WWF

Les pays du G7 financent l’industrie du charbon

Créé le : 22/06/2016

Selon une étude menée par WWF, les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, la Russie, le Royaume-Uni, l’Italie et le Canada auraient dépensé près de 42 milliards de dollars entre 2007 et 2015 pour l’industrie du charbon. Près 100 millions de tonne de CO2 par an ont été financés par le G7WWF, le Natural Resources Defense Council et Oil Change International appellent les pays du G7 à prendre, lors de ce sommet, l’engagement de cesser leur soutien public au charbon à l’étranger. 

« Les pays du G7, qui se réuniront au Japon les 26 et 27 mai, ont soutenu l’industrie du charbon dans le monde à hauteur de 42 milliards de dollars d’aides publiques internationales entre 2007 et 2015 dont 2,5 milliards uniquement en 2015. C’est le résultat d’une étude menée par le WWF, le Natural Resources Defense Council et Oil Change International qui appellent les pays du G7 qui ne l’ont pas encore fait, en particulier le Japon et l’Allemagne, à prendre, lors de ce sommet, l’engagement de cesser leur soutien public au charbon à l’étranger. Alors que 175 pays ont signé le 22 avril l’Accord de Paris et réaffirmé leur volonté de maintenir le réchauffement climatique bien en-dessous de 2°C, cette étude révèle que les émissions de gaz à effet de serre générées par les projets charbon financés par les pays du G7 s’élèvent à 100 millions de tonnes de CO2 par an. Cela équivaut, pour une seule année, à 20% des émissions émises par la France en 2013. En termes de production électrique, ce sont plus de 85 GW qui ont été produits par les centrales à charbon ainsi financées soit l’équivalent de la production électrique du Royaume-Uni en 2014. Avec plus de 22 milliards de dollars, le Japon est le pays qui a le plus contribué au financement du charbon à l’étranger entre 2007 et 2015 (des futurs projets sont en voie d’être financés à hauteur de 10 milliards de dollars supplémentaires). Arrivent ensuite l’Allemagne avec 9 milliards de dollars, les États-Unis avec environ 5 milliards de dollars, la France avec 2,5 milliards de dollars, l’Italie avec 2 milliards de dollars, le Royaume-Uni avec 1 milliard de dollars et le Canada avec moins de 1 milliard de dollars. Selon Sébastien Godinot, économiste au bureau des politiques européennes du WWF,  « il est scandaleux de voir que le Japon et l'Allemagne continuent de financer massivement avec l'argent public l’industrie du charbon et qu’ils sont en train d’étudier des projets dont le financement public s’élèverait à environ 10 milliards de dollars, alors que les données scientifiques montrent que cette industrie est incompatible avec l’objectif de 2°C. Les pays du G7 doivent mettre en œuvre leurs engagements de l'Accord de Paris et mettre immédiatement fin à toutes les aides publiques pour le charbon. »

Selon Pascal Canfin, directeur général du WWF France, « le modèle économique du charbon s'écroule sous nos yeux mais la construction de centrales continue. Le remplacement du charbon ne se fait pas assez vite pour gagner la course contre la montre face au changement climatique. Nos impôts ne doivent plus servir à financer une énergie incompatible avec l'Accord de Paris. Le charbon ou le climat, les gouvernements doivent choisir. » Selon Jake Schmidt, directeur au programme international du Natural Resources Defense Council, « financer l’industrie du charbon dans le contexte climatique actuel est clairement irresponsable. Cela met à mal la promesse de Paris et continue de lier les pays développés aux combustibles fossiles du passé, alors même qu’ils devraient se tourner vers les énergies d’avenir. » Selon Alex Doukas, chargé de campagne pour Oil Change International, « alors que la Chine a fermé des centaines de centrales à charbon et de mines, le Japon a accru ses financements dans le charbon aussi bien sur son marché intérieur qu’à l'étranger. Le fait que le Japon continue de financer le charbon met à mal  sa réputation d’un pays à la pointe de l’innovation technologique. » Selon Kimiko Hirata, directeur international du Kiko Network, « le Japon est une fois de plus classé premier financeur du charbon parmi les pays du G7. L’an dernier l’accord de l’OCDE et l’accord de Paris ont montré clairement que tout nouveau projet à base de charbon était incompatible avec les exigences climatiques. En maintenant sa position d’une promotion du “charbon propre”, le Japon viole les accords qu’il a signés. Le Japon doit prendre ses responsabilités et s’engager, lors du sommet du G7 à Ise Shima, à arrêter ses soutiens financiers internationaux au charbon. »

 

Plus d’infos :

www.nrdc.org

www.priceofoil.org

www.wwf.fr

Nos océans sont à bout de souffle !

Créé le : 08/06/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Unsplash	Aujourd’hui, 8 juin 2016, on fête l’océan à travers le monde. Une occasion pour se rappeler de l'importance des océans dans notre vie quotidienne. WWF appelle ainsi à une réglementation de la pêche à travers le monde pour protéger l’océan.

Aujourd’hui, 8 juin 2016, on fête l’océan à travers le monde. Une occasion pour se rappeler de l'importance des océans dans notre vie quotidienne. WWF appelle ainsi à une réglementation de la pêche à travers le monde pour protéger l’océan.

Surpêche, pêche illégale, captures accidentelles… Pendant des siècles, l’humanité a agi comme si mers et océans étaient des ressources inépuisables capables de nous nourrir et de se régénérer à l’infini mais il n’en est rien. Dans le monde, 90% des stocks de poissons sont surexploités ou exploités à leur maximum, les captures accidentelles représentent 40% des volumes de pêche globaux, 12 à 28 %des prises mondiales proviennent de la pêche illégale. De nombreuses solutions existent pour réduire les pressions exercées sur les océans. Il est urgent de les mettre en œuvre !                                                     

Pour rappel, le 30 mai, le WWF annonçait qu’en moins de 6 mois la France avait déjà consommé l’équivalent de l’ensemble des ressources halieutiques qu’elle pouvait pêcher et élever dans ses eaux nationales métropolitaines et reportait, à compter de ce jour, ses impacts sur les autres pays, notamment sur les plus vulnérables.

 

En cette Journée Mondiale des Océans, le WWF rappelle ainsi que nous sommes tous concernés et que chacun d’entre nous, peut accélérer le mouvement vers une pêche plus durable. « L’océan est une ressource renouvelable capable de répondre aux besoins de toutes les générations futures si les pressions auxquelles il est exposé sont efficacement atténuées », explique Isabelle Autissier, présidente du WWF France. « Les institutions, l’industrie et les consommateurs ont une grande responsabilité sur la durabilité des ressources et les conditions de vie des communautés des pays qui dépendent le plus de la pêche ».

Le WWF appelle ainsi les organisations internationales à prendre de toute urgence des décisions en faveur de la préservation des ressources, comme la réduction de la pêche des thons dans l’océan Indien qui doit être accélérée. L’Union européenne  à renforcer la mise en œuvre de sa législation en matière  de pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Les entreprises à transformer leurs politiques d’approvisionnement en produits de la mer en respectant des chartes proscrivant tout achat provenant de la pêche illégale et en  favorisant les pêcheries certifiées MSC ou les élevages ASC. Le WWF invite également  les entreprises qui le peuvent à se faire le relais de sensibilisation pour une pêche responsable, aux consommateurs à prendre conscience de leur rôle et de leur pouvoir.

Le WWF a ainsi lancé en 2015, le programme Fish Forward, sensibilisant les citoyens européens à l’impact de leur consommation sur les pays du Sud et recommandant notamment  l’achat responsable de produits de la mer en favorisant par exemple les produits certifiés MSC ou ASC

 

Afin de sensibiliser le plus grand nombre à une pêche durable, le WWF France s’investira sur plusieurs fronts lors de la Journée Mondiale des Océans, le 8 juin. Au programme notamment : une collaboration avec Demotivateur afin de sensibiliser le grand public à l’importance de la diversification via une recette simplissime faite à partir du trop peu connu thon listao. De 17h à 18h, l'Atelier des Chefs proposera, avec le WWF France, un e-atelier à destination des parents/enfants. Ces derniers y apprendront à cuisiner du chinchard en live avec un chef qui répondra en direct aux questions des internautes. A partir de 20h50 et jusqu’au petit matin, le WWF France accompagnera enfin La Nuit des Océans sur France Ô

Pour suivre notre campagne pour une pêche responsable :

www.wwf.fr/oceansmenaces/

Plus d'infos :

www.un.org/fr/events/oceansday/

www.wwf.fr/

www.francetelevisions.fr/nuit-ocean2016

www.fishforward.eu/fr/

www.demotivateur.fr/

La ville rose voit vert

Créé le : 02/05/2016
© Pixabay

Le WWF lance sa campagne We Love Cities du 26 avril au 22 juin. Le but : appeller les citoyens du monde entier à élire la ville la plus exemplaire en matière de lutte contre le changement climatique. Pendant les huit prochaines semaines, urbains ou ruraux pourront poster photos et vidéos sur Instagram, Facebook et Twitter #WeLoveCities

Les villes représentent près de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Pour inciter les villes à réduire leur émission de GES, le WWF a lancer le We Love Cities Award. En France, Toulouse ainsi que Paris et Bordeaux sont en lices. Du 26 avril au 22 juin, Toulouse communiquera, par le biais de ses réseaux sociaux, sur plusieurs actions thématiques : alimentation, transports, énergie, déchets et bâtiments. La ville met en avant un nouvel éco-quartier, l’extension des transports en commun, l’augmentation de la part du vélo et le travail de la municiplaité effectué sur les espaces verts.

Réveil éco-citoyen

France, Chine, Canada, Malaisie et 16 autres pays en compétition, ont été sélectionnés à la finale du Love Cities Award. Objectif : valoriser les actions mises en oeuvre en matière de lutte contre le dérèglement climatique mais aussi dans les domaines des économies d’énergie, de la gestion des déchets, de l'alimentation, des transports et ou encore de l'urbanisme durable. Lors du vote, tout citoyen vivant en ville ou à la campagne peut présenter des propositions, des recommandations.

« L’importance de l’implication des usagers dans la ville est évidente, pour toute collectivité prenant sérieusement en main son développement durable. Sans le soutien de leurs habitants, les villes ne peuvent mener d’actions climatiques ambitieuses. » explique Barbara Evaeus, responsable de la campagne We Love Cities

 



Elemen'terre se met au service de Toulouse

L’association Elémen’terre est spécialisée dans l’événementiel responsable, à Toulouse, en Midi-Pyrénées. Composée de 5 salariés, ses priorités sont la gestion environnementale des événements, la sensibilisation pour adopter une démarche éco-responsable et la réduction des déchets à la source.

Mélodie D’Argent, volontaire en communication, détaille les objets de la structure :

« Toulouse est une ville engagée dans le développement durable. Elle a la capacité de remporter cette compétition. Ainsi, notre association propose des solutions écologiques, pratiques et éthiques pour Toulouse." Nous proposons des solutions écologiques, pratiques et éthiques pour Toulouse. Des gobelets ou de la vaisselle sont mutualisés et réutilisés par nos adhérents. Nous accompagnons et conseillons les organisateurs d’éco-événements, des festivals par exemple. Notre action s’inscrit dans une dynamique associative toulousaine particulièrement forte. Autre illustration d’investissement associatif : La Glanerie, structure qui travaille sur la réduction des déchets. Elle les récupère dans les déchetteries, et les revalorise. Le mouvement citoyen Altenatiba est également très implanté dans notre région. Ainsi, près de 1 700 personnes  sont venus débattre et échanger dans ce « Village des Alternatives ». L’innovation était basée sur les thématiques liées au développement durable, à l’économie locale, la promotion d’une consommation écologique responsable. Le regroupement des acteurs qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble, a créé une véritable dynamique pour préparer l’avenir. »

Plus d'infos :

www.elemen-terre.org



 

Plus d'infos :

www.welovecities.org

www.alternatiba.eu/toulouse

www.facebook.com/Asso-La-Glanerie-1561275527447525/info/?tab=page_info

Partager

S'abonner à WWF