[BRETAGNE] FIN DE L’ILLÉGALITÉ POUR L’HERBORISTERIE ?

Créé le : 13/12/2018

Par Benoît Vandestick

Dans sa parcelle de terre à Locmariaquer (Morbihan), Maëlle Guéhénec cultive et transforme des plantes aromatiques et médicinales. Pour elle, comme pour ses collègues, l’absence de reconnaissance du métier d’herboriste rend son activité difficile, entraînant lourdeurs administratives et interdiction des allégations thérapeutiques. Une législation qui pourrait changer prochainement.

Il y a deux ans, c’était une parcelle en friche. Un petit bout de terre abandonné dans la campagne de Locmariaquer (Morbihan). Le genre d’endroit que l’on ne trouve qu’en se perdant. C’est ici, cachée du monde, des lotissements et des voitures, que Maëlle Guéhennec a fait sortir de terre un jardin de plantes aromatiques et médicinales. « J’ai créé mon entreprise en février 2017 et j’ai commencé à vendre mes produits l’été qui a suivi », explique-t-elle.

Naguère styliste pour une marque de prêt-à-porter parisienne, cette maman de 38 ans affirme avoir trouvé son bonheur dans le contact avec la terre. Et ce, malgré un contexte législatif hostile : « Aujourd’hui, je me définis comme paysanne-artisane, comme je n’ai pas le droit de me dire herboriste, indique-t-elle. Mais, si demain la loi reconnaît le métier, je serai paysanne-herboriste. »

Car la loi pourrait prochainement évoluer : en septembre dernier, une mission d’information sur le développement de l’herboristerie et des plantes médicinales a été votée à l’unanimité par le Sénat. Un groupe de travail va pouvoir poursuivre la réflexion et...

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