Toulouse

Zéro déchet : un premier « drive tout nu » va ouvrir à Toulouse

Créé le : 18/07/2018
bocal de granola- Crédit : Drive tout nu

Un service de retrait de course sans emballages jetables ouvrira en septembre 2018, à Toulouse. A la croisée de deux concepts innovants, le Drive tout nu allie la facilité des courses au respect de la planète.

C'est une première en France.  Drive tout nu, entreprise toulousaine proposera bientôt un service de retrait de course zéro déchet. Celui-ci sera opérationnel dès septembre 2018, au nord de la ville rose. Les clients pourront venir y récupérer bocaux et autres bidons remplis de denrées alimentaires.

 Le principe est celui d’un drive classique , à l’exception de la phase essentielle qui consiste à ramener ses contenants vides afin qu’ils soient lavés et réintégrés dans la boucle. Pierre Géraud-Liria, cofondateur de l’entreprise avec sa compagne Salomé, rappelle qu’un Français produit en moyenne « 590 kilos de déchets par an » dont la moitié provient des emballages. Et, alors que « le coût du traitement des déchets s’élève à 7 milliards d’euros par an », la réutilisation de bocaux, boites ou bouteilles consommerait 4 fois moins d’énergie que le recyclage.

Cet ingénieur agronome, passé par l’industrie agroalimentaire avant de se lancer dans l’économie circulaire, se tourne en 2017 vers l’entreprenariat pour « changer le monde à petite échelle ».  L’initiative du drive zéro déchet intègre d'ailleurs le parcours entrepreneur de Ticket for Change, association qui accompagne l’éclosion d’innovations sociales.

Bon pour l’environnement et le porte-monnaie

« Le zéro déchet nécessite du temps et une certaine organisation », concède le jeune homme de 31 ans pour qui le temps passé à faire ses courses, le transport avec ses bocaux et leur nettoyage apparaissent contraignants. C’est pour faciliter la vie des personnes qui s'inscrivent dans cette démarche que Pierre Géraud-Liria a créé Drive tout nu.

En plus d’une ambition zéro déchet, Drive tout nu s’efforce de privilégier les circuits courts. 60 % des produits ménagers, alimentaires, cosmétiques sont issus  de moins de 100 kilomètres à la ronde. Le Lauragais, plaine fertile qui s'étend à l'Est de l'agglomération toulousaine,  produit céréales, pois cassés, pois chiches ou encore des lentilles,. De quoi éviter des émissions de CO2 tout en rémunérant des agriculteurs locaux.

Le couple fondateur espère très vite dupliquer son idée ailleurs dans la métropole toulousaine, en Occitanie, voire dans la France entière. Ils travaillent également à adapter des produits plus délicats au zéro déchet, tels la viande et le poisson frais. L’idée étant qu’à terme Drive tout nu puisse couvrir tous les besoins d’une famille. 

Qualité de l'air : « Toulouse-Blagnac n'a pas d'impact problématique sur les populations »

Créé le : 16/02/2018
Vue de la zone aéroportuaire de Toulouse-Blagnac - Crédit : Prasetyo Muhammad ECTOR / Wikimédia Commons

Atmo Occitanie, observatoire régional de la qualité de l'air, présentait mercredi 14 février les résultats du partenariat qui le lie à l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Les mesures effectuées par l'association sont plutôt rassurantes. Entretien avec Dominique Tilak, directrice générale d’Atmo Occitanie.

Quelle est la nature du partenariat qui vous lie à l'aéroport de Toulouse Blagnac ?

Nous réalisons des mesures sur les pistes et les zones de parking depuis 2004. Nous mesurons trois polluants de l'air : l'oxyde d'azote et les particules fines – polluants qui sont réglementés – ainsi que le benzène. En 2014, nous sommes allés plus loin en utilisant des techniques de modélisation. Nous avons eu accès à toutes les sources potentielles de pollution : utilisation de véhicules, matériel de chargement des bagages, dispositifs de chauffage... Cela a permis de réaliser des cartographies des polluants. Nous avons eu également accès à l'ensemble des vols par l'intermédiaire de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC). Nous avons pu prendre en compte les émissions en phases de décolage et d'atterrissage.

Nous avons pu mettre en place un inventaire des sources de pollution en zone aéroportuaire. Notre méthodologie fait référence au niveau national.

Nous avons pu connaître la quantité de polluant émise à tel endroit sur la zone aéroportuaire à l'échelle d'une année. Nous avons renforcé tous nos dispositifs de mesure. Nous avons mis en évidence le fait que l'impact des activités aéroportuaires sur les populations n'est pas problématique en termes d'émissions d'oxyde d'azote et de particules fines.

Les activités aéroportuaires de Blagnac n'ont donc pas un impact considérable sur la qualité de l'air ?  

Concernant la qualité de l'air, nos mesures n'ont pas mis en évidence de problématiques particulières. Ce travail que nous continuons de mener va nous permettre de mettre à jour l'inventaire des émissions tous les deux ans et de refaire des modélisations régulièrement. Ce qui permet de visualiser la qualité de l'air aux alentours de la plateforme, sur une année.

Que représentent les émissions de l'aéroport à l'échelle métropolitaine ?

Nous avons pu mettre en évidence que l'aéroport émet environ 5% de l'oxyde d'azote émis dans l'ensemble de la métropole toulousaine. 85 à 86% de cette pollution provient des avions. Au niveau métropolitain, 67% des émissions d'oxyde d'azote proviennent du trafic routier.

Plus d'infos : www.atmo-occitanie.org

3 questions à Patrick Deixonne Expédition 7e Continent : « Tout le monde est concerné »

Créé le : 31/05/2016
© Pixabay

A l’occasion de ses 25 ans, NAUSICAA accueille l’Expédition 7e Continent pour une tournée en France, à partir du 12 mai. Du 4 au 5 juin pour la semaine du développement durable, ce déplacement pédagogique s’arrêtera à Toulouse. Leur objectif est d’alerter le public et les politiques sur la gravité de la pollution des océans avec la dispersion des déchets plastiques. Patrick Deixonne est chef de mission des Expéditions 7e Continent. Ce navigateur explorateur est aussi membre de la Société des Explorateurs Français.

Pouvez-vous expliquer votre projet de « déplastiquer » l’océan ?

Il y a un 7e continent constitué de nanoparticules. C’est la zone d’accumulation de plastiques. Il ne cesse d’augmenter. 80 % des déchets de l’océan proviennent de la terre ferme. Même les habitants de Strasbourg ou Toulouse peuvent agir. On estime que 35 millions de tonnes de plastiques polluent les océans. Notre projet consiste à ramener les échantillons de déchets aux scientifiques, afin qu’ils les examinent. A l’heure actuelle, nous n’avons pas d'autres solutions. La meilleure manière d’éradiquer le 7e continent est de sensibiliser les gens, afin de créer une chaîne de consciences. 

 

Quels sont les conséquences de cette pollution sur la faune et la flore ?

Il y a deux conséquences de la pollution des océans. La première est accidentelle. Il s’agit du sac plastique que la tortue ou la baleine avale. L’autre conséquence n’est pas scientifiquement prouvée. Ce que contient le plastique pourrait transiter dans la chaîne alimentaire. Nous nous demandons si ces métaux lourds peuvent se bio accumuler.

 

Quelles seront vos actions à Toulouse et quel est l’intérêt de votre collaboration avec Nausicaa dans cette ville ?

Toulouse a été choisie pour accueillir les rencontres européennes de la science,  ESOF (EuroScience Open Forum) en juillet 2018. Ainsi, cette ville sera la capitale européenne de la science. Notre base scientifique y est d’ailleurs située : le CNRS, le Centre national d’études spatiales ou encore Mercator océan. Du 4 au 5 juin, nous serons sur la place de l’Olivier pour accueillir le public, de 9h à 19h à Saint Cyprien, à Toulouse. Une conférence grand public sera également organisée, en soirée. Scolaires, industriels, scientifiques, mais aussi élus seront présents. Avec notre caravane pédagogique, notre objectif est de sensibiliser la population sur la dispersion des déchets plastiques dans la nature. Ils sont jetés sur le bas-côté de la route et se retrouvent dans nos océans. Nous désirons appliquer le programme et l’esprit de sensibilisation de ramassage à cette ville. Nausicaa se bat pour la protection des océans, le respect et les valeurs de la mer. Nous avons une complicité naturelle et une urgence partagée : comprendre et réduire la pollution plastique, pour une planète préservée.

 

 

Plus d’infos :

www.septiemecontinent.com/

www.nausicaa.fr/  

www.septiemecontinent.com/expedition-7e-continent-annonce-une-tournee-de-sensibilisation-en-france-entre-le-12-mai-le-15-juin-2016/

La ville rose voit vert

Créé le : 02/05/2016
© Pixabay

Le WWF lance sa campagne We Love Cities du 26 avril au 22 juin. Le but : appeller les citoyens du monde entier à élire la ville la plus exemplaire en matière de lutte contre le changement climatique. Pendant les huit prochaines semaines, urbains ou ruraux pourront poster photos et vidéos sur Instagram, Facebook et Twitter #WeLoveCities

Les villes représentent près de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Pour inciter les villes à réduire leur émission de GES, le WWF a lancer le We Love Cities Award. En France, Toulouse ainsi que Paris et Bordeaux sont en lices. Du 26 avril au 22 juin, Toulouse communiquera, par le biais de ses réseaux sociaux, sur plusieurs actions thématiques : alimentation, transports, énergie, déchets et bâtiments. La ville met en avant un nouvel éco-quartier, l’extension des transports en commun, l’augmentation de la part du vélo et le travail de la municiplaité effectué sur les espaces verts.

Réveil éco-citoyen

France, Chine, Canada, Malaisie et 16 autres pays en compétition, ont été sélectionnés à la finale du Love Cities Award. Objectif : valoriser les actions mises en oeuvre en matière de lutte contre le dérèglement climatique mais aussi dans les domaines des économies d’énergie, de la gestion des déchets, de l'alimentation, des transports et ou encore de l'urbanisme durable. Lors du vote, tout citoyen vivant en ville ou à la campagne peut présenter des propositions, des recommandations.

« L’importance de l’implication des usagers dans la ville est évidente, pour toute collectivité prenant sérieusement en main son développement durable. Sans le soutien de leurs habitants, les villes ne peuvent mener d’actions climatiques ambitieuses. » explique Barbara Evaeus, responsable de la campagne We Love Cities

 



Elemen'terre se met au service de Toulouse

L’association Elémen’terre est spécialisée dans l’événementiel responsable, à Toulouse, en Midi-Pyrénées. Composée de 5 salariés, ses priorités sont la gestion environnementale des événements, la sensibilisation pour adopter une démarche éco-responsable et la réduction des déchets à la source.

Mélodie D’Argent, volontaire en communication, détaille les objets de la structure :

« Toulouse est une ville engagée dans le développement durable. Elle a la capacité de remporter cette compétition. Ainsi, notre association propose des solutions écologiques, pratiques et éthiques pour Toulouse." Nous proposons des solutions écologiques, pratiques et éthiques pour Toulouse. Des gobelets ou de la vaisselle sont mutualisés et réutilisés par nos adhérents. Nous accompagnons et conseillons les organisateurs d’éco-événements, des festivals par exemple. Notre action s’inscrit dans une dynamique associative toulousaine particulièrement forte. Autre illustration d’investissement associatif : La Glanerie, structure qui travaille sur la réduction des déchets. Elle les récupère dans les déchetteries, et les revalorise. Le mouvement citoyen Altenatiba est également très implanté dans notre région. Ainsi, près de 1 700 personnes  sont venus débattre et échanger dans ce « Village des Alternatives ». L’innovation était basée sur les thématiques liées au développement durable, à l’économie locale, la promotion d’une consommation écologique responsable. Le regroupement des acteurs qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble, a créé une véritable dynamique pour préparer l’avenir. »

Plus d'infos :

www.elemen-terre.org



 

Plus d'infos :

www.welovecities.org

www.alternatiba.eu/toulouse

www.facebook.com/Asso-La-Glanerie-1561275527447525/info/?tab=page_info

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