Manifestation

[ 05 DÉCEMBRE ] L'appel à mobilisation de la Fédération des mutuelles de France

Créé le : 03/12/2019

La Fédération des mutuelles de France appelle à participer à la mobilisation nationale et interprofessionnelle du 5 décembre contre une réforme des retraites " qui va accroitre la durée de cotisation exigée et abaisser fortement les pensions de retraite ".

D'après la fédération, ce projet est " injuste et dangeureux", car le choix de dégrader les conditions de vie des seniors compliquera leur accès à la santé et à la protection sociale à un moment de la vie où cet accès est particulièrement crucial.

Ce projet s’inscrit dans une politique globale qui, selon la FMF, casse la solidarité nationale : un « plan hôpital » sans moyen, un plan dépendance en panne, un PLFSS qui ne permet pas de répondre aux besoins de santé de la population…

Or, vouloir un système de retraite juste, un hôpital public correctement doté en moyens humains et financiers, une politique solidaire qui permette de relever le défi de la dépendance, une protection sociale universelle pour que chacun puisse vivre dignement, ce n’est pas être « trop négatif » sur la situation du pays, ni être « pleurnichard » mais, au contraire, avoir l’exigence de construire la société humaine et fraternelle voulue par nos concitoyens. Car c’est bien, comme le rapelle le communiqué, le projet des militants mutualistes.

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[ SOUTIEN A CAMILLE HALUT ] Observer l'action de la police et de la gendarmerie est un droit !

Créé le : 12/09/2019

Camille Halut, membre d'un Observatoire des libertés publiques est poursuivie pénalement pour son activité en matière de défense des droits fondamentaux exercée dans le cadre des manifestations des gilets jaunes. La Ligue des droits de l'Homme rappelle dans un communiqué que les observateurs et défenseurs des droits doivent être autorisés à opérer librement dans le cadre de leur mission.

Camille Halut a participé à l'observation des pratiques des forces de police et de gendarmerie en matière de maintien de l'ordre public, lors du mouvement des « gilets jaunes ». Ses observations ont ainsi permis la rédaction de plusieurs rapports, dont l'un a été produit devant le Conseil d'Etat dans le cadre du référé liberté tendant à l'interdiction de l'usage des LBD 40. Ses observations ont également servi de support à des saisines de l'IGPN et ont, notamment, participé à l'identification de l'auteur d'un tir de LBD 40 sur un manifestant pacifique, au cours d'une manifestation à Montpellier.
Dans le cadre de sa mission d'observatrice, elle a été victime d'insultes et de violences policières, comme d'autres observateurs.
Convoquée au commissariat pour une audition libre, Camille Halut a été immédiatement mise en garde à vue et renvoyée ensuite à l'audience du tribunal correctionnel de Montpellier du 1er octobre 2019 pour « entrave à la circulation », alors qu'elle accomplissait sa mission d'observatrice en suivant une manifestation de trois mille personnes qui s'était déplacée sur l'autoroute le 6 avril.
En poursuivant Camille Halut, parmi trois mille manifestants pour une violation du Code de la route, le parquet, qui n'ignorait rien du rôle de celle-ci, a-t-il l'intention d'interdire l'observation des actions de la police et de la gendarmerie en détournant la loi de son objet ?
Dans un Etat de droit, à l'instar des médias, les observateurs et défenseurs des droits (dont la protection est rappelée, notamment, par les « Lignes directrices » adoptées par la Commission pour la démocratie par le droit du Conseil de l'Europe et par la Déclaration de l'ONU sur les défenseurs des droits de l'Homme), doivent être autorisés à opérer librement dans le cadre de leur mission d'observation de l'exercice de la liberté de réunion et de manifestation. Et cette activité ne peut légitimement constituer un délit.
Les membres du Comité soutiennent Camille Halut et demandent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles de respecter les normes internationales, européennes et internes (rappelées par le Défenseur des droits), en matière de liberté de réunion et de manifestation, et d'assurer la protection effective des observateurs et défenseurs des droits fondamentaux.

Organisations membres du Comité de soutien :

Action non-violente COP21 (ANV-COP21), Alterniba, Amis de la Terre, Amnesty international France, Anticor, Association des Tunisiens en France (ATF), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association européenne pour la défense des droits de l'Homme (AEDH), Attac, Centre de recherche et d'information pour le développement (Crid), Confédération générale du travail (CGT), Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT), Comité Vérité pour Adama, Coordination nationale Pas sans nous, Délinquants solidaires, Droit au logement (Dal), Droits et solidarité, Emmaüs France, EuroMed Droits, Fédération des associations de solidarité avec tous-te-s les immigré-e-s (Fasti), Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Fédération française des motards en colère (FFMC), Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération syndicale unitaire (FSU), Femmes Egalité, Fondation Copernic, France nature environnement (FNE), Gilets jaunes de Commercy, Gilets jaunes signataires DECLA TA MANIF, Greenpeace, Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti), Ligue des droits de l'Homme (LDH), Ligue de l'enseignement, Mouvement pour une alternative non-violente (Man), Médecins du monde, Mémorial 98, Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), Mouvement national lycéen (MNL), Oxfam France, Planning familial, Réseau Sortir du nucléaire, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat national des journalistes (SNJ), Syndicat national des personnels de l'éducation et du social-Protection judiciaire de la jeunesse (SNPES PJJ), SOS Racisme, Union nationale des étudiants de France (Unef), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale Solidaires.

Contact presse :
Service communication de la Ligue des droits de l'Homme (LDH)
presse@ldh-france.org / 01 56 55 51 15

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Nuit Debout Rennes: « C’est une expérience »

Créé le : 11/05/2016

Ce week-end de Pentecôte a été riche en manifestation dans toute la France. Mais Rennes est devenu l'épicentre des contestations contre le gourvernement. Ces actions sont en partie dues au mouvement Nuit Debout. Rencontre avec Charles, l'un des animateurs de la "gazette debout" à Rennes, Les Noctambules

Pouvez-vous décrire votre mouvement ?

Ce n’est pas « notre » mouvement, mais celui de tous. Il a commencé le 5 avril à Rennes. Nuit Debout, c’est sortir du système pour en expérimenter un autre. Les plus grands moments, 3500 personnes se retrouvent sur la place du Peuple et au mail François Mitterrand. Il y a certaines commissions importantes, fixes et durables : sur le travail et l’agriculture tous les mercredi soirs, et pleins de petits projets qui fleurissent : actions,  manifestations ou occupations de lieux comme la Maison du peuple. 

Comment s’organise une Nuit Debout à Rennes ?

Les Assemblées Générales prennent place chaque mercredi et samedi, avec souvent des projections de films ou de documentaires. Il y a aussi une commission démocratie. Il faut vraiment distinguer les commissions et les actions. Des actions non-violentes. Les participants des commissions réfléchissent et discutent sur certains sujets. Elles fixent elles-mêmes leurs horaires de réunion et présentent leurs travaux et propositions, qui sont alors discutés et votés par l’Assemblée Générale. Les actions y sont aussi proposées. Il y a toujours un esprit démocratique. On accepte tout le monde.

Quelles sont ces actions concrètement ?

Outre l’occupation de la Maison du peuple, on projette des films pendant les rassemblements. Nous préparons aussi des distributions de tracts sur le chantier du centre des congrès. Autre exemple : la création d’une gazette et d’un bulletin pour communiquer et informer les gens. Les hiérarchies sont aplanies, on peut objecter à toutes les décisions. Les Noctambules, gazette papier de Nuit Debout à Rennes, est issu du bénévolat. Tout le monde, à travers la France, peut y participer. C’est une expérience, on n’a pas voulu répéter les mêmes erreurs des médias traditionnels. Nous cherchons un modèle économique stable, en proposant une ligne éditoriale désintéressée. 

Plus d’infos sur :

www.facebook.com/Nuit-debout-Rennes-1718425701733962/

www.twitter.com/rennesdebout

www.wiki.nuitdebout.fr/wiki/Villes/Rennes

Bulletin n°0 : www.issuu.com/nuitdeboutrennes/docs/bulletin-n0/1?e=24834767/35483066

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