Coopération

Auray (56) : l'Université Terre & Mer valorise les « économies positives »

Créé le : 23/11/2017
L'auteure Isabelle Delannoy intervenant lors des Journées des Économies Positives - DR

L'Université Terre & Mer organisait les premières Rencontres des Économies Positives, à Auray, les 7 et 8 novembre derniers. Retour sur cet événement et sur cet établissement d'enseignement pas comme les autres, avec Pierre Tarayre, responsable du pôle transmission de l'Université.

Qu'est ce que l'Université Terre et Mer ?

L'Université Terre & Mer est un espace de transmission innovant destiné à accompagner les acteurs du territoire engagés dans des actions de transition à impact positif. Notre démarche est systémique. Nous estimons qu'il est nécessaire d'agir ensemble par la coopération et l'intelligence collective. Avoir des impacts positifs à l'échelle de son écosystème entraîne une amélioration sociétale par l'intermédiaire des individus.

Terre & Mer est une structure pionnière pour accompagner ce changement positif bienveillant. Nous sommes ancrés en Pays d'Auray et nous faisons le choix de penser global tout en agissant au niveau local. Le tout en replaçant l'humain au cœur du territoire dans son contexte vivant.

L'université propose concrètement des formations professionnelles, des ateliers et parcours pour les citoyens sous la forme de stages ainsi que des voyages d'études. Enfin, nous sommes organisateurs d'événements et de rencontres.

Vous avez justement organisé les Rencontres des économies positives, les 7 et 8 novembre, à Auray. Quels étaient les objectifs de cet événement ?

Nous avions trois objectifs différents. Il s'agissait de réunir des approches économiques qui commencent à entrer dans le champ de connaissance des acteurs du territoire : l’Économie sociale et solidaire, l’Économie circulaire ou encore la perma-économie... Le tronc commun à tout cela pourrait être une économie qui respecte et s'inspire du vivant. Puis, il s'agissait d'innover dans la forme en maximisant le caractère participatif de l'événement. Chaque participant a pu notamment s'exprimer via des conférences interactives. Nous avons fait en sorte qu'il soit possible d’interagir en temps réel avec le public. Enfin, il s'agissait de rassembler les acteurs locaux autour de la question « quelle économie à impact positif demain ? ». Un village des économies positives a été créé avec une vingtaine d'acteurs locaux. Le but : voir ce qu'il est possible d'initier collectivement pour impulser une dynamique locale.

Qu'entendez vous par "économies positives" ?

À l'image de l’événement, il n'est pas possible de répondre à cette question avec une vison unique. Car les économies positives doivent être co-construites. Mais il s'agit, dans tous les cas, d'une économie respectueuse du vivant dans nos territoires. On peut aussi affirmer que c'est une économie qui va s'intégrer dans les écosystèmes, qui va respecter l'humain, le bien-être, via la participation des organisations. C'est aller au-delà du développement durable en produisant une économie qui entraîne des impacts positifs dans son sillage.

Ainsi, durant ces deux jours, des ateliers, des jeux ont pu questionner la notion de pouvoir et de gouvernance. Une tête d'affiche, Isabelle Delannoye, auteure de l'ouvrage, L’Économie symbiotique - Régénérer la planète, l'économie et la société, est venue partager son approche de l'économie. Le militant écologiste breton Jean-Claude Pierre a par ailleurs parlé de la façon dont l'économie peut répondre aux enjeux climatiques.

Quelles suites donner à ces rencontres ?

Ces rencontres ont été le vecteur d'un enthousiasme encourageant. Nous souhaiterions donc renouveler l'expérience sur un mode similaire. Il s'agit de donner accès à la pluralité des approches et voir ce qui peut être initié par cette énergie.

Plus d'infos : www.terre-et-mer.eu

Du vin en coopération

Créé le : 18/08/2016
Crédit photo: Pixabay

Jeudi 18 août à 18h, à Brignoles (83), la Fédération des caves coopératives du Var organise une rencontre entre les vignerons et la population locale, sur les Berges du Carami. Une occasion pour revenir sur le travail de la Fédération avec sa directrice, Hélène Basset. Retrouvez notre dossier sur la reprise d'entreprise en coopérative dans le premier numéro de Sans Transition ! Provence.

Pouvez-vous présenter la Fédération ?

Il s’agit de la réunion de plusieurs coopératives de vignerons au cœur du territoire de la Provence verte. La Fédération permet de préserver les agriculteurs et l’agriculture. Au sein de la coopérative, le viticulteur peut partager son outil avec d’autres ou en être le propriétaire. Le coopérateur a le choix de tout, il possède une partie de la coopérative. Il peut décider sur ses propres questions salariales, de production ou de présentation de sa vigne. Le travail de la Fédération est d’aider les coopératives à évoluer avec le marché et selon la société. On est bien plus avantageux pour le coopérateur qu’un simple magasin de vin.

Pourquoi organiser une telle rencontre avec les habitants ?

La coopération est au cœur du territoire de la Provence verte, nous avons 42 coopératives dans le département du Var. Il s’agit d’un territoire assez agricole et cela nous intéresse de sensibiliser les personnes sur les différents principes de production coopérative et agricole. Cela permet de préserver et de présenter des agriculteurs de la région. C’est pour cela que notre slogan est « solidaire et durable ». Nous sommes solidaires entre coopérateurs et durables car il ne peut y avoir de coopération si cela ne dure pas dans le temps.  

Quel est votre positionnement par rapport la production biologique et durable ?

Nous soutenons une coopérative qui est totalement bio, la coopérative viticole de Correns, créé en 1935 et qui compte une trentaine d’adhérents. Nous avons la chance aussi d’être dans une région qui utilise très peu de pesticide, grâce au climat. Mais le développement durable est un terme assez étendu. Nous existons depuis plus d’une centaine d’année, nous permettons à de petits exploitants de vivre de leur travail, c’est en ce sens-là que nous sommes durables. 

Plus d'infos :

www.lescavescoopduvar.fr

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