 octobre.

Qui peut concourir ?

Les Prix de l’ESS s’adressent aux personnes morales relevant de l’ESS (associations, coopératives, mutuelles, fondations, sociétés commerciales de l’ESS ou agréées ESUS) qui ont plus de deux ans d’activité. Elles peuvent concourir dans l’une des deux catégories suivantes : Transition écologique ou Utilité sociale.


Les Prix régionaux
  • Dotation de 1 000 € + accompagnement possible de la CRESS AuRA et de ses partenaires.
  • Remise du prix en AuRA pendant le Mois de l'ESS, le 25 novembre 2020.
    .
Les Prix nationaux
  • Chaque jury régional nomme 2 structures (une dans chaque catégorie) pour participer aux Prix nationaux.
  • Dotation de 5 000 € + une vidéo de promotion pour les structures lauréates dans chaque catégorie.
  • Remise des prix nationaux pendant la 1ère quinzaine de décembre 2020 dans les locaux des lauréat.e.s.

À vous de jouer !

Pour avoir toutes les informations, une seule référence : le site des Prix de l'ESS 2020

[ ESS ] Le réseau des entreprises coopératives en AURA solidaire et résilient face à la crise

Créé le : 14/05/2020

Alors que la crise sanitaire impacte fortement l'activité économique des entreprises coopératives d'Auvergne-Rhône-Alpes, les valeurs qui fondent le réseau des Scop et des Scic (solidarité, pérennité, force du collectif...) résonnent avec encore davantage de force et de sens aujourd'hui. Plusieurs solutions inédites ont été rapidement mises en place et détaillées un communiqué de presse publié par le réseau.

Le PPES, un financement simple et rapide pour soutenir la trésorerie des coopératives

En réponse immédiate à la crise, le Mouvement coopératif, via sa holding financière Socoden, a mis en place un Prêt participatif d'entraide et solidaire (PPES). Ce financement simple et rapide a pour but de soutenir la trésorerie des coopératives le temps de la mise en place des reports de charges fiscales, sociales et bancaires, du chômage partiel et du prêt garanti par l'Etat. Déjà 2 millions d'euros ont été débloqués depuis le 13 mars, permettant à près de 90 entreprises de bénéficier d'un prêt moyen de 23 000 euros, accordé sous 48h et versé sous 7 jours.

Au fil des ans, la holding Socoden est devenue un véritable outil de solidarité, alimenté par les cotisations des Scop et des Scic du Mouvement. Aujourd'hui, après 50 ans d'existence, plus de 3 000 entreprises ont été financées, sous forme de prêts participatifs simples ou bonifiés. Un panel d'outils complémentaires nationaux et régionaux vient compléter ces aides, pour financer du haut de bilan notamment.
 

Un accompagnement renforcé avec une équipe sur le pont


En complément de ces mesures financières, l'Union régionale a renforcé ses équipes dédiées au suivi des coopératives, en augmentant ses effectifs de 42 %. Ainsi, 95 % des adhérents ont pu être contactés dès les quinze premiers jours du confinement. Des outils innovants ont été mis à la disposition des dirigeant·e·s, pour rompre leur isolement et leur apporter des solutions concrètes et rapides [...]

> Lire le communiqué de presse en intégralité.

[ ESS ] La coopération au service des territoires !

Créé le : 25/11/2019

A l’occasion de la matinale dédiée aux sociétés coopératives d’intérêt collectif (Scic), organisée à Nice par l’Union régionale des sociétés coopératives (Urscop Paca-Corse) le 10 octobre dernier, ce modèle entrepreneurial a pu être mis en exergue au regard de sa valeur ajoutée : « un outil de développement des territoires et de transition écologique ». La parole à 2 entrepreneures italiennes - venues de Ligurie - et une chercheuse de l’université de Gênes, venues pour partager leur expériences dans le cadre du projet Me.Co. Un projet financé par le fonds européen de développement régional. Me.Co. est un projet transfrontalier impliquant 8 partenaires dont 3 français, telle l’Union régionale des sociétés coopératives Paca- Corse.

« Impluser un tourisme durable »

Paola Ferrari, salariée de la coopérative Brigi, basée à Mendatica :

« Nous sommes une coopérative de territoire, qui oeuvre dans le tourisme durable autour de Mendatica en Ligurie. Un parc aventures, de la randonnée, un refuge, des activités pour les enfants…, sont autant de champs explorés par notre entreprise. Nous participons au développement local en recrutant des personnes d’autres territoires (14 salariés), qui ensuite vont participer elles aussi à la renaissance d’activités économiques et sociales locales en milieu rural.»

Plus d’infos : Brigi sur Facebook

« Un projet festif d'innovation sociale »

Federica Scibetta, cofondatrice de la coopérative Il Cesto à Gênes :

« Notre coopérative propose d’abord un projet social. Nous offrons des services aux familles, aux mineurs, aux adolescents, aux sans-abris et aux migrants. Il Cesto travaille dans le centre historique de Gênes et organise des échanges festifs avec ces personnes. Les éducateurs avec lesquels nous travaillons participent à l’amélioration du vivre-ensemble en proposant un projet culturel, dans ce quartier qui était historiquement diffi cile et aux mains de la mafia italienne et qui a profondément changé

Plus d’infos : www.ilcesto.org

« Favoriser l'emploi local »

Cécile Sillig, chercheuse à l’université de Gênes, cheffe de file du projet Me.Co :

« Me.Co -‰Mentoring et communauté‰- est un projet transfrontalier franco-italien proposé par le programme Interreg Maritime, fi nancé par le fonds européen de développement régional. L’objectif du projet est de favoriser l’emploi local, en soutenant la création et le développement des coopératives de territoire en Italie, ainsi que les formes de coopératives
similaires que sont les Scic en France

Plus d’infos :
interreg-maritime.eu/fr/web/meco/projet
Et la page facebook : facebook.com/MeCoProject

« Relier l’alimentation durable à l’aménagement du territoire  »

Jean-Louis Millo, élu à la municipalité de Châteauneuf-Grasse

« Nous avons créé une association sur la commune de Châteauneuf  qui a pour objectif de faire revenir  les agriculteurs au cœur de la ville. Pour cela, un point de vente en circuit court a vu le jour et garantit aux agriculteurs la venue régulière de consommateurs. La municipalité s’est opposée à l’urbanisation des terres et a acquis 200 hectares de terrains agricoles. Notre ambition est d’inciter les propriétaires à confier leurs terrains à des agriculteurs qui travaillent en circuit court

Plus d'infos : www.ville-chateauneuf.fr

« Des vacances accessibles à tous  »

Roland Bedin, coordinateur du CLAJ Jeunesse camping :
« CLAJ Jeunesse camping est une association d’éducation populaire qui gère 5 centres de vacances en Région sud Provence Alpes-Côte d’Azur et un en Corse. Son objectif est d’ouvrir la Côte d’Azur aux gens modestes. Depuis sa création, 35000 à 40 000 nuitées ont été enregistrées. L’association est une entreprise sociale. Les bénéficiaires payent une pension très modeste. Mais aujourd’hui, les contraintes administratives ne sont plus les mêmes et il est de plus en plus difficile de boucler notre budget. Les Scic, sont un moyen parmi d’autres, de redynamiser un tourisme jeune et populaire.»

Plus d'infos : www.clajsud.com

 

Tags: 
Article présent dans les magazines: 

Pages

Partager

S'abonner à ESS