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[CHRONIQUE LITTÉRAIRE] « Devant l’effondrement »

Créé le : 19/07/2020
Crédit : Pixabay

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Dans cette nouvelle Chronique Littéraire, Sans Transition ! revient avec de nombreux ouvrages proposant une réflexion sur l'urgence climatique et la nécessaire transition écologique. Du guide de l'innovation frugale au sauvetage de la vie sur Terre en passant par l'effondrement... Bonne lecture !

La vie passionnante de Coline Serreau

Coline Serreau est une artiste totale et engagée, surtout connue comme réalisatrice de Trois hommes et un couffin, La crise, La Belle Verte ou Solutions locales pour un désordre global, ou comme autrice de pièces de théâtre inoubliables (et aux titres improbables comme Quisaitout et Grobêta ou Lapin Lapin). Également appréciée comme actrice, on sait moins qu'elle est aussi photographe, peintre ou directrice de chorale. Elle a abordé avant tout le monde des thèmes tels que la crise écologique, le droit des femmes, la santé, les travers du consumérisme et du libéralisme, etc. À 70 ans, elle livre pour la première fois une autobiographie originale en trois parties et vingt-trois hashtags. Elle raconte d'où elle vient et à qui elle doit ses influences, sa famille et ses ancêtres, son parcours artistique tous azimuts... Elle confie aussi ses pensées, ses réflexions sur notre société, le futur, les sujets qui la passionnent, révoltes et bonheurs. Une lecture passionnante !

#COLINESERREAU, Coline Serreau, Actes Sud, octobre 2019, 208 pages, 29 euros

 

Pendant le compte à rebours

L'homme politique, mathématicien et collapsologue Yves Cochet, expose ses théories et pratiques sur l'imminence de l'effondrement et comment s'y préparer. Il vit aujourd'hui dans une ferme expérimentale en Bretagne où il a déjà tout mis en place pour faire face au basculement dans les 30 prochaines années. Il examine les origines écologiques, économiques, financières et politiques de cet effondrement et, surtout, leurs relations systémiques. Les étapes de l’effondrement seront notamment une réduction importante de la population mondiale, une ruine des États incapables de gérer les questions de santé ou de sécurité, la fin des énergies fossiles et nucléaire, le passage obligé vers une alimentation plus végétale, plus locale, plus saisonnière ou l’avènement d’une mobilité low tech, sans voitures ni avions. Un dernier livre avant la fin d'un monde ?

 Devant l'effondrement, Essai de collapsologie, Yves Cochet, Les Liens qui Libèrent, septembre 2019, 256 pages, 18,50 euros

 

Une réponse à l'urgence sociale et écologique

Les auteurs, conseiller en innovation et professeur de marketing, montrent comment les entreprises peuvent répondre aux attentes des consommateurs en quête de sens et soucieux de l'environnement. Ce livre s'adresse plutôt aux dirigeants, décideurs et étudiants. Il propose de répondre aux objectifs de développement durable de l'ONU plus vite, mieux et pour moins cher ! Cette stratégie de croissance révolutionnaire vise à innover grâce à des produits durables, à l'impact positif sur la société et la planète. Ils s'appuient sur l'expérience de 50 entreprises pionnières, et néanmoins multinationales, et des exemples français. Les six principes fondamentaux sont des outils pour réussir dans ce sens. Une vision optimiste.

 Le guide de l'innovation frugale. Les 6 principes clés pour faire mieux avec moins, Navi Radjou et Jaideep Prabhu, traduit de l'anglais (États-Unis) par Anaïs Bon, préface de Paul Polman, Diateino, 384 pages, 24 euros

 

Sauver la vie sur Terre

Qu'est-ce que le New Deal Vert ? Jérémy Rifkin expose son projet économique et sociétal basé sur une prise de conscience sur l'état de la planète. Il s’agit d’un véritable plan de transition globale pour un monde post-énergies fossiles qui permettrait de produire 100 % de l’électricité à partir de sources propres et renouvelables ; d’améliorer et d’augmenter l’efficacité du réseau énergétique, du réseau des transports ou du secteur du bâtiment ; d’investir dans la recherche et le développement de technologies vertes ou de proposer de nouveaux emplois nés de cette nouvelle économie. Les solutions existent et sont à notre portée. Aujourd’hui, les intérêts des dirigeants politiques, économiques et financiers convergent avec ceux des citoyens : c’est ce que démontre Jérémy Rifkin dans ce manuel documenté qui redonne de l’espoir et l’envie d’agir pour la planète.

 Le New Deal Vert Mondial, Pourquoi la civilisation fossile va s'effondrer d'ici 2028. Le plan économique pour sauver la vie sur Terre, Jérémy Rifkin, Les Liens qui Libèrent, octobre 2019, 304 pages, 21,80 euros

 

Changer la ville et… le Monde

Dans Tous acteurs de la Révolution verte. Changer la ville, changer le monde, le collectif « Merci Raymond » invite à repenser le modèle de nos villes afin de s'y sentir mieux.
Pour eux, la clé réside dans la réintroduction du végétal à laquelle chacun à son échelle peut participer. Par exemple, l'agriculture urbaine développée sur des espaces non exploités comme des parkings ou des terrains vagues permettrait de redonner à la ville sa fonction nourricière. Cette idée illustrée par la mise en fonction de jardins partagés montre qu'en plus de favoriser la sociabilisation, d'être source d'intégration pour certaines populations, elle offre des vertus thérapeutiques tout en permettant à nos petits citadins d'apprendre les bases du jardinage. Ces jardiniers urbains comme ils aiment se nommer, nous expliquent également comment il est possible de re-végétaliser nos cités grâce à une nouvelle vision verte de l'architecture. Pour eux, cette dernière doit devenir durable en visant le biomimétisme et la ville résiliente. Par exemple, il est possible comme certains l'ont déjà fait de développer l'apiculture sur les toits des immeubles. Très pragmatiques, 25 actions très simples sont détaillées avec des illustrations pour devenir acteur de la révolution verte. Voici un livre très instructif et positif redonnant espoir en l'avenir d'une vie urbaine. Ce livre permet de prendre conscience qu'il est possible de vivre mieux en ville en étant acteur du changement. Il ouvre également une voie possible vers tout un panel de nouveaux métiers qui sont en train de se développer : Agriculteurs dépollueurs, Designer végétal ou encore e-agriculteurs. Il donnerait presque envie de retourner vivre en ville pour répondre à ce défi !

 Tous acteurs de la révolution verte. Changer la ville, transformer le monde. Merci Raymond (collectifs de jardiniers urbains), Marabout ed., 175 pages, 14,90 euros

 

Cocooner dans sa maison écolo

Dans Ecocooning, une maison écolo, c'est confortable, Elise Rousseau nous livre une BD pleine d'humour qui met du baume au cœur. Grâce à une poule bio très inspirante qui débarque inopinément dans son jardin, la narratrice devenue très récemment hyper allergique va revoir entièrement sa façon de vivre. Ainsi, tout va passer au crible: ses produits d'entretien, de salle de bain, ses matériaux de construction, l’intérieur de ses placards, sa façon de cuisiner, son jardin. Rien n'est oublié! Sans professer une leçon moraliste, cette gallinacée prénommée Cocotte donne des clés afin de se sentir davantage en adéquation avec ce dont nous avons réellement besoin tout en faisant du bien à soi-même et à la planète. Sortir de la société de surconsommation, repenser son intérieur tout autant que son extérieur vont encourager l’héroïne à se créer une vraie maison douillette et écologique avec tout ce que cela revêt. Sans tomber dans le minimalisme extrême, elle exhorte par exemple à réfléchir à ses vrais besoins. En ce sens, des exercices pratiques personnels: « le cahier pratique de Cocotte» jalonnent toute la BD en officiant presque comme un guide de développement personnel pour revenir au principe de « sobriété heureuse ». Tout cela avec beaucoup de légèreté.
Voici donc une BD très drôle qui invite finalement à réfléchir en profondeur sur sa façon de vivre. De façon sous-jacente elle touche à une question essentielle de notre existence: comment être heureux ?

Ecocooning, Une maison écolo, c'est confortable ! Elise Rousseau, Delachaux et Niestlé  ed.Paris, 2019, 125 pages, 15,90 euros

 

Comment renverser les multinationales

Vandana Shiva, la militante et féministe indienne, démontre de façon saisissante le pouvoir destructeur des multinationales et des milliardaires. Ces ultra-riches (dont Bill Gates, Warren Buffett, Mark Zuckerberg) représentent 1 % des habitants de la Terre et ont conduit les autres 7 milliards à des inégalités sociales exacerbées, à la pauvreté et la malnutrition, aux crises migratoires... Leurs fondations et fausses œuvres humanitaires ne sont qu'une façon d'échapper au contrôle des structures démocratiques pour accroître leur pouvoir et multiplier leurs profits. Ils supervisent l'alimentation, l'information, la finance, l'énergie... Vandana Shiva propose des pistes pour renverser la balance, sauver la démocratie, renouer avec la nature et l'identité humaine.

 1 % : reprendre le pouvoir face à la toute-puissance des riches, Vandana Shiva, Rue de l'échiquier, août 2019, 184 pages, 19 euros

 

Nous voulons des produits sains

L'auteur de Nous voulons des coquelicots, Fabrice Nicolino, livre une enquête choc sur le scandale sanitaire des fongicides SDHI (Succinate DeHydrogenase Inhibitor : inhibiteurs de la succinate deshydrogénase) qui servent à détruire les champignons et moisissures des récoltes. Ils sont présents dans 80 % des surfaces de blé, sur l’orge, les arbres fruitiers, les tomates, les semences, les pommes de terre, les terrains de sport, etc. Or, ils s’attaquent à la fonction respi­ratoire des êtres vivants (la SDH) et entraînent chez l'homme des maladies neurologiques et des cancers. Des scientifiques du CNRS, de l’Inserm et de l’Inra ont alerté en 2018 les autorités, mais les lobbies de l'industrie agro-chimique nient tout problème de santé publique. L'auteur dénonce les liens étroits entre ces lobbies et les institutions publiques de veille sanitaire, dont l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), d'où des conflits d’intérêts graves pour notre santé.

Le crime est presque parfait, Fabrice Nicolino, Les liens qui libèrent, septembre 2019, 224 pages, 20 euros

 

Pour un cerveau éclairé

Stéphanie Brillant a réalisé le film documentaire Le cerveau des enfants, un potentiel infini (2017) et consacre désormais son travail à l’éducation éclairée. Dans cet ouvrage, elle explique comment assurer aux enfants un meilleur équilibre psychique et physique, ainsi qu'un plus grand épanouissement social et professionnel, avant la naissance et pendant les premières années. Elle ouvre des pistes de réflexion originales pour comprendre le fonctionnement du cerveau et aborde divers sujets liés entre eux : émotions, croyances, fonctionnement de la mémoire, hygiène de la pensée, importance de l’engagement physique et social. L’essentiel est dans la qualité de la relation qu'on entretient avec eux, de la façon la plus positive possible. Avec des exemples concrets, des exercices pratiques et des jeux faciles à expérimenter au quotidien.

 Guide du cerveau pour parents éclairés, Stéphanie Brillant, Actes Sud, septembre 2019, 304 pages, 22 euros

 

La Terre nous écrit pour la sauver

Geneviève Azam, économiste, spécialiste du climat et altermondialiste, écrit un essai sous la forme originale d'une lettre à la Terre, une déclaration d'amour face au désastre écologique, aux dérèglements climatiques (et humains) et au mirage d'un capitalisme vert. Elle propose, aux Terriens « déterrestrés » que nous sommes devenus, un rapport plus sensible et direct à la Terre, un lien à renouer. L'autrice a également imaginé la réponse de la planète qui est d'accord avec les alliances, mais pas n'importe lesquelles ni avec n'importe qui, quitte à détruire des projets contre-Nature. La Terre nous demande de nous soulever avec elle pour répondre à l'immense défi pour la sauver, car ce sont nous, humains, qui gardons l'action politique. Geneviève Azam lance un appel à la désobéissance, à la résistance et à la lutte contre ce qui menace la vie.

 Lettre à la Terre. Et la Terre répond, Geneviève Azam, Seuil, septembre 2019, 192 pages, 17 euros

 

Rester (ou devenir) vegan et convivial

Annie Nichols est anglaise et ses talents culinaires sont internationaux. Elle dirige un « super club » végétalien et sait faciliter la vie des végans avec une cuisine rapide et goûteuse pour tous. Le véganisme comptent des millions d'adeptes avec des approches multiples : choix éthique, environnemental, politique ou simplement gustatif pour qui préfère les aliments d'origine végétale. Mais parfois, les habitudes alimentaires des végans sont restrictives et difficilement compatibles avec celles des autres. Du petit déjeuner en passant par l'apéro et le souper, voilà une foultitude d'idées, d'astuces et de conseils, et 65 recettes pour continuer à partager de bons repas avec ses amis. Pour que plaisirs et convivialité s'invitent à toutes les tables !

Comment manger végan et garder ses amis ? Annie Nichols, Ulmer, septembre 2019, 160 pages, 16,90 euros

 

Mode d'emploi positif pour la transition

Grégory Derville est maître de conférences en science politique et a participé à Beauvais en transition. Déjà auteur d'un livre sur la permaculture, il crée un écolieu à la campagne pour mettre en œuvre concrètement ses travaux. Avec ce livre pratique sur la transition écologique, il explique, en expert et praticien, comment transformer en profondeur le territoire : quartiers, villages, villes. Lucide face à la situation écologique, il propose cependant une vision positive et stimulante du futur pour la construction d'une autre société, en unissant les forces et compétences (famille, amis, voisins, associations, élus locaux...). Voilà un véritable mode d'emploi pour savoir comment s'y prendre et quelles actions mener, s'appuyant sur 9 types d'initiatives détaillées et des exemples précis déjà existants.

 Réussir la transition écologique. Outils pratiques pour agir ensemble, Grégory Derville, préface de Pablo Servigne, Terre Vivante, octobre 2019, 208 pages, 25 euros

[MUNICIPALES] À Lorient, de citoyens en transition à candidats

Créé le : 09/03/2020
Lorient en transition - @Stéphanie Biju

Crédit photo Stpéhanie Biju

Par Stéphanie Biju

Sur l’ensemble de l’hexagone, des collectifs de citoyens s’engagent sur les pas de Rob Hopkins pour conduire leur ville ou leur territoire vers la transition. À l’approche des municipales, certains font le choix de se poser en simples vigies du respect des engagements en faveur de la transition. D’autres présentent leur propre liste. D’une manière ou d’une autre, les défenseurs des villes en transition entendent bien peser sur les débats.

 

Impliqués dans le collectif citoyen Pays de Lorient en Transition, certains Lorientais du groupe ont décidé à l'automne dernier de franchir un pas supplémentaire et de présenter leur propre liste aux municipales 2020. Une première expérience électorale pour certains, plus ou moins sans complexe, mais avec la ferme intention d'incarner du "neuf" en politique.

La démission de Nicolas Hulot a été le déclic. Fin d'été 2018, le collectif Pays de Lorient en transition naissait sous l'impulsion de citoyens tous liés par le même sentiment d'urgence et bien décidés à faire bouger les lignes. Rassemblements pour le climat, appel pour une agglomération écologique et solidaire, collecte participative de propositions concrètes dans ce sens… « L'intention était avant tout d'être une sorte de think tank citoyen », rappelle Damien Girard, ex-élu EELV et porte-parole du collectif. « Nous voulions certes peser dans la vie politique locale mais sans réelle visée électorale. Même si on ne s'interdisait pas d'être candidat, chacun, dans nos communes respectives… » Faute de voir émerger une liste d'union des partis de gauche dans la sous-préfecture morbihannaise, certains Lorientais du collectif ont décidé de « remplacer la parole par l'action », justifie Damien Girard, naturellement investi tête de la liste Lorient en commun. À ses côtés, des citoyens, non encartés voire novices en politique, vivent leur première campagne…

« Nous avons un programme d'actions qu'on a mis du temps à élaborer, dans un processus le plus participatif possible. Je veux qu'il voie le jour ! », motive ainsi Rozenn Métayer. Cette prof des écoles, maman de deux enfants, fait référence au catalogue de « 40 propositions citoyennes pour le territoire » (1) et laissé libre de droit aux candidats aux municipales. « Ces propositions forment un ensemble cohérent et permettent de se rendre compte à quel point l'écologie est transversale. On ne peut pas se contenter de petites mesures piochées par-ci par-là, au risque qu'elles soient dévoyées ou qu'elles ne servent que de vernis », estime Rozenn.

Représenter et agir concrètement

Avec l'énergie débordante de leurs 20 ans, Léa Bonneville et Louen Coupa-Dufaut, eux aussi, croient en une écologie « radicale ». « C'est notre dernière fenêtre de tir, notre dernière chance de réaliser une transition écologique qui ait de la gueule, on a encore l'occasion d'embarquer tout le monde dans ce sens. Il faut y aller ! », revendique Léa. Engagés au sein du mouvement Youth for Climate et de l'association étudiante DDcalés (2), tous les deux organisaient, il y a un an, la Marche pour le Climat, qui a mobilisé 2500 collégiens, lycéens ou étudiants à Lorient. Parce qu'ils ne se sont alors pas sentis pris au sérieux par les décideurs, ils entendent « représenter la voix de la jeunesse, celle consciente du danger mais qui n'a pas encore l'âge de voter », martèle Léa. Représenter… « mais pas seulement faire de la représentation », nuance Louen. « En tant que militant, on demande un changement et on attend que ceux qui décident, fassent. Être sur cette liste, c'est aussi se donner l'opportunité d'agir concrètement ».

Si les convictions sont chevillées au corps, cet engagement politique ne se vit pas sans complexes. À 62 ans, Caroline Robert, impliquée dès le début de l'aventure dans Pays de Lorient en transition, ne cache pas avoir « peur de ne pas être au niveau, de ne pas réussir à [s]’insérer dans le débat », le moment venu. Rozenn, elle aussi, s'est interrogée sur sa légitimité. Participer aux phases de négociations avec les partis l'a aidée. « J'ai des qualités, j'ai acquis des compétences dans mes expériences de vie, professionnelle ou militante, que je peux transférer à une fonction d'élue », a-t-elle réalisé.

 Ne pas se laisser endormir par la fonction

Au-delà des belles idées, comment être sûrs de ne pas tomber dans les travers d'un système politicien dont on ne veut plus ? D'autant que le jeu des alliances amène déjà à certaines stratégies… « C'est sûr, nous sommes novices, il y a des façons de faire qui nous échappent et la crainte d'être phagocytés par des normes, des lois qui dictent le fonctionnement communal », observe Florence Gourlay, enseignante-chercheuse en géographie, urbanisme et aménagement de l’espace à l’UBS. « Si on est élu, tout l'enjeu va être de garder la fraîcheur et l'envie de ceux qui découvrent la politique. Faire en sorte que les partis qui se rallient à notre liste acceptent de se "recomposer", de repenser avec la dynamique citoyenne d'origine. Cela vaut aussi pour la machine administrative ».

Florence, Rozenn, Léa, Louen, Caroline ont confiance. En leur tête de liste, Damien Girard, et en « sa capacité d'écoute, ses aspirations à faire autrement, à tordre les tuyaux… », énumère Florence. En l'équipe aussi, « vraiment soudée », juge Léa. « En collectif, nous avons appris à travailler ensemble, nous sommes liés par les mêmes valeurs, les bases citoyennes sont solides et on saura trouver l'équilibre avec les partis ». Sachant aussi « qu'on a le pouvoir de désobéir ! », interpelle Rozenn. « C'est un levier qu'il ne faudra pas s'empêcher d'activer ». Les camarades de Pays de Lorient en Transition, ceux qui comme Annie n'ont, par exemple, « pas l'énergie suffisante et plus assez de candeur pour se présenter », mais entendent continuer d'œuvrer pour voir le territoire devenir aussi exemplaire que Grande-Synthe, Dunkerque, Grenoble…,  sauront, à coup sûr, jouer les garde-fous.

(1) Pendant 18 mois, sur une plate-forme  collaborative et lors d'ateliers publiques, le collectif Pays de Lorient en Transition a collecté plus de 300 propositions pour engager la transition sur le territoire de Lorient. 40 ont été retenues, constituant un projet social, écologique et solidaire à part entière, présenté à l'automne 2019.

(2) DDcalés est une association étudiante de la licence Sciences Écologie et Société de l'UBS, qui a pour vocation de sensibiliser le milieu étudiant aux problèmes écologiques et sociétaux et de donner des solutions pour y remédier. Elle organise régulièrement des conférences, des ateliers zéro déchet, de jardinage, de non-gaspillage alimentaire…

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