changement climatique

[GRAND ENTRETIEN] : Cyril Dion, « Seule la coopération nous sortira de l’impasse collective »

Créé le : 11/01/2021
Crédit photo : Fanny Dion. Pour le réalisateur, les collectivités doivent prendre leur part dans un véritable plan de résilience décentralisé.

Crédit photo : Fanny Dion

Propos recueillis par Julien Dezécot

Écrivain, réalisateur et militant écologiste, Cyril Dion va sortir un nouveau film, Animal. Objectif : montrer les solutions qui visent à réparer notre biodiversité menacée. L'occasion de (re) découvrir son entretien, alors que la France organise aujourd'hui le "One planet Summit" pour la biodiversité à Paris.

Cyril Dion, auteur et réalisateur très engagé dans les questions de transition durable et de biodiversité au travers de son œuvre, échange sur sa vision du « monde d'après », dans ce contexte particulier. Quelles solutions pour demain ? Entre concertations citoyennes et territoires résilients, mais également changement climatique et risques pour la biodiversité, Cyril Dion exprime ses craintes et ses espoirs.

Post- Covid, quelle Transition va - selon vous - être mise en œuvre en France ?

Pour l'heure, j'observe que certains lobbys - notamment agricoles - ont à nouveau tenté, durant cette crise majeure, de lever les « contraintes environnementales ». Et en France, comme dans la plupart des pays européens, les gouvernements prévoient des plans de relance plutôt classiques, avec malheureusement peu de place à la transition écologique. Aux États-Unis, c'est même pire, puisqu'on lève les limitations de gaz à effet de serre et les mesures de pollution atmosphérique...
En somme, bien que tout le monde clame : « Ça va changer, plus jamais comme avant… », qui peut vraiment y croire ? C'est exactement ce qu'a...

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[RESILIENCE] :Une décennie plus tard, quel bilan pour les marais des salins de Camargue ?

Créé le : 10/12/2020
Vol de flamants roses au-dessus des anciens salins @jean_Jalbert-TourduValat

Vol de flamants roses au-dessus des anciens salins @jean_Jalbert-TourduValat

 

Par Maëva Gardet-Pizzo

Depuis des années, les anciens salins de Camargue sont le lieu d’une expérimentation scientifique qui vise à laisser faire la nature plutôt que de l’aménager, pour mieux résister au changement climatique. Une décennie plus tard, les résultats sont encourageants mais ne suffisent pas à rassurer bien des Camarguais qui se sentent impuissants face aux changements du temps.

C’est un bout de terre qui a des allures de bout du monde. Une plage immense derrière laquelle se dessine une vaste étendue de dunes, d’étangs et de marais. Ici le temps semble en suspens. Comme si la nature avait toujours été là, imperturbable. Et pourtant...

Jusqu’en 2008, ces terres appartenaient à la compagnie des Salins du midi. Mise à mal par la perte d’un client majeur et par l’entretien de plus en plus coûteux de ses digues, la compagnie accepte, sur fond de crise sociale, de céder 6,5 hectares au Conservatoire du littoral, un établissement public de l’État. La gestion du site est assurée par trois acteurs locaux que sont le Parc régional de Camargue, la Tour du Valat, et la Société nationale de protection de la nature.

L’ambition est alors de reconnecter la mer et les étangs centraux dont celui du Vaccarès afin de favoriser la biodiversité et de faire de la zone un amortisseur naturel contre les tempêtes. Plusieurs aménagements sont réalisés pour effacer les pompes et autres traces des salins, laissant l’eau tracer son sillon (NDLR, On vous en a parlé longuement dans un article il y a 5 ans – lire...

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Article présent dans les magazines: 

[LE WEB SONNE] Le replay de la conversation citoyenne avec Jean Jouzel

Créé le : 06/11/2020

Par Sans transition! 

Le troisième épisode du Web Sonne, l’émission en direct de Sans transition ! avait pour invité Jean Jouzel, climatologue et glaciologue, ancien vice-président du groupe scientifique du GIEC. Vous êtes déjà près de 2 000 à avoir suivi cette émission en partenariat avec Harmonie Mutuelle sur nos différents réseaux. Alors mille merci !

 

Retrouvez le replay de cette émission avec Jean Jouzel !

[CLIMAERA ]: Quel lien entre réchauffement climatique et pollution ?

Créé le : 16/10/2020

Crédit photo : Pixabay. Les ferry qui restent allumés à quai sont une source de pollution très importante.

Par Elodie Crézé

Mardi, l’association Atmosud a tenu une conférence de presse pour déterminer le lien entre le réchauffement climatique et la pollution, sur les zones transalpines franco-italiennes. Des actions locales sont proposées afin d’infléchir la courbe de ces impacts, avec des projections pour la période 2030-2050.

 

« Les projections proposées sont optimistes, en termes de changement climatique », prévient Dominique Robin, directeur général d’Atmosud, association de surveillance de la qualité de l’air. La mission de Climaera, projet européen porté par Atmosud, est d’explorer le futur de l’air en lien avec l’évolution climatique. À cette fin, l’association a modélisé plusieurs scénarios climatiques à l’horizon 2030 dans les régions transalpines franco-italiennes. L’objectif est de déterminer les actions à mener localement pour diminuer les rejets de CO2 et gaz à effet de serre, et ainsi agir simultanément sur la pollution de l’air et le réchauffement climatique.

Pour réaliser les modélisations, 3 données ont été prises en compte : les émissions de substances polluantes (particules, gaz…) et gaz à effet de serre, les réactions chimiques dans l’atmosphère (cycle de l’ozone ou formation de particules secondaires) et enfin l’évolution météorologique de la région. Le scénario médian du GIEC (RCP 4,5) qui prévoit une stabilisation des émissions de gaz à effet de serre à la moitié des niveaux actuels à l’horizon 2080 a été retenu par Atmosud.

Urgence à agir

Et les résultats sont alarmants. La température pourrait monter de 2 à 3° C à l’horizon 2030 dans les régions transalpines franco-italiennes, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Auvergne Rhône-Alpes, mais aussi en Ligurie, dans le Piémont et la Vallée d’Aoste. Quant aux émissions de particules fines, dès lors que le réchauffement climatique est pris en compte dans la modélisation, elles augmentent considérablement malgré les plans d’action menés pour les réduire. « Il faut donc aller plus loin », pointe Alexandre Armengaud, responsable de la coopération scientifique internationale pour Atmosud. « Il y a nécessité d’agir localement et d’investir pour réduire les émissions. »

Des actions, il y en a en effet à mener sur cette région transalpine. Comme améliorer le procédé de combustion des fours industriels, électrifier les quais à Marseille, Nice et Toulon, utiliser du gaz naturel liquéfié comme carburant, opérer une rénovation technologique des installations domestiques biomasse bois, généraliser la norme EURO VII pour les véhicules utilitaires légers diesel, etc. L’association espère ainsi parvenir à obtenir une diminution de près de 10 % des concentrations de PM10.

D’après un sondage mené par Atmosud dans la zone transalpine étudiée, plus de 80 % des sondés se disent prêts à changer leurs habitudes de vie. Mais il ressort un manque d’information général important dans la population. Pourtant il y a urgence, car, rappelle Alexandre Armengaud, « on a moins de 50 ans pour sauver la planète ».

Plus d’infos : www.climaera.eu/fr/presentation/climaera

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