Culture

Kilti, « Amap culturelle », arrive à Montpellier

Créé le : 25/04/2018
Les sac Kilti sont remplis de denrées culturelles - DR

Recevoir des paniers garnis de photos originales, de sérigraphies ou encore de places de spectacle. C'est ce que propose Kilti. Après Lille, Bruxelles, Paris, Strasbourg, Metz et la Martinique, l'association et ses sacs remplis de trésors culturels débarquent à Montpellier.

« Le principe s'inspire de celui des Amap. Tous les trois mois on est invité à une soirée durant laquelle les artistes ou les structures partenaires remettent leurs objets culturels aux personnes les ayant commandés », indique Julie Zamorano, coordinatrice de Kilti Montpellier. « L'idée est de soutenir les créateurs locaux qui n'ont pas toujours les moyens de s'exprimer et qui peuvent éprouver des difficultés à vivre de leur art. Mais il s'agit aussi de permettre aux gens d'accéder à l'art autrement que par la consommation en leur permettant de rencontrer celles et ceux qui se trouvent derrière les créations. C'est une véritable valeur ajoutée », défend cette passionnée de culture et de littérature de 35 ans.

De l'art en circuit court

Les premiers paniers montpelliérains seront livrés le 7 juin prochain, à 19h, à la galerie la Jetée. Un thème réunit les œuvres et propositions artistiques qu'on y trouvera : « Eros ». « Ce qui permet d'aborder l'amour et l'érotisme à la fois », explique Julie Zamorano. Des stickers réalisés par de jeunes illustratrices, une photo, un bon pour une visite guidée insolite, un autre pour un atelier d'écriture biographique et une place pour le festival What the fest ? de Vendargues seront glissés dans des sacs ornés d'un dessin sérigraphié réalisé par un artiste local. Deux formules existent : une à 25 euros comprend une œuvre de chaque type (un dessin, une sortie...) et un panier à 49 euros en comprend deux de chaque. Des abonnements à l'année sont aussi proposés par Kilti au tarif de 180 euros. Ils permettent de bénéficier, tous les trois mois, d'un sac grand format (45 euros au lieu de 49, donc). Les boulimiques de découvertes en tout genre doivent s'inscrire en ligne sur le site de l'association. Le nombre d’œuvres éditées est équivalent à celui des commandes. Qui sait, le futur Pierre Soulage se cache peut-être dans un sac de Kilti ?

Plus d'infos : http://kilti.fr/ et www.facebook.com/kilti.montpellier/

Montpellier : Les « alternatives durables » ont bientôt leur librairie – salon de thé

Créé le : 04/04/2018
Chloé Bellue et Wissam Mimouni, co-fondatrices de la librairie "Fiers de Lettres" - Crédit : FD / LMDP

Une librairie-salon de thé entièrement consacrée aux alternatives durables ouvrira en plein centre de Montpellier, rue du Bras de fer, en juin prochain. Poétiquement baptisé Fiers de Lettres, l'endroit sera bien plus qu'un magasin de livre. Il se présente comme un lieu de rencontres entre les porteurs d'initiatives en matière d'écologie pratique, d'économie sociale et solidaire, et le grand public. Vous pourrez notamment y retrouver Sans Transition ! Une campagne de crowdfunding a été lancée pour soutenir cette belle initiative. Parmi les contreparties : des « paniers littéraires ». Discussion avec Chloé Bellue et Wissam Mimouni, porteuses de ce projet engagé.

À quoi ressemblera la boutique de Fiers de Lettres ?

Wissam : Fiers de Lettres, ce sera 60 m² de livres, de salon de thé, de carterie-papeterie. Ce sera un lieu de vie où l'on échange sur les alternatives durables et les innovations en matière de solidarité et de diversité.

Chloé : Nous comptons valoriser tout ce qui porte la société vers plus de solidarité et de durabilité. Nous nous inscrivons dans la même logique que Sans Transition !

Wissam : Il s'agit de mettre en avant tous les ouvrages qui parlent de ces thématiques. Beaucoup de maisons d'édition existent, y compris localement. Nous les trouvons dans les librairies généralistes. Notre idée est de les mettre en avant et d'organiser des événements pour parler des initiatives durables au grand public. Le livre génère des échanges et des réflexions. On trouvera chez Fiers de Lettres des essais mais aussi de la fiction, des romans...

Pourriez-vous nous en dire plus sur les événements que vous comptez organiser ?

Comme la plupart des librairies, nous allons organiser des rencontres avec des auteurs. Mais aussi des ateliers. L'idée est de faire venir des associations en mesure d'animer des rencontres sur des sujets pratiques. Notre volonté est aussi d'amener les personnes vers ces sujets. Nous mettrons en place des ateliers autour de choses assez concrètes, des choses du quotidien... Pour ensuite amener les participants à réfléchir plus largement aux alternatives. Mais nous avons aussi envie de faire témoigner des entrepreneurs sociaux, des personnes qui sont engagées sur ces sujets et les mettre en lien avec le grand public. Les initiatives fourmillent mais ne font pas encore système. Nous voulons les rendre visibles. Nous travaillons actuellement sur une programmation pour le mois de juin.

Vous avez lancé une campagne de crowdfunding. Quels sont vos objectifs ?

Chloé : La campagne se termine le 30 avril prochain. Nous avons atteint notre premier objectif qui était de 4000 euros. Nous avons construit l'opération en trois paliers. Le premier permettra de financer la conception de mobilier en bois par un chantier d'insertion local. Le second palier – fixé à 6000 euros  est destiné à l'achat d'une machine à café professionnelle pour la partie salon de thé. Enfin, un troisième palier (9000 euros) doit permettre de financer l'aménagement de la boutique par un architecte-mesuisier sensible au développement durable. Les contreparties sont des paniers littéraires garnis de livres. 

Wissam : La machine à café est un élément important ! Nous sommes amatrices de café. L'idée est de proposer sur place des cafés de qualité, bio et équitables. Nous voulons offrir aux gens la possibilité de venir découvrir les alternatives autour d'une tasse.

Contribuer à l'opération de crowdfunding : www.tudigo.co/don/fiers-de-lettres

Finistère : Run Ar Puñs a besoin de vous pour développer son projet culturel, social et solidaire

Créé le : 14/03/2018

Scène de musiques actuelles à la campagne mais aussi bar et marché bio : Run Ar Puñs est un lieu de vie et d'animation, à proximité de Chateaulin (29). Installé dans un ancien corps de ferme, le projet a besoin de se développer pour continuer à exister. C'est pourquoi l'association qui le porte s'est lancée dans une opération de crowdfunding dont le but est de racheter d'autres bâtiments dans le « hameau » qu'il occupe

 

225 000 euros

Prix du bâti ? 190 000 euros. Somme à laquelle il faut ajouter le prix des travaux de rénovation à effectuer. Une nouvelle association a été créée pour l'occasion (le Collectif du Hameau de Run Ar Puñs). Elle a pour objectif de récolter 225 000 euros. Des hébergements pour les artistes devraient être aménagés, ainsi qu'un espace de restauration. Mais aussi des « projets artistiques, horticoles, paysagers et plus encore touchant à l’économie sociale et solidaire sont en cours d’élaboration pour continuer à faire de tout cet ensemble un lieu de vie cohérent et harmonieux », assure Run ar Puñs. Lancement de la campagne : avril 2018.

Plus d'infos sur : www.runarpuns.com/index.php/196-financement-participatif-run-ar-puns

COOKSOUND, LE FESTIVAL QUI FAIT VOYAGER LES YEUX, LES OREILLES ET LES PAPILLES

Créé le : 29/06/2017

Prenez un soupçon de musique du monde, ajoutez une pincée de gastronomie, n’oubliez pas les projections de film, mélangez le tout à la sauce éco-responsable, et vous obtiendrez… Cooksound. Ce festival, organisé par l’association La Plage Sonore, se tient chaque année au cœur du couvent des Cordeliers à Forcalquier (04). Il fêtera son septième anniversaire du 13 au 16 juillet.

Après la culture celtique mise à l’honneur dans l’édition 2016, Cooksound a décidé cette année de redescendre dans le sud. Cette septième édition, qui se tiendra du 13 au 16 juillet, aura des accents ibériques puisqu’elle se focalisera sur l’Espagne et le Portugal.

Un festival pour voyager

Comme chaque année, musique, gastronomie et cinéma s’articuleront autour de ce thème géographique avec une ambition : faire connaître une culture , et, par là, faire voyager les festivaliers. « Tous les continents regorgent de cultures riches et variées, s’enthousiasme Laurent Kouby, directeur et fondateur du festival. Pour nous, c’est important de faire découvrir des rapports au monde et des esthétiques différentes, surtout dans les zones rurales. Ici, les gens n’ont pas forcément l’habitude de voyager. » Et Cooksound est justement l’endroit rêvé pour barouder tout en restant entre les murs du couvent des Cordeliers. Car Laurent Kouby n’entend pas s’arrêter aux clichés : « Nous voulons aller plus loin que la paëlla. Le but, c’est de proposer des choses que les gens n’ont pas forcément goûtées ou découvertes. »

 

Affiche de l'édition 2017 du festival Cooksound - DR

 

Musique et gastronomie sur fond de développement durable

Mais l’ambition du festival est aussi de sensibiliser le public au développement durable et aux pratiques éco-responsables. Une dimension présente à Cooksound depuis la première édition. « La commune de Forcalquier, avance Laurent Kouby, est très engagée dans cette démarche. » Et lui aussi. « C’est une philosophie que je porte depuis longtemps. Cela me semblait important de faire la même chose dans le festival. » Côté organisation, La Plage Sonore ne se contente donc pas de verres réutilisables et de toilettes sèches. La cuisine est composée de produits frais, de saison et locaux, issus de l'agriculture bio ou raisonnée. La vaisselle est compostable et les déchets alimentaires compostés. On pratique le tri sélectif. Et un partenariat a été mis en place avec les lignes de bus de la région pour inciter à l’utilisation des transports en commun. Cette année, deux nouveautés en plus : un système de cendriers portables pour limiter les mégots, et un parti pris, celui de ne pas proposer de sodas, seulement des jus de fruits locaux. À l’issue de chaque festival, un bilan énergétique est réalisé ; une analyse qui permet de mettre en place de meilleurs dispositifs dès l'année suivante. Servie avec des tapas, l’éducation environnementale est toujours plus efficace !

Toutes les informations, prix et horaires sur le [SITE] du festival.

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Culture contre exclusion 17 octobre 2016 : Cultivons nos liens, partageons nos cultures

Créé le : 14/10/2016

Par ATD Quart Monde

On entend souvent dire « Les personnes pauvres ont d’abord besoin de se nourrir et de se loger avant de penser à se cultiver… » Cette idée est réductrice, elle ne résiste pas à la réalité.

 

 

A Lyon, la chorale d’ATD Quart Monde chante devant des œuvres au Musée des Beaux Arts, et l'institution prête des reproductions de tableaux aux participants, parmi lesquels on compte des personnes ayant connu la pauvreté ou non. Un partenariat qui permet l’accès de la culture à tous.

Pour Béatrice et Georges, deux piliers de la chorale, ces moments sont d'une grande valeur : « On chante mieux devant des tableaux qu’en répétition. Le musée est un lieu magique  ». En mai dernier, pour la seconde année du partenariat, ils ont chanté « devant un tableau représentant des esclaves, on a interprété le Nabucco, un sacré défi. J’en ai des frissons » , se souvient Georges, encore ému par la beauté de l’opéra de Verdi.

La chorale au musée est l’un des aspects de ce riche partenariat. Outre des visites gratuites pour les familles militantes à ATD Quart Monde, le Musée des Beaux Arts de Lyon prête chaque année une dizaine de fragments de tableaux. Les militants choisissent eux-mêmes les œuvres et dedans, les détails qui les intéressent. Le musée les photographie et les encadre.

Les tableaux tournent ensuite auprès des militants.  « On peut les garder trois mois maximum afin que tout le monde en profite » , précise Georges qui gère les prêts dans un cahier.

En ce moment, Béatrice et Georges ont dans leur salon  « L’ange et la mère » , fragment d’une œuvre de Louis Janmot, peintre du 19ème siècle.  « Ca embellit la maison, on aime le beau, explique Béatrice, et puis si on ne peut pas aller au musée, c’est la culture qui vient chez nous.  »

Une expérience culturelle peut provoquer différentes réactions : joie, tristesse, indifférence, mais aussi beaucoup de curiosité... Un jour, Jacques, membre de la chorale, a déposé le détail d’un tableau prêté par le Musée chez des militants. La femme ne sortait plus depuis longtemps. Elle est venue au Musée, curieuse de voir tout le tableau.

Le droit à la culture est indissociable des autres droits fondamentaux comme se nourrir ou se loger. Il est au cœur même de l’Être humain et de tous les droits qui sont indivisibles. En cette année 2016, alors qu’il apparaît trop souvent relégué au second plan, le 17 octobre, la journée mondiale du refus de la misère sera l'occasion de mettre à l’honneur et de mettre en valeur les créations et les initiatives qui montrent que là où la misère détruit, délie et enfouit, la culture reconstruit, relie, et révèle. »

Partout en France, des événements auront lieu le 17 octobre. Retrouvez les actions près de chez vous sur www.refuserlamisere.org/france

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